samedi 16 août 2014

dernière lecture : Le secret du docteur Barry

de Sylvie Ouellette

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3,5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Au XIXe siècle au Royaume-Uni, la jeune Margaret Bulkley afin de réaliser son rêve - devenir médecin - se fait passer dès son plus jeune âge pour un garçon. Engagée dans l'armée après de brillantes études, elle va, au cours de ses voyages, devenir une pionnière de la médecine préventive et un personnage aux excentricités réputées.
Mais comment vivre continuellement en camouflant son corps et ses pulsions de femme ; comment concilier sa véritable nature à la passion dévorante pour son métier ? 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est un livre que j'ai lu avec plaisir, me sentant, je vous avouerai, un peu coupable d'y prendre plaisir... Oui mais voilà : c'était le début de mes vacances d'été, cela m'autorisant quelques écarts dans mes choix "littéraires". Parce que pour moi, ce roman-ci n'avait absolument rien de littéraire, mais s'apparentait davantage aux romans "à l'eau de rose" que je lisais parfois (...souvent !) adolescente (hey, jeune adolescente, hein !).  
J'en étais là, refermant le bouquin. Doucement repue. Doucement désolée de m'être laissée si facilement embarquer dans cette gentille histoire harlequinesque (scénario d'enfer : une jolie jeune fille rousse et sulfureuse, à l'intelligence exceptionnelle et à la force de caractère inébranlable, se fait passer pour un homme afin de devenir médecin, à une époque où aucune femme n'était autorisée à exercer ce métier. Aventure, rebondissements, histoire d'amour, camouflage d'un corps sensuel, mais interdit aux regards, tout y est !).
Jusqu'au moment où, curieuse comme je suis, j'ai découvert que Miranda Barry a bel et bien existé ! Ce roman raconte une histoire vraie !

Ah... ben si c'était un roman historique, alors, je n'ai plus aucun état d'âme.
Irais-je jusqu'à vous le conseiller ? Pourquoi pas... Mais seulement si vous êtes bon public !

Morceaux choisis :
"Je suis d'avis que c'est dans les geste plus que dans les mots qu'on perçoit la vraie grandeur d'une personne".
"Le monde en général tend à être en désaccord".

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vendredi 15 août 2014

exhausteur

 

 

Le noir
est le refuge
de la couleur.

 

(Gaston Bachelard)

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Collier en pâte polymère

mercredi 13 août 2014

dernière lecture : Le cahier de Maya

d'Isabel Allende

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4,5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
« Je m'appelle Mayal Vidal : de sexe féminin, célibataire, j'ai dix-neuf ans, pas d'amoureux faute d'occasions et non par excès d'exigence, un passeport américain ; née à Berkeley, en Californie, je suis momentanément réfugiée dans une île au sud du monde. On m'a donné le prénom de Maya parce que ma Nini a une prédilection pour l'Inde et que mes parents n'ont pas trouvé autre chose, bien qu'ils aient eu neuf mois pour y réfléchir. En hindi, Maya signifie "sortilège, illusion, rêve". Rien à voir avec mon caractère. Attila m'irait mieux, parce que là où je pose le pied, l'herbe ne pousse plus. »

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Il y a cette citation, là... "Ce bouquet minuscule est parfait : un vase en verre, cinq fleurs, un insecte, la lumière de la fenêtre."
Voilà. 

Pour moi, ça, c'est tout Isabel Allende : avec deux-trois mots, elle vous propulse dans un univers. Comment ne pas le voir ? Comment ne pas le vivre, le ressentir ? Comment en sortir indemne ?
Le cahier de Maya est à l'image de cette toute petite phrase : rempli d'immensité. D'amour. De peur. D'acceptation. De vie !
Franchement, si vous avez ne serait-ce qu'une once d'hésitation, foncez ! Ce livre est un trésor...

Morceaux choisis :
"Il y a des moments où l'on n'a aucun contrôle sur sa propre vie, les choses arrivent, voilà tout."
"La stricte vérité peut être ennuyeuse."
"Il est naturel de s'extasier devant la couleur lorsqu'on vient du gris."
"Ce bouquet minuscule est parfait : un vase en verre, cinq fleurs, un insecte, la lumière de la fenêtre."

 

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dimanche 20 juillet 2014

bords de mer

 

« Rien n'est plus propice à la pensée lucide
qu'une vue imprenable sur la mer.  »

de Anne-Marie MacDonald

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Petit clin d'oeil de ma chère Bretagne
(photo juillet 2014)

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mardi 8 juillet 2014

capture d'un rayon de soleil

La nature ne se perd pas.
Ce qui se défait d'un côté se refait d'un autre".

