lundi 22 juin 2009

Logique !

D'abord continuer,
ensuite commencer.

[une citation de William James]

Tesselle_vernie_japonisante_mauve_et_bleue

Collier tout polymère.
(technique du hidden maggic, avec acrylique, puis vernis)

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samedi 20 juin 2009

Heureux hasards...

Les hasards de notre vie
nous ressemblent.

Elsa Triolet

DSC02530

Photo printemps 2009

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vendredi 19 juin 2009

Libre !

Le mot liberté n'admet,
par définition, aucune restriction.

[une citation de Jean Yanne]

Grosse_tesselle_ocre

Pendentif tout polymère, patiné à l'acrylique
ajout de strass et cordelette dorée
(technique du hidden maggic et empreintes)

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mardi 16 juin 2009

Dernière lecture : Clara et la pénombre

Clara et la pénombre
Somoza_clara_penombre_P2
de José Carlos Somoza

Résumé :
Dans ce futur dangereusement proche, la représentation des corps ne fait plus recette au sein du marché de l'art, qui cote désormais des toiles humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes.
Clara est modèle. Elle rêve d'être peinte par le dieu de l'art hyperdramatique : Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des bords d'Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une œuvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui officie suivant des rites affreusement artistiques.
À la manière de Rembrandt, Jose Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs : les déviances de l'art font écho aux dérives de nos sociétés et conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l'aune de la valeur du vivant.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Ouf ! Je suis enfin venue à bout de ce roman très perturbant, long à lire, mais que je n’ai jamais pu laisser tomber : j’aurais eu le sentiment d’abandonner l’héroïne à son incroyable sort, l’impression de ne pas regarder en face vers où l’art extrême peut dériver. J’aurais eu un véritable sentiment d’échec.
Une trame criminelle bien ficelée (pour peu que l’on ait le courage d’aller jusqu’au bout…) pour aborder les vraies questions : l’art peut-il tout se permettre, quelle valeur a un corps humain, et jusqu’où peut-on le soumettre.
Un roman qui frappe fort, que l’on trouve évidemment excessif, complètement délirant ! …Ah oui ???
Mais alors, comment ne pas faire le lien avec la réalité du monde artistique contemporain, où des scènes de science fiction sordides rejoignent le réel, par exemple avec cette terrible exposition « Our body » qui, heureusement, aura été sensurée en France.

Quelques passages qui m'ont plu :
Si tu te laisses vaincre dans les petites choses, tu perdras immédiatement dans les grandes.
Personne n'est coupable, nos rares fautes sont largement payées dans cette vie, il n'y a plus d'enfer. L'existence d'un ciel était une question de foi, mais l'enfer n'admettait pas de discussion possible. Personne ne pouvait être athée vis à vis de l'enfer, parce que l'enfer existait, il était là.
Le beau n'est que le commencement du terrible.

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samedi 13 juin 2009

Laisse moi

"Laisse moi mes folies.
Une petite flamme de folie,
si on savait comme la vie s'en éclaire."

(une citation d'Henry de Montherlant)

049CollierKaleido

Collier réalisé depuis une cane kaléidoscopique

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vendredi 12 juin 2009

Ondes et réverbérations

"Je regarde la mer,
j'ai l'impression d'être né
hier."

(Benjamin Biolay)

Ondes_et_r_verb_rations

Photo mai 2009

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mardi 9 juin 2009

Tous les jours

" On s'étonne trop de ce qu'on voit rarement
et pas assez de ce qu'on voit tous les jours. "

[une citation de Madame de Genlis]

ce_que_l_on_voit_tous_les_jours

Photo juin 2009

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lundi 8 juin 2009

dernière lecture : Moi, Dora Maar

Moi, Dora Maar
Avril_Nicole_Moi_Dora_Maar
Nicole Avril

La présentation du roman par l'éditeur :
On m'appelle Dora Maar. Auprès de mes amis, Georges Bataille, Paul Eluard, Man Ray, Brassaï, j'étais une photographe d'un certain renom. J'ai rencontré un homme. Il était le génie. Il était la vie. Il était la déchirure. Il m'a demandé de le suivre sans me retourner, et, si je me retourne aujourd'hui vers ce qui fut notre amour, c'est que cet homme-là vient de mourir. Il s'appelaït Pablo Picasso.
Ce fut un amour fou. Quand l'amour se retira, il ne resta que la folie. Picasso m'a dessinée avec une tendresse de dentellière et il m'a peinte dans tous mes états. Il a fait pleurer le siècle par mes yeux. Il m'a jetée dans Guernica. Il m'a amenée à tirer la langue devant toutes les horreurs de la guerre. Il m'a donné la beauté immortelle des icônes de nos musées. Il m'a apporté et le plaisir et la catastrophe. On prétend m'avoir entendue affirmer qu'il n'y avait plus que Dieu après Picasso. Je ne me souviens pas de l'avoir dit, mais je n'ai jamais cessé de le penser.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Dora Maar ne nous avait pas laissé de journal sur sa vie, et NIcole Avril y remédie avec une plume toujours aussi incisive, en donnant chair à la passion tragique de la compagne du Maître. Ce roman est bouleversant car la vie, l'oeuvre toute entière de Picasso est bouleversante. Il nous plonge au coeur d'un monde, d'une guerre, d'une passion amoureuse qui ne nous laissent pas indifférent, au contraire !
Il donne envie de mieux connaître l'oeuvre et l'époque.
Il est une porte ouverte.

