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Le bruit des vagues
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21 février 2013

dernière lecture : le canapé rouge

de Michèle Lesbre

Lesbre Michelle Le canapé rouge
¬¬¬¬¬

Présentation de l'éditeur :
Parce qu'elle était sans nouvelles de Gyl, qu'elle avait naguère aimé, la narratrice est partie sur ses traces. Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, Anne s'interroge sur cet homme qui, plutôt que de renoncer aux utopies auxquelles ils avaient cru, tente de construire sur les bords du Baïkal un nouveau monde idéal.
A la faveur des rencontres dans le train et sur les quais, des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu'elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l'attendre sur son canapé rouge, au fond de l'appartement d'où elle ne sort plus guère. Elle brûle sans doute de connaître la suite des aventures d'Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, de Marion du Faouët qui, à la tête de sa troupe de brigands, redistribuait aux miséreux le fruit de ses rapines, et surtout de Milena Jesenská qui avait traversé la Moldau à la nage pour ne pas laisser attendre son amant.
Autour du destin de ces femmes libres, courageuses et rebelles, dont Anne lisait la vie à l'ancienne modiste, une belle complicité s'est tissée, faite de confidences et de souvenirs partagés. A mesure que se poursuit le voyage, les retrouvailles avec Gyl perdent de leur importance. Arrivée à son village, Anne ne cherchera même pas à le rencontrer... Dans le miroir que lui tend de son canapé rouge Clémence, l'éternelle amoureuse, elle a trouvé ce qui l'a entraînée si loin : les raisons de continuer, malgré les amours perdues, les révolutions ratées et le temps qui a passé.

Le dixième livre de Michèle Lesbre est un roman lumineux sur le désir, un de ces textes dont les échos résonnent longtemps après que la lecture en est achevée.  

Mon sentiment, au sujet de ce roman :
Je dois vous avouer que je m'y suis reprise à deux fois, avant d'arriver à me plonger dans cette lecture. Et la première remonte à ...plus d'un an ! Une image s'imposait alors, qui ne me lâchait pas : le fameux canapé rouge de Dali. Mais ça ne collait pas du tout avec l'histoire ! Je n'y arrivais pas...
Et puis là, tranquillement, j'ai repris ma lecture à son point de départ, sans a priori. Une promenade paisible, comme l'est le récit, qui m'a menée jusqu'en Russie, et à la rencontre de femmes toutes différentes. Pas vraiment d'action, pourtant la vie suit son cours comme elle doit.
Tandis que j'arrivais au bout de mon roman, le net a été inondé de vidéos-amateurs tournées en Russie, sous une pluie de météorites. Le pays décrit dans le roman m'a paru exactement identique à ce que j'ai pu y voir : triste, sombre, désenchanté. J'étais dedans...  

Morceaux choisis :
"N'avez-vous jamais croisé de ces êtres qui semblent ne pas se trouver sur votre chemin par hasard, mais par une sorte d'évidence  si bouleversante que votre existence en est subitement transformée ?"
"Le silence était peut-être ce qui nous rapprochait, cet homme et moi, la seule chose que nous pouvions partager. "
"Des mots, des phrases lus ici ou là avaient déjà volé à mon secours, ou m'avaient tout simplement accompagnée. J'en éprouvais toujours un réel bonheur."

Et puis, cette lecture m'a donné envie de savoir qui étaient vraiment...
Marion du FaouetOlympe de GougesMilena JesenskyAnna Prucnal, et enfin Anita Conti

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18 novembre 2012

dernière lecture : Le confident

d'Hélène Grémillon

confident
¬¬¬¬¬  

Présentation de l'éditeur :
Lorsque la mère de Camille meurt, la jeune femme s’attend à voir les lettres de condoléances affluer dans la boîte aux lettres. Elle se met à trier les lettres, et parmi celles-ci trouve une enveloppe différente des autres, plus épaisse. Il s’agit d’une longue lettre écrite par un certain Louis, qu’elle ne connait ni d’Eve ni d’Adam. Il ne s’adresse d’ailleurs pas à Camille, sa lettre ressemble plus à un début de roman. Etant éditrice, la jeune femme pense qu’il s’agit d’un stratagème d’auteur pour attirer son attention. Mais chaque semaine elle reçoit une nouvelle lettre, et se rend compte qu’il ne s’agit pas du tout d’un auteur, mais bien d’un homme qui lui révèle son passé chaque fois un peu plus.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Au début, on peut dire que j'ai vraiment été sous le charme de cette lecture : de l'histoire, de l'écriture, des personnages.
Et puis la seconde partie du roman, pour moi décevante (ça n'est pas l'opinion de tous les lecteurs de ce roman à qui j'ai demandé leur avis, pour certains littéralement emballés !...)
Et puis les toutes dernières pages, réconciliantes.
Après réflexion, c'est un roman que je dirais "facile à lire", même s'il n'est pas toujours "facile à entendre"...

Morceaux choisis :
L'ennui est le meilleur terreau de l'imagination.
Je ne savais pas encore que le chant était pareil au rire et qu'on pouvait tout y mettre, même la mélancolie.
La vie, c'est dépendre des caprices de son corps.
Une passion mal vécue est trop encombrante, il faut savoir l'abandonner pour qu'une autre passion puisse naître.
Ce ne sont pas les autres qui nous infligent les pires déceptions, mais le choc entre la réalité et les emballements de notre imagination.
J'ai toujours pensé que les secrets doivent mourir avec ceux qui les ont portés.

2 novembre 2012

ça ne m'était encore jamais arrivé...

AnnePoncet Le bruit des vagues DSC08234

Une première fois, 
ça arrive tout le temps, quand on y réfléchit.

