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Le bruit des vagues
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26 juillet 2010

dernière lecture : Inès de mon âme

d'Isabel Allende

AllendeIsabelInesDeMonAme

Présentation de l'éditeur
Inés Suarez est une héroïne au destin extraordinaire et peu connu.
Au milieu du XVIe siècle, cette jeune et belle couturière participe à la conquête du royaume du Chili. Embarquée pour le Nouveau Monde sur les traces de son mari parti chercher fortune de l'autre côté de l'Atlantique, elle apprend sa mort en accostant au Pérou après une traversée mouvementée. Une nouvelle vie commence : Inés se joint à une troupe de conquistadores en route pour le Chili. Dans ce roman épique, l'amour accorde une trêve à la violence d'une époque historique tourmentée.
Après "Fille du destin" et "Portrait sépia", un nouveau grand roman d'Isabel Allende.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Oserai-je l'admettre ? ...ce roman m'a déçue. Moi qui adore Isabel Allende... Comment en suis-je arrivée là ?
Pourtant, tout y est, semble-t-il : la trame historique (avec des héros ayant vraiment existé), les rebondissements rocambolesques, le courage, le sang versé, la violence des combats, l'amour, les trahisons.
Mais surtout ce regard de femme sur la conquête des pays d'amérique latine au temps des conquistadores, avec une belle dimension historique, qui sera probablement ce qui aura le mieux su me tenir en haleine.
Et puis Isabel Allende, qui garde malgré tout ce magnifique talent de conteuse. Mais ici, je dirais "efficace et instructive", sans, cette fois, ce petit "plus" qui aura su, en d'autres récits, si bien me chambouler.. J'en attendais sans doute trop...
...Et puis, soyons honnête, la couv (titre et illustration) m'avait, dès le premier regard, semblée "too much". Non ?

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30 août 2010

dernière lecture : les autres

d’Alice Ferney

FernayAlice_LesAutres

Présentation de l'éditeur :
Caractère : n. m. Manière habituelle de réagir, propre à chaque personne. Et juste en dessous : Personnes susceptibles s'abstenir. Voilà ce qui était écrit en gros sur le couvercle. Ce jeu a reçu une récompense au Festival international des nouveaux jeux de société. Je ne m'arrête pas à ce détail positif, j'imagine le chambardement qu'il peut susciter dans notre groupe. Un jeu de miroir tient nos relations dans le monde des ombres et des reflets. Personnages et Caractères propose d'éclairer cet imbroglio. Mais justement, faut-il faire la lumière ? Je suis de l'avis de Fleur : c'est prendre des risques. Théo lit la règle du jeu avec un sérieux d'enfant. On dirait que lire à voix haute le protège de comprendre ce qu'il annonce. Et Niels s'amuse, se frotte les mains, il assistera en direct à une expérience psychologique. C'est bien digne de lui d'avoir offert ce cadeau.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'aime énormément l'écriture fluide d'Alice Fernay.
Pourtant ce roman m'a surprise, dérangée, même, je crois... Il se compose en trois 3 parties : la première racontant la soirée telle que chacun la ressent (mode confession), la seconde, toute en dialogues (mode théâtre), et enfin la troisième dans la description (mode balzacien). Les trois réunis forment l'unité du récit.
Mais à force, c'est long...
Heureusement, avec pourtant de magnifiques passages.

Morceaux choisis
" Voilà l'image qu'aujourd'hui j'ai de moi : je suis un arbre. Un jour, je l'ai dit résolument : je suis un arbre, sédentaire par nature, enracinée par l'écheveau de mes affections, incapable de quitter le premier monde qui me fut donné, condamnée à rester, plantée, mais pour autant féconde et tutélaire, propulsant vers le ciel cent branches portant bourgeons, dans un mouvement de respiration continue, dans la joie de désirer, avec une énergie si immense et vorace que je la cache pour ne pas être effrayante. "
" Nous somme tellement remplis de mots qu'il nous faut absolument parler : comme s'ils étaient des oiseaux à libérer, comme s'il fallait faire le vide avant de laisser venir en nous d'autres mots. Nous parlons, nous parlons : les uns aux autres, les uns contre les autres, les uns des autres. Les mots s'agitent inutilement entre nous. Ceux que nous osons dire. Ceux que nous gardons pour nous. Ils sont tous là. Nous les avons sur le bout de la langue, au bord des lèvres, derrière la paroi du front, dans la tête. Souvent, nous les avons déjà dits et nous les répétons. Ils ne s'usent pas, ils gardent leur pouvoir de transformer, de blesser, ou d'illuminer."
" Dire les choses, c'est leur donner une existence."
" L'être humain ne change pas, il change le monde."
" Connaître l'autre c'est avoir saisi le rêve intérieur qu'il fait de lui-même, pas seulement avoir vu qui il se figure être, mais savoir qui il aspire à devenir."
" Chaque homme est une forteresse qui tient debout dans l'esseulement naturel du cœur et de la chair, s'ouvre et se referme comme dans le mouvement de l'onde un coquillage, risque à tout instant de se faire attaquer, se protège, se débat, peu à peu se délabre, et parfois, dans un côtoiement éphémère d'autrui, émet une minuscule lumière."
" Ce qui est dit l'a été, et pour toujours le sera. Les mots lancés à haute et intelligible voix sont dotés d'un pouvoir de perforation : ils entrent en nous, nous envahissent, s'installent dans notre mémoire, ne s'en vont plus jamais."

