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Le bruit des vagues
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12 octobre 2007

Le prince de Bretagne

mérite bien qu'on lui fasse un peu honneur !

Dans ma crise "osons" (...mes amis sauront de quoi je parle), Flan_de_Chou_fleuravec des mélanges sucrés/salés insolites, plus ou moins bienvenus, j'ai testé une recette, en y ajoutant une petite touche que certains trouveront très certainement déplacée... Qu'à cela ne tienne, pour les amateurs de saveurs étranges (mais harmonieuses), je vous propose de saupoudrer votre cuisine quotidienne d'un petit brin de fantaisie. Voici une recette de flan de chou-fleur au fromage de chèvre et au miel. pour 6/8 personnes : 1 chou-fleur - 2 fromages de chèvre frais - 3 oeufs - du thym et du romarin - 15 cl de crème fraîche - du miel - du sel et du poivre. nettoyer le chou-fleur et le couper en petis bouquets - le faire cuire 10 minutes dans de l'eau bouillante salée - mixer ensemble le chou-fleur, les oeufs, le fromage, la crème, et quelques brins d'herbes de provence - verser la préparation dans des moules allant au four - saupoudrer de thym/romarin et de poivre - mettre dans un four préchaurffé, th 6, pendant 20 minutes environ - démouler et servir chaud, tiède, ou froid, accompagné d'une salade verte, ...et arrosé d'un généreux filet de miel. Ce plat peut être une parfaite transition entre le plat principal et le dessert, en remplaçant le fromage de la façon la plus inattendue qui soit...

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3 octobre 2007

Il y a des fleurs (...la suite 3)

Bon, je sais, je vais très bientôt vous fatiguer, là, avec mes fleurs
Mais quand même, celle-ci...
ça serait dommage que je ne vous la montre pas.
Non ???
montage_fleur_en_fimo
Perles entièrement réalisées en pâte polymère
(avec des restes de canes faites, pour la plupart, par mes filles)
Vue du collier monté à venir dans l'album n° 3 consacré à la polymère...

29 septembre 2007

Pas de danger...

La lame est désormais dans son étui !

Dame Tewee, lors de notre dernière rencontre,
m'avait généreusement offert une lame spéciale fimo
(avec laquelle je me suis empressée de me couper, mais bon,
ceci est une autre histoire, sur laquelle je préfèrerais ne pas trop m'étendre, si vous voulez bien...)

porte_lames

Pour protéger la lame
(et mes doigts, oui oui, merci de me le faire remarquer !),
la voici désormais dans un étui... tout en fimo, et en couleurs !

22 septembre 2007

On dirait...

On dirait un peu
un rayon de soleil
à travers les feuillages
agités par le vent...

(en clignant des yeux, comme ça...
Ça vous le fait pas, à vous ?)


Hidden_magic_vue_1
Peut-être quelques unes d'entre vous reconnaîtront ce motif,
réalisé lors de la fameuse rencontre des fimoteuses à la maison...
(vues disponibles dans l'album n° 3 consacré à la polymère)

5 septembre 2007

Empreintes

Empreintes

>  La terre se nourrit d'empreintes,
le ciel se nourrit d'ailes.

[Miguel Angel Asturias : Extrait de "La Chasse"]

Empreintes2

Marcher sur le sable,
quand tout le monde a déserté la plage,
y voir de jolies traces, laissées par qui ?
Le soleil rasant donne de beaux reliefs à toute chose
Le sable fin, sous mes doigts, est un vrai trésor.
Quel monde paisible, alors...

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1 septembre 2007

Monsieur Souchon, s'il vous plaît !

Cet homme serait-il un philosophe des temps modernes ?

"Moi je trouve que les gens agréables sont ceux qui en prennent plein la tronche...
On en prend tous plein la tronche : on est tous des loosers :
on perd sa jeunesse, on perd ses parents, on perd ses cheveux... on perd tout, dans la vie."

"Je trouve très difficile d'être un père : je trouve que ça affolle, les enfants...
et en même temps c'est merveilleux !
mais ça affolle, ça rend vieux, ça rend responsable, ça vous met adulte,
ça vous donne une obligation de se mettre en colère, d'être dirigiste : c'est terrible !
(*)


Et alors ?  Alors il se met à chanter...

Tanz_by_Adnan_Pozderovic
(Tanz by Adnan Pozderovic)

(*) entendu dans une émission de france-inter, cet été.