Mais une fois seulement :
la première fois où je me suis lancée en flip arrière sur la poutre,
la première fois où j'ai compris que je l'aimais, lui,
la première fois où j'ai croisé le regard de mon enfant,

Certaines premières fois marquent plus que d'autres.

Pour moi, aujourd'hui,
ça sera ma toute première interview
(je n'imaginais pas un seul instant que cela puisse un jour arriver...)

Pour en savoir un peu plus, vous devrez passer par là :

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28 septembre 2012

work in progress...

LeBruitDesVaguesDSC00678

C'est flagrant

je suis de plus en plus absente,

par ici.

 

Prenez patience :

mon ordinateur fait encore des siennes

m'obligeant à jongler

d'un poste à un autre

avec surtout l'impossibilité

de traiter mes photos

comme je le souhaiterais.

 

La bonne nouvelle ?

des créations toutes chaudes

qui attendent très impatiemment

de se montrer...

11 septembre 2012

dernière lecture : Le livre des visages

De Sylvie Gracia

 

Gracia Sylvie Le livre des visages

¬¬¬¬¬

 

Présentation de l'éditeur :
Durant une année, Sylvie Gracia s’astreint à publier régulièrement sur facebook une photo prise avec son téléphone portable, puis écrit la réaction spontanée que cette image fait naître en elle. S’invente alors au jour le jour une nouvelle forme du Journal littéraire où le plus intime surgit d’un étonnement, d’un éclat de colère, d’une peur d’être dévoilée, d’un désir soudain avoué. Ici, c’est le fragment, si consubstantiel à notre modernité, qui dévoile le réel, et la poésie la plus délicate comme la critique la plus féroce peuvent en naître. Ici l’instant est roi.

Qu’il s’agisse du regard d’une femme de cinquante ans sur son propre corps, de la tendresse d’une mère pour ses filles, de l’appartement familier, d’un paysage urbain mais aussi d’idéologie ou de politique, l’œil est comme neuf, lavé, et même l’épreuve de la maladie, grâce à ce processus de distanciation, pourra peut-être se vivre autrement.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un texte en noir et en couleurs... Comme la couv'
Avec tout de même une nette dominante de noir, et parfois, cette touche de rouge : sang comme la vie qui coule dans les veines de cette femme et la passion en elle, son côté sulfureux. Rouge, comme sa chambre, comme ses bottines et ses ongles vernis, deux bouts d'elle par lesquels elle signifie qu'elle est une femme. Vivante !
Une lecture plaisante, d'une forme innovante, dévoilant cette femme attachante et (peut-on le dire ?) pudique.
 
Morceaux choisis :
"Le roman que sont nos vies, parfois".
"Ne pas anticiper les actes les rendraient-ils plus évidents ? Innocents, même ?"
"Les mots redoublent la vie. Ou plutôt, lui donnent une vie autre, et ce qui demeure est ce qui a été écrit, plus livresque que ce qui a été vécu"
"Un jour, j'arriverai à faire la photo que j'espère."
"Les meilleures choses de la vie naissent ainsi, les livres, les amours, les rencontres. Sans attente ni désir. S'imposent parce que là, devant soi, redessinant l'horizon."
"Chaque lieu se diffracte dans la multiplicité des instants qui y ont été vécus, des émotions avec lesquelles on les a traversés. 
"Au moment où sur lui mon regard se fixe pour toujours..."
"Le désir nourrit le désir et non le rassasie."
"Mon corps résiste toujours lorsqu'on le contraint."
"Toujours choisir un livre en fonction de l'état d'esprit du moment, c'est un espace ouvert à nos propres interrogations."
"La nature est son propre Land art. Life art,"
"Certains jours, j'attends le grand basculement. À d'autres ne désire surtout rien d'autre que la répétition du même et de l'anodin."
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30 juillet 2012

et regarder dehors, depuis ta fenêtre

Il y a des photos qui me plaisent plus que d'autres,
comme ça, pour pas grand chose,
souvent, techniquement, elles ne sont même pas tellement réussies.
Mais voilà : on peut littéralement plonger dedans.

Celle-ci,
prise pendant mes vacances en Bretagne,
a cette particularité de fusionner les dimensions :
le dedans et le dehors,
le ciel et la terre,
les profondeurs sous-marines et la surface de la mer

L'on s'y promène paisiblement,
en découvrant, à chaque instant, le moyen de s'évader...

Le bruit des vagues-DSC00394

(photo juillet 2012 - Bénodet)

***

Si vous aussi voulez participer à cette rubrique,
consultez la règle du " jeu"... C' est par
ici !!!

26 juillet 2012

dernière lecture : Tu devrais voir quelqu'un

d'Emmanuelle Urien

Urien emmanuelle Tu devrais voir quelqu'un

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Présentation de l'éditeur
Dans la vie de Sarah, il y a un bol rouge, des carnets pour écrire, trois médecins, une amie de toujours, quelquefois Julien, et beaucoup de questions
Dans la vie de Sarah, pas de place pour Janvier, qui pourtant s'y installe, évinçant tout le reste.
Dans la vie de Sarah, il n'y a plus que Janvier.
Un jour, c'est sûr, elle le tuera.

Mon sentiment au sujet de ce livre :
Un livre très dérangeant.
La folie qui s'installe. Le déséquilibre annoncé. La peur.
Ici se côtoient, pour notre plus profond désarroi, la violence et l'Amour, l'amitié et la manipulation.
Pas bien reposant, tout ça !
Mais superbement écrit.