13 mai 2010

dernière lecture : Balzac et la petite tailleuse chinoise

de Dai Sijie

DaiSijieBalzac_LaPetiteTailleuseChinoise

Présentation de l'éditeur :
Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. A l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë... - Quel éblouissement ! - Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara : Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde.' Dans les années 70, deux jeunes Chinois citadins et lettrés sont envoyés à la montagne du 'phénix du ciel' pour être 'rééduqués' par des paysans. Dans un village proche de leur rizière, une jeune tailleuse cache un fabuleux trésor interdit...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est un livre qui figurait sur la liste de ceux à acheter pour la rentrée de seconde, en français.
Il était encore dans son emballage, et je m'ennuyais dans la salle d'attente, chez le dentiste. Je l'ai ouvert...
Et alors, je me suis littéralement laissée emporter par ce magnifique et dérangeant récit, qui ressemblerait presque à un conte, avec une description de la chine des années 70 telle que l'on a tant de mal à concevoir dans nos pays démocratiques..., mais aussi une belle histoire d'amour et finalement de liberté, de splendides descriptions, des personnages auxquels on s'attache profondément.
Si vous n'en avez qu'un à lire, choisissez vite celui-ci !!!

Morceaux choisis :
Pour moi, le livre rêvé : une fois que vous l'aviez fini, ni votre sacrée vie, ni votre sacré monde n'étaient plus les mêmes qu'avant.
Avant d'être enfermé, mon père disait souvent qu'on ne pouvait pas apprendre à danser à quelqu'un. Il avait raison : c'est la même chose pour faire des plongeons ou écrire des poèmes, on doit les découvrir tout seul. Il y a des gens que vous pouvez entraîner toute la vie, ils ressembleront toujours à un roc quand ils se jettent dans l'air, ils ne pourront jamais faire une chute comme un fruit qui s'envole.

22 juin 2010

dernière lecture : No et moi

de Delphine De Vigan

DeViganDelphineNoEtMoi

Présentation de l'éditeur :
Elle avait l'air si jeune.
En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur. Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde.
Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n'est à l'abri...
 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un roman super facile à lire ...et magnifique. Une amitié naissante, la vie des sdf sur lesquels notre regard glisse trop souvent, une enfant qui n'arrête jamais de penser, l'amour adolescent, les solitudes et les épreuves du quotidien. C'est beau, dérangeant, ça ressemble tellement à la vraie vie.
Un roman à laisser traîner entre toutes les mains !

Morceaux choisis :
"Dans les gares, c'est autre chose, l'émotion se devine dans les regards, les gestes, les mouvements, il y a les amoureaux qui se quittent, les amies qui repartent, les dames avec de grands manteaux qui abandonnent des hommes au col relevé, ou l'inverse, j'observe ces gens qui s'en vont on ne sait pas où, ni pourquoi,  ni pour combien de temps, ils se disent au revoir à travers la vitre, d'un petit signe, ou s'évertuent à crier alors qu'on ne les entend pas."
"Quand j'étais petite, je regardais ma mère se maquiller devant le miroir, je suivais ses gestes un à un, le crayon noir, le rimmel, le rouge sur les lèvres, je respirais son parfum, je ne savais pas que c'était si fragile, je ne savais pas que les choses peuvent s'arrêter, comme ça, et ne plus jamais revenir."
" Certains secrets sont comme des fossiles et la pierre est devenue trop lourde pour la retourner. Voilà tout "
"Et si c'était ça, le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant".
"Elle s'étonne, le temps passe si vite, déjà Noël, déjà l'hiver, déjà demain et rien ne bouge, voilà le problème, en effet, notre vie est immobile et la terre continue de tourner".
"Dans la vie, il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien : il est impossible d'arrêter de penser. (...) Penser à arrêter de penser, c'est encore penser. Et contre ça on ne peut rien".
"Moi j'aime bien ça, quand le temps glisse entre les mains, sans ennui, sans que rien de particulier se passe, juste la douceur d'être là".

"L'insomnie est la face sombre de l'imagination".
(un passage du petit prince cité dans le roman) :
" Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Je suis pour toi un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde".
Peut-être qu'il n'y a que ça qui compte, peut-être qu'il suffit de trouver quelqu'un à apprivoiser.
"Dans les livres, il y a des chapitre pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois, des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie, il n'y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est tout seul avec son costume, même s'il est tout déchiré."

31 mai 2010

ça va...

ça va comme un lundi
(tout doucement !)

Eloge de la lenteur...
Il est venu se faire admirer jusque dans la maison, sur mes boîtes de perles...
Incroyable et magnifique coquille, cornes mouvantes,
le temps s'arrête...
DSC05156

Sens en alerte :
L'explosion des cosses sous les doigts,
Et la découverte, à l'intérieur, de ces pois parfaits, couleur vert tendre
...On en mangerait, non ?
DSC05015