Quelques passages qui m'ont interpellée :
Je crois au premier instant, à la première ligne, à la première note.
Dans mes rêves, tu es plus vivant depuis que tu es mort
Il m'arrive d'avoir envie de le toucher. On ne s'attendrait pas que ce lutteur halluciné ait la peau si douce. Le travail, par vagues successives et incessantes, a poli son corps sans l'user. On dirait un beau galet dont toutes les arêtes auraient été émoussées. Il ne reste que cette surface lisse et chaude qui appelle les caresses.
La femme qui pleure de Picasso n'est pas celle que vous croyez. La dynamite de la douleur a beau faire exploser son visage, elle est en vérité une femme qui aime, qui jouit et qui crée.
La mer, même la mer ne me manque plus. Comment ai-je pu être si agitée ? Aujourd'hui, l'immobilité me convient. Je me demande parfois si je ne vais pas oublier de respirer.
Il viendra, un jour, me chercher en enfer. C'est le genre de voyage que l'on oublie pas. (au sujet de Jacques Lacan)
Mourir de ne pas mourir, ultime volupté, nadir de la souffrance. La hache au bord de la blessure, écrivait Eluard :
(Je suis vivant sans vivre en moi
et si puissant est mon désir
que je meurs de ne pas mourir.)

 

Le portrait de Dora, par Picasso.
Il y en a bien d'autres, mais celui-ci est celui que je préfère.

dora_maar_1

 

Et puis, Picasso, dans toute sa grandeur...
(c'est juste superbe... à visionner avec ses yeux d'enfant)

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samedi 23 mai 2009

Dernière lecture

Manuella
Labro_Philippe_Manuella
de Philippe Labro

Résumé :
Je n'écris que cela, des banalités.
En fait, je suis nulle. Toutes mes amies me disent que je suis géniale et belle et sympa et positive, et mes parents disent la même chose et tout le monde me croit formidablement sûre de moi, si seulement ils savaient à quel point je me trouve nulle. J'ai tout faux. Je suis encore vierge, 9/10 (ou plutôt 10/10) de mes amies ne le sont plus depuis longtemps, elles ont toutes plus ou moins un garçon dans leur vie, et moi rien.
Plaignez, plaignez la pauvre petite poule sans amour, la gentille fille de bon aloi qui ignore ce que l'amour physique veut dire, le bébé à l'enveloppe de femme qui a les chevilles trop épaisses, les hanches trop larges, un nez trop épaté, une oreille qui dit bonjour à l'autre, des fossettes trop hautes et un menton trop pointu, et qui marche en faisant des mouvements comme les bateaux qui tanguent dans le port lorsqu'il y a de la houle.

Mon avis au sujet de ce roman :
Philippe Labro serait-il juste un habile jongleur de mots, ce récit serait-il trop "facile" ? C'est un peu ce que l'on ressent au premier abord.
Pour moi, pourtant, "Manuella" est un beau roman, qui relate, un peu à la façon d'un conte moderne, cette difficile métamorphose qu'est le passage obligé au monde adulte.
Voilà une parfaite lecture d’été, à bouquiner au soleil...   

Quelques citations :
"J'aimerais avoir une oreille assez fine pour entendre le bruit que fait le pollen des marronniers lorsqu'il vient se poser sur le sol. Plus fine encore, pour entendre la neige tomber sur ce qui est déjà de la neige. Personne n'est capable d'entendre ce bruit-là, pourtant je sais que ce bruit existe. (...) Ce silence qui ressemble à une musique."
"Je crois que l'on peut deviner ou définir une partie de ce que sont les gens par les mots qu'ils emploient."
"Il ne faut jamais aller plus vite que sa vitesse."
"La Rentrée : rien à faire, tout le monde rentre à la fin de l'été. On dirait que la vie a été fabriquée, en France, au même rythme que nos enfances et nos adolescences."
"On dirait que le bruit de la mer est l'enveloppe qui contient tout le reste, les couleurs, les odeurs. Si tu regardes longuement le ciel et la mer, tu finis par croire que ce bruit, tu le vois."
"Il faut savoir se choisir des modèles inaccessibles, et pourtant, tout faire pour les égaler".
"
Relativiser, il paraît que cela fait partie d'un processus qui s'appelle vieillir."
"Le glauque, c'est la misère du coeur, la tristesse de ceux qui vivent sans amour".

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mardi 19 mai 2009

Juste un instant...

C’est la meilleure manière de se reposer,
la beauté d’un instant…
Il faudrait être tout le temps capable
d’attraper la beauté de l’instant.

une citation de Philippe Labro dans Franz et Clara

blanc_pour_la_beaut__de_l_instant

Photo prise en montagne,
mai 2009

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