Morceaux choisis :
"Si l'on ignore quelque chose de gênant pendant assez  longtemps, en général l'objet du trouble disparaît. Une fatigue persistante, un bouton de fièvre, un homme trop pressant (...)"
"Il faudrait trouver un expédient pour ne plus penser et cesser, en tout cas, d'attendre que quelque chose arrive".
"(...) les risques de la vie : aimer et être aimée ; finalement, c'est tout ce qui importe, et tout ce qui fait mal."

11 mars 2012

dernière lecture : dans ces bras-là

de Camille Laurens

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Présentation de l'éditeur :
Je suis l'homme. N'est-ce pas merveilleux ? Un homme qui s'avance et qui dit : je suis l'homme.
Il faudrait pouvoir se planter en face, yeux dans les yeux, et dire : je suis la femme. Rien d'autre - simplement ceci, tel que je vous le dis maintenant, tel que vous l'entendez : je suis la femme.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Il y a des passages (plusieurs passages !) où je me suis dit "ouf", "oups", "hou-là" (un coup au coeur, un choc, même, peut-être), bref, de ces moment où l'on se dit : "fallait oser".
Vous l'aurez compris, rien n'est ici de tout repos.
Pourtant tout l'est, en apparence.
Pourtant le récit coule tout seul. S'écoule, comme la vie de cette femme.
Mais brutalement. Une photo heurterait la rétine, l'écrit heurte le cerveau. Ici, la vie est loin d'être un long fleuve tranquille !
Ce roman aura été pour moi un très bon moment de lecture, où humour et émotion se trouvent mêlés ...pour le meilleur !

Morceaux choisis :
"Attendre quelqu'un, n'est-ce pas un moyen d'être avec lui ?"
"Il faut trouver les mots, faire cet aveu : l'amour.
"Il allait me falloir l'oublier, comme tout le reste, comme on oublie qu'on respire ou qu'on a le ciel au dessus de la tête."
"Que les mots (écrits) suscitent des émotions violentes, des sentiments comme la tendresse et la pitié, c'est déjà beaucoup ; mais qu'ils touchent ainsi le corps, le fond du ventre, qu'ils nous amènent à sangloter, à rire, à désirer, il faut le vivre pour le croire."
"Les gens heureux n'ont pas d'histoire."
"J'aime quand vous dites "Nous allons en rester là". C'est drôle parce que ça veut dire le contraire, ça veut dire : ne restez pas là. Quand vous dites "restons-en là", c'est pour que je parte."
"Il y a des hommes interdits, des hommes devant lesquels on reste interdits. Je me demande parfois si cette pieuse distance traduit la nature exacte de l'amour - être ici et là, de part et d'autre - ou son impossibilité complète - comment s'aimer de loin, sans rien toucher en l'autre."

16 janvier 2012

dernière lecture : La petite fille de monsieur Linh

de Philippe Claudel

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Présentation de l'éditeur :
Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés.
Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Je ne sais pas trop....
Oui, bien sûr, beaucoup de poésie, de nostalgie, de chagrin et de délicatesse.
Oui, une écriture minimaliste et pourtant chargée d'émotion,
et puis... une lecture facile, rapide, précipitée.
Et pourtant... c'est étrange, ce sentiment de frustration... J'ai l'impression d'avoir vu "la bande annonce", et, maintenant j'aimerais bien voir le film en entier ! En savoir plus, beaucoup plus, l'après, la vie de l'ami lui aussi blessé, les deux femmes qui auront aidé puis trahi Monsieur Linh, le regard des passants. J'ai envie de savoir ! Ou peut-être secouer Monsieur Linh pour qu'il ouvre enfin les yeux, ou le prendre dans mes bras, comme il le fait avec sa petite fille et le consoler.
...Je ne sais pas trop....
(Et : oui, bien sûr, c'est un roman que je vous conseille...)
Une réflexion (conséquence de ce que je viens de dire, sans doute...) qui me vient aussi : autant il y a des romans, lorsque je les ferme, je me dis "celui-là, sûre, il a été écrit dans le seul but d'en faire un film" (je pense par exemple à Da vinci code, ça m'avait semblé tellement flagrant !). De celui-ci, je suis certaine du contraire, et pourtant... quel magnifique épopée ce serait là, l'histoire de Monsieur Linh en image (sa vie d'avant, son voyage, son ami étrange et sans préjugés, ou alors ayant tant de choses à se pardonner, sa "prison", son regard sur la ville).

Morceau choisi :
"La nuit a fait éclore dans la ville des milliers de lumières qui scintillent et paraissent se déplacer. On dirait des étoiles tombées à terre et qui cherchent à s'envoler de nouveau vers le ciel. Mais elles ne peuvent le faire. On ne peut jamais s'envoler vers ce qu'on a perdu"

9 février 2012

dernière lecture : La solution intérieure

de Thierry Janssen

 