Graphique et visuel :
10 doigts sur un clavier,
l'homme est joueur et artiste depuis la nuit des temps...
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26 mai 2010

le gâteau à l'orange de Noélie

Il ne paye pas de mine, Osons même le dire, il a l'air tout ra-pla-pla, comme ça. Mais...
Mais pourtant, "il a tout d'un grand"
Pour commencer, c'est une recette de famille (ça, c'est plutôt bon signe : quand un mets DSC05027a su traverser les générations, c'est qu'il a ce petit quelque chose en plus...). Et puis, quand on le met dans les assiettes, il disparaît le temps de dire "ouf". Enfin, quand je dis "ouf", c'est plutôt : "ben dis donc, c'est drôlement bon ! tu me donnes la recette (ça c'est les adultes). "Il en reste" (ça, c'est les enfants. 3 oeufs - 125 g de sucre - 1 sachet de levure - 125 g de farine - 1 jus d'orange. Dans une jatte, mélanger les oeufs, le sucre, le beurre, la farine et le jus d'orange - cuire 30 à 40 mn dans un four th 200 ° - sortir le gâteau - faire fondre du sucre glace dans le jus d'orange - verser le mélange homogène sur le gâteau - placer le gâteau au frigo au moins 4 heures avant de servir.
Serait-ce un sacrilège si je vous dis que je vous conseillerais volontiers d'ajouter les zestes de l'orange dans la pâte ? On sort de l'authenticité, mais l'on gagne en saveur...

Quelques "réclamations" au sujet de cette recette...
Du coup, Noélie est venue apporter sa touche correctrice.
--> Un coup d'oeil dans les com's ? (vous pouvez d'ailleurs, en passant, laisser aussi le vôtre !)

17 mai 2010

je veux des mots bleus.

Big blue(s),
ou, en d'autres termes :

...ça va comme un lundi !

imagesLe grand bleu visionné pour la première fois par Mathilde et Morgane :
"Mouais..."
Vous vous rendez compte, c'est tout ce qu'elles ont trouvé à dire : "...Mouais".
ça m'a scotchée !!!
Puis du bleu dans la version "nageur" pour leur papa... (triathlon d'échirolles), DSC05105ça caillait un max, même avec deux pulls ! A la mi-mai, l'on pourrait prétendre à autre chose !!!
Et moi, pour rester dans l'ambiance "croisette", j'ai joué au photographe de presse dimanche_11_octobre_2009_088(mais pas sorti le bikini...) !
En guise de réconfort, il y a toujours "les mots bleus". J'adore la version d'Alain Bashung,
Vous l'écoutez avec moi ? C'est par là...

15 avril 2010

C'est "passé" dans la conversation

C'est ce mot, là : "bug"

"Tu sais, maman, aujourd'hui j'ai buggué
(je l'entends presque tous les jours,
sous entendu ; j'ai foiré mon contrôle de math,
ou alors je me suis lamentablement ridiculisée,
ou bien encore : je me suis tordu le petit doigt).
Ce n'est donc plus l'ordinateur, qui buggue, mais bien l'humain
et lorsque l'on connaît l'origine de l'expression, cela porte doucement à sourire...

Ben là, y'a eu comme un bug dans "mon studio-photo".
Le support était taquin,
et trouvait son profil charmant sur la surface blanche du fond de photo.
Charmant, oui...
Ah, si tous les bugs pouvaient être ainsi...

Plat_en_terre_cuite__maill_e_pour_c_cile_01

Plat en terre cuite émaillée.
Une autre version sans intrusion ici.

3 mai 2010

ça va comme un lundi

Une nouvelle rubrique : "ça va comme un lundi"
avec les bons mots entendus dans le semaine, un dessin, parfois, pour croquer des situations loufoques (si j'y arrive !), un arrêt sur image, un éclat de rire.
Bref, partager avec vous quelques bons moments.

Donc :
De tout et de rien.
Pour rire,
Pour voir,
N'importe quoi,
Et du sérieux, aussi, parfois, pourquoi pas ? à voir...
Et puis, surtout : je vous dirai plus tard si ça n'est pas trop lourd en plus de tout le reste !

Alors, pour commencer : une petite page de publicité
Sorry : je ne m'étais pas préparée,
Et puis, de toutes façons, sans publicité, pas de vie pour un hebdomadaire !
Profitez-en : celle-ci vous est offerte gracieusement.

A force d'appeler ça ma vie
je vais finir par y croire.
C'est le principe de la publicité.

[Samuel Beckett dans Molloy]

jeudi_017

Photo prise en 2002
Cette photo-ci, je l'aime beaucoup :
on pourrait croire que l'océan tout entier nous appartient
et que c'est moi qui encourage les enfants...
N'y croyez rien !
C'est juste que je ne pouvais plus reculer !!!

Elle est comme ça, la vie avec des enfants :
aller de l'avant quoi qu'il arrive...