20 septembre 2007

Dernière lecture

Les racines du figuier
Lancar_charles_les_racines_du_figuier
Charles Lancar

Résumé :   
Cinq ans après l'indépendance de la Tunisie, une famille de Français, Juifs d'origine italienne, quitte le pays et débarque à Paris. Alors que Vito, l'un des enfants - journaliste à Tunis -, devient garçon de course, fait des ménages et rêve de l'academie française, Hugo, le père, renonce à son métier de coupeur de cuir et balaie les quais du métro tout en évoquant avec nostalgie les bruits et les odeurs de sa ville natale.
A Belleville où ils s'installent, Hugo et les siens font la connaissance de Mme Goldstein, l'unique Ashkénaze du quartier. Ainsi débutent les racines du figuier.

Citations :
« Il n’y a pas de fatalité à la médiocrité »
« (…) quelques fractions de secondes seulement séparent l’homme de la bête »
« Se dépêcher, c’est fuir le tourment, ou aller à sa rencontre ».

Mon sentiment
Un seul livre emporté dans mes bagages.
Juste celui-là.
Donc... pas renoncement possible, puisque je n'ai pas d'autre lecture.
Et décidément, non : je ne suis pas emballée. Je m'accroche. Je m'ennuie. Je vais mettre "tout ça" de côté. Après tout : il y a autre chose à faire que de lire, pendant ses vacances...
Et puis je me dis que non, je vais tenter encore une petite page, pour voir si finalement...
Vient alors un petit déclic, le moment espéré où l'histoire prend enfin un sens, où je suis surprise, parfois émue, voire même amusée. Les cultures se croisent, les personnages deviennent attachants. Et bien ! il en aura fallu, du temps !
Bon, si j'avais adoré Charles Lancar dans Café Crème, ici, il me déçoit, il tourne en rond. Je tenterai probablement un troisième roman pour me faire une opinion un peu plus claire...

12 septembre 2007

Dernière lecture

Le non de Klara
aaron_soazig_le_non_de_klara
de Soazig Aaron

Résumé
Ce roman s'apparente à un document plus qu'à une fiction. La narratrice, Angelika, est l'amie et la belle-soeur de Klara, l'héroïne. Elle retrace l'impossible reconstruction de cette jeune femme. Survivante d' Auschwitz, Klara revient à Paris en 1945 après 29 mois de déportation. Dévastée sur le plan physique et psychologique, elle sait que sa vie n'a plus lieu d'être : elle se sent morte, perdue à jamais. Soucieuse du bonheur de sa fille Victoire, âgée de trois ans, Klara se refuse à lui faire subir ce qu'elle est désormais et elle décide de laisser son enfant à des proches. Sans retour possible cette fois... Un regard douloureux sur l'horreur de la Shoah.

Citations :
"Tous ceux que j'ai vu revenir, ceux en mauvais état, ceux qu'on ne reconnaît pas, justement, ils ont les yeux vides, vides, si vides qu'à force d'être vides, ils paraissent profonds".

"Il y a toujours ceux qui ont des pieds pour marcher sur ceux des autres qui eux en ont pour se les faire écraser. La même chose tout le temps".
"Nous étions lâcherisés ou couragisés, enfin tous ces mots qu'on peut inventer au passif, vivre au passif, en dehors de soi, un monde où le courage et la lâcheté servent à la même chose, où durer devient l'ignominie quand par hasard il reste une parcelle de lucidité pour s'apercevoir de cette chose-là".

Mon sentiment :
Difficile d'imaginer qu'il s'agit seulement ici d'un roman, tant ce récit semble vécu. Les pages que nous livre Soazig Aaron sont bouleversantes. Que Klara raconte, ou qu'elle se taise, son récit et ses non-dits laissent entrevoir la fragilité de l’âme humaine, quand l'homme devient un loup pour l'homme. Un vrai choc littéraire et humain, une page de l'Histoire encore tellement tangible...

