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Le bruit des vagues
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20 juillet 2013

dernière lecture : la tendresse des loups

De Stef Penny

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Présentation de l'éditeur :
Au Canada, à la fin du XIXe siècle. 
1867. Alors qu'un terrible hiver a pris en tenaille le petit village de Dove River, un trappeur est retrouvé mort dans sa cabane, égorgé et scalpé. Dans cette communauté d'origine écossaise qui s'accroche désespérément aux convenances de la mère patrie, le choc est terrible. Surtout pour Madame Ross, qui a découvert le corps et constaté dans la foulée la disparition de Francis, son fils adoptif. Doit-elle le signaler à Donald Moody, le naïf envoyé de la Compagnie de la Baie d'Hudson, chargé de retrouver le coupable au plus vite ? Et a-t-elle raison de se méfier de ce mystérieux Sturrock, un aventurier qui compte bien récupérer un os gravé soi-disant légué par le défunt ?Incapable de croire que Francis soit l'auteur d'un crime aussi monstrueux,
Madame Ross, accompagnée de Parker, un trappeur métis, se lance dans une course poursuite éperdue...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Alain comme Mathilde (deux excellents lecteurs, avec des approches très différentes de la lecture) auraient presque pu me décourager en me disant tous deux que c'était là un roman traînant en longueur...Heureusement, je n'ai écouté ni l'un ni l'autre ! Quel récit, quelle aventure !
Je me suis retrouvée propulsée dans le grand Nord canadien, à la fin du 19e siècle, dans une aventure digne des plus  grands westerns hollywoodiens... Avec certes quelques lenteurs, mais de celles comparables au temps arrêté en pleine tempête de neige, à une époque où les heures se déroulaient probablement à une autre vitesse que les nôtres, en tout cas la vitesse qu'il me fallait justement pour me synchroniser avec un récit tel que celui-ci.
Ok, on n'est pas ici dans du grand roman littéraire. Mais plutôt invités à partager une grande et belle aventure...

Morceaux choisis :
Il arrive qu'on soit déçu du rôle qu'on joue.
On veut toujours être le héros- pas vrai ?
Si un parent choisit d'espérer, rien de ce que dira quelqu'un d'autre ne pourra l'en empêcher.
C'est ainsi que les choses se passent : le besoin mutuel, voilà ce qui pousse les gens à collaborer ; ça n'a rien à voir avec la confiance, la gentillesse ou d'autres notions sentimentales analogues.
Ça pourrait être pire. Ça peut toujours être pire.
Comment peut-on être heureux quand on est entouré de laideur ?
Ce que nous cherchons vraiment nous échappe.

Un passage un peu plus long : Je n'ai pas beaucoup pleuré au cours de ma vie, tout compte fait. Chaque vie a sa part d'épreuves (...) et pourtant j'ai toujours pensé qu'il était inutile de verser des larmes, comme si en pleurant nous supposions que quelqu'un nous verrait et aurait pitié de nous, ce qui implique également  que ce quelqu'un puisse quelque chose pour nous. Or, j'ai découvert très tôt que personne ne peut rien pour nous.

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31 juillet 2013

dernière lecture : Un territoire fragile

D'Éric Fottorino

9782070344376

5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Clara Werner, biologiste française, a fui Fez et accepté auprès de l'Institut océanographique de Norvège une mission à Bergen. Les crises d'eczéma dont elle souffre la conduisent chez un "accordeur" de corps. 
Eric Fottorino offre un double point de vue, celui de l'accordeur et celui de Clara, sur les souffrances qu'a endurées la jeune femme et qui se manifestent sur son corps tendu et malade : l'indifférence de sa mère, la violence d'Anas dont son père l'a délivrée...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un texte magnifique... De l'émotion à fleur de peau, et pourtant beaucoup de pudeur. La souffrance de Clara, et l'impuissance de "l'accordeur" pour l'approcher (la toucher) suffisemment pour pouvoir l'aider.
J'ai adoré tous les mots de ce médecin osthéopathe, tellement respecteux de la vie, que tout met sur la voie du mouvement juste (un air de violon, les conseils de son père, la "maladresse" de sa main gauche). A la recherche de la bonne clé : celle qui fera tomber l'armure... 
Importante aussi : la rencontre de Clara avec le peintre, dont le regard ne s'est pas trompé...
Je crois qu'il serait dommage de passer à côté de ses maux ces mots sans les entendre...

Morceaux choisis :
« Votre mère ne vous a pas donné grand-chose, à part la vie.  »
« Je suis un accordeur de corps. J'accorde les muscles et les vertèbres comme un guérisseur de piano rend leur souplesse aux cordes martelées de la table d'harmonie. C'est toute ma vie, accoder. Au fond, je ne connais pas d'oeuvre plus humaine. »
« Le coeur aussi est un muscle strié. J'en déduis qu' on peut décider la seconde de sa mort. »
« L'éloquence peut être muette comme la plus profonde, la plus insoupçonnable des blessures. »
« Rien n'est jamais gagné, pas même la mer pour un port. »
« D'abord voir, ensuite concevoir. »
« Il faut garder jusqu'au dernier instant l'émotion et l'attente de la nouveauté, le frémissement qui naît sous les doigts avec l'imprévu. »
« Chaque corps est un résumé du monde. Le temps lui passe dessus, dépose ses marques. Il apprend la vie, c' est le mouvement, puis se déprend d'elle, s'accomode de regarder les autres exister. »
« Chaque douleur est une mémoire. »
« Il suffit d'un petit rien, d'un os en porte-à-faux pour mal commencer dans la vie. »
« Le corps est la chair de l'esprit. Chaque tourment de l'âme laisse sous la peau un fêlure et dessus, une foulure. »

