samedi 28 novembre 2009
Dernière lecture
Présentation de l'éditeur :
"Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire."
Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'ai longtemps été persuadée que j'avais fait là un très beau rêve : l'endroit (un lac) était merveilleux, avec des couleurs incroyables, contrastées, dorées, surréalistes. Je tenais dans ma main une minuscule grenouille d'à peine 2 centimètres. Rien de tout cela n'avait pu exister que dans mon imaginaire d'enfant.
Et puis j'y suis retournée, une vingtaine d'années plus tard. J'ai tout de suite reconnu ce lieu incroyable, dont le nom lui-même semblait magique : Saint Sixte.
C'est ce mot qui m'a décidée à lire le roman de Christian Bobin. Son roman s'y déroule (il le décrit comme je l'avais vu alors... "C'est un pays de montagnes. En pays de montagnes, le bleu a une franchise absolue, un netteté blanche. Ce bleu, comment dire : il brûle et il lave").
Et j'ai plongé dans un magnifique univers. Ce roman est un véritable beaume au coeur, un cadeau superbe qui nous offre, en quelques pages, un sublime voyage poétique.
Morceaux choisis
(décidément, je n'arrive pas bien à me limiter... C'est comme les dessins d'enfants que l'on emmène au bureau pour les coller au mur : on en rajoute régulièrement, mais impossible d'en supprimer, cela désiquilibrerait tout...) :
" Est-ce qu'un sourire peut changer le cours d'une vie ? Voilà une bonne question."
" Le vrai bonheur, c'est çà : un visage inconnu, et comment la parole peu à peu l'éclaire, le fait devenir familier, proche, magnifique, pur."
" Que deviennent les choses que personne ne voit ? Elles grandissent. Tout ce qui grandit grandit dans l’invisible et prend, avec le temps, de plus en plus de force, de plus en plus de place."
" Le chagrin est une soupe au sel."
" Dans le cœur de Prune, Albain est beau, drôle, gentil, héroïque : il est revêtu de cet habit de lumière que l’on prête à ceux que l’on aime, qui les métamorphose à leur insu. Le problème, car il y a un problème, est le suivant : puisque Albain est devenu tout pour Prune, Prune rêve de devenir tout pour Albain."
" A quoi penses-tu ? Lers amoureuses se veulent bienveillantes (c’est bien la moindre des choses), donc compréhensives, larges d’esprit. Mais si compréhensives se rêvent-elles, elles n’espèrent qu’une seule réponse à cette question, elles n’imaginenrt qu’une seule réponse juste : je pense à toi. Leurs amoureux, souvent, escamotent la difficulté. Ils répondent en fuyant : je ne pense à rien."
" On ne peut pas contempler les gens comme des peintures. On ne peut pas les dévisager très longtemps, sinon, on les affole et ils s’imaginent Dieu sait quoi ".
" On croit aimer des gens. En vérité, on aime des mondes."
" Quand on aime quelqu'un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu'à la fin des temps."
vendredi 27 novembre 2009
Au sujet de mes petites expériences :
L'expérience,
dans la mesure où elle est autre chose qu'un constat,
mais un enrichissement de l'esprit,
implique la préexistence de la raison.
une citation de Julien Benda
dans " La Trahison des clercs " (1927)
Mmhhh ?
Ben voyons !
Y'en a vraiment qui savent pas quoi raconter pour faire leurs intéressants !
(ça, c'est de moi !!!)
Si certaines d'entre vous veulent se lâcher sur une petite explication de texte,
pendant que de mon côté je vous prépare un tuto pour cette technique
sortie tout droit de ma tortueuse cervelle...
(enfin seulement si vous voulez !)
jeudi 26 novembre 2009
Ben voilà...
c'est malin !
je viens de "perdre" les paramètrages de mon blog !!!
Plus de menus déroulants, de p'tites étoiles ...ni de bruit de vagues en fond sonore (j'en connais une qui va être contente).
Et puis, surtout, j'ai perdu tous mes liens !!!
Bon, ça sera le moment de faire un peu de ménage.