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Présentation de l'éditeur :
De plus en plus de gens recourent aux «médecines alternatives et complémentaires». Du coup, la science s'y intéresse de près et invente de nouveaux modèles pour expliquer la santé, la maladie et la guérison.
Ainsi, l'effet placebo n'est plus considéré comme une anomalie mais plutôt comme la preuve d'une réelle influence de la pensée sur la santé. La psycho-neuro-immunologie dénonce les dangers du stress et insiste sur le bénéfice des émotions positives. La relaxation, la méditation et l'hypnose sont étudiées dans les laboratoires de neurosciences. Les massages et la réflexologie se révèlent efficaces pour stimuler l'immunité. Des méthodes d'éducation somatique comme celles d'Alexander et de Feldenkrais mettent en évidence la mémoire émotionnelle du corps. La chiropraxie et l'ostéopathie agissent sur la «matrice conjonctive», dont les étonnantes propriétés commencent à être élucidées. Le yoga, le tai-chi et le qigong mobilisent les mécanismes réparateurs de l'organisme. L'acupuncture produit de véritables effets sur le cerveau. Les pratiques de certains guérisseurs laissent entrevoir la possibilité d'une communication invisible entre les êtres vivants...
À travers ces passionnantes découvertes et le témoignage de son expérience médicale et psychologique, Thierry Janssen nous rappelle que chacun de nous possède d'importantes capacités de prévention et de guérison. Qu'allons-nous faire de cet immense potentiel ? Continuer à nous protéger en produisant et en consommant toujours davantage de remèdes extérieurs ? Ou bien puiser dans nos ressources propres et nous fortifier en respectant le fragile équilibre entre le corps et l'esprit ?
Docteur en médecine, chirurgien et psychothérapeute spécialisé dans l'accom­pagnement des maladies du corps, Thierry Janssen explore les nombreuses facettes de la guérison, y compris au contact de guérisseurs traditionnels et de praticiens orientaux. Il est déjà l'auteur de deux ouvrages, Le Travail d'une vie et Vivre en paix, publiés aux éditions Robert Laffont.

Mon sentiment au sujet de cet ouvrage :
J'aime bien ce style de livres qui, comment dit-on ?, remettent les pendules à l'heure.
S'il était à moi, c'est un livre que je "ferais tourner" auprès de tous mes amis et collègues. Pour qu'un maximum de personnes en profitent, s'intéressent, au moins se penchent sur le sujet.
Pour ma part, je suis intimement persuadée que ce qui y est écrit est fondé. La pratique du yoga me le confirme chaque fois que j'ai le bonheur de pratiquer (de plus en plus souvent, donc !).
Si vous êtes tenté par cette lecture, vous pourriez dans un premier temps consulter plusieurs interviewes de Thierry Janssen, vraiment intéressantes.

Morceaux choisis :
"La vie n'existe qu'au travers de liens et d'échanges, dans la multiplicité et la diversité, la fluidité et le mouvement, la spontanéité et la fantaisie, l'imagination et la créativité."
"La profession médicale a bien d'autres cadeaux à offrir au monde que de la croissance éconimique. Elle peut, si elle le veut, montrer le chemin de sagesse qui mène à la vie, à la survie de l'espèce humaine. Cela implique qu'elle prenne ses distances par rapport au monde marchand et qu'elle consacre ses efforts à réhumaniser la relation entre le patient et le médecin."
"C'est cela qui est important : le lien entre le corps et l'esprit qui fait l'unité de l'être humain, le lien entre les individus qui fait l'unité de l'humanité, le lien entre l'humanité et la Terre qui fait l'unité du monde".
"Ce que la "psychologie positive" est en train de découvrir, le bouddhisme l'a compris depuis bien longtemps. En développant une véritable "science intérieure", cette philosophie prône la transformation des cinq poisons émotionnals en cinq sagesses indispensables à la construction du bonheur. Une pratique réguière permet de changer l'orgueil en humilité, l'avidité en détachement, la jalousie en joie pour ce qui arrive aux autres, la colère en patience et en tolérence, l'ignorance en connaissance de la vraie nature de l'esprit."
"La communication entre les individus est un processus extrêmement complexe. Elle implique une série d'interactions très subtiles : des signaux exprimés par le corps, des signaux physico-chimiques projetés dans l'espace, et, peut-être, des signaux électromagnétiques absolument non conscientisés."

Extrait un peu plus long du livre :
Une philosophie différente
Cet intérêt pour d'autres médecines paraît tout à fait justifié quand on sait que, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 % des systèmes de soins dans le monde relèvent des médecines traditionnelles.
En fait, la plupart des thérapies alternatives et complémen­taires sont directement issues des médecines traditionnelles. Certaines sont très anciennes. L'OMS les définit comme «un ensemble de pratiques où les patients sont considérés dans leur globalité, au sein de leur contexte écologique. Ces thérapies insistent sur le fait que la maladie ou l'état de mauvaise santé n'est pas seulement causé par un agent extérieur ou une disposition pathologique particulière, mais est avant tout la conséquence du déséquilibre d'une personne par rapport à son système écologique».
En d'autres termes : les thérapies alternatives et complé­mentaires tiennent compte des différentes dimensions de l'être humain - physique (le corps et le mouvement), émotionnelle (les ressentis et les sentiments), intellectuelle (le cerveau et ses capacités cognitives) et spirituelle (la compréhension de soi, du monde et des aspects transcendants de la vie) -, en relation étroite avec l'environnement. De leur point de vue, la bonne santé est définie comme un état d'équilibre, une relation harmonieuse entre le corps, les émotions et les pensées d'un individu. Elles préconisent donc une communication fluide entre ces trois aspects de la personne et des rapports intelligents entre l'individu, ses semblables et son milieu de vie.
L'approche est large, globale, holistique. Très différente de celle à laquelle les mentalités occidentales sont habituées.

Et puis pour moi, en parallèle, la découverte de l'univers du créateur Kenneth Snelson, avec des oeuvres assemblées dans un système de "tenségrité" (faculté d'une structure à se stabiliser mécaniquement par le jeu des forces de tension et de compression qui se répartissent entre les différents éléments qui la composent)
...Comme le corps humain (dès lors désigné comme "la matrice vivante"), en a déduit le scientifique Donald Ingber, en contemplant une oeuvre de Snelson (ses explications : ici)

Ceci me donne l'impression qu'une idée en fait constamment rebondir une autre, et que tout cela forme un "tout" intelligent et réactif.
Très enrichissant !