27 août 2007

Qui eût cru

que je puisse un jour me délecter de poisson ?
Je me souviens encore des grimaces que je pouvais faire dès qu'une odeur de poisson entrait dans la maison. Nous habitions pourtant alors en bord de mer, où le poisson était frais et appétissant. Mais ça, je refusais de l'entendre...
Aujoud'hui, je me régale de poisson au four, au wok, frit, ou encore cru. J'ai cherché une recette de tartare de saumon, pour voir si "ça serait aussi bon qu'au restau". Et bien, je crois pouvoir Tartare_de_saumonaujourd'hui affirmer que la cuisine concoctée avec passion et fantaisie à la maison vaut bien celle des restaurants... La mienne, de recette, inclut effrontément des petits cubes de pommes et du gingembre aux traditionnels câpres et moutarde, mais laisse un délicieux sentiment de bonheur après la première bouchée... A vous de tester si vous ne me croyez pas !!!
Pour 4 personnes : 2 filets de saumon sans peau (très frais) - 1 pomme verte - 4 petits oignons blancs nouveaux - 1 c. à café de gigembre frais hâché - 1 c. à soupe de câpres - le jus d'un citron (vert, de préférence) - un petit bouquet de ciboulette - 1/2 c. à soupe de moutarde douce - 2 c à soupe d'huile d'olive - sel et poivre. couper le poisson en très petits cubes - saler, poivrer - mettre au frigo - mélanger les oignons coupés très finement, le gingembre et les câpres finement hâchés, la ciboulette ciselée et la pomme coupée en très petits dés - mélanger intimement la moutarde et l'huile d'olive - y incorporer les dés de saumon - bien mélanger - verser le jus de citron et mélanger à nouveau - y incorporer enfin le mélange oignons / gingembre / câpres / pommes - placer au frigo jusqu'au moment de servir (joliment présenté dans des verrines, un saladier, des assiettes, le tout décoré d'une fine brindille de ciboulette).
A vous de jouer !

28 août 2007

Dernière lecture

L'éternité de l'instant
Valdes_Zoe_l__ternit__de_l_instant

Zoé Valdés


Résumé :

Lola est la petite-fille préférée de Maximiliano Megia, et c'est uniquement pour elle qu'il accepte de rompre le silence dans lequel il s'est réfugié depuis que sa femme a quitté Cuba, le laissant seul avec ses cinq enfants. Son histoire débute en Chine : né de l'union très heureuse d'un célèbre chanteur d'opéra traditionnel, Li Ying, et de Mei, une jeune calligraphe, Maximiliano - Mo Ying de son vrai nom - est doté d'une intelligence et d'une sensibilité rares. Mais lorsque sa famille reste sans nouvelles de son père, parti à l'étranger comme des milliers de Chinois au début du XXe siècle pour échapper à la misère, Mo Ying s'exile à son tour pour essayer de le retrouver. Après bien des péripéties, devenu Maximiliano Megia au Mexique, il débarque à Cuba...

Citations
"Les cubains sucraient tout, même l'eau, et même avant de goûter, comme s'ils tenaient pour acquis que dans la vie tout est, par définition, amer" - "Celui qui ne parle pas sait, celui qui parle trop ignore le plus important, écouter les autres" - "Un pays si riche et si vaste souffrait de pénurie alimentaire et devait importer des aliments tels que le riz, la farine et le sucre. L’intelligence et la sensibilité commencèrent à décliner dans l’échelle des valeurs de l’homme privé d’emploi. Un bourse pleine avait plus de sens qu’un tas de rêves et d’idées" - "Il ne parlait politique avec personne, parce qu'il préférait éviter les vaines discussions qui ne pouvaient mener qu'à la rage collective. La politique avait voulu détruire, intentionnellement, la culture des deux pays qu'il aimait le plus, la culture millénaire chinoise, et la culture cubaine, jeune et métisse. Il haïssait le communisme, mais l'avouer représentait un sacrifice pire que de porter la croix du Christ sur ses épaules, sans la récompense d'une résurrection" - " Etre triste te prépare à des joies inespérées. La joie permanente rend idiot."

Commentaires :
Les aventures d'un chinois... dans le style d'écriture "latino" que j'affectionne particulièrement : quelle délectation, alors, de se plonger dans l'épopée de cette famille chinoise (sans doute particulièrement atypique), immigrée à Cuba au début du siècle.
J'ai découvert, avec ce roman, le très grand talent de narratrice de Zoé Valdés, et je languis désormais de lire ses autres écrits...
Au sujet de l'auteur : Poète, romancière et scénariste, Zoé Valdés est née en 1959 à La Havane. Interdite de séjour à Cuba depuis 1995, elle vit à Paris. Elle a reçu les plus importantes distinctions littéraires en Espagne et ses livres sont traduits dans de nombreux pays. L'éternité de l'instant est son sixième livre aux Éditions Gallimard.