Un passage un peu plus long : « Deux ans de ma vie, jour après jour, j'ai remodelé ce corps en rébellion. Mes mains ont repris chaque ligne, les sillons profonds, la courbe des épaules, de la nuque, l'aplat de son dos et jusqu'à l'arc de ses lèvres, de ses sourcils, la mâture de ses jambes, ses chevilles interminables, la déclive de ses pieds. Mais je vais trop vite. Au début, je ne pouvais pas la toucher, à peine l'effleurer. Sa peau était minée. Je la frôlais comme on frôle une catastrophe. »

 

6 décembre 2009

A défaut

A défaut de vagues qui déferlent par dessus la jetée
voici leurs teintes sombres, un peu hivernales.

effet_mati_res

Qui viendrait se balader avec moi en bord de mer
pour admirer la mer déchaînée en cette saison
et respirer à fond l'odeur des embruns ?
J'adore ça !

Enfin, rien que d'y penser,
cela m'aura fait du bien...

tempete_au_croisic

Photo de la mer en furie, trouvée sur le net.
Celle du haut : encore un morceau de "ma" future frise (empreinte polymère)


28 septembre 2009

Figure de proue

petite_sireneJe suis la vigilente.
Si j'’avance à contretemps, ciel immense sur la tête et eau salée sur le visage, je le dois à la pluie, juste avant qu’elle ne tombe, à cette heure trouble, ce moment précis, avant le lendemain, et avant les jours, les mois, les années.
Face aux déferlantes, souvent, je ferme les yeux, et je rêve : d’une ville dans la nuit où vient, seul dans le noir, cet homme, semblait-il sans lumière. Mais il est celui que j’aime tout bas, qui me donne envie de tout connaître, de tout prendre et de tout donner : la terre légère, le nom du vent, la vie des pierres. C'est ainsi que face au large, je porte un désir dans mes yeux, grands ouverts vers l’horizon.
Et j'attends.

Texte rédigé en août 2009,
Le thème : "titres de romans" :
En partant de titres de romans contemporains conseillés sur le site "le choix des libraires" (ici), j'ai essayé d'illustrer de façon poétique, cette photo que je trouve à la fois belle et effrayante : à quoi peut bien donc penser cette femme agrippée à la proue du navire ? Pourquoi reste-t-elle dans cette posture inconfortable alors qu'il lui suffirait de joindre les bras pour plonger dans les flots et retrouver sa liberté... Symbolise-t-elle la femme, figure de proue défiant vents et marées ?
Et vous, qu'en pensez-vous ?

24 mai 2009

Surprise !

Une écharpe toute crochetée,
...pour moi,
de la part de Clarelis,
la championne des travaux d'aiguilles
dans ma boîte aux lettres
(Elle donne même toutes les explications sur son blog pour "faire pareil")

Echarpe_Clarelis

Merci beaucoup,
pour la surprise,
pour la jolie carte qui accompagnait le paquet,
et pour cette belle écharpe que j'ai inauguée aujourd'hui même !!!
(13 °C ce matin, il faisait un peu frisquet !)

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23 mai 2009

Dernière lecture

Manuella
Labro_Philippe_Manuella
de Philippe Labro

Résumé :
Je n'écris que cela, des banalités.
En fait, je suis nulle. Toutes mes amies me disent que je suis géniale et belle et sympa et positive, et mes parents disent la même chose et tout le monde me croit formidablement sûre de moi, si seulement ils savaient à quel point je me trouve nulle. J'ai tout faux. Je suis encore vierge, 9/10 (ou plutôt 10/10) de mes amies ne le sont plus depuis longtemps, elles ont toutes plus ou moins un garçon dans leur vie, et moi rien.
Plaignez, plaignez la pauvre petite poule sans amour, la gentille fille de bon aloi qui ignore ce que l'amour physique veut dire, le bébé à l'enveloppe de femme qui a les chevilles trop épaisses, les hanches trop larges, un nez trop épaté, une oreille qui dit bonjour à l'autre, des fossettes trop hautes et un menton trop pointu, et qui marche en faisant des mouvements comme les bateaux qui tanguent dans le port lorsqu'il y a de la houle.

Mon avis au sujet de ce roman :
Philippe Labro serait-il juste un habile jongleur de mots, ce récit serait-il trop "facile" ? C'est un peu ce que l'on ressent au premier abord.
Pour moi, pourtant, "Manuella" est un beau roman, qui relate, un peu à la façon d'un conte moderne, cette difficile métamorphose qu'est le passage obligé au monde adulte.
Voilà une parfaite lecture d’été, à bouquiner au soleil...   

