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Le bruit des vagues
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10 avril 2011

de toutes façons, maintenant, c'est cuit !

C'est une drôle d'expression,
qu'aujourd'hui je comprends mieux !

En petits morceaux, ça rendrait plutôt bien,
je vous montre

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Mais le résultat "en entier" me laisse plus que perplexe,
pas vous ?

Le_bruit_des_vagues_DSC07093_8

Mais de toutes façons, maintenant, c'est cuit...

Bon, en même temps, c'est pas bien grave, tout ça
(petit mot qui aura fait sourire Agnès...) :
ça m'a donné un tas d'idées !

Allez, tant pis, j'le colle dans un cadre,
...et je ferai mieux la prochaine fois !

2011_058TableauLeBruitDesVagues

(un clic sur le tableau pour voir en grand)

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17 mars 2011

gourmandises

et le pire
c'est que ces petites douceurs
ne sont même pas pour moi !

(je me vengerai sur des "vraies" !)

2011_043Collier_044BouclesLeBruitDesVagues

Collier et boucles d'oreilles assorties
(forme "cookies" grandement sollicitée et illico portée par une de mes filles)

 Pour la recette, je l'ai trouvée chez Dollicious.
(vous verrez, ce sont des biscuits très faciles à préparer,
et fort appétissants, je trouve !)
Sinon, une autre recette, chez Gustave 
(celle-là pour moi)

 

13 décembre 2010

dernière lecture : Encore une danse

de Katherine Pancol

PancolKatherineencore_une_danse

Présentation de l'éditeur :
Ils forment une bande d'amis : Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha.
Ils ont grandi ensemble à Montrouge, banlieue parisienne. Ils ont habité le même immeuble, sont allés dans les mêmes écoles et ne se sont jamais quittés. Lorsqu'ils sont devenus adultes, leurs vies ont pris des tournants différents mais leur amitié a résisté au temps, à la réussite des uns, aux échecs des autres. Leurs espoirs, leurs illusions se sont réalisés ou envolés. Ils se retrouvent comme avant, pratiquent toujours leurs rites d'amitié même si leur " musique ", parfois, émet des fausses notes qu'ils s'empressent d'oublier de peur de troubler cette belle harmonie qui leur est nécessaire pour affronter la vie, la peur de vivre.
Mais une nouvelle épreuve, plus sournoise, plus terrible, s'annonce. Face à elle, ils ne peuvent pas tricher. Les masques vont tomber. Le groupe menace de voler en éclats, de révéler des trahisons, grandes ou petites, et mille ressentiments longtemps cachés. Arriveront-ils à franchir cette étape inattendue qui les met chacun face à eux-mêmes, qui les oblige à faire le point sur ce qu'ils sont devenus sans complaisance ni lâcheté ? C'est le sujet de ce roman où les enfants ont grandi, ont vieilli et doivent abandonner le trouble paradis de l'enfance, des apparences, pour affronter la vie, et conjurer la peur qui nous saisit tous quand il s'agit de devenir grands...

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3 février 2011

trilogie

Une petite série,
histoire de faire "place nette" sur mes étagères
pour les nouveautés que je vous réserve...

Oui-oui :
certains colliers déjà "aperçus"
lors du dernier challenge avec Mathilde Colas.
Mais là, on les voit quand même mieux, non ?

2011_002Collier

2011_003Collier

2011_004Collier

Colliers en pâte polymère

Comme d'habitude,
vous avez le droit de donner votre (vos !) avis !!!

20 décembre 2010

dernière lecture : Quand souffle le vent du nord

de Daniel Glattauer

GlattauerDanielQuandSouffleLeVentDuNord

Présentation de l'éditeur :
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre…
De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant - enfin ! -, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

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15 novembre 2010

est-ce abuser ?

Voilà.
ça n'est pas que la courge m'inspire particulièrement...
Mais vu la récolte Courge_blanchede l'année, et l'enthousiasme grimaçant de ma famille (moi comprise, d'ailleurs je devrais dire "principalement") pour le "gratin de courge traditionnel", je cherche, j'interroge, je harcèle, et j'obtiens ainsi des recettes originales et succulentes... dont la fameuse recette du velouté potiron châtaignes et foie gras de Bénédicte, qui sera une entrée plus que présentable si vous décidez de recevoir à la maison façon "terroir" raffiné !... ingrédients pour 6 personnes : 600g de potiron - 1 oignon - 2 cuillères à soupe de fond de volaille - 1 bocal de châtaignes -1 bloc de foie gras ou un foie gras cru ou cuit - 20 cl de crème liquide. éplucher et couper le potiron en cubes - faire suer l' oignon dans 2 cuillères à soupe d' huile d'olive et y rajouter le potiron - faire revenir le tout quelques minutes le temps que le potiron soit doré - couvrir d' eau - délayer les 2 cuillères à soupe de fond de volaille dans un verre d'eau et le rajouter à la préparation - laisser cuire à couvert en rajoutant de l'eau si nécessaire (plus les morceaux de potirons sont petits, plus la cuisson est rapide) - mixer finement en rajoutant les châtaignes et la crème - vérifier l'assaisonnement (le sel n' est pas forcément nécessaire avec le fond de volaille,mais une pointe de poivre ou de piment d'Espelette c'est pas mal) - juste avant de servir, déposer une quenelle de foie de volaille ou une tranche de foie gras juste poêlée.

Et avec un petit Gewurtzraminer, c' est à tomber !