13 novembre 2011

et regarder dehors

depuis ta fenêtre

Un peu par hasard, mes yeux sont tombés sur cette photo-ci.
Moi qui me demandais justement si ma rubrique "fenêtre"
ne commençait pas à s'endormir un peu (...comme moi ?)
Et là, je me suis dit que je ne pouvais pas garder cette incroyable fenêtre pour moi...

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Si vous aussi voulez participer à cette rubrique,
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ici !!!

6 septembre 2011

dernière lecture : On peut se dire au revoir plusieurs fois

de David Servan-Schreiber

Servan-Schreiber David On peut se dire au revoir plusieurs fois
 

Présentation de l'éditeur :
« Tôt ou tard, il allait revenir. Je connaissais les pronostics de mon cancer. Je pouvais retarder l'échéance, gagner des années, presque l'oublier, mais cette fois c'était "the Big One", comme disent les Californiens qui redoutent un tremblement de terre dévastateur.
Cette rechute m'a amené à me poser les questions les plus graves, peut-être les plus importantes, de ma vie : si je suis rattrapé par la maladie alors que je pense, mange, bouge, respire et vis anticancer, alors que reste-t-il d'Anticancer ?
C'est pour répondre à cette question que j'écris aujourd'hui.
Ce livre est aussi l'occasion, pour moi, de dire au revoir à tous ceux qui ont apprécié mes livres précédents ou qui sont venus m'écouter. Quoiqu'il arrive, j'ai le ferme espoir que cet au revoir ne sera pas le dernier.
On peut se dire au revoir plusieurs fois. »

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Une rencontre inoubliable, magnifique, qui m'a emplie de bonheur. De chagrin, aussi. Un homme que j'aurais tant aimé connaître, de ceux qui marquent, parce que respectueux des autres, humble, humain, qui se livre tout entier, avec ses doutes, ses espoirs, ses connaissances
Ce livre, prêté un peu par hasard par une amie, je l'ai lu en même pas deux jours, et je me suis précipitée à la librairie pour très vite pouvoir lire aussi "Guérir" et "Anticancer". Si vous ouvrez "On peut se dire au revoir plusieurs fois", vous comprendrez pourquoi, et sans doute aurez-vous cette même pulsion que moi...

Morceaux choisis :
« Ce qui "aide à vivre" aide en fait la puissance de vie inhérente à tout organisme vivant Et, inversement, tout ce qui ronge l'envie de vivre diminue nos capacités de guérison »
«
C'est triste, la "cérémonie des adieux". Mais le plus effrayant serait que ce ne soit pas triste.S'il nous est donné de nous rencontrer de nouveau dans trois mois, je recommencerai avec autant de plaisir et de tristesse. »
« Je suis intimement persuadé que la fréquentation d'un bois, d'une montagne, d'un rivage apporte quelque chose de formidablement ressourçant, peut-être parce qu'elle nous permet de nous caler sur le rythme des saisons. »
« Avec la méditation, on sait qu'on va s'emmener soi-même prendre l'air. »

4 juillet 2011

dernière lecture : Les jours fragiles

de Philippe Besson

BessonPhilippeLes_jours_fragiles

Présentation :
23 juillet 1891 : Arthur Rimbaud revient à Charleville chez sa mère. Amputé d'une jambe, il est à l'agonie et c'est sa sœur Isabelle qui couche ses impressions dans un journal intime fictif, prétexte au roman de Philippe Besson.
Rimbaud revient à l'endroit qu'il a toujours voulu fuir, d'abord pour écrire puis pour faire fortune en Afrique.
Isabelle le soigne et se fait violence pour occulter les horreurs qu'Arthur ne cesse de lui raconter et que ses chastes oreilles de " vieille fille " ne sauraient entendre s'il n'était pas condamné. Leur mère est présente, mais impitoyable, indéchiffrable, alors qu'elle est probablement l'une des clés de l'existence brisée d'Arthur.
Au bout de trente jours, il redescend à Marseille avec l'idée de repartir en Afrique retrouver la vie et le dernier amour qu'il a laissé là-bas un jeune homme dénommé Djami. Il y mourra dans des souffrances inouïes, mais croyant encore embarquer le lendemain.
Dans ce huis-clos entre un frère et une sœur qui ne peuvent pas se comprendre tant la distance entre leurs vie est disproportionnée : Arthur est athée, homosexuel, drogué, Isabelle, pieuse, vierge, travailleuse, le courant passe pourtant. Car Isabelle pressent que son frère est un génie, mais qu'en même temps il ne peut " entrer souillé dans l'histoire ". De son côté Arthur sait confusément qu'il va mourir même s'il lutte jusqu'au bout pour fuir à nouveau.
Philippe Besson s'est glissé dans le personnage d'Isabelle pour affronter Rimbaud du côté de l'intime et non du poète. Il parle à peine de sa poésie puisqu'elle même n'en savait presque rien, mais ce qu'il en dit suffit à faire revivre le génie de Rimbaud avec la grâce et la retenue, qu'on lui connaissait dans ses précédents romans.
De la même façon qu'il éclaire, en ne parlant que des six derniers mois du poète, sa vie entière faite de mystères, relevant de l'indicible, car bien décidé à comprendre Arthur Rimbaud qui le fascine depuis toujours, il a réussi par petites touches, à travers des non-dits, des hypothèses à peine esquissées, à pressentir, avancer dans la connaissance du personnage. Donner un visage humain à un mythe adoré ou détesté dans un roman ayant la grâce.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
ça m'a fait plaisir, au travers de cette lecture, de découvrir la vie d'Arthur Rimbaud. De connaître l'Homme qu'il fût.
Mais voilà tout.
Et puis j'ai regardé, à la fin du roman : pas de poème non plus, dommage.. Le dormeur du val, Le bateau ivre, autant de textes que j'aurais aimé parcourir en parallèle de ma lecture.
Déception (douce), donc, pour moi.
Pourtant, une belle critique, sur le site evene.fr
Pourtant un auteur passionné, qui sait parler de son roman avec fougue.