Quelques citations :
"J'aimerais avoir une oreille assez fine pour entendre le bruit que fait le pollen des marronniers lorsqu'il vient se poser sur le sol. Plus fine encore, pour entendre la neige tomber sur ce qui est déjà de la neige. Personne n'est capable d'entendre ce bruit-là, pourtant je sais que ce bruit existe. (...) Ce silence qui ressemble à une musique."
"Je crois que l'on peut deviner ou définir une partie de ce que sont les gens par les mots qu'ils emploient."
"Il ne faut jamais aller plus vite que sa vitesse."
"La Rentrée : rien à faire, tout le monde rentre à la fin de l'été. On dirait que la vie a été fabriquée, en France, au même rythme que nos enfances et nos adolescences."
"On dirait que le bruit de la mer est l'enveloppe qui contient tout le reste, les couleurs, les odeurs. Si tu regardes longuement le ciel et la mer, tu finis par croire que ce bruit, tu le vois."
"Il faut savoir se choisir des modèles inaccessibles, et pourtant, tout faire pour les égaler".
"
Relativiser, il paraît que cela fait partie d'un processus qui s'appelle vieillir."
"Le glauque, c'est la misère du coeur, la tristesse de ceux qui vivent sans amour".

16 mai 2009

Dernière lecture

Un homme à distance
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Katherine Pancol

« Ceci est l'histoire de Kay Bartholdi.
Kay est ma voisine, mon amie. Kay est plus que ça encore...
Un jour, Kay est entrée dans mon restaurant.
Elle a posé une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m'a dit : tu en fais ce que tu veux... Je ne veux plus les garder.
Je ne les ai pas lues tout de suite, mais dès que j'ai commencé, je n'ai pas pu m'arrêter...
Pourtant...
Pourtant, je connaissais son histoire...
L'histoire d'un amour haut comme une cathédrale, violent comme une bordée de pirates, avec des chants, des confessions, de l'encens, des abordages, des orages, des prises d'otages. Beaucoup de ferveur. Beaucoup de souffrance aussi.
On l'oublie trop maintenant. La souffrance peut être magnifique.
Magnifique. »

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Une belle histoire d'amour, peut-être pourtant un peu trop à "l'eau de rose" et mélodramatique sur la fin ?
L'idée d'un échange de lettres entre les deux protagonistes de ce roman permet une belle rencontre et rend le récit vivant : à la fois tonique et expectatif. L'histoire est surprenante, les tournures de phrases séduisantes.
Disons que j'ai bien aimé,
mais pas sûr que je m'en souvienne encore demain...

Quelques citations :
" J'y vois plus clair entre "innocent" et "impertinent". Il y a aussi effronté, désinvolte, hardi, audacieux, irrespectueux... avant de tomber dans l'arrogance, l'orgueil, la vantardise, la grossièreté, l'impudence. La frontière est mince, et que de mots pour frôler les limites, les effleurer, les caresser sans jamais les dépasser ! J'aime les gens hardis, impertinents, insolents, audacieux. Mais les arrogants, les orgueilleux, les désinvoltes, les grossiers, je ne suis pas si sûre ".
" La lecture n'est pas une activité innocente."
" Un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat. "

11 mai 2009

Dernière lecture

La jeune fille à la perle
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de Tracy Chevalier

Résumé :
La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au XVIIe siècle. Griet s'occupe du ménage en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives. Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...

Mon avis au sujet de ce roman
Amateur de romans historiques, j’ai été complètement subjuguée par celui-ci, que j’ai dévoré en deux jours…
Beaucoup d’intensité, de poésie, de douceur et de passion à travers le récit de Griet, la jeune fille à la perle. De ce roman, ressort une ambiance extraordinaire, une totale projection dans une autre époque, dans une autre vie, et dans l’univers pictural d’un autre siècle. Evidemment, avec l’envie (la nécessité ?) de découvrir désormais l’œuvre de Vermeer.

Un film a été réalisé depuis ce roman. Je languis désormais de le voir...

Citation :
"Ce silence, je le savais, c'était lui"

26 novembre 2014

dernière lecture : La fureur de guérir

d'Alain Cassoura

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2 etoiles

Présentation de l'éditeur :
« Maçyl Massen et moi fîmes, durant six ans et plus, un long voyage dans les profondeurs de l’être. Nous avançâmes péniblement, mais portés par un souffle : nous partagions en silence une conviction, une illusion, l’idée que tout était possible. Nous traquions l’amnésie, la folie. Nous rencontrions la souffrance. La marche était risquée, équilibre fragile sur le fil du rasoir : la mort d’un côté, la renaissance de l’autre.
Nul cas d’école ici, nul protocole thérapeutique, juste la rencontre de deux hommes pour une guérison. » A. C.
Cette odyssée thérapeutique relate le cheminement de deux êtres au caractère entier, un médecin et son patient. Dans la fureur de guérir, ils explorent les frontières entre le physique, l’émotion et la pensée, entre l’ostéopathie, médecine du corps, et une approche par le verbe.
Guérir est possible. Guérir est un engagement total.
Le docteur Alain Cassourra est médecin, ostéopathe, chargé de cours à la faculté de médecine Paris-XIII. Il est l’auteur de L’Énergie, l’émotion, la pensée au bout des doigts. 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Je connaissais Alain Cassoura, que j'avais "rencontré" dans son premier livre : "L'énergie, l'émotion, la pensée, au bout des doigts", texte que j'avais adoré et où il est question d'ostéopathie. Puis je l'ai entendu sur France inter, dans l'émission de Marie-Pierre Planchon : un premier volet où il était plutôt question de l'ostéopathie en général, donc de ce premier roman, et un second volet où il présentait son nouvel ouvrage : "La fureur de guérir" (voir les liens ci-dessous). Alain Cassoura est un homme communicant, jovial, sympathique, d'autant plus que son accent chante en même temps qu'il parle... Je me suis donc laissée tenter par cette seconde lecture.
Et bien : elle n'a absolument rien à voir avec la première ! Je l'ai trouvé extrêmement sombre, même si le héros de cette histoire avance vers la guérison. J'ai eu le sentiment de me retrouver face à deux solitudes furieusement décidées à mener jusqu'au bout un terrible combat. 
J'ai surtout eu le sentiment que m'étaient dévoilées des choses qui ne me regardent pas. Qu'un secret avait été trahi. 
Probablement ne suis-je pas le meilleur public ? Alors qui ? Sans doute ce texte sera idéal comme support pédagogique pour les personnes destinées à la médecine, à l'ostéopathie, voire même à la psychologie, mais en faire un film, comme le suggère Alain Cassoura dans son interview, je ne crois pas...
Autant écouter Alain Cassoura raconter cette rencontre insolite m'a séduite, autant lire l'histoire de Macyl Massen m'a dérangée. Ceci dit, un livre qui secoue à ce point son lecteur ne peut qu'être réussi... Ce qu'il y a de sûr, c'est que je ne suis pas prête de l'oublier, celui-ci...
Enfin, petite parenthèse : le dessin, sur la une de la couv' est absolument parfait : il représente fidèlement, à mon avis, l'écorché vif qu'est Massyl.

