jeudi 16 janvier 2014

dernière lecture : Béni soit l'atome

de René Barjavel 

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Présentation de l'éditeur :
Anicette a le sourire doux comme l'aurore. Genête est un trésor pur, le germe à la pointe de l'amande dans le noyau du fruit et la plus haute branche. Péniche, lui, est un naïf aux grands pieds, solitaire au milieu des bois, incapable d'apprendre le pas des militaires. Celle-ci encore est fée, bénie de Dieu mais tourmentée d'innocents désirs. A eux, coeurs purs, les secrets révélés de l'amour, son éternelle et pleine félicité. Quant aux autres : ergoteurs, jaloux, envieux, confits d'absurdité et de savoir, toujours en quête d'une improbable et vaine perfection, à eux les guerres sans fin, les cataclysmes et les misères d'une stupide condition humaine... Mais dans la poudre et le sang, à coups de canon et d'explosions atomiques, aujourd'hui, demain, sur terre, au ciel ou dans les mains miraculeuses d'une fillette, le même destin s'accomplira jusqu'à son terme...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
René Barjavel aura toujours mes faveurs. Toujours.
Parce que c'est un homme totalement libre : d'écrire tout ce qui lui passe par la tête, de la façon la plus poétique qui soit... et si l'on y réfléchit, avec un regard tellement visionnaire et philosophe. J'adore cette manière qu'il a d'évoquer, d'une façon très fantaisiste, toute l'évolution de l'humanité en un seul paragraphe (*), cette impression qu'il nous donne de marcher avec lui dans un rêve éveillé, à la fois oppressant et rassurant, pourtant, puisque tel s'annonce l'avenir de l'homme (ou, pire (?) sa réalité et parfois aussi son passé, en tout cas notre enfance envolée...), d'assister avec lui à des événements hors normes, mais tellement plausibles ! (il évoquait déjà la naissance des epub !) (**)
Je crois que c'est dommage d'enchaîner ces nouvelles. Il faudrait les lire séparément, en prenant le temps de les digérer tranquillement avant d'en entamer une suivante, ce que je ne sais décidément pas faire...

Morceaux choisis :
(*) "Plongés dans l'obscurité, les garçons et les fillettes prenaient des yeux très grands et très clairs, qui leur permettaient de voir tout ce qui s'enfuit à la moindre lueur. Dans les souterrains perdus sous les collines, les grottes immenses, où leurs soupirs se multipliaient en chants d'orgues, au bord des lacs endormis dont l'eau enfermée au premier jour du monde n'a jamais connu la lumière que Dieu créa, les enfants découvraient des prairies de fleurs qu'on ne peut toucher, des trésors de gemmes aux luisances imperceptibles, des animaux furtifs aux ailes repliées, des fresques de chevaux galopants peintes en traits de nuit sur des murs de ténèbres."
(**) "[...] la bibliothèque électrique qui lui permet de faire dérouler, sur son écran de poche ou d'appartement, le texte de tous les livres du monde [...]"
"Quand les habitants de la ville commencèrent à trembler de peur, le roi, lui aussi, s'inquiéta. Il savait que, lorsque quelque chose ne va pas, les citoyens en rendent volontiers le gouvernement responsable, sans chercher le moins du monde à discriminer leur propre responsabilité. Le gouvernement est là pour gouverner."
"Les psychologues sont rares, et plus encore les gens attentifs"
"On croit tout quand on ne sait pas mentir".
"Il réfléchit longuement, et parvient à cette conclusion que la principale faiblesse de l'homme est justement sa faiblesse".
"Cruauté de ton coeur, et les erreurs de ton esprit sont éternels".
"En vérité, ils portaient en eux le regret des ans où ils étaient des enfants aux yeux clairs, où la réalité visible ne bornait pas leur univers, où toutes les aventures étaient possibles. Mais aucun d'eux n'aurait osé se l'avouer. Les enfants ne sont que des enfants".

***

Et puis comme ça, en passant... :
cette semaine, dans un article du Monde, il était question de cryogénie. Elle ne semble désormais plus seulement un délire visionnaire de Barjavel (voir le roman "Ravage" que, entre parenthèses, je vous conseille vraiment...).
Je vous invite à découvrir de quoi il en retourne, en cliquant sur le lien. Beurk... ça donne sacrément froid dans le dos !  
;)

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mardi 14 janvier 2014

ramifications

"L'homme ne pourra jamais cesser de rêver.
Le rêve est la nourriture de l'âme 
comme les aliments sont le nourriture du corps"

(Paulo Coelho)

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Photo décembre 2013

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dimanche 12 janvier 2014

enfermer un infini

"L'opération de l'artiste
consiste à tenter d'enfermer un infini."