20 février 2010

Dernière lecture : Déloger l'animal

de Véronique Ovaldé


Ovald_V_roniqueD_loger_l_animal

Présentation de l'éditeur :
Dans le couchant d'une ville blanche, lumineuse et brûlante, une enfant attend le retour de sa mère. Sur les toits d'un immeuble au sommet de son monde, elle perçoit les bruits d'ailleurs et ceux de l'intérieur. Mais ce soir-là, au-delà du scintillement des vagues, l'angoisse est infinie : la mère ne revient pas. Le cliquetis de ses talons aiguilles, l'éclat synthétique de sa perruque blonde, l'acidité de ses vêtements, le velours de sa voix ne sont plus. La belle a disparu et l'enfant est perdue. Face à l'insouciance de son père, à l'inquiétante inertie des adultes, la petite Rose va réinventer l'histoire.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
De mieux en mieux... c'est ce que j'ai pensé en avançant dans ma lecture.
Je vous transmets telle quelle la critique de Christelle Heurtault (sur Evene.fr), qui calque parfaitement à ce que j’ai ressenti à la lecture de ce roman :
Elle a quinze ans, c'est une enfant pas comme les autres, un peu timide, un peu "en retard", un peu perdue dans son corps et dans sa tête, elle s’appelle Rose... mais sa vie ne l'est pas. Elle s'appelle Rose comme sa mère, mais celle-ci un soir ne revient pas et le monde autour de la petite fille s'écroule. Déjà seule, déjà enfermée dans cet univers imaginaire où seuls vivent ses lapins adorés et chéris, Rose bascule et tente de trouver des branches auxquelles se raccrocher. Véronique Ovaldé a si bien incarné, décrit et mis en scène son personnage que tout nous semble réel, à commencer par les rêves de Rose. Cette Rose que l'on suit comme une amie qui nous ouvre les portes de son jardin secret, cette Rose que l'on encourage et aux côtés de laquelle on se bat pour la vérité, cette petite fille qui a ses raisons et qui nous les fait partager. Cette adolescente qui aurait pu comprendre bien des choses si les adultes s'étaient donné la peine de lui parler, de lui expliquer avec des mots simples et vrais. Ce roman est une leçon de tendresse, un plaidoyer de tolérance et de compréhension, un voyage dans la tête pleine de questions d'une enfant comme on en croise sans doute plus souvent que l'on ne croit. Véronique Ovaldé nous offre en plus une fin inattendue, triste, superbe et pleine d'espoir.

Morceau choisi :
Il décidait de partir marcher dans la forêt de sapins, juste pour entendre croustiller les épines sous ses pas dans ce bruit gourmand de pain grillé qui depuis toujours le calmait et le satisfaisait autant que de sauter dans les flaques quand il avait huit ans.

19 février 2010

Mais à quoi je m'expose encore...

chou_romanescoJ'étais déjà passée pour une hallucinée quand j'expliquais de quoi je me sers pour faire de jolies empreintes pour ma pâte fimo (clic ici) ... Oserais-je vous avouer... Allez, non : je préfère vous laisser deviner ! Et j'aime mieux converser sur un autre sujet concernant ce magnifique légume.
Donc, reprends-je le plus sérieusement du monde, le chou est une des rares exception à la magnifique théorie que j'avais tenue il y a quelque temps (clic ici) (*), parce que dire "Oh, quel chou !" ou "Hein, mon petit chou" (ma fille déteste quand je lui dit ça, je ne comprends pas...) est plutôt flatteur, vous l'admettrez !
Et lorsque l'on voit l'esthétique du légume en question, on n'a pas envie de se moquer ! Sans rire...
Non mais vraiment : sans rire, vous avez vu comme c'est joli, ces volutes de couleurs ? Moi, je perds un temps fou, quand je cuisine le chou rouge : tout d'abord je reste à l'admirer un certain temps, puis je dois aller chou_rougeme laver les mains pour prendre  mon appareil photo, puisque je viens de penser que je dois absolument partager avec vous cette merveille...

Bon,
tout ça pour vous dire que voilà un certain temps déjà que je dois absolument vous expliquer cette recette-ci, à base de chou rouge, que j'ai préparée à plusieurs reprises en me disant "ah, vraiment, celle-là, faut que je leur raconte !" : c'est du filet mignon sauté au chou rouge. Pas compliqué, un peu long sur le découpage du chou (même si on ne reste pas 5 minutes ou plus à s'extasier) mais sinon, promis, c'est du gâteau.. (enfin façon de parler !) 

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6 février 2010

Dernière lecture : Le sumo qui ne pouvait pas grossir

d'Eric-Emmanuel Schmitt
SchmittEmmanuel_Le_sumo_qui_ne_pouvait_pas_grossir

Présentation de l'éditeur :
Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d’une famille dont il refuse de parler.
Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, l’entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l’intelligence et de l’acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsque l’on n’est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?
Derrière les nuages, il y a toujours un ciel..
.

Mon avis au sujet de ce roman :
Le grammage du papier est épais, la taille des caractères énorme, et le nombre de pages restreint... Je pensais ouvrir un roman, et j'ai eu le droit à un court récit que j'ai globalement trouvé peu convaincant... J'adore Eric-Emmanuel Schmitt, mais là, soit j'ai lu un peu vite, soit le livre était vraiment très court !
Son récit, que l'on pourrait qualifier de conte initiatique, nous invite (gentiment...) à la découverte d'une nouvelle spiritualité, ceci avec un optimisme excessif, je trouve...
J'attendais beaucoup plus, voilà sans doute pourquoi je suis déçue...
Allez, pour le plaisir d'écouter un auteur pour lequel j'ai beaucoup de respect, je vous propose de cliquer sur ce lien.

Morceaux choisis :
"Le but, ce n'est pas le bout du chemin, c'est le cheminement".
"Si ce que tu dis n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi".