(Marcel Aymé)

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Créations en pâte polymère
(barrette et collier)


jeudi 3 juillet 2014

dernière lecture : Le libraire

de Gérard Bessette

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1,5 etoile

Présentation de l'éditeur :
Le personnage principal du Libraire est une espèce de Meursault, la candeur en moins, le sarcasme en plus, mais tout aussi indifférent à ce qui l’entoure. Il s’appelle Hervé Jodoin, il a perdu son emploi de répétiteur au collège Saint-Étienne, à Montréal, et il est prêt à accepter n’importe quel boulot, du moment qu’il y ait peu à faire et qu’on le laisse tranquille. Quand, au bureau de chômage, on lui propose un travail de commis dans la librairie d’un petit village, Saint-Joachim, à plusieurs heures de la grande ville, il n’hésite pas : “Saint-Joachim ou ailleurs, je m’en balançais.”
Présenté sous forme de journal intime, comme l’était L’Étranger, Le Libraire est le récit à la première personne de la nouvelle existence de Jodoin, coulée dans une morne routine – les jours passés à la librairie Léon, les beuveries solitaires à la taverne chez Trefflé où il enfile “une moyenne de vingt bocks par soirée”, les dimanches, mortels, où pour tuer le temps, il a commencé ce journal. Une existence d’une parfaite uniformité que des événements viendront bientôt perturber, des “événements qui, eu égard à la monotonie de [sa] vie, méritent l’épithète d’importants”. Cela commence quand son patron, monsieur Chicoine, lui révèle avec des airs de grand conspirateur l’existence du “capharnaüm”, un réduit fermé à double tour où sont cachés “des livres à ne pas mettre entre toutes les mains”. Tout déraille le jour où un jeune collégien à qui Jodoin a refilé en douce L’Essai sur les mœurs, d’Arouet, décide de dénoncer l’existence du capharnaüm. Le curé s’en mêle, c’est la pagaille à la librairie Léon, et Saint-Joachim au complet est en émoi.
Paru en 1960, ce deuxième roman de l’auteur de La Bagarre dénonce l’hypocrisie du clergé qui mettait à l’index toute œuvre n’étant pas jugée édifiante, mais aussi ceux qui “collaboraient” en jouant le jeu de l’autorité ecclésiastique. Intimement lié à l’essor de la littérature québécoise pendant la Révolution tranquille, Le Libraire est devenu un classique qui continue d’être étudié dans les programmes d’études littéraires. --Marie Claude Fortin 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Voici un texte très bien écrit. Pas très long.
Donc je dirais plutôt facile à lire.
L'homme qui se raconte ici (il s'ennuie tellement qu'il a décidé d'écrire son journal, juste pour passer le temps...) est un être odieux, solitaire, désolant. Il le sait. Il n'attend plus grand chose la vie, et pourtant il s'amuse de tout. 
C'est ça qui est comique, je trouve (même si le roman ne l'est absolument pas !) : cet oeil critique d'un homme qui ne craint personne, ne doute de rien, observe tout de son regard désabusé. 
Un expérimentateur ? Un joueur ?
Une cloche...

Morceaux choisis :
"Il est étonnant comme le temps passe vite quand on ne fait rien. Pourvu qu'on ne soit pas libre. J e veux dire pourvu qu'un "devoir" vous force à rester en place. Autrement, ça  ne tient plus. Ainsi moi, si je n'étais pas obligé de travailler à la librairie Léon pour gagner ma vie et qu'on me demandât de passer des heures d'affilée perché sur un tabouret,  j'en serais complètement incapable."
"Selon moi, un lecteur sérieux, c'est celui qui lit consciencieusement les livres qu'il achète, moins pour passer le temps ou pour y découvrir des obscénités que pour y chercher des idées, des théories, des critiques, peut-être contraires à ses propres conceptions, mais susceptibles de le faire penser."

Posté par anne_p à 14:31 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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vendredi 27 juin 2014

bientôt, la plage

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(assez énorme...)

et le collier, pour aller avec...

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Créations en pâte polymère
une autre vue ici (clic)

 

Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en boutique vous plaît ? 
N'hésitez pas à me contacter 

 

mercredi 25 juin 2014

dernière lecture : La petite communiste qui ne souriait jamais

de Lola Lafon

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4 etoiles

Présentation de l'éditeur :

Parce qu’elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux jo de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d’accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu’elle imagine de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ?
Mimétique de l’audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le roman-acrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des “dieux du stade”, rend l’hommage d’une fiction inspirée à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.