Paul Valery,
dans "Paradoxe sur la recherche"

 

2013-087CollierLeBruitDesVaguesV2

Collier en pâte polymère,
serti de perles de rocailles

mardi 7 janvier 2014

une étoile qui danse

Le chaos intérieur est nécessaire
avant de donner naissance à une étoile qui danse.

Nietzsche

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Bague en pâte polymère

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mardi 31 décembre 2013

dernière lecture : juste avant le bonheur

d'Agnès Ledig

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Présentation de l'éditeur :
Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l'attention d'un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire.
Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l'attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, c'est le tragique accident de voiture et Lulu meurt après un long coma. Une chaîne de soutien, d'affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance. La force des épreuves surmontées, l'espoir d'un nouvel amour, ainsi qu'une bonne dose d'intelligence et d'humour peuvent réussir ce miracle.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'ai vraiment apprécié ce roman, très vite lu, dévoré même..., à un moment où j'avais besoin d'une lecture fluide. Ce qui ne signifie pas paisible, loin de là ! 
J'ai rapidement pensé au génie d'écriture d'Anna Gavalda, auquel on se rapproche ici, et qui a le don de nous rendre les personnages de ses romans attachants, proches même. Vivants. 
Avec en prime ici le plaisir de voir évoquée la splendeur de la Bretagne. 
Enormément d'émotions aussi : de la joie, des rires, puis des larmes avec un retournement de situation auquel on n'est pas prêt, auquel on ne sera jamais prêt.
Une belle leçon de vie...
Si vous êtes en panne d'inspiration pour votre prochaine lecture, courez vous procurer ce roman d'Agnès Ledig, qui est un vrai cadeau.

Morceaux choisis :
"Le désespoir et la tristesse n'ont jamais aidé personne à combattre les épreuves".
"La vie s'apparente à la mer. Il y a le bruit des vagues, quand elles s'abattent sur la plage, et puis le silence d'après, quand elles se retirent. Deux mouvements qui se croisent et s'entrecoupent sans discontinuer. L'un est rapide, violent, l'autre est lent. (...) C'est ça la vie... C'est le mouvement, c'est le rythme, le fracas parfois, durant la tempête, et le doux clapotis quand tout est calme. Mais le clapotis quand même. Un bord de mer n'est jamais silencieux, jamais. La vie non plus, ni la vôtre, ni la mienne."
"L'intimité des gens n'est pas inscrite sur leur visage".
"Rien ne sert de s'opposer, le destin trace le chemin. On le suit pas à pas. Mais si on ne marche pas dans ses pas, on finit par se perdre".
"Ainsi va la vie, elle se nourrit d'impermanence, et c'est l'impermanence qui fait que la vie est vie".
"Ce n'est pas la vie qui est belle, c'est nous qui la voyons belle ou moins belle".
"Le silence a cette vertu de laisser parler le regard, miroir de l'âme. On entend mieux les profondeurs quand on se tait".
"Oui, si vous perdez une jambe, ça se voit, les gens sont conciliants. Et encore, pas tous Mais quand c'est un morceau de votre coeur qui est arraché, ça ne se voit pas de l'extérieur".
"Toutes les plaies cicatrisent, plus ou moins vite, plus ou moins bien, mais la peau se referme. On garde une trace, mais la vie est plus forte".
"L'apprivoisement se fait toujours à double sens".
"On ne se trompe jamais quand on aime".
"Un médecin doit aller bien. Un médecin ne flanche pas. Un médecin, c'est un socle sur lequel s'agrippent les patients fragile. Il se doit d'être solide comme un roc".
"L'évidence n'a pas besoin de beaucoup de temps pour sauter aux yeux. C'est généralement instantané".
"Le bonheur va vers ceux qui savent rire". 
"Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle".

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lundi 30 décembre 2013

oser...

 

« Oser vivre furieusement le calme
et vivre doucement ses envies. »

Régis Carlo

 

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Créations en pâte polymère

Pour la technique utilisée, je ne saurais pas trop dire...
Disons que je suis partie d'un transfert, et que j'ai laissé faire les choses !

 

Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en b
outique vous plaît ? 
N'hésitez pas à 
me contacter
 

Tous les modèles sont encore disponibles !

dimanche 29 décembre 2013

la vie est belle

 

Ce n'est pas la vie qui est belle,
c'est nous qui la voyons belle
ou moins belle.