5 février 2010

Tea time

Lipton Twinings PJ tips Tata tea ou Tetley
un thé sans Catherine c'est un thé sans tartines ni théière
Lapsung suchang Breakfast Tea Darjeeling ou Earl Grey
un thé sans Catherine c'est un thé sans le nuage de lait

Pour écouter Camille chanter "Katie's tea", un clic ici

Tasse_et_cuill_re__maill_es

Cuillère et tasse en terre cuite émaillée

8 décembre 2009

Dernière lecture

Adieu Bugaled Breizh
KeffelecYannAdieu_Bugaled_Breizh

de Yann Keffelec

Présentation de l'éditeur :
Le 15 janvier 2004 à 13h25, le capitaine de pêche Yves Gloaguen a à peine eu le temps de lancer cet ultime appel : "Venez vite, on chavire", que le Bugaled Breizh a coulé. En quelques secondes. Cinq hommes d'équipage. Aucun survivant. Mais des questions en pagaille. Des photos de l'épave prouvent que le chalutier a bien été éperonné. Tout porte à croire qu'un bâtiment de fort tonnage l'a violemment percuté. Ou un sous-marin. Qui a pris la fuite sans essayer de secourir les victimes, ni même donner l'alerte?
Pourquoi les exigences des familles sont-elles restées si longtemps sans réponse ni explication claire ? Pourquoi a-t-on mis si longtemps à sortir le bateau de l'eau? Pourquoi les juges en charge du dossier sont-ils mutés les uns après les autres en cours d'instruction ?
Comme tous les Bretons, Yann Queffelec porte au coeur la disparition mystérieuse des pêcheurs de ce chalutier et tente, en se glissant dans la peau des protagonistes de ce drame, d'en élucider les mystères. Il met sa plume de romancier au service de cette histoire sous forme d'un docu-fiction, dont les ingrédients sont la dernière nuit de pêche, l'opacité de la justice, la résistance des familles et des femmes en particulier.

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2 décembre 2009

Et regarder dehors

depuis ta fenêtre

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En voyant ces photos-ci,
vous allez comprendre enfin
pourquoi ma Bretagne
ne me manque pas tant que ça :
je vis et travaille entourée de magnifiques paysages.

Pour preuve, cette photo prise depuis la fenêtre de mon boulot,
avec vue sur le jardin de ville et sur la Chartreuse.
Ses arbres immenses se reflètent dans nos fenêtres,
et deviennent certains jours particulièrement spectaculaires...

Je remercie au passage ma collègue "Val",
qui m'a gentiment cédé sa photo pour cette rubrique

Si vous aussi voulez participer à cette rubrique,
consultez la règle du " jeu"... C' est par
ici !!!

14 octobre 2009

Dernière lecture

Moderato cantabile
Moderato
de Marguerite Duras

Présentation de l'éditeur :
« Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ?
- Je ne sais pas. »
Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final.
« Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. »

Lire la suite...
23 juin 2009

Avant que la saison...

Avant que la saison ne redémarre, j'ai "attaqué" ma cueillette de recettes Taboul____la_courgette_r_p_eà base de courgettes, prérequis indispensable à la cueillette desdites courgettes, qui ont toujours tendance à se multiplier de façon exponentielle dans notre potager ... Et voilà : j'ai trouvé la recette du taboulé aux courgettes, qui a séduit la tablée entière : elle est simple, légère, rafraichissante,  nourrissante et "goûtue". En plus de ces incroyables qualités, elle peut être préparée à l'avance. Bref, autant vous dire qu'elle a tout pour plaire ! Pour 4 personnes : environ 250 g de boulghour - 4 petites courgettes jeunes, ou 2 un peu plus grosses - 1 bouquet de persil - 1 bouquet de menthe - 1 botte d'oignons nouveaux - 1 barquette de tomates cerises - le jus d'1 citron - 4 c. à soupe d'huile d'olive - sel et poivre. mettre le boulghour dans un saladier - le couvrir d'eau froide - laisser reposer pendant 10 à 15 minutes (le temps de préparer les autres légumes) - éplucher et râper les courgettes - les mettre dans un saladier, ainsi que tous les ingrédients qui seront préparés ensuite, au fur et à mesure - ciseler le persil et la menthe - couper les tomates cerises en 2 ou 4 - émincer finement les oignons nouveaux - presser le jus de citron - arroser le tout avec le jus de citron, l'huile d'olive - saler et poivrer - bien égoutter le boulghour dans une passoire fine pour enlever le maximum d'eau - l'ajouter dans le saladier avec les légumes - mettre environ 2 heures au frigo avant de servir, par exemple avec des grillades.

10 avril 2009

Aujourd'hui,

Aujourd'hui,
je suis allée faire un petit tour
au fond du jardin


Jardin_vue_1

et là, j'ai trouvé
de magnifiques promesses,
aux incroyables déclinaisons bleutées


Jardin_vue_2 Jardin_vue_3
Jardin_vue_4 Jardin_vue_5

des sensations paisibles
dans des tonalités toutes douces

Jardin_vue_6 Jardin_vue_7
Jardin_vue_8 Jardin_vue_9

mais aussi
des couleurs flamboyantes et toniques

Jardin_vue_11 Jardin_vue_12
Jardin_vue_10 Jardin_vue_13

Mon jardin,
il est comme ça... (*)


Jardin_vue14

Et le vôtre ?


(photos avril 2009
vous pouvez cliquer dessus pour voir les photos "en grand")

(*) je me demande même si une de ces tulipes n'aurait pas été joyeusement peinturlurée en bleu par une de mes filles...
Elles n'oseraient quand même pas !??

21 mars 2009

Daucus Carota,

c'est le nom savant
de lA cArotte sAuvAge

Et pouquoi donc je vous parle de ça ?
Parce que
lA cArotte sAuvAge
est aussi le nom d'un blog
où vous pouvez vous rendre
pour découvrir de jolies créations artisanales.


cailloux_la_carotte_sauvage

J'avais commandé à Anne des galets avec des motifs celtiques,
dont voici un petit aperçu. Mais elle sait aussi coudre et fabriquer de beaux bijoux !
N'hésitez pas à prendre contact avec elle pour tout renseignement !

14 mars 2009

Et regarder dehors...

depuis ta fenêtre !