Morceaux choisis :
Il faut arranger nos souvenirs. Sans ça, la vie n'est pas supportable.
Libre. Le tragique de ce seul mot.
Le mutisme n'exige pas d'effort. C'est parler qui est difficile.
Les lieux sont aussi des liens. Et ils sont notre mémoire.

20 mars 2011

dernière lecture : le cantique des innoncents

de Donna Leon

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Présentation de l'éditeur :
Un pédiatre et sa femme sont agressés en pleine nuit, leur bébé de dix-huit mois est enlevé sous leurs yeux… Pourquoi diable des carabiniers - les gendarmes italiens - ont-ils fait irruption chez ce couple au milieu de la nuit et se sont-ils emparés de ce petit garçon ? Pour quelle raison le médecin refuse-t-il obstinément de parler à la police ? Et enfin, qui a bien pu ordonner la mise en œuvre d'une opération aussi effroyable ? Telles sont les questions qui taraudent le commissaire Guido Brunetti et son fidèle adjoint l'inspecteur Vianello lorsqu'on leur confie cette affaire.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Ce n'est pas le meilleur "Donna Leon". Honnêtement, même, je dirais que celui-ci n'est pas terrible...
Mais du commissaire Brunetti, je suis fan. Une ambiance vénitienne très particulière, un homme bourru auquel je me suis attachée. Je suis sous le charme.. Et oui-oui, je vais lire d'autres aventures du commissaire Brunetti. Et dans pas trop longtemps, j'espère... De toutes façons, la liste est encore longue...
La bibliographie complète est accessible ici.

6 juin 2011

dernière lecture : La vie comme elle vient

de Anne-Laurent Bondoux

BondouxAnneLaureLaVieCommeElleVient

Présentation de l'éditeur :
La vie les avait séparées. La vie normale, qui fait qu'une fille de vingt ans quitte la maison pour trouver un travail, aimer un amoureux, sortir avec ses amis, alors que sa sœur de quinze étudie encore au collège.
La mort de leurs parents, il y a neuf mois, sur une route de campagne, les a rapprochées. Le juge des tutelles a confié la garde de Mado à Patty. Depuis elles forment une paire improbable, deux filles aussi différentes qu'une tortue et un babouin. Une grande fêtarde, exubérante et généreuse et une petite réservée, anxieuse et sérieuse, qui s'adorent.
Mais ce qui va vraiment faire d'elles des sœurs, de sang, de sang d'encre, de lait, de rires et de larmes, c'est la vie. Une toute petite vie. La vie du bébé que Patty attend en cachette. Si le juge des tutelles apprend la nouvelle, c'est terminé : la DDASS s'en mêle, Mado part dans un foyer. Et ça, il n'en est pas question.
Alors, puisque l'enfant doit naître mi-septembre, Patty et Mado décident de ne rien changer au programme de l'été : le mois d'août en Ardèche, dans la maison coupée du monde laissée par leurs parents.
Le problème, c'est que Party s'est trompée sur le terme de sa grossesse. A moins qu'elle n'ait un peu menti...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Une lecture facile, pas déplaisante, vers laquelle j'orienterais plutôt les ados.

Morceau choisi :
Autour de nous, rien n'a changé, il y a toujours les mêmes maisons, le même chemin creux qui descend à la même rivière, les mêmes cigales, les mêmes buissons de mûres et, pourtant, plus rien n'est comme avant. Quand on y réfléchit cinq minutes, c'est bizarre que nos sentiments agissent à ce point sur des choses inertes. Je me demande si on peut se mettre à aimer un endroit moche, une usine, par exemple, ou un terrain vague plein d'ordures, dès lors qu'on y rencontre l'amour ?

9 avril 2011

dernière lecture : Point de côté

de Anne Percin

PERCIN_Anne_POINT_DE_COTE_

Présentation de l'éditeur :
Il court, Pierre, éperdument, à en perdre le souffle. On lui a dit qu'il est dangereux de courir à jeun, trop longtemps, sous le soleil.
Alors il court à jeun, longtemps, sous le soleil... pour mourir.
Mais il ne meurt pas, au contraire, son corps trop lourd s'affine, lui qui a un poids terrible à porter.
Malgré lui, la vie continue de battre comme son coeur qui refuse de lâcher pendant l'effort.
Un coeur qui fait ses choix et obéit à ses propres lois. Quand on ne croit plus à rien, tout peut arriver.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Difficile de parler de ce roman dont on ne peut sortir que bouleversé. Je l'ai lu très vite, quasi en apnée. Et je l'ai adoré. Pourtant, il est terrible. Mais juste. Voilà, c'est ça : il sonne juste. Mais il sonne.
"Par cette chaleur c'est suicidaire de courir. Alors j'ai commencé à courir. C'est facile quand on a de la volonté. Ça ne demande aucun matériel, aucun conseil, aucun partenaire. Deux mois plus tard, j'avais perdu cinq kilos. Maman a cru que j'avais fait ça pour perdre du poids. Elle n'a pas tort, mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que je compte perdre tout mon poids. "

Morceaux choisis :
" Il ne se passe jamais rien, quand on attend."
" Une seule personne me fera courir. Je sais qui."
" C'est insupportable de penser que cette rencontre n'aura servi à rien d'autre qu'à me secouer le coeur une bonne fois pour toutes".