Et puis, ça aurait pu être pire, n'est-ce pas ?
Allez, dès que j'ai un peu de temps, je m'y recolle, avec peut-ête de nouvelles rubriques ?
...Sauf que j'ai l'impression que Canalblog n'en fait qu'à sa tête (je n'arrive pas à "ranger" mes rubriques, sur la droite). Ok, un peu de patience, amis visiteurs, cela devrait être un peu plus cohérent d'ici quelques jours.
Encore un petit morceau
...Et dire qu'avant je n'aimais pas le poisson !
(tesselle en polymère)
mercredi 25 novembre 2009
Fin de l'automne ?
Je fais un tableau, ensuite je le détruis.
Mais à la fin du compte rien n'est perdu.
Le rouge que j'ai enlevé d'une part
se trouve quelque part ailleurs.
Citation de Pablo Picasso
(Conversations avec Christian Zervos, 1935)
Photos novembre 2009
mardi 24 novembre 2009
Dernière lecture
Confidences à Allah
De Saphia Azzeddine
Présentation de l’éditeur :
A qui parler quand on est pauvre, perdue, rejetée de sa famille ? Jbara, petite bergère des montagnes du Maghreb, parle à Allah. Il est, dans un monde qui ne voulait pas d’elle, son seul confident. Elle lui raconte la vie, la misère, le mépris, son père ignorant et brutal qui la traite en servante, les hommes qui la traitent en objet, la découverte progressive du pouvoir de la beauté, la prostitution, la prison, le désir d’ailleurs : une vie semblable à tant de vies de femmes, aujourd’hui.
Monologue fiévreux, porté par une rage irrépressible, que la verve et l’humour rendent encore plus acérée, Confidence à Allah est un témoignage direct, cru, sur l’oppression des femmes, mais aussi, et d’abord, le portrait d’une jeune fille résolue à exister par elle-même, et qui ne se soumettra pas.
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Certainement un livre qui aura choqué beaucoup de monde : le langage est cru, le thème (la prostitution) difficile à aborder ...et pourtant ! comment ne pas conseiller cette lecture ?
Une grosse baffe, voilà ce que j'ai reçu.
Cela juste avec les mots (le talent, devrais-je dire) d'une romancière qui n'hésite à aucun moment, qui ne recule devant rien, qui raconte avec une grâce et un toupet incroyables, qui dénonce ou tout simplement relate. Qui émeut.
C'est beau et très laid à la fois. Comment expliquer cela ?
A ouvrir précautionneusement, et surtout sans préjugés !
Morceaux choisis :
" Il faut que je pense à l’avenir. ça vient vite, l’avenir. "
" Parfois, j’aimerais pouvoir faire un accident, mais ne pas mourir. Juste devenir amnésique. Et oublier tout ce qui est trop lourd. Ce qui ne me laisse jamais tranquille, ce qui m’empêche de respirer avec mes deux poumons et ce qui m’empêche de rire avec toutes mes dents. "
lundi 23 novembre 2009
Drôle d'invention !
Les talons hauts
ont été inventés par une femme
qu'on embrassait toujours sur le front.
une citation de Marcel Achard
Voilà décidément le genre d'objets qui ont le don de m'intriguer !
Car oui : ce syndrome attraction / sourire moqueur m'affecte depuis toujours
en ce qui concerne les chaussures à talons...
(déjà évoqué ici, et là. C'est grave, Docteur ?)
dimanche 22 novembre 2009
Besoin de se poser
Un clou, Une citation de Joseph Joubert Photo novembre 2009
pour y suspendre ses pensées.
samedi 21 novembre 2009
Juste un petit éclat de lumière
D'une seule caresse
Je te fais briller de tout ton éclat.
une citation de Paul Eluard
vendredi 20 novembre 2009
Le soleil de novembre
Le soleil froid
donnait un ton rose au grésil,
et le ciel de novembre
avait des airs d'avril.
Une citation de François Coppée
Photo novembre 2009




