Voilà longtemps que je ne vous ai pas ouvert une petite fenêtre.
Celle-ci est bourrée de charme,
et,
quand on regarde à travers,
on se laisse porter
par la poésie du moment...

clarelis

Avouez que, ce jour-là, Clarelis fût bien inspirée,
en jetant un coup d'oeil par sa fenêtre...
Promenez-vous quelques instants chez elle,
et découvrez l'univers d'une brodeuse pleine de talent...

Si, comme elle, vous souhaitez aussi participer à cette  rubrique "interactive",

consultez la règle du " jeu"...
C' est par ici !!!
,

9 mars 2009

Bon, là, c'est sûr,

faut pas avoir peur des "drôles de mélanges".
Mais la cuisine est un lieu d'expérimentation, et si l'on n'ose pas, on en restera définitivement au bon gros potage composé de moult légumes, excellent pour la santé, mais généralement accompagné de grimaces. Ce velouté-ci a attiré la curiosité, et finalement, l'approbation de mes convives.
C'était inespéré ! Velouté de brocolis et de poires brocolisau bleu. Pour 4 personnes : 1 gros bouquet de brocolis, ou 2 petits -  2 poires - 1 petite tranche de fromage bleu, du style "bleu de Sassenage" - sel et poivre. mettre environ 60 cl d'eau salée dans une grande casserole et la faire bouillir - dès que l'eau bout, y faire cuire le brocolis et les poires épluchées et coupées en petits cubes - dès qu'ils sont cuits, les mixer avec le fromage découpé en petits cubes et du poivre.
Vous pouvez aussi accompagner ce délicieux velouté de petites mouillettes en étalant des tranches de cantal sur du pain de campagne, que vous faites gratiner sous le grill du four. Peut-être alors sans le bleu dans le velouté ?...

17 novembre 2016

dernière lecture : Le livre des Baltimore

de Joël Dicker

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Présentation de l'éditeur 
Joël Dicker ne quitte pas la côte Est. Le Livre des Baltimore, son prochain roman, en librairie le 1er octobre, se situe toujours à flanc d’océan. Et l’on retrouve surtout Marcus Goldman en personne, le héros de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert.
Il quitte pour cela New York et son hiver glacé pour la touffeur tropicale de Boca Raton en Floride. C’est là qu’il décide d’écrire sur sa propre famille. Marcus vient des Goldman de Montclair : classe moyenne, maison banale à Montclair, petite ville dans la banlieue de New York. Rues à la Hopper, avec maisons de briques. Marcus a grandi dans la fascination pour l’autre branche de la famille, les Goldman de Baltimore, le grand port sur l’Atlantique, porte d’entrée historique pour de nombreux migrants. Ces Goldman-là habitent une grande demeure somptueuse dans la banlieue riche de la ville. L’oncle Saul est un avocat de renom. Tante Anita est médecin à l’Hôpital John Hopkins. Il y a aussi Hillel, leur fils, provocateur inspiré, et Woody, fils adopté par le couple, sauvé des gangs et qui rêve d’une carrière dans le football.

Mon sentiment au sujet de ce roman : 
J'ai de plus en plus de difficultés à rédiger mes petites synthèses de lecture qui, pourtant, ne me prennent pas plus de temps que ça... C'est "juste" que je ne sais pas formuler exactement les choses comme je le voudrais, c'est à dire basculer par des mots ce qui se passe en moi pendant ma lecture. C'est de l'ordre du ressenti, de l'éphémère, donc, et le décrire est très inconfortable.
Ce roman-ci nous fait passer par des hauts et des bas, et déclenche pas mal d'émotions, imprime de belles (et moins belles) images dans nos neurones. Il est assez terrible, profond, et pourtant l'homme qui raconte ici son histoire est en paix. C'est troublant.
J'ai mille fois préféré ce roman-ci à "La vérité sur Harry Québert". Ici, l'histoire est intense, tragique, crédible. D'ailleurs elle est vraie.
Peut-être.

Morceaux choisis : 
"Les souvenirs, c'est dans la tête. Le reste n'est que de l'encombrement".
"Beaucoup d'entre nous cherchons à donner du sens à nos vies, mais nos vies n'ont de sens que si nous sommes capables d'accomplir ces trois destinées : aimer, être aimé et savoir pardonner. Le reste n'est que du temps perdu."
19 octobre 2016

dernière lecture : En cas de bonheur

de David Foenkinos

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Présentation de l'éditeur :
Claire et Jean-Jacques vivent ensemble depuis huit ans. Mais, leur tendresse apparente, qui les fait citer en exemple par leurs amis, cache la véritable érosion de leur amour... Dissection d'un couple pas comme les autres... un couple comme tous les autres.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est un roman assez vite lu, qui parle de la vie de deux personnes un peu perdues. Roman ennuyeux,
et qui ne nous apprend rien.
J'aurais donc mieux fait de m'abstenir et me fier aux commentaires des lecteurs de Babelio.
Préciser que j'ai beaucoup aimé l'écriture de David Foenkinos dans plusieurs autres romans (La délicatesse, Charlotte).
Ici, je suis déçue...
 
