vendredi 27 décembre 2013

dernière lecture : Le Montespan

de Jean Teulé

lemontespan

1,5 etoile

Présentation de l'éditeur :
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…
Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C
ôté écriture, je ne sais trop que dire. C'est un roman qui se lit (très !) facilement, Jean Teulé semblant être un véritable maître conteur, avec des scènes un brin paillardes, parfois absurdes, mais d'époque, semble-t-il (?). Souvent des moments loufoques, avec malgré tout un vrai plaisir de découvrir le côté sombre des courtisans corrompus, sales, débauchés. 
Côté historique, j'ai vraiment apprécié ! En me disant surtout que je suis décidément ravie de vivre à mon époque... 
Quant aux valeurs morales, ça n'avait pas l'air d'être la panacée au temps de Louis XIV (surtout à la cour du roi...). Tout ceci m'aura le plus souvent portée à sourire... Pourtant, ici, aucun passage n'a su m'émouvoir, vous n'aurez donc pas de "morceau choisi".

 

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mardi 24 décembre 2013

les pierres du chemin

« On peut aussi bâtir quelque chose de beau 
avec les pierres du chemin »

Goethe

***

C'était bien tristounet, au départ...
uniformément gris anthracite.

Parce que, pour tout vous dire,
j'ai utilisé là les restes des restes des restes de pâte-toute-sèche,
que j'ai malaxés ensemble,
histoire de voir si je pouvais encore en faire quelque chose,
et puis des paillettes ni rouges - ni roses
que j'ai failli jeter vingt fois.

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Créations en pâte polymère

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samedi 21 décembre 2013

dernière lecture : La couleur pourpre

d'Alice Walker

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Présentation de l'éditeur :
Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire. Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre.
C'est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'un mari cruel qui lui cache toutes ces lettres venues d'Afrique - où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon dieu, qui, lui, sait tout... Pourquoi, entre elles, cette correspondance déchirante et sans fin, obstinée, presque immatérielle ?

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"Et alors ? S'il (le bon Dieu) ouvrait ses oreilles toutes grandes pour écouter les femmes noires, le monde ça serait quand même autre chose, c'est moi que j'te l' dis" !
Elle parle mal, les hommes la font souffrir,  la vie la malmène mais en même temps la porte et la fait avancer. Pourtant, jamais elle ne perd espoir. Battue, humiliée, maltraitée, Célie supporte tout en silence, avec dans son cœur ces lettres adressées au bon dieu, et l'espoir insensé de revoir un jour sa sœur Nettie. Le tout sur un ton qui reste malgré tout enjoué, critique, intelligent.
C'est vraiment un très beau roman, écrit sous forme de lettres adressées au bon dieu, où la condition de la femme noire, au début du 20e siècle est crûment et durement décrite. 

Morceaux choisis :
"Shug a raison quand elle dit qu'il faut d'abord chasser l'homme de devant son oeil, pour y voir plus clair. 
L'homme il se met partout et il pourrit tout. Il est sur ta boîte de céréales, dans ta tête, sur toutes les radios Il veut te faire croire qu'y a que lui partout. Et quand tu le crois, alors tu penses que Dieu c'est lui. Mais c'est pas vrai Donc quand t'as envie de prier et que l'homme se met devant toi comme si c'était pour lui, envoie le balader. Pense aux petites fleurs, au vent, au l'eau, à un gros caillou. Mais c'est pas facile, laisse-moi te l'dire. ça fait si longtemps qu'il est là, il veut pas bouger. Et il menace le monde avec les éclairs, les inondations,les tremblements de terre."
"Tu sais, la méchanceté ça vous tue un homme"
"Tout le monde apprend quelque chose de la vie."

En 1985, Steven Spielberg a imaginé un film à partir de ce récit :

 

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mercredi 18 décembre 2013

un passé

" Ce qui apparaît à d'autres comme du désordre
est, pour moi, de l'ordre ayant un passé,
une histoire."

Sigmund FREUD,
dans "La psychopathologie de la vie quotidienne"

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photos décembre 2013

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samedi 14 décembre 2013

nous adapter

Nul besoin de faire de la Terre un paradis :
elle en est un.
A nous de nous adapter pour l'habiter.

Henry Miller

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Photo dans les bois, l'hiver

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mardi 10 décembre 2013

grand calme...

 

"Asseyez-vous,
j'ai tout votre temps."

Pierre Daninos

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Photo dans le potager

 

 

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vendredi 6 décembre 2013

apparences

" Il ne faut pas se laisser abuser par les apparences.
Il n'y a toujours qu'une réalité."

Haruki Murakami, 1Q84 Livre 1 Avril-Juin

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Photo hiver 2012

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mercredi 4 décembre 2013

j'avance !

 

 

"Ce qui sauve un homme est de faire un pas.
Puis un autre."

C. S. Lewis

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Créations en pâte polymère

 

dimanche 1 décembre 2013

la nature seule

« L’homme peint
car la Nature seule ne suffit pas. »

de Ricardo Ménendez Salmon

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Photo hiver 2012

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vendredi 29 novembre 2013

dernière lecture : Trois chevaux

de Erri De Luca

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Présentation de l'éditeur :
«Je monte sur la passerelle, je ne pense à personne, je suis la dernière feuille de l'arbre et je me détache sans être poussé.
Je ne pense pas à la jeune fille aimée, suivie jusqu'à faire partie de son pays.
Maintenant je sais qu'elle est au fond de la mer, jetée au large du haut d'un hélicoptère, les mains attachées. A vécu pour moi, est morte pour offrir des yeux aux poissons.»
Le narrateur, Italien émigré en Argentine par amour, retourne ainsi au pays. En Argentine, sa femme a payé de sa vie leur combat contre la dictature militaire. Lui, le rescapé, a appris que la vie d'un homme durait autant que celle de trois chevaux. Il a déjà enterré le premier, en quittant l'Argentine. Il travaille comme jardinier et mène une vie solitaire lorsqu'il rencontre Làila, qui «va avec des hommes pour de l'argent», et dont il tombe amoureux. Il prend alors conscience que sa deuxième vie touche aussi à sa fin, et que le temps des adieux est révolu pour lui.

