lundi 29 septembre 2014

dernière lecture : Peine perdue

d'Olivier Adam

Peine perdue

3,5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur: la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte. Avec Peine perdue, Olivier Adam signe un livre d'une densité romanesque inédite, aux allures de roman noir, et dresse le portrait d'une communauté désemparée, reflet d'un pays en crise.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'ai été bousculée par ce récit, qui m'a fait, d'une certaine façon, penser au roman "D'acier", de Sylvia Avallone. L'environnement où les individus évoluent laisse-t-il à ce point si peu d'envergure et de liberté à ceux qui y vivent ?
Ici, les personnages, tous plus attachants les uns que les autres (sauf ce gros c... de Pérez), et pourtant dévastés pour la plupart, sont constamment tourmentés et malmenés par la vie : par leur origine plus que modeste, leur lieu de vie "en périphérie" de la ville, leurs parents aux idées souvent obtuses, leur avenir, qu'il soit professionnel ou personnel : tout est obscurément limité.
Et puis l'environnement tout entier, la nature, la vie ! qui les malmènent sans arrêt, semblant même s'acharner contre eux...
Dès lors, comment s'en sortir ?
Cette référence à la nature déchaînée (la mer en furie, le vent, qui dévastent tout), m'a semblé paradoxalement apaisante. Un temps pour respirer, une parenthèse, un entre deux. Un gros ménage. Cela va-t-il mieux après ?
Une question que je me pose, après cette lecture : y a-t-il vraiment si peu de monde qui "s'en sort" dans ces milieux-là ? La drogue, le sexe, l'alcool, grands meneurs, sont-ils à ce point omniprésents. Cela me semble excessif. Les fréquentations que l'on a seraient-elles le véritable point d'équilibre ?
Enfin, tout ça pour dire : quel beau roman ! ...Puisqu'il ne nous laisse pas indemne.
 
Olivier Adam était l'invité de France Culture,dans l'émission "Les bonnes feuilles"

Il nous parle de son roman dont il lit quelques passages (un peu précipitamment, à mon goût. Le lire soi-même rend les choses beaucoup plus subtiles, moins précipitées...), et parle de son inspiration littéraire. C'est prenant. A l'image de sa manière d'écrire.

Parfois...    ;)

 
Morceaux choisis :
"C'est un long apprentissage, parfois, que de savoir rejoindre enfin la vie qui nous va".
"N'est-ce pas aux parents de veiller sur leurs enfants et non le contraire ? N'est-ce pas là le pacte ?"
"Les hommes sont risibles, elle ajoute. Dans leurs poses. Dans ce qu'ils cachent. Dans leur façon de se débattre avec leur virilité. Leur pudeur. C'est pour ça qu'ils sont si touchants. Et comiques. Il faut beaucoup les aimer pour les aimer, dit-elle. Il aime voir ses yeux briller quand elle parle comme ça."
"Il haussait les épaules. Si ça les amusait. Et se replongeait dans ses Fante, London, Bukowski, Carver, Brautigan, Kerouac, ou des trucs plus récents que lui conseillait le libraire près de la plage, ah si vous aimez ce genre de choses, lisez ça, Larry Brown, Donald Rey Pollock Craig Davidson, Brady Udall Cormae Mc Carthy."
"Parfois être là, à cet endroit précis, ça ressemble presque au bonheur. Il a l'impression de se fondre dans tout ça. L'étendue d'eau saline. Le sable constellé de coquillages et de grains de mica. La résine qui suinte des pins. Parfois il prend conscience d'à quel poit il appartient à tout ça. D'a quel point il y est lié. Parfois il se dit qu'atteindre une sorte de sagesse ce serait tellement facile."
"Ce n'est pas qu'il soit persuadé de sa propre importance mais parfois quand t'es rongé par la culpabilité tout semble te faire signe. Tu deviens sérieusement parano. Tu vois des indices, des présages et des punitions partout".
"Parfois la vie ressemble à un film. Rarement mais ça arrive. Et quand ça arrive, en général c'est juste un accident. Un truc éphémère, une épiphanie."

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vendredi 12 septembre 2014

ce que vous aimez vraiment

"Laissez-vous être
silencieusement attiré
par la force
de ce que vous aimez vraiment"

Rumi

 

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Photo juillet 2014
(Bretagne)

 

 

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jeudi 4 septembre 2014

dernière lecture : L'étrange voyage de Monsieur Daldry

de Marc Levy

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2,5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
“ L’homme qui va le plus compter dans ta vie vient de passer dans ton dos. Pour le retrouver, tu devras entreprendre un long voyage et rencontrer les six personnes qui te mèneront jusqu’à lui… Il y a deux vies en toi, Alice. Celle que tu connais et une autre, qui t’attend depuis longtemps. ”
Londres 1950
Alice mène une existence tranquille, entre son travail qui la passionne et sa bande d’amis, tous artistes à leurs heures. Pourtant, la veille de Noël, sa vie va être bouleversée. Au cours d’une virée à la fête foraine de Brighton, une voyante lui prédit un mystérieux avenir. Alice n’a jamais cru à la voyance, mais elle n’arrive pas à chasser ces paroles de son esprit, et ses nuits se peuplent de cauchemars qui semblent aussi réels qu’incompréhensibles.
Son voisin de palier, Monsieur Daldry, célibataire endurci, gentleman excentrique et drôle, aux motivations ambigües, la persuade de prendre au sérieux la prédiction de la voyante et de retrouver les six personnes qui la mèneront vers son destin.
De Londres à Istanbul, il décide de l’accompagner dans un étrange voyage…

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'ai beaucoup tardé, entre la lecture de ce roman (avant l'été !) et la rédaction de ma petite synthèse de lecture (hier soir). C'est une erreur. Je préfère largement rédiger "à chaud" : les émotions sont tangibles, je suis imprégnée, donc souvent enthousiasmée par ces "petits riens" qui, à mon avis, donnent vie à une lecture.
Pour ce roman, j'ai tardé. Parce que pas inspirée.
Pas parce qu'il ne m'a pas plu (il se lit facilement, et l'histoire est plutôt plaisante), mais je crois me souvenir n'avoir rien ressenti de particulier (je veux dire, pas de grand (ni même de petit...) bousculement, à l'intérieur...). Peut-être juste un brin d'agacement pour le côté beaucoup trop gentillet de l'histoire.
Je crois tout simplement que Marc Levy, c'est plus trop "mon truc"...