Morceaux choisis :
"Personne ne savait que faire en cas de bonheur."
"C'était peut-être ce qu'il fallait chercher, pour se sentir serein : des éclipses de beauté dans les propositions simples de la vie."
"Il trouva que les femmes, de nos jours, étaient vraiment formidables. Elles vous aimaient ou elles ne vous aimaient pas et, au bout du compte, les hommes n'avaient plus grand chose à faire. Ils n'avaient qu'à être eux-mémes, gentiment lâches, honnêtement mous, et à attendre qu'une femme s'allonge ou non sur leur chemin. On perdait moins de temps ; si les couples divorcaient plus vite il en allait de même avec les râteaux : on avait à peine le temps de regarder une fille que déjà elle nous expliquait qu'il était hors de question d'envisager quoi que ce soit."
"Forcément, on se fait toujours un peu avoir par ce que les gens pensent de nous."
"S'ils sont éphémères, les grands bonheurs sont pires que les grands malheurs."
"Au moment où nous sommes pris en photo, nous ne saurons jamais qui aura cette photo entre les mains les mois, les années, et les siècles suivants. Quelles seront les réactions suscitées par cette photo, les incidences sur la vie des gens ?"
"Partout, la beauté pouvait se révéler. Il suffisait de laisser du temps à notre œil, de ne pas se laisser étouffer par la première impression."
"(...) il se dégageait parfois une beauté rare de l'insignifiance des choses."
O"n passe notre temps à aimer des souvenirs qui, eux, nous oublient. Chaque grain de nostalgie est un rétrécissement du chemin nous menant à la mort."
7 juillet 2016

dernière lecture : Marie

de Marek Halter

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4 étoiles
 
Présentation de l'éditeur :
" Existe-t-il une personne au monde qui ignorerait le nom de Marie, mère de Jésus, celle qui engendra le plus grand bouleversement spirituel depuis la naissance du monothéisme ? Pourtant, ce que nous en disent les Evangiles se résume à quelques versets elliptiques et mystérieux.
Durant les années nécessaires à la rédaction de ce roman, dressant le portrait de " ma Marie ", je me suis efforcé d'imaginer qui avait pu être cette Miryem de Nazareth, née en Galilée dans le chaotique royaume d'Israël en butte à l'occupation romaine. Quels liens entretenait-elle avec la résistance et l'un de ses chefs les plus populaires, Barabbas ? Quels rapports avait-elle avec les esséniens de Damas, la secte des thérapeutes ? Et avec son lointain cousin jean le Baptiste ? Né en Pologne, où le culte de Marie domine l'Eglise catholique, j'ai été depuis mon enfance fasciné par le destin de cette jeune juive à l'origine du christianisme.
Un jour il fallait bien que je parte à sa recherche. Aujourd'hui, j'aimerais partager cette histoire passionnante avec vous. " Après la trilogie consacrée aux héroïnes de la Bible, Sarah, Tsippora et Lilah, immense succès en France, traduite dans vingt-deux pays, voici Marie. C'est le roman le plus surprenant de Marek Halter, depuis La Mémoire dAbraham.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Si vous voulez vous plonger dans un roman d'aventure, avec un A majuscule, ce roman est pour vous ! Quels rebondissements ! Quels caractères forgés ! Et quelle époque furieuse que celle d'Hérode !
J'ai trouvé ce roman passionnant, de la première à la dernière page, avec des personnages hauts en couleurs et, si ça rassure certains, sans orientation religieuse particulière. 
La vie d'une femme peu ordinaire à une époque où vivre était un véritable combat.
 
Morceaux choisis :
"Je ne comprends pas. Et l'on ne peut pas expliquer ce que l'on ne comprend pas. Néanmoins, ce que l'on ne comprend pas existe tout de même".
"Il y a autant de courage à subir l'injustice qu'à se battre en vain".
14 avril 2016

dernière lecture : Instructions pour sauver le monde

de Rosa Montero

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4,5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Quatre personnages plongés dans l'apocalypse de la modernité d'une grande cité vont voir leurs destins se croiser. Un chauffeur de taxi veuf qui ne peut pas se consoler de la mort de sa femme, un médecin sans illusions perdu dans les espaces virtuels de Second Life, une prostituée africaine accrochée à la vie que protège son totem, un petit lézard, et une vieille scientifique alcoolique et pédagogue sont les héros de ce conte philosophique sur fond d'assassinats en série, de terrorisme et de petits prodiges. 
En raconteuse d'histoires étranges talentueuse, Rosa Montero nous parle des hasards et des coïncidences et écrit une histoire d'espérance, une tragicomédie entre humour et émotion. Un texte captivant qui nous montre que "la vie est belle, folle et douloureuse. Une fable pour adultes qui invite à profiter de la beauté, maîtriser la douleur et rire de cette incroyable folie".

Mon sentiment au sujet de ce roman :

De la lumière au bout du tunnel. 
C'est ce que j'ai ressenti, tout au long de ma lecture,
même si le tunnel, ici, fût fort sombre.
L'écriture de Rosa Montero est de celle qui savent me toucher, même si je préfère des histoires plus (beaucoup plus !) joyeuses.
Beaucoup d'inquiétude, dans ces mots, mais aussi d'espoir. 
Pour ma part, je m'accroche TOUJOURS à l'espoir.
Ai-je eu raison ? Ai-je eu tort ? Seule la lecture de ce roman vous le dira !
;)
Un conseil de lectrice acharnée, donc : 
lisez derechef "Instructions pour sauver le monde", ou alors un autre roman de Rosa Montero ?,
mais alors promettez-moi de me dire s'il aura aussi bien su vous attraper par les tripes et vous hypnotiser...)