19 août 2007

Bien sûr

Bien sûr, il n'a pas besoin de moi pour faire sa pub !
Mais que l'on parle de cet artiste-là dans les journaux
mérite, je crois, que j'y prête un minimum d'attention...
(d'autant que, je dois bien l'avouer,
je suis sans doute une des ses plus grandes "fans".
Normal : c'est mon parrain...)

Vernissage_T_l_gramme
(un clic sur l'article pour voir en grand)

Si vous êtes dans les parages,
une petite visite à la chapelle St Joseph de Lesneven s'impose :
Il peint une Bretagne vivante et colorée
aux ciels somptueux et changeants...
les_monts_d_arrh_e ciel_de_mer roscoff

son site ici

24 août 2007

Respect

"On ne vide pas l'océan,
même avec un beau coquillage"

(proverbe japonais)

montage_repas_chinois


En quoi réside donc l’attrait qu’exerce sur nous, occidentaux, l’Asie ?
La richesse de ses plats ?
La beauté de ses gens ?
La violence de son histoire ?
Le mystère de ses paysages ?
La douceur et l’équilibre de son art ?
Tout cela, semble-t-il, forme un tout : un joyeux équilibre, un mystère.
Probablement ce fameux ying/yang…

Et côté cuisine… quelle variété !
Véritable alchimie de couleurs et de parfums,
les créations culinaires asiatiques surprennent à la fois l’œil et le palais.
Leurs parfums dépaysent, leurs mélanges d’épices enchantent,
la finesse des saveurs procure un vrai plaisir.
C’est pour moi un vrai bonheur de faire découvrir à mes amis
une recette savoureuse, souvent concoctée avec les ingrédients les plus simples.

Je vous avais déjà proposé quelques recettes(*). Aujourd’hui, une "simple" salade de haricots verts aux pousses de soja et au crabe… : pour 4 personnes : 200 g de haricots verts cuits à l'eau salée et coupés - 150 g de pousses de soja - 1 carotte râpée (facultatif) - environ 150 g de chair de crabe (ou 1 sachet de bouchées au crabe) - 1 bonne poignée de coriandre fraîche ciselée (ou chez picard surgelés) - une dizaine de feuilles de menthe ciselée - 50 g de cacahuètes - 2 c. à soupe de cassonnade - estampe2 c à soupe de sauce aux huitres - 4 c à soupe de jus de citron vert - 2 ciboules finement émincées - 2 grands piments rouges épépinés et émincés (facultatif) - 1 carotte râpée (facultatif) - 1 c. à soupe de citronnelle finement émincée (facultatif) . éplucher les cacahuètes et les mixer jusqu'à ce qu'elles soient finement hâchées - mélanger le sucre avec la sauce de poisson et le jus de citron vert jusqu'à ce que le sucre soit dissous - incorporer tous les autres ingrédients - mélanger délicatement - saupoudrer de cacahuètes. Pas bien compliqué, vous en conviendrez, pour une salade différente et goûteuse...

(*) soupe à la tomate aux parfums d'asie -porc au caramel  - raviolis au porc à la vapeur

10 août 2007

Denière lecture

La mort du roi Tsongor
GAUDE_Laurent_La_mort_du_roi_tsongor
Laurent Gaudé


Résumé :

La mort du roi Tsongor raconte le drame d’un royaume qui se déchire au coeur de l’Afrique ancestrale. Il s’agit d’une superbe fresque qui tient à la fois de la tragédie antique et du récit épique décrivant les douleurs d’une fratrie royale séparée par le destin.