L'interview d'Anne Percin, ici

14 mai 2011

cueillette

Ben voilà !
"Ils" se moquent de moi
parce que je suis encore revenue de la plage
avec "des choses" dans mon sac.

Du bois flotté !
Il est beau, non ?

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_Photo2011_DSC07626

Prochain bijou ?
Prochain tableau ?

Prochain rien du tout, peut-être... :
juste l'ébauche d'un rêve,
d'une éphémère projection...

*

**

***

"Pour moi, le rêve est une sauvegarde
contre la monotonie et la médiocrité de l'existence,
le libre délassement de l'imagination créatrice
grâce auquel celle-ci peut entremêler toutes les images de la vie
et rompre, par un joyeux jeu d'enfants,
la perpétuelle solennité de l'adulte.
 

(Une citation de Novalis)

***

**

*

 

France-Inter, dans son émission "Partir avec" donne la parole à un philosophe contemporain, Bertrand Vergely, auteur d'un ouvrage sur l'émerveillement.
Je vous propose de l'écouter avec moi ?
(Vous ne risquez pas grand chose d'essayer, et, promis, son "discours" fait un bien fou...)

21 avril 2011

dernière lecture : le baby sitter

de Jean-Philippe Blondel

Blondel__Jean_Philippe_Le_baby_sitter

Présentation de l'éditeur :
Depuis qu'il a choisi d'être baby-sitter pour payer son loyer, Alex croule sous les demandes. Le bouche à oreille fait merveille. Car le jeune étudiant est doué d'un talent rare : il a le chic pour bouleverser l'existence des gens qu'il croise, sans même s'en rendre compte. Un sourire, une parole, un geste, et la vie des parents qu'il dépanne repart dans le bon sens. Alex est précieux, mais il l'ignore. Il faut dire qu'à dix-neuf ans, on a d'autres soucis en tête, des questions sans réponses. L'étudiant aurait bien besoin qu'un Alex déboule dans sa vie...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est une lecture sympa. Simple. Trop ?
...Au moment où on se demande ce qui peut encore nous motiver à poursuivre cette lecture, arrive un second tempo, qui rend finalement ce roman plaisant jusqu'au bout. Ce serait vraiment dommage de passer à côté de la fin de l'histoire...

Morceaux choisis :
C'est ça, le truc, avec les mensonges. Sur le coup, c'est jouissif. C'est par la suite que ça se complique.
L'oubli est un facteur important. Il permet aux questions importantes de ne pas être posées.
Il ne faut jamais arrêter de se poser des questions.
Est-ce que c'est si important que ça de mettre un nom sur les sentiments, l'amitié, l'amour, tout se mélange tout le temps, non ?

4 mars 2011

“Lé liézon danjreuz" (texte intégral)

"Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?"
(Lamartine).

"Tu ferais mieux de réparer la machine à laver !"
(sa femme).

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ça dénote, vous trouvez ?

Ben oui, pour une fois, la photo n'est pas de moi,
mais de Yves Dauteuille,

Je vous invite à lire les annonces qu'il a fait paraître dans "le bon coin".
(avec son bagou, il aurait vite fait de tout faire disparaître dans ma boutique !)

Promis, ça vaut le détour...

15 décembre 2010

c'est grave, docteur ?

> Le cerveau est ainsi fait
qu'il associe la
douceur aux courbes
et la dureté aux angles.
une citation de Jean Rouaud
[Extrait de "Pour vos cadeaux" ]

Parce que, pour tout dire, c'est l'angle, là, qui me tracasse...
Immuable, quasi-prévisible, à force.
Alors si on disait qu'il s'agit-il plutôt d'une courbe...

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(en Ardèche)

13 octobre 2010

dernière lecture : dans la tête des autres

de Mano Gentil

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Présentation de l'éditeur :
Serge, heureux (?) gagnant du Loto, partageait jusque-là un quotidien très ordinaire entre sa mère, Geneviève, vieille dame aveugle inquiète et maniaque, et ses collègues de l'usine. Le gros Gérard, ouvrier fort en gueule dont la vie privée se situe à mille lieues de celle de ses camarades, la belle Laetitia, infirmière ingénue au passé mouvementé, Eugénie, aide à domicile zélée obsédée par sa fille, et Séverine, petite bourgeoise qui a renoncé à son grand amour... Ceux que Serge croyait connaître se montrent sous un nouveau jour lorsque la fortune vient à frapper à sa porte, par l'entremise d'une simple grille de Loto.

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5 avril 2011

dernière lecture : L'enfant bleu

de Henry Bauchau

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Présentation de l'éditeur :
A Paris, dans un hôpital de jour, Véronique, psychanalyste, prend en charge Orion, un jeune adolescent gravement perturbé. Malgré ses difficultés, elle discerne qu'il est doué d'une imagination puissante et entreprend de l'orienter vers le dessin et la sculpture. Les chemins de la création et ceux de la vie quotidienne sont semés d'incertitudes et d'échecs, mais dans ses "dictées d'angoisse", Orion parvient à s'ouvrir à la parole et à mettre en mots ce qui le hante. Au fil des années et suivant des voies inusitées, l'œuvre - l'œuvre intérieure et l'œuvre artistique - apparaît et s'affirme. Le délire, la confusion, les surprenants effets de l'art en actes, la patience des déliants qui partagent les efforts du "peuple du désastre" (les handicapés), le mystère indicible de la souffrance que combat l'opiniâtre espérance, tels sont les thèmes de ce livre où Henry Bauchau a versé beaucoup de son expérience de la psychose et de l'analyse pour atteindre, au-delà du vécu, à la vie du roman. Sous le signe de l'espoir, la présence fugitive de "l'enfant bleu" éclaire Orion et Véronique sur un chemin de compassion.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"On ne sait pas".
C'est l'une des phrases qui reviennent sans arrêt et rythment le récit. C'est ce que je ressens, juste là. Roman difficile, superbe, mais torturé. Facile à lire, mais difficile à terminer. Avec pourtant l'impossibilité de le lâcher, comme, au fil des pages, on ne voudrait surtout pas que Véronique lâche Orion. 
Troublant, à coup sûr. Les personnages nous deviennent indispensables, proches. ça fait du bien, ça fait du mal, ça secoue. Est-ce que c'est bon ? Est-ce que c'est mauvais ? ...On ne sait pas.