 

Morceaux choisis :
"Il y a la conscience endormie du rêve et le rêve que je raconte. En le racontant je change la mémoire que j'en ai, et je ne me souviens que de la description faite."
"C'est à moi d'aimer la vie. Je n'ai qu'à regarder la terre, la lune, le soleil et la voûte céleste, je n'ai qu'à aimer les arbres, parler aux anges et pardonner jusqu'à celle qui m'a conçu, m'a nourri dans son ventre où déjà rodait la mort. Un seul peut me comprendre au delà des mots : le docteur."
"Je dois savoir à qui je donne et pourquoi".
"Le passé ne nous lâche pas, il est gravé dans nos cellules. Rien ne sert de fuir ou tourner en rond, il nous rattrape toujours. Nous n'avons qu'une solution, le regarder en face, le soupeser, le comprendre, finir par l'accepter et au-delà par l'aimer jusqu'au fond de la chair, dans notre corps."

"Le dit, une fois exprimé, n'appartient pas au passé".

25 juin 2010

dernière lecture : le mec de la tombe d'à côté

de Katharina Mazetti

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Présentation de l'éditeur :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l' oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la 'Crevette' qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre.

Mon avis au sujet de ce roman :
Un bon livre se bichonnerait, se dégusterait du bout des lèvres, se savourerait posément ?
Et bien, permettez-moi de vous dire que non (hélas...) : c'est une douceur qui s'engloutit juste le temps de dire "ouf", et alors viennent les regrets : que cela soit déjà fini, que l'on soit aussi gourmand, aussi vorace...
Je me suis goulûment jetée sur cet excellent roman, j'aurais voulu qu'il dure encore.
Je voudrais vraiment qu'il dure encore.

Pour cette fois, pas de citations. ...Juste pas eu le temps !

12 janvier 2009

Résolution n° 3

http://www.ronnaround.com/faudrait que j'arrête de prendre ce blog pour une aire de jeu.
...parce que quand même, je suis trop "grande", maintenant,
soyons sérieux !!!


aurore118239243126_gros
PRIX POUR RIRE !

Un peu par hasard, je dois bien l'avouer, je suis tombée sur ce prix,
qui m'a été décerné par "Zou's blog".
Et alors, je me suis franchement bidonnée !

J'ai décidé de faire suivre la chaîne, en mettant ici ma liste de liens favoris
Pour cette fois, que de la polymère ;) par ordre alphabétique,
avec, en plus gros, tous ceux que j'aime beaucoup visiter,
et qui ne figurent pas encore dans la colonne de droite de mon blog (mes favoris...), (*)
(je mettrai cette page à jour petit à petit : là, j'en ai oublié plein que j'aime, c'est sûr !).

au_style_hoA Aigue - Anne de Seny - Anne White Designs - Aremaï - Art Fany - Au fil des pâtes B Berluce - Bohême - Bounette - By ic C Cawol hobbies - Cécile création bijoux - Chamade - Chez la Ch'tite Mouette - Chifonie - Cocktail - Créaprovence - Créa'Sofimo - Créations itinérantes - Crème - Cristalline D Domi créative - Dumauvobleu E Effet fimo - Elise Winter - Eliz'art - Evarmonie F Fabijoux - FimoLaure Fimoti-Fimota - Fimosaïque - Florimo G Gadouille - Gris Bleu H Heure bleue J Jardin de fée - Julie Picarello et son site - Just me and my creations K Kegénie L L'igloo de miss Pingui - L.A.Telier - La Sagrada  - La casa de fieras - Lady Maryann fantasy - L'atelier de Jade - Le blog de Couleste - Le blog de Mam'zelle Cat - Le blog de Marie - Le coeur des perles - Le petit monde de Vivi - Le songe de Flora - Les bidules de Sophie - Les bijoux d'Edith - Les fimoteries de Maniguette - Les créations d'Héligane - Les hobbys de Cawol - Les perles de Galatea - Les petites créationsLulianne M Mabcréa - Madeleine songe - Madinblue - Maerys - Mangue et chocolat - Maria Zegler - Mariane.S - Mariesel - Marycot fimote - Mathilde création - Mes petits doigtsMiss Beb - Misstyc - Mouna N Nathalie bijoux O Objets d'émotion P Perlerouge - Perles impinpin - Petit poucet - Petites créations - Pitite Fred - Pluie de perles - polydogz.com - Polymer clay daily - Polymer Clay notes - Polymère point com P'tits cailloux R Reflets - Ronna Sarvas Weltman - Rue Fédor S Sonia Créations - Stefimo & co - Steph T Tewee Z Zabeth - Zoubie créations 

A toutes celles qui sont "nominées pour rire",
si vous voulez jouer aussi,
cliquez simplement sur l'image
(...mais la Madame, elle sera pô contente...)