20 octobre 2010

dernière lecture : dolce agonia

de Nancy Huston

HustonNancyDolce_agonia

Présentation de l'éditeur:
Dieu, qui se prend sans doute pour un romancier, se livre ici au malicieux plaisir de nous montrer, au début de chaque chapitre, vers quel destin s’acheminent à leur insu douze convives qui passent ensemble une soirée de Thanksgiving dans l’Amérique profonde. Ces convives, campés avec l’autorité que leur donne une romancière rompue à l’art de révéler le vertige des pensées et la valse des sentiments, conversent sur la naissance et la mort, ils discutent de l’existence et de l’amour, ils déballent leurs espérances et leurs désillusions, et font voir, au passage, le métissage complexe de leur société. Mais le lecteur, averti du sort qui les attend, assiste à leurs manèges avec, dans sa conscience, le poids d’une vérité qu’il est incapable de leur transmettre. Peu à peu apparaît ainsi l’étrange relation que le roman entretient parfois avec notre propre vie. Dolce agonia confirme en même temps la souveraineté d’une romancière qui s’est imposée depuis quelques années déjà comme l’un des écrivains majeurs de notre littérature.

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12 septembre 2010

...c'est pas encourageant

La pâte fimo est de plus en plus difficile à travailler !
Soit elle est tellement molle et collante que l'on n'en tire rien,
soit elle est trop sèche et se transforme, comme ici, en paillettes dès qu'on la passe dans la machine.

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Une heure pour préparer un pain de pâte translucide,
n'est-ce pas excessif ?

Enfin, j'aurai eu le dernier mot dans cette histoire (non mais !)
et pour faire quoi, vous croyez ?
Des (micro) tesselles, bien sûr !!!

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La morale de cette histoire :
est que ce n'est plus de la motivation qu'il faut, ici,
mais bien de l'obstination !
(...et pas si sûre que cela m'amuse longtemps !!!)

3 juillet 2010

dernière lecture : le potentiel érotique de ma femme

de David Foenkinos

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Présentation de l'éditeur :
" On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets.
Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine. " Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié.
Alors, il s'est mis à collectionner sa femme.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Drôle, excessif, décalé. Surréaliste, même. Mais aussi, quelle écriture ! C'est excellent ! Quelques petites phrases qui viennent là nous surprendre, des situations grotesques et même complètement loufoques, le portrait d'un collectionneur compulsif à croquer. C'est du "total-délire". Mais c'en est même rassurant, finalement... Non ?
Le début du livre : « Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer à l'acte, à braver tous les dangers de notre grosse humanité, à embraser les foules féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec des voisins, et, en cas de grande forme, à comprendre un film de David Lynch. Il serait une sorte de héros de notre temps, avec des mollets ronds. Mais voilà qu'il venait de décider de se suicider. On avait vu mieux comme héros, merci. Un certain goût pour le spectacle lui avait fait opter pour le métro. (...) C'est fou cette tête de héros. (...) Hector nous fit un malaise. Dans son œil, on ne voyait rien. Il fut découvert gisant dans les couloirs du métro, plus près de Châtelet-Les Halles que de la mort.

Morceaux choisis :
"Il est au creux de la vague, vague qui elle-même est au creux de l'océan, océan qui lui-même est au creux de l'Univers, il y a de quoi se sentir perdu".
"Il faut s'avouer malade pour commencer à guérir".
"Le sentiment grignote les jambes".
"Le bonheur ne s'annonce jamais"

26 mars 2010

dernière lecture : mon amour, ma vie

de Claudie Gallay

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Présentation de l'éditeur :
Pa' croit au monde meilleur, il dit que la chance va revenir. Le terrain vague, au bord du périph', il l'a appelé Al'Bamo, le Paradis. En vrai, ça s'appelle rond-point de la Pologne. La bâche du cirque est trouée, il ne reste plus que deux tigres et une guenon. Il doit y avoir des endroits plus beaux que ceux-là, mais Dan, l'enfant du clan des Pazzati, n'en connaît pas. Il sait toutes les mauvaises choses qui guettent quand on est Rom, mais aussi les belles que la vie invente, le feu, les saucisses grillées, le regard de Mam' les rares fois où elle le serre contre lui. Mam', la reine des Pazzati, qui dit toujours que la pitié, ça tue les hommes.

Mon avis au sujet de ce roman :
Je suis sûre que c'est un excellent roman. Mais je n'ai pas aimé. Je suis pourtant allée (vite !) jusqu'au bout, fascinée. Mais dérangée, ô combien dérangée...
Je crois que c'est le sujet qui m'a troublée, la violence, l'enfance volée, la misère, cette vie d'errance. Tout... Mais l'écriture... Très réussi, très écoeurant. Seul le titre y est bucolique...
Une grosse claque.
Je vais m'en remettre...

Morceaux choisis :
Il y a des choses, on a envie de les faire, on ne les fait pas. C'est l'éducation. On se dit qu'on les fera quand on sera grand mais quand on est grand, on n'a plus envie.
Le mental, c'est ce qu'on a derrière les yeux quand on est gagnant.
Le bonheur, ça ne dure pas. C'est pour ça que c'est du bonheur.
C'est comme ça quand on n'envisage pas. Les choses nous tombent dessus sans qu'on ait pensé qu'elles puissent arriver.
C'est ce qui rend vivant. Aimer malgré tout. Sans rien attendre.
La pitié, ça tue les hommes.

18 mars 2009

Questionnements

J'ai des doutes sur le changement de l'heure
en été
J'ai des doutes sur qui coule les bateaux,
qui jette les pavés.
Des réserves quant à la question d'angle
pour le canapé.

J'ai des doutes sur la notion de longévité.
Sur la remise à flot de la crème renversée.
J'ai des doutes,
est-ce que vous en avez ?
Est-ce que vous en avez ?
Des doutes,
des idées, des rondes, des carrées, des allongées ?
Est-ce que vous en avez,
des devises des pensées de l'Asie et du coeur ?

J'ai des doutes sur l'heure à laquelle tu viens de rentrer.
La certitude de t'avoir si fort désiré.