De jolies citations, pourtant :

Morceaux choisis :
"Comment décider à l'avance de ce qui sera ou non un jour de fête ?"
"Vous m'avez frôlé l'âme et vous m'avez changé, comment vous pardonner d'avoir fait naître en moi l'envie d'aimer et d'être aimé ?"
"J'ai toujours eu la passion des détails, de ces petits événements, presque invisibles, autour de nous. Observer les gens vous apprend tant de choses".
"Ce n'est pas parce que quelqu'un vous a quitté qu'il cesse d'exister".
"Avec un peu de fantaisie à l'âme, la solitude n'existe plus".
"Lorsque l'imagination est confrontée à la réalité, cela fait parfois des dégâts".
"On a tous besoin de quelqu'un dans la vie, personne ne peut accomplir de grandes choses tout seul".
"L'ivresse est un abandon stupide".
"ça ne coûte rien et ça n'offense personne d'aimer en silence, n'est-ce pas ?"

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mardi 2 septembre 2014

une évidence ?

La richesse de l'homme est dans son coeur.
C'est dans son coeur qu'il est le roi du monde.
Vivre n'exige pas la possession de tant de choses

Jean Giono

 

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photo juillet 2014
(Bretagne)

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dimanche 31 août 2014

personnalisé

Un bracelet "Le bruit des vagues"
autour de votre poignet
ensoleillera-t-il votre journée ?

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Bracelet en pâte polymère


samedi 30 août 2014

ici, tout respire la vie !

"Comment sait-on
que quelque chose est en vie ?

On vérifie qu'il respire".

(une citation de Markus Zusak,
dans "La voleuse de livres")

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Photo juillet 2014
Le Conquet - Nord Finistère

***

Au premier plan, des cormorans.
Au loin, Molène.
Et entre les deux, un magnifique puits de soleil !
Et l'odeur iodée... Vous la sentez aussi ?

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jeudi 28 août 2014

dernière lecture : L'âme du monde

de Frédéric Lenoir

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4 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Pressentant l'imminence d'un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s'appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l'Antiquité appellent l'Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l'harmonie de l'univers. 
Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l'amour et contribuer à la transformation du monde ?
Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d'un humanisme spirituel qui aide à vivre.
À la suite de son Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir transmet ses connaissances philosophiques et spirituelles à travers un conte initiatique lumineux qui touche le coeur autant que l'intelligence.
 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
L'idée que toutes les religions et orientations spirituelles visent une même quête (celle de la paix et de l'harmonie...) me plaît. J'ai toujours eu le sentiment que les dieux des hommes, quelles que soit leurs religions, puisent à la même source et dispensent la même parole.
Dans ce récit (philosophique), une belle leçon de sagesse nous est donnée, dans ce sens. Disons que c'est reposant, facile à lire, et que ça mène à la réflexion...

J'ai visionné, voilà quelques temps, un documentaire qui rejoint un peu cette vision des choses, et je trouverais dommage de ne pas le partager avec vous... "Mondes intérieurs, mondes extérieurs" : c'est par ici (clic).

A noter aussi que Frédéric Lenoir anime, avec Leili Anvar, une très belle émission hebdomadaire sur France-Culture : Les racines du ciel.


Morceaux choisis :

"Combien d'êtres humains passent l'essentiel de leur vie à se soucier de choses matérielles ou futiles et oublient de prendre le temps de vivre les expériences les plus essentielles, l'amour, l'amitié, l'activité créatrice, la contemplation de la beauté du monde? Le superflu est onéreux mais l'essentiel est offert."
"La dépendance à l'égard des choses matérielles est un des esclavages les plus répandus de nos jours."
"Dans chaque être et chaque instant, heureux ou douloureux, facile ou difficile, nous ne voyons jamais que notre seule image."
"Être libre, c'est aussi ne pas agir en fonction du regard d'autrui."

"Comme l'a affirmé un ancien maître de la sagesse : "le bonheur, c'est de continuer de désirer ce qu'on possède déjà."

 

 

***
J'aime beaucoup son discours... Je vous propose de l'écouter ici :

 

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mardi 26 août 2014

tout simplement

2014-056BagueLeBruitDesVagues

Bague en pâte polymère avec serti en perles de rocailles
(technique du hidden magique)

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dimanche 24 août 2014

land art

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« Chaque œuvre pousse, subsiste, se dégrade,
composantes intégrales d'un cycle
que le photographe montre à leur point culminant,
balisant le moment où l'œuvre est la plus vivante. 
Il y a une intensité dans une œuvre à son sommet
qui j'espère s'exprime dans l'image.
L'évolution et le délabrement sont implicites. »

Andy Goldsworthy

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Mathilde dessine, un coquillage dans la main, sur la plage des Blancs Sablons
(Le Conquet, Finistère Nord, juillet 2014)

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samedi 23 août 2014

point de repère

"Dans l'océan,
on sent la violence, le sel !

On voit les phares...
Toute l'importance des phares
les jours de tempête."

Dans l'or du temps
[ Claudie Gallay ]

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Photo juillet 2014
(La pointe Saint Mathieu - Finistère)

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