Pour les autres,
jetez-y quand même un petit coup d'oeil,
ça vaut le détour !!!
Et puis,
profitez-en pour regarder aussi les créas en passant, hum ?
et les p'tits textes qui vont avec.

Succulents !

(*) Ce prix n'est qu'un prétexte : il y a super longtemps que je voulais la faire, cette liste !
Mais chut !...

26 août 2009

Dernière lecture

Gamines
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de Sylvie Testud

Résumé :
L'histoire s'ouvre sur un premier avril : Sybille et Georgette, les deux plus jeunes, veulent faire une blague par téléphone à leur tante, mais Corinne, l'aînée, l'autorité, n'est pas d'accord, le sujet de la blague étant "Il". "Il" c'est leur père, qu'elles ne connaissent pas, elles n'ont qu'une photo de lui. Il les intrigue et les terrorise à fois. L'ombre de cet absent plane sur tout le roman, et surtout sur Sybille, la seule blonde de la fratrie, dans une famille d'italiens. C'est à "Il" qu'elle ressemble.
Au fil des pages, nous voyons les soeurs grandir. Ce livre ne raconte pas vraiment une histoire, c'est plutôt un recueil d'instants de vie, racontés dans un style vif, fait de phrases courtes. C'est ainsi qu'on plonge dans les souvenirs de l'actrice : les questions concernant "Il", les réunions entre soeurs, le départ en colonie de vacances, la découverte de l'Italie, l'incompréhension de la narratrice face au fait que sa mère soit excommuniée à cause de son divorce, la chambre refaite à neuf, l'arrivée de "Pipi-Pierre", le nouveau copain de leur mère, etc.
La fin est inattendue sans être vraiment surprenante : on est loin de la conclusion émouvante et niaise à laquelle on aurait eu droit ailleurs, mais plutôt sur le ton "la vie continue".

Lire la suite...
15 février 2009

Dernière lecture

La dame numéro 13
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José Carlos Somoza

Résumé :
Toutes les nuits, un professeur de lettres fait le même rêve : dans sa grande maison à colonnes blanches, une femme hurle à la mort et l'appelle à l'aide. Nous voilà aux portes de "L' Enfer". Dante et ses pairs se mettent au service maléfique de treize sorcières du verbe et la poésie devient la plus cruelle des armes. Les dames sont au nombre de treize mais on n'en cite que douze. Ne jamais se risquer, même en rêve, à parler de la dernière...

Citations :
« Il est pire, bien pire, de s’épuiser que de mourir.»
« La vie peut se rassasier de plaisir mais elle est toujours affamée de douleur.»

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Et si les mots étaient source de pouvoir…
Et si la poésie n’était qu’une arme des plus destructrices lorsqu'elle est bien utilisée…
Moi qui ne suis pas du tout amateur de romans fantastiques, j’étais loin d’imaginer, en ouvrait celui-ci, combien l’auteur saurait m’ensorceler ! Et pourtant… . l'horreur se trame ici derrière chaque mot.
J’aurais bien envie d’écrire : « âmes sensibles s'abstenir ! »,
Mais voilà : je suis moi-même une âme sensible.
Et rien a faire, pourtant.
Sinon connaître
Le secret.
A tout prix !

                   Du grand art...

25 juin 2009

Dernière lecture

La nostalgie de l'ange
Sebold_Alice_La_nostalgie_de_l_ange
Alice Sebold

Résumé :
Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l'âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. La plupart des jeunes filles disparues dans les années 1970 dont les journaux publiaient la photo me ressemblaient : de race blanche, le cheveu châtain terne. C'était avant que les avis de recherche d'enfants de toute race et de tout sexe n'ornent les cartons de lait ou les quotidiens. C'était encore à l'époque où les gens croyaient que ces choses-là n'existaient pas.
Dans l'album souvenir du lycée, j'avais cité Juan Ramon Jiménez, un poète espagnol que ma soeur aimait : "Si l'on vous donne du papier avec des lignes, écrivez du côté où il n'y en a pas. " J'avais choisi cette citation, à la fois parce qu'elle exprimait mon mépris pour tout environnement structuré, du genre salle de classe, et aussi parce que j'imaginais me voir ainsi conférer une aura littéraire, puisque ce n'était pas la citation débile d'un groupe de rock quelconque. J'étais membre du club d'échecs et du club de chimie, et je brûlais tout ce que j'essayais de faire cuire dans la classe d'arts ménagers de Mrs Delminico. Mon prof préféré était celui de sciences naturelles, Mr Botte, qui aimait faire danser les grenouilles et les écrevisses à disséquer dans leur bocal parafiné, comme pour leur rendre vie.
Ce n'est pas Mr Botte qui m'a tuée, au fait. Et ne vous imaginez pas que tous ceux que vous allez croiser ici sont suspects. C'est bien ça le problème. On n'est jamais sûr de rien. "

Lire la suite...
6 janvier 2009

Accrocher son étoile

 
klimt_sea_serpentsQuel joli mot "merci".
Quand il est dit avec le coeur.
Car rien ne nous est dû. Il faut tout conquérir.
Et dans toute idée de conquête
il doit être compris
l'idée d'apporter quelque chose.
Semer pour conquérir ET conquérir pour semer.
La conquête doit être mutuelle, réciproque.
Elle n'est jamais définitive.
Elle est comme le feu sur lequel on veille
et que l'on doit nourrir.