J'ai des doutes,
est-ce que vous en avez ?
Est-ce que vous en avez ?

les_doutes

Voilà, just'un petit hommage, comme ça,
en pensant très fort aujourd'hui à l'un des hommes de ma vie :
...Alain Bashung
(Paroles de "Le secret des banquises")

Photo automne 2008

17 janvier 2016

dernière lecture : La tête en friche

De Marie-Sabine Roger

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5 etoiles

Présentation de l'éditeur : 
"Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique...- et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c'est une histoire qui parle d'aventures ou d'amour - ou d'indiens. Et point barre, c'est tout."
Née en 1957, Marie-Sabine Roger se consacre entièrement à l'écriture. Son travail est très reconnu en édition jeunesse, où elle a publié une centaine de livres, souvent primés. Pour les adultes, elle a notamment écrit "Un simple viol" (Grasset, 2004), et des nouvelles publiées chez Thierry Magnier, "La théorie du chien perché" (2003) et "Les encombrants" (2007).

Mon sentiment au sujet de ce roman : 
C'est une histoire à la fois simple et banale, et qui semble, pourtant, plutôt surréaliste, enfin je crois..., dans ce monde où nous vivons aujourd'hui... Parce qu'elle raconte l'improbable rencontre entre un homme quasi analphabète, plutôt grossier et mal éduqué (genre grosse racaille, diraient mes filles), avec une très vieille femme, passionnée de lecture, douce, cultivée et fragile. Curieusement, ils deviennent; petit à petit, amis, pourrait-on dire inséparables ? et se retrouvent de plus en plus souvent dans le jardin de ville pour partager des moments de lecture (enfin la vieille dame fait la lecture au garçon, qui serait bien incapable de déchiffrer 3 paragraphes à la suite...). S'ensuivent des réflexions, souvent vraiment drôles !
Je ne sais pas par quel tour de passe-passe, Marie-Sabine Roger m'a emmenée avec elle, observant un peu de loin, ces deux lascars, m'attachant à eux. J'étais là, dans le joli jardin de Ville, vers chez moi, où se trouvent, tout le long d'une promenade jalonnée d'arbres centenaires et majestueux, des bancs, et, tout au fond du jardin, la maison de retraite. Le cadre est superbe, les pigeons sont bien là, les jeunes côtoient les vieux. Cette histoire, sous mes yeux,  prenait vie, et les personnages à chaque instant devenaient de plus en plus attachants. 
Des vraies personnes, là, comme on en croise tous les jours, et qui ont leur histoire, si on prenait un peu le temps de les écouter...
Inutile de vous préciser, je pense, à quel point j'ai adoré ce roman.
Oh là là, vous allez finir par m'en vouloir ! Je viens de voir la loooongue liste de citations. En général, c'est plutôt bon signe... Et puis, vous n'êtes pas obligés de tout lire, hein ?

Morceaux choisis : 
"Les mots ce sont des boîtes qui servent à ranger les pensées, pour mieux les présenter aux autres et leur faire l'article. Par exemple, les jours où on aurait l'envie de frapper sur tout ce qui bouge, on peut juste faire la gueule. Mais du coup, les autres peuvent croire qu'on est malade, ou malheureux. Alors que si on dit d'une façon verbale, Faites pas chier, c'est pas le jour! ça évite les confusions".
"Des fois, je me dis que les dingues, on a dû les dresser à devenir méchants à coups de vacheries. Un clébard, si vous voulez le rendre con, suffit de le tabasser sans raison.Un homme, c'est pareil, à part que c'est plus simple. Pas besoin de lui cogner dessus, même pas. Se foutre de sa gueule, ça suffit".
"Lorsque j'ai rencontré Margueritte, j'ai trouvé ça compliqué, d'apprendre le savoir. Ensuite, intéressant. Et puis flippant, parce que, se mettre à réfléchir, ça revient à donner des lunettes à un myope. Tout semblait bien sympa, tout autour : facile, c'était flou. Et tout d'un coup, on voit les fissures, la rouille, les défauts, tout ce qui part en couille. On voit la mort, le fait qu'on va devoir quitter tout ça et même pas forcément d'une façon marrante. On comprend que le temps, ça fait pas que passer : ça nous pousse à crever un peu plus tous ls jours, des deux mains dans le dos. Il n'y a pas de pompon à choper pour faire un tour gratuit, sur le manège; On fait son tour de piste et point barre : on s'en va. Franchement, pour certains, la vie, c'est une belle arnaque".
"En marchant, je repensais à ce truc,qu'elle venait de me lire. A part les rats, y avait d'autres moments que j'avais bien aimé. Par exemple le coup du voisin qui veut se suicider et qui écrit à la craie sur sa porte : Entrez, je suis pendu. Entrez, je suis pendu ! ça tue, un truc pareil, non ? Qu'est ce qu'il pouvait bien avoir dans la tronche, ce Camus, pour inventer des conneries pareilles ! Quoique des fois, la vie..."
"Il ne fat pas aimer les livres en égoïste. Pas plus les livres qu'autre chose, en fait.  Nous ne sommes sur terre que pour être passeurs, voyez-vous... Apprendre à partager ses jouets, voilà probablement la leçon la plus important à retenir, dans la vie..."
"(...) les chagrins des autres, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, ça ne console pas des nôtres".
"Le problème, c'est que je dis les choses que je pense avec les mots que j'ai appris. Forcément, ça limite. C'est peut-être pour ça que j'ai l'air trop direct, à force de parler toujours en ligne droite. mais un chat c'est un chat, et un con, c'est un con. J'y peux rien, si les mots existent. Je m'en sers et c'est tout. Y'a pas de quoi fouetter une pendule."
"Réfléchir, ça m'aide à penser".
"J'aime bien quand elle rigole. En même temps, ça fout la trouille, j'ai toujours peur qu'elle manque d'air. Ces petits vieux, ça commence par se marrer, puis ça tousse comme un diesel, ça vous fait une fausse route et ça vous claque entre les doigts. Pour se fendre la gueule, il faut de l'habitude. Sinon, c'est dangereux. Quoique, tant qu'à mourir."
"L'affection, ça grandit sous cape, ça prend racine malgré soi et puis ça envahit pire que du chiendent. Ensuite, c'est trop tard : le coeur, on ne peut pas le passer au Roundup pour lui désherber la tendresse".
"Quand on aime quelqu'un, il nous fait plus de peine à lui tout seul en étant malheureux, que tous ceux qu'on déteste s'ils se mettaient ensemble à nous pourrir la vie".
"Observer, c'est regarder utile, en se disant qu'on veut se souvenir. Et du coup, on voit mieux. Forcément. On voit même ce qu'on aurait préféré pas savoir (...)".