Morceaux choisis :

"Pour quelle raison n'avons-nous aucune peine à croire en la misère, en la cruauté et en l'horreur du monde, alors que lorsque nous parlons de bons sentiments il nous vient aussitôt un rictus ironique au visage et nous considérons cela comme une niaiserie ?"
"Il se trouvait dans l' un de ces moments lumineux que l' existence vous offre parfois; des instants de plénitude où tout semble acquérir un sens et où l' on dirait que cette sagesse ne va plus vous abandonner pour le restant de votre vie."
"Tout ce que nous apprenons au cours de nos brèves existences n'est qu'une pincée insignifiante arrachée à l'énormité de ce que nous ne saurons jamais."
"Alors, ce que la planète est en train de faire, c'est nous secouer de là comme un chien secoue ces puces. Parce que c'est ce que nous sommes, de foutus parasites".
"La nuit a le ventre rempli de lumière."
"Les faits ont un poids et laissent par eux-mêmes une empreinte, et chaque individu influe sur la totalité comme si nous étions reliés par un système de vases communicants. Fieldman soutenait que les êtres humains savaient dans un endroit profond de leur conscience que les choses étaient ainsi et que c’était pour cette raison que ce message était présent dans la plupart des religions de la planète".
"Quelle étrange alchimie du cerveau faisait que les nuits pouvaient être si inquiétantes ? L’obscurité était un nid d’obsessions."

Un passage un peu long, une histoire dans l'histoire, de celles dont je raffole (vous commencez à me connaître...) :
"–Ah, Matias, Matias, mon ami, je te vois mal en point. Je te dirai une chose : je sais ce que c’est. Je sais que parfois la vie nous écrase tellement qu’elle ne nous laisse plus de place pour respirer. Alors, je bois. Et mes poumons respirent de l’alcool, au lieu de respirer de l’oxygène. Mais ce n’est pas de ça dont j’allais te parler, parce que je sais que, toi, tu n’aimes pas trop la boisson. Il y a d’autres trucs valables contre le désespoir, et tous consistent à sortir de soi-même. Du trou de sa peine à soi. Boire te sort aussi de toi-même parce que ça t’anesthésie. C’est comme le malade qui est anesthésié dans un bloc opératoire : on peut lui couper la jambe et il ne s’en rend pas compte, parce que d’une certaine façon il n’est pas là. Mais nous avons déjà dit que tu n’étais pas partisan de l’alcool. Bon, il y a d’autres façons de sortir de soi-même, comme, par exemple, penser à l’infiniment grand… Qu’est-ce que c’est, ta douleur d’aujourd’hui, de cette minute, de cette heure, de ce jour, et même de toute ta minuscule vie, comparée aux quatre milliards cinq d’années que la Terre existe ? Mais ça marche encore mieux de penser au très petit. Par exemple, aux atomes. Tu sais que tout ce qui existe dans l’univers est composé d’atomes. Ils sont partout. Ils sont dans l’air transparent, dans les pierres rugueuses, dans notre chair tendre. Et il y a tant et tant d’atomes dans l’univers que leur nombre est inimaginable. Ce sont des chiffres inhumains qui n’ont pas assez de place dans nos têtes. Les atomes se regroupent en molécules ; deux ou plusieurs atomes unis d’une manière plus ou moins stable forment une molécule. Et pour que tu te fasses une idée, je te dirai que dans un centimètre cube d’air, qui est le volume occupé par l’un de ces dés avec lesquels tes amis chauffeurs de taxi sont en train de jouer à cette table, il y a quarante-cinq mille millions de millions de molécules. À présent regarde autour de toi et essaie d’imaginer la quantité exorbitante d’atomes qu’il y a partout. Et qui plus est, les atomes, en plus d’être très nombreux, sont pratiquement éternels. Ils durent et durent un temps incalculable. Si bien que cette chose si minuscule est immense en nombre et en persistance. Les atomes passent leurs très longues vies à se déplacer à droite à gauche et à faire et défaire des molécules. Une partie des atomes qu’il y a dans notre corps provient sans aucun doute du cœur incandescent d’un soleil lointain. Tu le sais bien, nous sommes de la poussière d’étoiles. Et pas seulement ça : statistiquement, il est plus que probable que nous ayons des millions d’atomes de n’importe lequel des personnages historiques que tu pourrais nommer. Des millions d’atomes de Cervantès. Et de Marie Curie. Des millions de Platon et d’autres millions de Cléopâtre. Les atomes mettent un certain temps à se recycler ; il faut donc que s’écoulent suffisamment de décennies après la mort de quelqu’un pour que ses atomes puissent rentrer à nouveau dans le circuit. Mais on peut dire que tous les êtres humains qui ont existé sur la Terre vivent en moi, et que je vivrai dans tous ceux qui viendront plus tard. Et dans un brin d’herbe brûlé par le soleil ou dans le corps cuirassé d’un scarabée.
C’était ce que Cerveau pensa qu’il serait bon de dire, et sans doute s’agissait-il de quelque chose d’encourageant et de beau. Malheureusement, à ce stade du petit matin la vieille femme se trouvait déjà trop pompette et avait peur de ne pas contrôler assez bien sa diction. Elle craignait de siffler sur les s, redoubler les r et trébucher irrémissiblement sur les dentales. Elle craignait de bafouiller et d’avoir l’air ivre, ce qui l’épouvantait, car, malgré la dureté de sa vie et les humiliations qu’elle avait dû subir, Cerveau avait réussi à garder sa fierté et demeurait accrochée à son sens de la dignité comme un naufragé qui coule accroché au pavillon de son navire."

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