Mon sentiment
Quel magnifique roman. Envôutant, violent, passionné, incroyable et beau. Il s'agit d'un récit épique et initiatique, où les hommes se déchirent jusqu'à l'absurde, et souffrent de leur choix.
Je vous propose de lire la superbe analyse du site afrik.com :
Il y a des livres qu’on ouvre sans savoir ce qu’on y trouvera. Et qu’on referme en sachant qu’on ne les oubliera pas. La Mort du roi Tsongor, de Laurent Gaudé est indéniablement de ceux-là car il parle de sentiments intemporels et évoque des souffrances humaines. A la veille de marier sa fille Samilia avec Kouame, prince des terres de sel, le vieux roi Tsongor qui règne, depuis Massaba, sur un empire immense, se retrouve face à un dilemme : un deuxième prétendant, Sango Kerim, vient réclamer sa fille.
Refusant de choisir pour n’offenser ni le prince ni l’ami d’enfance revenu de son errance pour épouser Samilia, le roi décide de mourir. Et espère par cet acte éviter une guerre qu’il sent proche. "Je sens le souffle violent de la guerre dans mon dos. Elle est là, oui. Je la sens qui fond sur moi et je ne sais pas trouver le moyen de la chasser."
Destins tragiques
Mais sa mort ne résout rien et la guerre éclate. Massaba, bientôt ville exsangue, est livrée à la haine des deux camps qui s’affrontent. Et entraînent derrière eux toute la famille du vieux roi défunt. Sako et Danga, les jumeaux, choisissent chacun un camp opposé, Liboko, le cadet, périt. Samilia rejoint Sango Kerim, au nom du serment que, petite, elle lui a fait de l’épouser et éconduit Kouame le coeur meurtri. "Elle disparut en se jurant de l’oublier. Mais elle sentait déjà que plus elle s’en éloignerait, plus il l’obséderait." Et la guerre se prolonge. Sans fin et dans l’horreur. De plus en plus absurde.
La Mort du roi Tsongor a quelque chose des grandes tragédies grecques. Nul personnage ne peut échapper à son destin. Et le sait. " C’est la vie qui s’est jouée de nous ", avoue Tsongor, conscient qu’il doit se donner la mort pour tenter de sauver Massaba. Quant à Samilia, telle Phèdre, elle se sait vouée au malheur : "Oui. Je suis aux deux. C’est mon châtiment. Il n’y a pas de bonheur pour moi. Je suis aux deux. Dans la fièvre et le déchirement. C’est cela. Je ne suis rien que cela. Une femme de guerre. Malgré moi. Qui ne fait naître que la haine et le combat".
Langue envoûtante
La langue de Laurent Gaudé est superbe, poétique, envoûtante. L’auteur réussit à nous attacher à ses personnages par la force des sentiments contradictoires qu’il leur prête et par la terrible vérité qui en résulte. Il a un don : celui de réveiller les émotions du lecteur en peu de mots. Les dialogues entre le roi mort, qui assiste, impuissant, au siège de sa ville en flammes et son fidèle garde et ami Katabolonga, sont des trésors littéraires.
La Mort du roi Tsongor est un récit épique mais aussi initiatique. Tous les personnages finiront par faire l’apprentissage du deuil, de la défaite et de la honte, chacun à leur manière. Même Souba, le plus jeune fils de Tsongor, chargé par son père, juste avant de mourir, d’aller courir le monde et de construire, à sa gloire, sept tombeaux somptueux et secrets "comme les sept visages de Tsongor".

Citation :
« C’était un jour magnifique de lumière et de calme. »

19 août 2007

Dernière lecture

Ma vie avec Mozart

Eric-Emmanuel Schmitt


Résumé

Un adolescent tourmenté assiste par hasard à une répétition des 'Noces de Figaro'. Par la voix de la comtesse, Mozart lui sauve la vie. On ne quitte pas un monde si plein de richesses et de beauté. Eric-Emmanuel Schmitt et le compositeur de génie ne se quitteront plus. A dix-huit ans, comment ne pas se reconnaître dans les émois amoureux et les désirs de Chérubin, plus tard dans l'avidité sensuelle de Don Juan ? Une relation intime s'installe. Le musicien devient à la fois l'enchanteur et le directeur de conscience qui révèle la poésie des choses, apprend la douleur et la tendresse. A son école, l'élève devient meilleur. Adulte, philosophe et bientôt dramaturge, dans les moments d'allégresse ou de souffrance, à chaque page de sa vie, un air, un choeur, un quatuor, une messe ou une sonate viennent le conseiller, le consoler, lui donner l'intelligence et la foi. Comment devenir soi-même, accepter la mort, reconnaître le bonheur au passage ?

Citations
« L’enfance est un pays que l’on traverse sans s’en rendre compte. Arrivé aux frontières, si l’on se retourne, on remarque le paysage, mais c’est déjà trop tard. L’enfance ne s’aperçoit qu’une fois quittée. »
« La musique panse notre inquiétude fondamentale : que faisons nous sur terre, avec ce corps friable et cette pensée bornée ? Apaisante, tout entière dévouée à la célébration de l’être, elle nous arrache à la tentation du vide et nous remet sur le chemin de la vie »
« Dire « j’aime Mozart », c’est se mettre nu et avouer qu’au fond de son âme, les autres peuvent encore apercevoir un enfant, une joie, une allégresse ».