1 juin 2015

dernière lecture : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

de Stephan Zweig

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3 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Scandale dans une pension de famille "comme il faut", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un de ses clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...
Seul le narrateur tente de comprendre cette "créature sans moralité", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimé chez la fugitive.
Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'"Amok" et du "Joueur d'échecs", est une de ses plus incontestables réussites.

 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Sur cette lecture, j'ai fait une erreur : je l'ai commencée, en même temps que j'ai visionné le film qui en a été tiré, avec Agnès Jaoui (que j'adore) dans un des premiers rôles. Ce film est superbe. Avec une seconde histoire qui vient porter la première (celle du roman, très bien restituée), et qui tient parfaitement bien la route. Alors deux histoires pour le prix d'une, évidemment, la concurrence est rude !
Bon... mea culpa : j'aurais tout de même pu avoir la patience de finir ma lecture avant d'engager le visionnage du film, parce que ce roman est franchement plutôt passionnant, si l'on se projette au début du XXe siècle, avec cette délicatesse venue d'une autre époque, et surtout une écriture qui sait à merveille entrer dans l'intimité des sentiments et décrire l'irrépressible folie d'une passion amoureuse.
Désuet, certainement, mais aussi intense et torride !
Alors je vous laisse face à votre prochain dilemme : lire ou visionner le film ? Parce que oui, je vais être très vilaine : vous permettre de cliquer, là, en bas de l'article !  
;)
 
Morceaux choisis :
"La vérité à demi ne vaut rien, il la faut toujours entière."
"Il n'y a que la première parole qui coûte"
"Quelle importance si on a eu un moment de folie, un seul !" Mais on ne peut pas se débarrasser de ce que nous appelons, d'une expression très incertaine, la conscience".
 
5 avril 2014

dernière lecture : les pantoufles du samouraï

de Patrick Cauvin

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3,5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Depuis une bonne quarantaine d'années, il n'a plus écrit une ligne. Même pas pour les voeux de nouvel an. Il ne connaît plus personne. Il est seul dans la ville. Il a 84 ans. Et si ce matin-là il reprend la plume, c'est qu'il a une sacrée bonne raison. Tout démarre dans l'épicerie. Celle située derrière chez lui, celle où il n'était jamais entré. Ce qui s'est passé là, il n'est pas près de l'oublier. Vous non plus.

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Les 3-4 premières pages passées (assez surprenantes/dérangeantes, je crois... j'ai d'ailleurs hésité à poursuivre ma lecture. Bien m'a pris de persévérer...), je me suis beaucoup amusée à cette lecture, même si le sujet est bien lourd : la vieillesse et la solitude. Le héros de l'histoire (enfin héros...) a, sous ses airs ronchons, beaucoup d'humour ! Et puis cette écriture fluide de Patrick Cauvin : décidément, je crois que je ne m'en lasse pas... 
Amateurs d'oeuvres littéraires, passez votre route. En revanche si vous aimez rire (bon ok, ici un peu au détriment d'autrui...) vous vous régalerez assurément !

 

Morceaux choisis :
"Je sortais faire ma promenade, le "petit tour", expression qui fleure son vieux monsieur. Les jeunes gens ne font pas de "petit tour", ils font des conneries, ce qui est beaucoup moins languissant et répétitif".
"A croire que les plus grandes querelles reposent et se nourrissent sur les bases les plus futiles qui soient".
"On me dira qu'on ne peut pas prétendre qu'une rue, si elle est déserte, soit plus déserte qu'une autre qui l'est également".
"Tant qu'il y a de la salive, il y a du ressentiment. N'oublions  jamais de cracher sur les gâcheurs d'enfance".
"La rue était toujours vide, la soirée toujours belle, mais j'ai compris en cet instant que je venais, par la plus grande inadvertance, de pénétrer dans un univers qui ne me lâcherait pas".
"L'inconscient a peur du ridicule. Dès qu'il sait qu'il y a du comique quelque part, il bloque."
"On a toujours tendance à penser que lorsque quelque chose arrive, ce quelque chose devait arriver".
"Comment fait-on pour devenir un ronchon chargé d'années, un barbon dont Molière, déjà, se moque, et qui finira seul en bout de décor ? C'est très simple, il suffit d'écarter les doigts et de laisser fuir une femme que l'on a aimée, et ça y est, c'est fini, on endosse le rôle, un peu attristant, beaucoup ridicule... Une perle de vie glisse sur le pont du navire et tombe dans la mer.
"Je me demande si cette lubie qui consiste à transcrire ce qui vous arrive n'est pas une belle preuve de sénilité. Pour résumer, je vieillis et c'est la première fois que ça m'arrive".
"Les existences sans aventures ne sont pas mornes pour autant".