Récit dépouillé à l'extrême, Trois chevaux évoque la dictature argentine, la guerre des Malouines, l'Italie d'aujourd'hui. Puis, à travers une narration à l'émotion toujours maîtrisée, où les gestes les plus simples sont décrits comme des rituels sacrés, et où le passé et le présent sont étroitement imbriqués, pose la question des choix existentiels que nous sommes amenés à faire - partir, rester, tuer, laisser vivre - et interroge la notion de destin.

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Mais bien sûr, que je sais que c'est là un très bon livre. Bien sûr, que je l'ai ressenti. Que j'ai été troublée. Déroutée.
Pour tout dire, j'ai même fini par éprouver un malaise. 
Trop...
Un peu comme quand on décide l'aller manger à l'Auberge de Malatras.
Tout y est exquis, subtil, surprenant. Délicieux. Pourtant, je sors toujours de cet endroit déroutée : trop de mélanges fins, trop d'expériences culinaires et d'émotions gustatives. Je crois que j'aurais tout, absolument tout adoré, mais séparément. 
Pour le roman d'Erri de Luca, c'est exactement pareil. Une page par jour eût été mieux (mais impossible, évidemment !). Pour pouvoir déguster vraiment.
Enfin, ça, c'était juste avant que la fin s'annonce, parce que lorsque s'ébauche le dénouement de ce roman (conte ?), il ne reste que le beau. Le très beau.
Un roman avec des passages magnifiques. Un véritable monde parallèle. Un plongeon dans la poésie. A toutes les pages. C'est beaucoup... 
Peut-on lire en gardant les yeux écarquillés ?

 

Morceaux choisis :
"Les livres neufs sont impertinents, les feuilles ne se laissent pas tourner sagement, elles résistent et il faut appuyer pour qu'elles restent à plat. Ls livres d'occasion ont le dos détendu, les pages, une fois lues, passent sans se soulever".
"La géométrie des choses environnantes fait naître des coïncidences, des rencontres".
"Une cafetière sur le feu suffit à remplir une pièce".
"Je lis les vieux livres parce que les pages tournées de nombreuses fois et marquées par les doigts ont lus de poids pour les yeux, parce que chaque exemplaire d'un livre peut appartenir à plusieurs vies".
"Un arbre est une alliance entre le proche et le lointain parfait".`
"Au cours de la journée, mon corps obéit, et il obéit à tout ce dont je le charge, mais ensuite, une fois son office rempli, il m'envoie courir après le vent et me tire à vide, heureux".
"Il y a des créatures destinées les unes aux autres qui n'arrivent jamais à se rencontrer et qui se résignent à aimer une autre personne pour raccommoder l'absence. Elles sont sages".
"La guerre, c'est quand les jeunes rêvent de devenir grand-pères".
"Je ne crois pas aux écrivains, mais à leurs histoires"
"C'est ce que doivent faire les livres, porter une personne et non pas se faire porter par elle, décharger la journée de son dos, ne pas ajouter leurs propres grammes de papier sur ses vertèbres".
"Il y a des humilités qui grandissent un homme".
"Un homme prie et augmente ainsi la substance au ciel. Les nuages sont pleins du souffle des prières".
"Je sais que je suis un homme maintenant car je suis la plus dangereuse des bêtes".
"Je prends le livre ouvert à la pliure, je me remets à sn rythme, à la respiration d'un autre qui raconte. Si moi aussi je suis un autre, c'est parce que les livres, plus que les années et les voyages, changent les hommes".
"Nous apprenons des alphabets et nous ne savons pas lire les arbres. Les chênes sont des romans, les pins des grammaires, les vignes sont des psaumes, les plantes grimpantes des proverbes, les sapins sont des plaidoiries, les cyprès des accusations, le romarin est une chanson, le laurier une prophétie".

« Un arbre a besoin de deux choses : de substance sous terre, et de beauté extérieure. Ce sont des créatures concrètes mais poussées par une force d'élégance. La beauté qui leur est nécessaire c'est du vent, de la lumière, des grillons, des fourmis et une visée d'étoiles vers lesquelles pointer la formule des branches. Le moteur qui pousse la lymphe vers le haut dans les arbres, c'est la beauté, car seule la beauté dans la nature s'oppose à la gravité. Sans beauté l'arbre ne veut pas. C'est pourquoi je m'arrête à un endroit du champ et je lui demande : « ici tu veux ? » Je n'attends pas de réponse, de signe dans la main qui tient son tronc, mais j'aime dire un mot à l'arbre. Lui sent les bords, les horizons et cherche l'endroit exact pour pousser. Un arbre écoute les comètes, les planètes, les amas et les essaims. Il sent les tempêtes sur les soleil et les cigales sur lui avec une attention de veilleur. Un arbre est une alliance entre le proche et le lointain parfait. »

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