Je me nourris de tout.
D'un simple coucou (oui, oui)
amical, bienveillant...
ou de remarques pertinentes,
de pensées exprimées
qui stimulent ma réflexion
et m'aident à aller de l'avant.

Je ne suis pas un intellectuel.
Je suis un instinctif qui a appris à s'exprimer
pour se libérer la cage thoracique.
J'ai beaucoup de respect pour les gens simples
qui ont un coeur
et ne savent pas toujours dire les choses.
Mieux que du respect. De l'amour.
J'aime les gens simples.

J'aime la poésie.
Pas celle qui compte ses pieds.
Celle qui naît dans un feu
et meurt dans un autre feu qui l'accueille.

Juste semer autre chose, regarder autrement,
accrocher son étoile...
Il suffit d'un déclic.


un texte d'Arawak
(son site vous surprendra !)

Illustration :
Sea serpents IV
 
de Gustav Klimt

29 décembre 2008

Grisaille ?

Ce petit texte s'est inspiré d'une phrase, que j’ai entendue à la radio, et qui m’a interpelée :
« La nature est fondamentalement bonne : elle nous donne, elle nous donne, et nous ? On fait tout le contraire : on la pille, on la détruit. On est des parasites. C’est une honte ».

Homo-parasitus

Scream_de_Edvard_MunchEt si réenchanter le monde
Ne devenait qu’un simple divertissement :
la futile illusion
d’un dépaysement
tout entier dévoué
à la recherche d’une liberté utopique ?

Projets fous
Inventions avides
Renouveaux dévastateurs
Voyages

Ignorer les distances et le temps
Découper l’espace
Décrocher la lune
Partir

Car le bonheur serait ailleurs
Toujours

Mais courir égoïstement
après ces vaines illusions
mène à oublier
où se posent chaque jour nos yeux,
à négliger notre terre
dans sa si grande beauté.

Et à s’oublier soi-même.

Illustration :
"Scream" de Edvard Munch

28 novembre 2008

Et ce monde

qui tourne rond...

escargot Collier_tourbillons_noir_et_vert2
texture2 gateau_au_chocola_2 David_Thyberg_spirale 28371074
coquillage11 coquillage12

(un clic sur le texte pour lire en grand)

photo1 : spirale d'escargot, par Mathilde - photo2 : spirale en polymère, par Anne - photo3 : spirale de chou, par Anne - photo4 : spirale d'un doigt d'enfant dans de  la pâte à gâteau au chocolat, par Anne - photo5 : spirale de la queue d'un gros lézard, par David Thyberg - photo6 : spirale de fougère, par Mathilde - photo7 : spirale de coquillage, internet - photo8 : spirale alpha-bêtisante, par Anne.

6 décembre 2008

Dernière lecture

35 kilos d’espoir
Gavalda_Anna_35_kilos_d_espoir
de Anna Gavalda


Résumé :
Grégoire déteste l'école, si fort qu'en sixième il a déjà redoublé deux fois. Le seul endroit qu'il aime, son refuge, c'est le cabanon de son grand-père Léon, avec qui il passe des heures à bricoler.
Quand Grégoire est renvoyé du collège, pourtant, Léon est furieux. II renonce à consoler son petit-fils et lui refuse sa protection. II est temps, peut-être, que Grégoire accepte de grandir...

Commentaires :
Ah… Anna Gavalda… Voilà un auteur que j’affectionne particulièrement ! J’ai tellement aimé ses précédents romans que je n’ai pu m’empêcher de lire celui-ci, même si c'est un roman destiné aux enfants, .
L'histoire est belle, les personnages attendrissants. Décidément, elle n’a pas son pareil pour dire sans artifice les émotions et les sentiments les plus forts. Ce petit conte bourré d'humour, devrait être lu par beaucoup. Je pense en particulier aux instituteurs, mais bien sûr aussi aux enfants. À tous, il pourraît donner envie de s’accrocher, quoi qu’il arrive...

Citation :
"Ils riaient forts, ils étaient bêtes. Mais de la bonne bêtise. De la bêtise de garçon.
Leurs mains étaient belles, avec des petites coupures partout et du cambouis sous les ongles."

17 octobre 2008

Emerveillement

Photo_d_annaUn jour, il y a bien longtemps,
alors que l'écriture en était encore
à ses premières esquisses,
un homme a dessiné des mots
sur le parchemin d'une aile de papillon
(Il n'y avait pas de papier à cette époque là).

C'était les premiers signes écrits
du début d'un langage...
Et peut-être que pour cet homme,
ces mots étaient très importants...

Il s'est tant appliqué.
On y voit même les pleins et les déliés
du tracé de la plume taillée
dans un morceau de bois...