 

Et, comme bientôt toujours, un passage un peu plus long, qui m'a fait penser à ma grand-mère qui, avec sa canne blanche, parcourait vaillamment ses 2-3 kilomètres chaque jour :
"Donc je me balade. A petits pas bien sûr. Comment pourrait-il en être autrement ? Je ne le fais pas exprès, on s'en doute. Qui s'amuserait à rétrécir ses enjambées ? ...Simplement, au fil de l'âge, la distance qui sépare un pas de l'autre se raccourcit. Pour compenser, on tente d'accélérer, ce qui doit me donner une allure pressée. Pas plus rapide qu'un vieillard. Les gens qui me regardent passer doivent penser que j'ai chaque soir un rendez-vous urgent ou le feu au cul. Ils se trompent dans les deux cas : je n'ai jamais rien à faire et si je me trempais en permanence les fesses dans la glace, elles ne seraient pas plus froides que dans leur état normal. Je trottine donc. Aucune raison à ma hâte, si ce n'est l'obéissance à un chronomètre invisible qui m'oblige à franchir depuis un demi-siècle la même distance durant le même temps."

12 février 2013

dernière lecture : Kafka sur le rivage

De Haruki Murakami

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¬¬¬¬¬

Présentation de l'éditeur :
Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction œdipienne proférée par son père. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre, tandis que sur le chemin, la réalité bruisse d'un murmure envoûtant.

Mon sentiment, au sujet de ce roman :
Bienvenue dans un monde surréaliste, et qui pourtant touche au réel avec tellement de finesse...
Un premier chapitre où il m'a été difficile de m'immerger. Ce garçon, "Kafka", totalement insaisissable, complexe, ne me plaisait pas du tout ! 
...Mais voilà : la suite ! 
Un régal absolu, tant dans le rythme que dans les thèmes abordés. Une ambiance très particulière, de celles que j'avais ressenties dans les premiers romans latinos que j'ai pu découvrir passionnément. Un vrai style, où le héros n'est jamais celui que l'on croit, où les personnages ont une incroyable profondeur, où le récit est au service d'un ouverture d'esprit, dans tous les sens, mais sans jamais manquer de cohérence. Inutile, sans doute, de vous dire à quel point je suis emballée. Pour moi : un empressement et un chagrin de finir si vite ce (très long...) roman.
Envie de dire merci pour la découverte de ce nouvel univers, magnifique d'imagination et de rebondissements,  pour cet autre monde à portée de main, pour la découverte d'une autre sensibilité artistique (si différente de celle des romans occidentaux...).
Et puis ces personnages que je n'oublierai pas, je le sens, avec, à la clé, une incroyable liste de morceaux choisis, tous plus succulents les uns que les autres (philosophiques ?). J'hésitais à tous vous les retranscrire, mais j'ai peur, en ne le faisant pas, de perdre des instants précieux...
Mon chien, que j'appellerais bien aujourd'hui Nakata, et mon chat, probablement lui aussi à la frontière des mondes.
Respect.

Morceaux choisis :
"Chaque fois que je saisis un volume et l'ouvre, il s'échappe d'entre les pages un parfum du temps passé."
"Ce que fait Dieu est généralement assez incompréhensible."
"Bien des choses ne peuvent être comprises qu'avec l'éclairage du temps."
"Il y a tant de choses que j'ignore."
"On oublie vite ce dont on n'a pas besoin."
"Les gens ont besoin de s'accrocher à quelque chose pour vivre. Comme disait Goethe, (...) la création tout entière est une métaphore.
"Ce que j'imagine a peut être beaucoup d'importance en ce monde."
"Tout est question d'IMAGINATION. La responsabilité commence avec le pouvoir de l'imagination. (...) La responsabilité commence dans les rêves."
"Un sens de l'imperfection, s'il est artistique, intense, stimule ta conscience, maintient ton esprit en alerte."
"Le silence, ça s'écoute."
"Il n'y a qu'une sorte de bonheur mais le malheur prend mille formes différentes."
"L'étroitesse d'esprit et l'intolérance sont des parasites qui changent d'hôte et de forme, et continuent éternellement à prospérer."
"C'est à force de s'impliquer dans de petites choses que tout prend sens naturellement. (...) Par le simple fait de vivre, on établit un lien avec les choses qui nous entourent, quelles qu'elles soient."
"Dès que tu commences à réfléchir par toi-même, tu déranges."
"Ce qu'on nomme l'univers du surnaturel n'est autre que les ténèbres de notre propre esprit."
"Si le talent est une sorte d'énergie naturelle, il devrait trouver un moyen ou un autre de s'exprimer, non ?"
"Le visage et la silhouette de celle que tu aimes te paraissent précieux et particuliers chaque fois que tu les vois."
"Quand on ne trouve pas ce qu'on cherche, on ne s'endort pas paisiblement."
"Sa silhouette et son visage me sont chaque jour plus précieux."
"Toute perception est déja mémoire. Nous ne percevons que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir."
"Que serait la vie sans les révélations divines ?"
" Même les rencontres de hasard sont dues à des liens noués dans des vies antérieures. "
"Tout en ce monde est constamment en mouvement. La terre, le temps, les idées, l'amour, la vie, la foi, la justice, le mal. Tout est fluide, tout est transitoire. Rien ne reste éternellement au même endroit, sous la même forme."
"Dans la vie il arrive un tas de choses auxquelles on ne s'attend pas."
"Par le simple fait de vivre, on établit un lien avec les choses qui nous entourent, quelles qu'elles soient. Et le sens émerge spontanément de tout ça. Le plus important, c'est de savoir si ça se passe spontanément ou pas. Ce n'est pas une question d'intelligence, il suffit juste de regarder les choses avec ses propres yeux."
"Il y a toujours un lien ente toi et les choses auxquelles tu t'intéresses."
"Posséder un objet qui symbolise sa liberté peut rendre un homme plus heureux que la liberté elle-même."
"Je recherche une force capable d'absorber les pressions de l'extérieur et qui me permette de les supporter."
"Tout le monde a besoin d'un lieu où revenir."
"C'est une perte de temps de réfléchir quand on n'en a pas les capacités."
"C'est un lieu commun, mais les choses n'existent pas tant qu'elles ne se sont pas produites."
"Tu voudrais te transformer en corbeau vigoureux et sauvage et t'en aller à tire d'aile, voler par-dessus les montagnes, te pencher devant la fenêtre de sa chambre et la regarder, sans fin."
"C'est vraiment effrayant, le hasard."
"Quand l'imagination s'emballe, l'illusion enfle, finit par prendre une forme concrète, cessant d'être une simple illusion."
"Les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur. Et qui vous déchirent violemment le coeur en même temps."
"Nous perdons tous, sans cesse, des choses qui nous sont précieuses (...). Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi, vivre."