 

Mon sentiment au sujet de ce roman
En ouvrant mon blog, je n'avais nulle intention de raconter ma vie. Seulement voilà : il y a toutes ces lectures, qui me bousculent, qui me ramènent souvent à mon vécu, mes émotions les plus fortes. Alors comment ne pas en parler...
La gym ? J'ai passé jusqu'à 18 heures par semaine dans une salle de sport, spécialisée gym. Souvent, j'en rêve encore la nuit : de vrilles, d'enchaînements de flips au sol, de sauts enjambés les plus "envolés possibles" sur la poutre et encore mille autres acrobaties imaginables. Des sensations de liberté et d'envol. Pour moi ? Le bonheur absolu. Le risque. L'adrénaline. Et puis le partage de tout ça avec les plus petites (dès 5 ans !) qui rêvaient de faire pareil... Un jour, je suis devenue leur "monitrice". Elles progressaient à vue d'œil. Je les adorais. Elles m'aimaient.
C'était un autre monde. Mon monde : celui de la performance (évidemment !), du dépassement de soi, du partage, et du rêve. J'avais trouvé une deuxième famille, qui m'équilibrait. J'adorais mon entraîneur, qui pouvait tirer le meilleur de moi, mes "petites", l'odeur de la salle, les regards inquiets et admiratifs des autres gymnastes... même si je ne ressemblais pas exactement à la gymnaste modèle (cheveux courts et tâches de rousseur...). 
Un jour, j'avais vu Nadia à la télé. J'ai tout de suite eu envie de faire comme elle, de lui ressembler. C'est certainement pour ça que ce roman a si fortement résonné en moi. Avec lui, tout ce (long...) chapitre de ma vie est remonté, en bloc.
Même si, oui, le corps de femme qui ne colle plus (du tout !), les plus jeunes qui nous surpassent trop vite (c'est la loi : en gym, à 20 ans, tu peux ranger tes maniques...), la vie qui nous rattrape. L'exigence du geste parfait.
Mais dans ce roman, tout de même un choc (un électrochoc serait plus juste) : l'Est. J'en étais restée à l'image reçue, idéalisée : Nadia virevoltante et heureuse. Parfaite. Jamais je n'aurais imaginé la suite. Pourtant je savais, je crois, plus ou moins. J'ai préféré éluder encore. J'ai du mal, même maintenant, à me dire que cette histoire (je veux dire la suite de son histoire...) est vraie.
Aujourd'hui, Nadia Comaneci est devenue une cinquantenaire magnifique et sereine. Souriante ! Elle mérite tout cela, je crois.
Ce roman est un coup de pied dans la fourmilière. Il te réveille vite fait. La Roumanie des années 80 ? C'est pas juste un joli justaucorps immaculé et les pirouettes d'une jolie poupée montée sur ressorts, ma jolie ! ...Ni d'ailleurs les jolis roulements de "rrr" absolument inimitables et irrésistibles de ma copine Mihaela ;) : il y a les bonus. 
Et ils sont, je trouve, plutôt indigestes.

 

Morceaux choisis :
"Du jamais vu, la perfection est de ce monde".
"Les roumaines sont des chiots à qui on lance des épreuves, elles rapportent et servent l'Etat. On est dans la géométrie, le calcul."
"Chez nous, on n'avait rien à désirer. Et chez vous, on est constamment sommés de désirer."
"Aujourd'hui, on peut tout dire, félicitations, seulement personne ne nous entend".
"En 1989, ont-ils donné leur vie pour que nous ayons plus de Coca-Cola et de Mc Donald's ? Ont-ils donné leur vie pour que nous devenions esclaves du FMI ? Sont-ils morts pour que nous nous enfuyions toujours plus loin de cette Roumanie qui ne peut nous offrir une vie décente ? Morts pour que des milliers de personnes âgées dorment dehors et meurent de froid ? (...) En 1989, ils ont donné leur vie pour notre liberté. Ce fut leur cadeau de Noël."
"Le dernier qui quitte le pays éteint la lumière en sortant, dit-on à l'époque".
"Je ne vais pas tourner le dos à ce qui me fait peur. Je fais face, parce que la seule façon d'échapper à ma peur est de la piétiner".
"Je rêvais de liberté, j'arrive aux Etats-Unis et je me dis : c'est ça la liberté ? Je suis dans un pays libre et je ne suis pas libre ? Mais où, alors, pourrai-je être libre ?"

 

***

Il y a un film sur la vie de Nadia Comaneci, un peu "cucu", peut-être...
assez proche de la réalité, pourtant... :

Et puis les jeux olymiques qui ont fait de Nadia Comaneci un mythe vivant...

 

Enfin, ce petit clin d'oeil, parce que cela m'a tellement fait rire !
(...et en musique, s'il vous plaît...)

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mardi 24 juin 2014

bijou d'été

Pour ce bracelet, j'ai tenté un nouveau montage
(perles disposées sur câbles métalliques, qui rendent la structure du bracelet rigide).
Et, pour un fois, je suis vraiment contente du résultat.
Et vous, qu'en pensez-vous ?

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Création en pâte polymère
et perles de rocailles

Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en boutique vous plaît ? 
N'hésitez pas à me contacter 

 

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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lundi 23 juin 2014

sur l'eau

Un bateau est conçu pour aller sur l'eau,
mais l'eau ne doit pas y entrer.
De la même façon, nous sommes conçus pour vivre dans le monde
mais le monde ne doit pas nous envahir.

Sathya Sai Baba

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photo mai 2014

Posté par anne_p à 19:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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