Commentaires
Ce livre est au départ un peu agaçant, mais progressivement, l'auteur devient infiniment touchant et attachant, en se livrant par petites touches. Sa plume est belle, son sujet (Mozart) grandiose, et l’idée du CD avec des morceaux choisis fort sympathique. Lettre après lettre, l’auteur expose sa vie et ses souffrances, et progresse.
Il se pose de vraies questions existentielles.
Emouvant.

16 août 2007

Oh... les belles poires !

Poire

Le poirier de notre jardin a été planté là voilà bien 50 ans... en plein milieu du potager ! Il y fait de l'ombre, empêchant les légumes de pousser dans un rayon de 5 mètres... Les poires n'arrêtent pas de tomber et d'attirer les guêpes en s'écrasant sur le sol. Oui mais voilà... elles sont si délicieuses, si "authentiques" que l'on ne peut faire autrement que de laisser faire...
Et puis, elles conviennent tellement bien à cette recette que j'ai concoctée voilà quelques années (je commençais tout juste à cuisiner, et j'adorais alors faire des gâteaux. J'ai eu l'idée de glisser des petits morceaux de poire dans un gâteau aux amandes qui en fait craquer plus d'un...). Voici donc ma recette de gâteau aux amandes et poires : 4 poires - 125 g de beurre - 100 g d'amandes en poudre - 150 g de sucre - 3 blancs d'oeufs - 50 g de farine - quelques gouttes d'amandes amères. faire chauffer dans un plat à gâteau (style téfal) le beurre à feu très doux, jusqu'à ce qu'il devienne couleur noisette - laisser refroidir - sur feu doux, dans une casserole, travailler ensemble les amandes, le sucre et les blancs d'oeufs - quand le sucre a bien fondu, ajouter hors du feu la farine - mélanger avant d'incorporer le beurre, les poires épluchées et coupées en petits morceaux et l'extrait d'amandes amères - verser le tout dans le plat où le beurre a fondu - Faire cuire th. 6 jusqu'à ce que le gâteau prenne une belle couleur dorée.
J'en connais deux ou trois, par ici, qui savent que ce gâteau est un véritable petit délice...

15 août 2007

Dernière lecture

L'idole
Merle_Robert_l_idole
de Robert Merle

Résumé
Au XVIe siècle, en Italie, une petite bourgeoise devenue grande dame déchaine en sa faveur et contre elle les passions. Aux yeux de tous, elle est l'idole au sens puritain qu'il avait à l'époque : un être humain illégitimement adoré come un dieu, en l'occurence comme une déesse.

Commentaires :
J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous projette dans une autre époque, où la vie des femmes ne paraît décidément pas enviable !!!
A tour de rôle un ami, un confesseur, un cardinal, un frère, une servante racontent la vie de cette magnifique femme trop aimée. Le style d'écriture est très plaisant, l'histoire passionnante, et l'époque surprenante... Bref, un très bon bouquin, je crois...

Citations :
"J'ai déjà observé que quand on se trouve dans une situation (...) passionnée (...) , il y a trois connaissances dont la difficulté va croissant : savoir ce qu'on pense, savoir ce qu'on sent et savoir ce qu'on veut".

"Pour vivre, un homme a autant besoin de beauté que de pain".

30 juin 2007

Dernière lecture

Impératrice
shan_sa_imp_ratrice

de Shan Sa


Résumé
L'histoire hors du commun de 'l'impératrice rouge', une roturière devenue maîtresse de la Cité interdite. Dans la Chine du VIIème siècle, qui voit le début de la dynastie Tang, une femme parvient à s'imposer parmi les hommes, déjouant les intrigues, développant l'économie et les lois nouvelles qui porteront la civilisation chinoise à son apogée.

Citations
«Entre la mort et la lâcheté, choisis sans hésiter la mort !» (dans la joueuse de go)

Commentaires   
Le premier chapitre est magnifique. C'est pour cela que j'ai lu jusqu'au bout ce roman : j'espérais y retrouver la magie des première pages. Mais non. Ou peut-être dans les toutes dernières lignes... qui ont été particulièrement longues à atteindre.... Absolument tout est sujet, dans ce texte, à métaphore : un grain de riz devient un diamant de la terre, les femmes sont les champs fertiles de la vie, un homme fort est un taureau, les regards assassins sont des éclairs de lumière... Ce qui à la longue agace... On s'égare dans les noms des personnages, dans les trahisons multiples, les héritiers probables. A mon avis, rien à voir avec "la joueuse de go" qui m'avait littéralement envoûtée...