8 juillet 2011

dernière lecture : Avec vue sur la mer

de Didier Decoin

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Présentation :
Lorsqu'il était enfant, Didier Decoin a passé des vacances dans la Hague, au Nord du Cotentin. Il est tombé amoureux de cette région et a passé des années à y rechercher une maison. Il nous raconte joliment ses mésaventures immobilières, les péripéties inévitables liées aux travaux, les tempêtes, son jardin, les petits bonheurs du voisinage et des nourritures terrestres qu'offre ce pays normand battu par la mer et le vent.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un vrai plaisir. Pourtant, ce n'est rien de spécial. Seulement l'achat d'une maison secondaire. Racontée par un véritable conteur, que dis-je, un véritable ensorceleur, avec quelques passages succulents (l'envolée du toit du voisin), d'autres où je me retrouve totalement (sortir par grand-mauvais-temps écouter la mer mugir en choeur avec le vent), d'autres encore qui me rappellent quelques bons moments (la lumière du phare, dans la chambre, la nuit, à Roscoff...).
J'adorerais tellement ça : une maison avec vue sur la mer, juste pour mettre le nez contre la vitre les jours de grosse tempête !

Morceaux choisis :
« Je soupçonne Dieu d'être de la famille des phares. »
« Comme l'amour, la vue sur la mer est quelque chose qui n'a rien en soi d'exceptionnel, qui est connu et partagé par des millions de gens. Pourtant, quand cela vous échoit, vous ne pouvez vous défendre de l'impression que rien au monde n'est comparable à votre amour ni à votre vue sur la mer. »
« En matière de jardinage, c'est l'oeil qui fait le plus gros du travail. »
« J’ai fait ce livre pour dire que je n’habite pas une maison mais que je suis habité par elle… »

Et puis, ce passage plus long, qui me plaît particulièrement :
«
Je n'ai jamais vu la mer Rouge, mais je sais bien qu'elle n'est pas rouge. Pas plus, d'ailleurs, que la mer Noire n'est noire. La mer n'est rouge, vraiment rouge, qu'à (...) une certaine heure, brièvement, quand le soleil couchant, comme un tube de peinture que l'artiste écrase, dégorge brusquement une coulée de sa pâte brillante et fluide, d'un incarnat si ardent, si dévorant que les plus vives couleurs de la palette semblent tout à coup d'une tristesse de suie.
La "rougie" de la mer se propage d'ouest en est, courant comme un incendie. Portée par les vagues, elle atteint le rivage, submerge l'ourlet de la plage, s'étale sur les galets en lave incandescente, embrase les lacets de la route, escalade les falaises où elle empourpre les bruyères, l'ocre brune des fougères, le nankin des ajoncs. Le rouge investit tout, faisant du moindre gravier un rubis, transformant les bouquets d'ombelles en forêts de petits érables qui flambent dans la gloire fugitive de quelques minutes d'été indien à l'échelle d'un talus ou d'un fossé.
J'ai même cru voir, perché sur un rocher où il faisait sécher ses ailes, un cormoran virer du noir à l'écarlate.
»

 

30 mars 2011

dernière lecture : Des cornichons au chocolat

de Philippe Labro

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Présentation de l'éditeur ;
Stéphanie a 13 ans, un chat confident nommé Garfunkel, du culot, des problèmes - parmi lesquels ses mauvaises notes à la Ferme (le lycée) et la mésentente de ses parents - un goût discutable pour les sandwiches aux cornichons et au chocolat, une vision dérangeante sur les adultes et un style et une verve inimitables...
En 1983, Philippe Labro avait préféré s'effacer derrière ce texte que lui avait inspiré une personne très proche et présenter 'Des cornichons au chocolat' comme le journal d'une jeune écolière, Stéphanie. Mais aujourd'hui pour que les lecteurs comprennent mieux son cheminement romanesque et l'importance de ce texte qui forme avec 'Manuela' et 'Franz et Clara', une sorte de trilogie féminine sur l'adolescence et la naissance du sentiment amoureux, Philippe Labro a eu à coeur de se dévoiler en rééditant ce texte qui lui est si cher.

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Bah... Ras, je dirais (donc rien à dire...). Je suis trop loin de tout ça, sans doute... 
(si vous devez ne lire qu'un roman de Philippe Labro : "Franz et Clara" est magnifique !)

 

Morceaux choisis :
« 
Pleurer s’il n’y a personne qui vous console, ça ne vaut pas la peine ».
« 
ça n’arrive pas souvent de dire merci à quelqu’un pour quelque chose qu’il vous a donné quand il s’agit d’une chose qu’on peut même pas toucher de ses deux mains ».
« L’amour, ça prend du temps ».