C'était après la Préhistoire,
mais juste avant l'Histoire...
On n'écrivait pas encore
pour raconter des Epopées
ou des guerres,
ni des conflits entre les Hommes et les Dieux...
On inventait une écriture
pour dessiner qu'on s'aime...
ou juste qu'on est heureux...

Peut-être que ces signes,
il les avait tracés pour elle...
Et peut-être qu'elle n'a pas su les lire...
Parce qu'on allait pas à l'école à cette époque là...
Surtout les filles... ;-)

Alors le papillon parchemin
continue à transmettre le message qu'on lui a confié ...
Il y a des mots comme ça qui continuent leur voyage...
Au hasard d'un nuage, d'un caillou,
d'une feuille ou d'une aile de papillon...
Et qui attendent d'être lus...

Anna

Si vous ne le connaissez pas encore,
courez sur le blog d'Anna
Vous en serez, à coup sûr émerveillés,
peut-être même éblouis...

Ces magnifiques créations (texte et photos)
sont sa propriété, et ont été publiés ici
avec son aimable autorisation.

25 octobre 2008

Et regarder dehors

depuis ta fenêtre...

photo_fenetre_cawol

Juste derrière les fins voilages,
on devine un grand jardin.
Peut-être même le joli parc
d'une maison ancienne,
avec ses arbres immenses.

Et puis ce lézard, effronté visiteur,
qui aura senti l'automne arriver,
cherchant refuge dans la maison...

Cawol a su donner une étrange poésie à ce lieu,
qui ressemblerait presque à un tableau...

Si, comme elle, vous voulez participer à cette rubrique,
vous pouvez m'envoyer une photo insolite.
La règle du " jeu" est par ici !!!

17 juillet 2008

Regarder dehors...

depuis la fenêtre

Fenetre_grange_haute_savoie

Certaines vieilles granges, en Haute-Savoie, ont de drôles de "fenêtres",
avec des formes de trèfles, de coeurs, de carrés, de piques ou autres symboles "païens"
La raison ? Une façon d'afficher, au début du siècle, sa laïcité.
(photo prise en août 2007)

Vous voulez participer à cette rubrique ?
Pour quelques explications, c'est par ici !!!

18 juillet 2008

Banalité

Je sais bien que la recette du crumble est quelque chose de bien banal. Oui mais voilà... Quand il y a une recette qui nous convient, on aime bien la retrouver facilement. Et pour moi, crumblele plus simple et le plus rapide, c'est de venir consulter mon index de recettes ! D'autant que celle-ci, de recette, j'y tiens ! Et je la réalise bien souvent... Avec l'été et les fruits bien mûrs et bien goûteux qui l'accompagnent, le crumble reste, vous l'admettrez, incontournable.
Les proportions vont pour un grand plat à gratin.
Pour  la garniture : 3-4 belles pommes, ou 2 bananes bien mûres disposées au fond du plat et 2 pommes coupées en petits morceaux, ou 2-3 pommes mélangées à quelques fruits (bien mûrs) de votre choix (fruits rouges, pêches un peu trop mûres, abricots...) - 3 grandes cuillères à soupe de sucre (environ, selon votre goût) mélangées aux fruits. vous pouvez aussi mettre quelques épices, si cela vous "chante" (cannelle, vanille...) à disposer au fond du plat à gratin.
Pour la pâte à crumble : 220 g de farine - 200 g de sucre - 200 g de beurre bien froid coupé en tout petits cubes. Le principe : mélanger le sucre et la farine puis, du bout des doigts, émietter le beurre dans le mélange sucre-farine, pour obtenir un genre de sable, qu'il faut étaler par dessus les fruits.
Enfourner à four chaud pour 40 à 50 minutes, jusqu'à ce que le dessus soit bien caramélisé-doré.

Avec une boule de glace, c'est un vrai régal...

22 mars 2012

dernière lecture : Du domaine des murmures

de Carole Martinez

MartinezCaroleDuDomaineDesMurmures

¬¬¬¬¬

Présentation de l'éditeur :
En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante.
PRIX GONCOURT DES LYCEENS 2011

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est un livre que j'ai beaucoup aimé.
L'histoire, qui se déroule au XIIème sicèle, prend vite l'allure d'un conte médiéval merveilleux et cruel, avec la plume de Carole Martinez toujours aussi superbement inspirée.
Certainement ne suis-je pas la seule a avoir lu ce roman avec passion : je pensais l'offrir à une amie, et l'avais repéré, la semaine dernière, dans les rayons de ma grande surface. Et bien, impossible de mettre la main dessus aujourd'hui. Bien sûr, rien de plus normal, j'aurais même dû m'en douter : ce roman mérite un vrai succès. En tout cas je le lui souhaite : quel fabuleux récit !

Morceau choisi :
" Il suffit de regarder quelque chose très longtemps pour qu'une porte s'ouvre et nous absorbe".
" Quelle différence du cri au chant ! Modulation splendide de la douleur, le chant recoud ce que le cri déchire".

Une phrase de l'auteur, aussi incroyable que ses histoires, dans l'interviewe juste dessous :
" Il m'est arrivé quelque chose d'incroyable : j'ai rencontré un château ".