Morceaux choisis :
"Demain n'existe pas, hier non plus. iI n'y a plus rien qu'aujourd'hui et l'admirable, l'éphémère présent"
"Ecoute, écoute un peu vivre, respirer, se détendre le corps exténué qui te chérit, sans que ton esprit s'en aperçoive".
"Il a eu peur de perdre son territoire en moi, le plus important, celui de l'imagination. Pour se déployer son imagination a besoin de quelqu'un qui l'écoute, qui croit en lui et dont la confiance suscite l'énorme effort qu'il doit fournir pour aller de l'avant et se libérer du banal."
"On ne sait pas."

27 octobre 2010

dernière lecture : n'oublie pas d'être heureuse

de Christine Orban

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Présentation de l'éditeur :
" Ma mère disait : "N'oublie pas ton chapeau."
Mon père disait : "N'oublie pas d'être heureuse", et la recommandation valait en toute occasion. C'était à la fois plus simple et plus compliqué : attraper le bonheur comme un gilet dans un placard. Trop impalpable, trop indéfinissable, en cela il ressemblait au sommeil qui ne venait pas si on y pensait.
Fifi avait une solution bien à elle, la vie n'était envisageable qu'à condition d'"être mince et d'habiter Paris".
Une fois à Paris, les conditions s'enchaînaient toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Parmi les plus saugrenues et en première position, elle avait trouvé : la nécessité d'être snob."

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6 octobre 2010

c'est par chez nous

Les ravioles, je ne connaissais pas, avant.
La première fois que j'en ai mangé, c'était chez "mamie chérie", et elle les avait égouttées raviolescomme on devait le faire, par ici, "dans le temps..." : une assiette creuse à l'envers sur une assiette plate, et les ravioles par dessus. Etrange, me disais-je.
Bon, depuis, les ravioles, je connais mieux : les enfants adorent, et c'est tellement pratique. Et puis, petit à petit, m'ont été livrés quelques secrets... Cette recette de la tarte aux ravioles, par exemple, que ma collègue Véronique veut bien partager avec vous... Ingrédients : 1 pâte feuilletée - 1 à 2 gros oignons (selon vos envies) - crème fraîche en brique semi-épaisse (1 + 1/2) - ravioles (surgelées ou non...) - gruyère râpé. faire revenir les oignons dans de l'huile d'olive - les faire juste dorer légèrement - étaler la pâte feuilletée - la piquer à la fourchette - disposer les oignons dessus - disposer ensuite les ravioles, une à une (d'où l'intérêt d'être surgelées, c'est plus facile), pour qu'elles recouvrent l'ensemble mais laisser 1 cm de bord environ - verser la crème fraîche dessus (Il faut que les ravioles soient bien recouvertes car sinon elles sèchent à la cuisson) - parsemer de fromage râpé (généreusement) - enfourner Th. 6 - laisser cuire jusqu'à obtenir une tarte dorée (selon vos goûts).

Quelques astuces :
- prendre des ravioles fraîches et les mettre au congélateur
- ne pas saler
- 1 cm de bord c'est pour éviter de mettre trop de crème au bord de la pâte, et qui pourrait couler à la cuisson

Mais alors, pour la ligne, c'est pas top du tout !


Dans la rubrique "vous avez la parole" : petite mise à jour du lendemain...
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7 septembre 2010

dernière lecture : la petite dame dans la grande maison

LondonJackLaPetiteDameDansLaGrandeMaison

de Jack London

Présentation de l'éditeur :
L'Amérique bien-pensante de 1916 hurla au scandale quand London publia "La Petite Dame dans la Grande Maison" : évocation d'un amour libéré des entraves ordinaires (un ménage à trois), mais surtout, entre les lignes, véritable manifeste en faveur du libre choix amoureux que la société si longtemps refusa à la femme. Un London étrangement féministe. Une histoire à la fois violente et touchante, qui n'est pas sans annoncer celle de Jules et Jim.
Le portrait de Paula, la "Petite Dame" est le plus beau portrait de femme que London nous ait donné à lire.  Le récit d'un amour libéré de la morale ordinaire, un ménage à trois, mais aussi un manifeste en faveur du libre choix amoureux si longtemps refusé aux femmes .

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un lien qui en parle mieux que je ne saurais le faire... Et qui colle assez bien avec mon sentiment : c'est par ici.
C'est véritablement là un beau roman, pourtant à mon avis assez difficile à mener à son terme. Mais quel dommage ce serait de ne pas aller jusqu'au bout, puisque la fin y est un véritable aboutissement.
Et puis, ce plaisir des descriptions avec les chevaux, qui m'a souvent fait penser à "mon amie Flicka",
beaucoup de liberté et de grands espaces : on y respire
...et pourtant l'on étouffe.

Morceau choisi :
Il n'est rien qu'on ne résolve. Tout est dans le mouvement. Ce qui ne bouge pas meurt, et nous ne sommes pas morts, n'est-ce pas ?

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