Agnès Ledig, dans "Juste avant le bonheur"

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Photos hivers 2012 et 2013

***

En cette fin d'année
je vous souhaite à tous d'excellentes moments,
paisibles et doux,
comme cette magnifique nature qui nous entoure et que j'aime tant. 

***

J'en profite aussi pour vous remercier
pour tous vos gentils mots égrainés sur mon blog au fil des jours,
pour votre présence parfois silencieuse, mais je le sais fidèle
qui à mes yeux n'est pas juste virtuelle,
et m'apporte beaucoup au quotidien.

Me donne envie de progresser.

Merci...

 

 

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vendredi 27 décembre 2013

dernière lecture : Le Montespan

de Jean Teulé

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1,5 etoile

Présentation de l'éditeur :
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…
Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C
ôté écriture, je ne sais trop que dire. C'est un roman qui se lit (très !) facilement, Jean Teulé semblant être un véritable maître conteur, avec des scènes un brin paillardes, parfois absurdes, mais d'époque, semble-t-il (?). Souvent des moments loufoques, avec malgré tout un vrai plaisir de découvrir le côté sombre des courtisans corrompus, sales, débauchés. 
Côté historique, j'ai vraiment apprécié ! En me disant surtout que je suis décidément ravie de vivre à mon époque... 
Quant aux valeurs morales, ça n'avait pas l'air d'être la panacée au temps de Louis XIV (surtout à la cour du roi...). Tout ceci m'aura le plus souvent portée à sourire... Pourtant, ici, aucun passage n'a su m'émouvoir, vous n'aurez donc pas de "morceau choisi".

 

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mardi 24 décembre 2013

les pierres du chemin

« On peut aussi bâtir quelque chose de beau 
avec les pierres du chemin »

Goethe

***

C'était bien tristounet, au départ...
uniformément gris anthracite.

Parce que, pour tout vous dire,
j'ai utilisé là les restes des restes des restes de pâte-toute-sèche,
que j'ai malaxés ensemble,
histoire de voir si je pouvais encore en faire quelque chose,
et puis des paillettes ni rouges - ni roses
que j'ai failli jeter vingt fois.

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Créations en pâte polymère

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samedi 21 décembre 2013

dernière lecture : La couleur pourpre

d'Alice Walker

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Présentation de l'éditeur :
Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire. Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre.
C'est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'un mari cruel qui lui cache toutes ces lettres venues d'Afrique - où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon dieu, qui, lui, sait tout... Pourquoi, entre elles, cette correspondance déchirante et sans fin, obstinée, presque immatérielle ?

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"Et alors ? S'il (le bon Dieu) ouvrait ses oreilles toutes grandes pour écouter les femmes noires, le monde ça serait quand même autre chose, c'est moi que j'te l' dis" !
Elle parle mal, les hommes la font souffrir,  la vie la malmène mais en même temps la porte et la fait avancer. Pourtant, jamais elle ne perd espoir. Battue, humiliée, maltraitée, Célie supporte tout en silence, avec dans son cœur ces lettres adressées au bon dieu, et l'espoir insensé de revoir un jour sa sœur Nettie. Le tout sur un ton qui reste malgré tout enjoué, critique, intelligent.
C'est vraiment un très beau roman, écrit sous forme de lettres adressées au bon dieu, où la condition de la femme noire, au début du 20e siècle est crûment et durement décrite. 

Morceaux choisis :
"Shug a raison quand elle dit qu'il faut d'abord chasser l'homme de devant son oeil, pour y voir plus clair. 
L'homme il se met partout et il pourrit tout. Il est sur ta boîte de céréales, dans ta tête, sur toutes les radios Il veut te faire croire qu'y a que lui partout. Et quand tu le crois, alors tu penses que Dieu c'est lui. Mais c'est pas vrai Donc quand t'as envie de prier et que l'homme se met devant toi comme si c'était pour lui, envoie le balader. Pense aux petites fleurs, au vent, au l'eau, à un gros caillou. Mais c'est pas facile, laisse-moi te l'dire. ça fait si longtemps qu'il est là, il veut pas bouger. Et il menace le monde avec les éclairs, les inondations,les tremblements de terre."
"Tu sais, la méchanceté ça vous tue un homme"
"Tout le monde apprend quelque chose de la vie."

En 1985, Steven Spielberg a imaginé un film à partir de ce récit :

 

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