Entendre et voir l'auteur nous la rend encore plus attachante et passionnée...
Je vous laisse la découvrir, j'espère avec autant de plaisir que moi, après la remise de son prix Goncourt des lycéens. Le visionnage des deux parties du reportage est peut-être un peu long, mais très enrichissant. Peut-être mieux après la lecture du roman.
J'aimerais vraiment connaître vos sentiments, si vous voulez bien.

Enfin, pour pouvoir y revenir plus tard, et parce que les livres que j'ai déjà eu le plaisir de déguster parmi la sélection du prix Goncourt des lycéens étaient tous excellents, je vous propose de retrouver les lauréats et sélections des années précédentes (clic).

30 décembre 2009

ça réchauffe !!!

Sortir se balader.
Glaner une ou deux photos, la saison s'y prête si bien...
Rentrer avec l'intérieur des joues saisi par le froid.
Et être accueillie dans sa propre cuisine par des odeurs alléchantes...
Quel bonheur !

Je n'idéalise pas, promis. C'est ce qui m'arrive quand je sors de mes placards tajine_boulettes_pois_chichesmon plat à tajine, qui cuisine presque tout seul. Une petite préparation (souvent très simple) s'impose, et puis il faut lui laisser faire le reste !
Notre tajine favori est le celui aux boulettes de boeuf aux pois chiches : pour 6 personnes : 1 kg de viande de boeuf hâchée - 1 grosse boîte de tomates pelées, ou 1 kg de tomates fraîches coupées en morceaux - 1 grosse boîte de pois chiches en conserve - 3 oeufs - 1 c. à soupe de farine - 2 à 5 gousses d'ail hâchées selon votre goût - 2 oignons émincés - 1 c à café de cumin moulu - 1 c à café de cannelle moulue - 1 pincée de piment - 2 c à soupe de coriandre ciselé - 4 c à soupe d'huile d'olive - sel et poivre. mélanger la viande avec les oeufs, l'ail, le cumin et la cannelle - saler et poivrer - mélanger intimement - former des boulettes et les rouler dans la farine - mettre 2 c à soupe d'huile dans un poêle - faire dorer les boulettes - disposer les oignons, les tomates, le piment, la coriandre, les boulettes et les pois chiches dans le tajine - saler et poivrer - arroser avec 2 c à soupe d'huile - mélanger le tout - cuire pendant 2 heures - servir avec de la semoule à couscous agrémentée de raisins secs.

Mon plat à tajine est un téfal (électrique), mais je pense qu'une bonne cocotte en fonte peut très bien faire l'affaire, en laissant mijoter à feu très bas, ou encore un "diable", au four.

5 février 2009

Dernière lecture

De sang et d'ébène
Donna_Leon_De_sang_et_d__b_ne
de Donna Leon

Résumé :
Venise, un soir d'hiver. Un vendeur à la sauvette africain est assassiné au beau milieu de Campo San Stefano. Un groupe de touristes américains était sur la place, marchandant des contrefaçons de sacs de marque, mais personne n'a rien vu qui puisse aider la police. Le commissaire Brunetti est chargé de l'enquête et il a du mal à comprendre les raisons d'un tel crime : les immigrants sans papiers vivent repliés sur eux-mêmes dans des squats insalubres, sans contact extérieur... Cela ressemble fort à un règlement de comptes au sein de la communauté et sa hiérarchie lui conseille de laisser tomber ses investigations. Mais Brunetti veut en avoir le cœur net. Il fouille les quelques affaires de la victime et dans une petite boite, il retrouve des diamants bruts dissimulés dans du sel... Qui était réellement cet immigrant ? Et comment s'est-il retrouvé en possession d'un tel trésor ? Et pourquoi cherche-t-on à décourager le commissaire dans son enquête ?

Mon sentiment, au sujet de ce roman
Pour tous les amateurs du genre, les aventures du célèbre commissaire sont un vrai régal, et se dévorent de la même façon que Brunetti se délecte des bonnes recettes de son épouse...
Dès sa création, j'adhère au fan club !

Et, puisqu'on parle de bonnes recettes...
voici un extrait de "
Une question d'honneur" : 
LE FAMEUX RISOTTO DE PAOLA
"Et maintenant, va dans la cuisine et ouvre une bouteille. J'arrive dès que j'ai terminé la correction de cette copie."
Regrettant que les enfants ne voient pas, pour l'imiter, la célérité avec laquelle il obéissait aux ordres de leur mère, Brunetti passa dans la cuisine et ouvrit le réfrigérateur. Il en sortit une bouteille de Chardonnay qu'il posa sur la comptoir, ouvrit le tiroir pour y prendre le tire-bouchon puis, changeant d'avis, remit le Chardonnay dans le frigo pour y prendre une bouteille de Prosecco à la place. "Tout travail mérite salaire", marmonna-t-il en faisant sauter le bouchon. Emportant la bouteille et un verre, il battit en retraite dans le séjour, espérant avoir le temps de finir de lire l'édition du jour du Gazzettino.
(...) Pour être dans l'esprit du changement de saison, Paola avait préparé un risotto di zucca dans lequel, à la dernière minute, elle avait râpé un peu de gingembre, dont l'âpreté était adoucie par la généreuse portion de beurre qui l'avait précédé et le parmesan dont elle avait ensuite saupoudré sa préparation. Cette polyphonie gustative chassa tout souci pour la musique de Raffi dans l'esprit de Guido et le poulet grillé à la sauge et au vin blanc qui suivit remplaça même cette musique qui lui parut le chant céleste des anges."

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Le bruit des vagues
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