29 novembre 2010

dernière lecture : Quand le requin dort

de Milena Agus

AgusMilenaLorsqueLeRequinDort

Présentation de l'éditeur :
Sardes depuis le Paléolithique supérieur, les Sevilla-Mendoza ignorent la normalité. Un père entiché de voyages lointains, une mère perdue devant la vie, une tante plongée dans des amours sans lendemain, un frère sourd à tout sauf à son piano. Celle qui décrit l'étrange et attachante ambiance familiale, avec une impassible candeur, est une adolescente engluée dans une liaison inavouable... Une liaison qu'elle cache à sa famille, où pourtant on parle d'amour et de sexe sans inhibitions. On y parle aussi de Dieu, dont on n'arrive pas à décider s'il existe ou pas. Plutôt qu'à lui, autant s'en remettre à la superstition pour affronter les dangers de l'existence. Celle-ci se déroule comme si on était dans la gueule d'un requin. Un requin qui vous enserre entre ses dents et vous empêche de vivre. On essaye d'en sortir quand il dort...

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10 avril 2010

dernière lecture : quelque chose en lui de Bartleby

de Philippe Delerm

DelermPhilippeQuelqueChoseBartleby

Présentation de l'éditeur
Le jour où Arnold Spitzweg crée son blog, une petite révolution est en marche : l'employé de bureau discret jusqu'à l'effacement cède donc à la modernité mais sans renier ses principes. Sur la toile, à contre-courant du discours ambiant  prônant l'activité outrancière, il fait l'éloge de la lenteur et décrit l'inclination naturelle à la paresse. Contre toute attente, les écrits intimes d'Arnold Spitzweg résonnent avec force chez des milliers d'internautes : on le félicite, on le sollicite, on parle de lui à la radio... L'homme anonyme fait l'événement. Comment vivra-t-il cette subite notoriété ?

Mon sentiment au sujet de ce roman
Heu...
Ici, l'essence du bonheur simple, probablement. Pas mal d'ennui, surtout.
Peut-être intriguée à cause du fameux blog (donc des blogs en général... Donc du mien, soyons honnête...). Puis amadouée par la belle écriture de Philippe Delerm.
Mais pour l' "action", faudra aller chercher ailleurs. Quoi que la fin...
Allez, je ne vous raconterai pas ! Laissez-vous surprendre aussi ? Car n'en doutons pas, cela reste un petit plaisir simple. Mais vraiment tout simple...

Morceaux choisis :
A Paris, on ne vous demande pas de droit de douane pour exister. (...) On vous laisse dans votre bulle, au café, au restaurant, dans le métro, dans le bus. Les regards n'ont pas d'efforts à faire pour s'éviter. c'est une mécanique de la pudeur (d'autre diraient de l'indéfférence).
Bien sûr, cela doit être involontaire,mais on ne peut pas s'empêcher de penser que l'intimité dévoilée prend un certain plaisir à s'afficher. Cela fait partie de l'été.
Il ne se verrait pas dire "vous savez, je me suis mis au tai-chi". On ne se met pas au tai-chi. Ce langage est trop fluide pour être disséqué avec une méthode Assimil. Pourtant, c'est peut-être ça qu'il voudrait : une sérénité muette, enclose dans le corps et tutoyant l'espace, apprivoisant les formes et les couleurs.
Il y a là-dessous une angoisse métaphysique. Un besoin d'exister qui ne reposerait sur rien. Ca, c'est vraiment notre époque. Ca m'horripile, évidemment. Mais bizarrement, ça me concerne. (--> Donc, une question que je me pose : ne serait-ce pas là aussi une belle définition (im)pertinente des réseaux sociaux et des blogs sur internet ?)

23 avril 2010

dernière lecture : les yeux jaunes des crocodiles

de Katherine Pancol

PancolKatherineLesYeuxJaunesDesCrocodiles

Présentation de l'éditeur :
Deux soeurs. La quarantaine. Iris, belle, très belle, riche, élégante, parisienne. Autrefois étudiante brillante, elle s'est mariée, et sa vie se résume en un tourbillon vain. Iris s'ennuie, rêve de devenir une autre. Joséphine est une littéraire, historienne spécialisée dans l'étude du XIIe siècle. Beaucoup moins belle, beaucoup moins à l'aise dans la vie. Mariée, elle a deux filles, vit en banlieue et se bat pour tenir debout. Un jour, à un dîner, Iris prétend qu'elle écrit. Entraînée par son mensonge, elle persuade sa soeur d'écrire un livre qu'elle signera, elle. Abandonnée par son mari, acculée par les dettes, Joséphine se soumet. Elle est habituée : depuis qu'elles sont enfants, Iris la magnifique la domine. Le destin de chaque soeur va basculer.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Ai-je aimé ce roman ou non...

Mon sentiment est plus que mitigé : Katherine Pancol est de ces auteurs qui ont l'art et la manière de raconter. De magnifiques tournures de phrases, des personnages pleins de vie, en quête d'eux-mêmes et d'amour.

Mais aussi un certain nombre de longueurs, des personnages bien trop stéréotypés (les gentils et les méchants), une multitude de détails, des situations improbables. Nous voilà avec, entre les mains, 650 pages de vies entremêlées (on appelle généralement cela une « saga ») à la lecture facile.

Bon livre de plage où l'on passera de bons moments, mais aussi roman amplement contournable...

Je ne lirai pas la suite...

Morceaux choisis :
"Les femmes ont si bien appris à être fortes qu'elles se sont cuirassées".
"Il y a des gens dont le regard vous améliore. C'est très rare, mais quand on les rencontre, il  ne faut pas les laisser passer".
"Quand on est amoureux, quatre vingt dix huit pour cent du cerveau ne fonctionne pas".
"Il faut toujours regarder sa peur en face et lui donner un nom. Sinon, elle vous écrase et vous emporte comme une vague scélérate".
Au sujet de l'écriture :
"Il en faut, du courage, pour rester enfermée de longues heures à triturer les mots, à leur dessiner des petites pattes velues ou des ailes afin qu'ils marchent ou s'envolent".
"Quand on écrit, il faut ouvrir toutes grandes les portes à la vie afin qu'elle s'y engouffre dans les mots et alimente l'imaginaire".
Au sujet du vocabulaire :
"ça sert à t'aider dans ta pensée. A mettre des mots sur des émotions, des sensations.... Tu clarifies ta tête en sachant mettre le bon mot sur la bonne chose. Et en te clarifiant la tête, tu te fais une personnalité, tu apprends à penser, tu deviens quelqu'un".
L'homme idéal est celui qu'on aime.
"Je devrais plutôt lui apprendre à faire une quiche ! ça arrêterait le manège dans sa tête."

14 février 2010

Dernière lecture : Un soir au club

de Christian Gailly

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Présentation de l'éditeur
Sait-il, vraiment, Simon Nardis, qu'il rate son train pour ne pas laisser passer sa chance ? Une chance double, celle de retrouver la musique qu'il avait perdue et la femme qu'il n'espérait plus. Seulement voilà, qui dit train dit horaire, qui dit horaire dit morale, qui dit morale dit vie conjugale. Simon Nardis était déjà marié.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un roman irrésistible, voilà ce qu'est "Un soir au club". Les mêmes thèmes que dans un précédent roman (Les oubliés, que j'avais aussi adoré) : la musique, les artistes dont on ne parle plus, la passion amoureuse, les bords de mer.
Complètement et définitivement séduite par cet auteur, je ne puis que vous conseiller d'ouvrir et de vous délecter de l'un de ses romans !

Morceaux choisis :
Un homme qui s'explique, c'est pas bon. Un homme qui marche droit, sans hésitations ni faux-pas n'a pas besoin de ça.
Les hommes qui disent la vérité sont les plus dangereux.
J'ai senti que c'était foutu, j'ai pensé : "Je vais sûrement lui céder, je vais lutter encore un peu et puis je vais me laisser l'aimer."
Qu'est-ce qui nous frappe dès nos premiers pas du matin, même si celui-ci touche à sa fin, dans une rue qui mène à la mer ? La légèreté de l'air.
Un refus vaut mieux que de ne pas essayer.

2 février 2010

Dernière lecture : L'exil des anges

de Gilles Legardinier
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Présentation de l'éditeur :
Ils ne se connaissent pas, mais un même rêve leur a donné rendez-vous dans une mystérieuse chapelle des Highlands. Valeria, Peter et Stefan ignorent qu'ils sont la preuve vivante d'une découverte révolutionnaire sur les arcanes de la mémoire faite vingt ans plus tôt par deux scientifiques disparus...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un excellent polar, écrit avec beaucoup de finesse. qui m'a accaparée deux soirs successifs. Une belle histoire, un rythme haletant, du suspense, de l'aventure. Que demander de plus ?
Ah oui... : une interview de l'auteur qui saura vous séduire, ne serait-ce que par son beau sourire.... C'est par ici.

Morceaux choisis :
Il suffirait donc d'être innocent pour être libre ? (...) Les prisons sont pleines de gens qui n'ont jamais eu de procès équitable.
On s'est probablement connus avant, on se retrouvera sûrement après, mais ce que l'on vit maintenant est en soi une raison suffisante pour justifier l'invention de ce monde insensé.

25 janvier 2010

Dernière lecture

Mademoiselle Chambon
HolderEricMademoiselle_Chambon
d'Eric Holder

Présentation de l'éditeur
Antonio, maçon d'origine portugaise, et Anne-Marie, qui travaille dans un atelier de maroquinerie, ont un petit garçon, Kevin.
Ils vivent à Montmirail, tranquillement. Un jour, Antonio va chercher Kevin à l'école. Il y voit la maîtresse de l'enfant, mademoiselle Chambon. A leur insu, les vies de l'institutrice et du maçon vont être bouleversées par cette première rencontre. Antonio prend l'habitude d'aller chercher Kevin à l'école. Mademoiselle Chambon essaie d'établir la fréquence de ses passages. Elle lui demande de remplacer une fenêtre dans son appartement.
Il vient chez elle, regarde le violon qu'elle possède. Elle doit s'avouer qu'elle est amoureuse. Il est chez elle. Il travaille. Pendant ce temps, elle lit un roman. Pour lui, avant qu'il parte, elle joue de son instrument. Elle lui offre une cassette sur laquelle elle a enregistré une sonate de Bartok. Anne-Marie trouve la cassette, " Bartok, drôle de nom, qui est-ce ? " Ici, l'histoire de mademoiselle Chambon, d'Anne-Marie et d'Antonio ne doit pas être déflorée.
Elle mérite qu'on la suive jusqu'au bout, amère et forte, comme la vie.

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18 janvier 2010

Dernière lecture

La conversation amoureuse
Fernay_Alice_LaConversationAmoureuse
d'Alice Fernay

Présentation de l’éditeur
Pauline, mariée, rencontre Gilles, en instance de divorce. Dans une langue superbe, Alice Ferney analyse les étapes et les nuances de la conversation amoureuse faite autant d'interrogations inavouées que d'aveux formulés.

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31 décembre 2009

Dernière lecture

La dégustation
QueffelecYannLaD_gustation

de Yann Queffélec

Présentation de l'éditeur :
Bernard croit encore à l'amour et à son pouvoir de transfiguration quand, à cinquante ans, il épouse Muriel, vingt ans. Il a un secret, mais elle aussi. Il est éditeur, propriétaire d'un beau domaine viticole au-dessus de Nice. Elle est oenologue, romantique, et déguster à l'aveugle lui délie la langue. Mais l'art du vin, la beauté des mots qu'il fait naître ne suffisent pas à repousser la mémoire, et quiconque espère abolir son passé par l'amour est condamné à le revivre. Bernard a des amis qui ne sont pas prêts à lui laisser oublier ce passé. Dans sa splendide villa qui a déjà servi de cadre à des réunions sanglantes de nazis, la danse nuptiale tourne au duel...

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Le bruit des vagues
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