23 juin 2007

Je sais...

Ce que vous voudriez voir, sur ce blog,

ce sont mes dernières petites créations

mais la nature est exigente, dans un jardin,

et en ce moment, elle demande beaucoup.

Pour vous faire patienter, voici une belle palette de verts pomme et d'ors

qu'elle sait si bien nuancer...

Vert_pomme

Pour voir en grand, cliquez sur la photo.
(Vous avez sous les yeux : des kiwis, des groseilles, de la salade, une fleur de courge,
des fleurs de moutarde, des tomates et des fanes de carottes).

25 mai 2007

Elle s'adapte à toutes les occasions...

Cette recette, facile à réaliser, peut aussi bien être servie pour une petit buffet apéritif que pour un plat principal. Le thon mariné sera succulent en accompagnement d'une salade, de tomates, ou plus simplement sur des petits pics en bois pour des bouchées acidulées surprenantes et goûteuses... Les proportions sont difficiles thon_marin_à quantifier, puisque selon la formule que vous choisirez (buffet ou salade), les quantités nécessaires ne seront pas les mêmes. Donc, nous dirons que voilà la recette pour 7-8 personnes, en salade. 5 cl d'huile d'olives - 2 oignons rouges finement émincés (ou 3 oignons blancs nouveaux) - 1 à deux piments rouges épépinés et finement hâchés - 2/3 gousses d'ail émincées - 300 g de tomates mures coupées en petits dés (ou une grosse boîte de tomates pelées) - 1 c. à café de sel - une tranche de 400 g environ de thon coupée en petits dés - 1 bouquet de menthe fraîche - 4 citrons pressés. faire chauffer dans une poêle l'huiile d'olive et y faire revenir les oignons à feu moyen pendant 5 à 7 minutes en remuant, jusqu'à ce qu'ils soient fondants et ranslucides - ajouter le piment, l'ail, les tomates et le sel - retirer du feu et laisser refroidir - dans un grand plat, disposer les dés de poisson en une seule couche - recouvrir du mélange d'oignons et tomates et de feuilles de menthe ciselées - ajouter quelques olives noires dénoyautées, si vous les aimez... - recouvrir tous les ingrédients d'une couche de jus de citron - couvrir d'un film alimentaire (ou d'un couvercle) pendant 24 heures - servir selon votre convenance, très frais.

7 mai 2007

Je trouve cela un peu prétentieux

lorsque quelqu'un me parle de son "book"

Et pourtant...

Comment faire lorsque vous pensez montrer à quelqu'un vos créations (qui sont désormais dispersées ici ou là), si ce n'est en lui exposant quelques photos. De préférences jolies. Et bien présentées. Vous les mettez dans un album ?
Et bien voilà, on y est : je crois que ma position sur les détenteurs de "books" (finalement, ça doit être sur le mot que je fais un blocage...) commence à évoluer...  Et d'ailleurs de façon assez rapide... Fulgurante, même, puisque le mien et en cours de fabrication (avec mosaïque sur la couv. ...ceci excusant peut-être cela...)
Allez, je vous montre son ébauche, sans doute me pardonnerez-vous cette dernière faute de mauvais goût !

book

18 avril 2007

Sauvetage

en eau peu profonde...

chauve_souris_sauv_e_des_eaux
Depuis combien de temps était-elle prise au piège ?

Sûrement trop longtemps...
Epuisée par ses efforts pour se maintenir à la surface d'un petit bassin rempli d'eau de pluie,
elle s'est vite agrippée aux rebord de notre arrosoir

lorsque celui-ci a eu l'heureuse idée
de vouloir arroser nos plants de fraises fraîchement plantés...

13 février 2007

Tout plein de boutons !!!

Collier crocheté en fil de fer,
boutons, et perles fabriquées en pâte fimo
collier_crochet_

Les vues sont disponibles
dans l'album n° 2 consacré à la polymère.
Les perles en polymère ont été fabriquées par Mathilde, 12 ans.
Elle a aussi choisi les boutons. Tout le reste est "finalisé" par sa maman (moi...)
(Pour du beau boulot au crochet / perles, allez donc jeter un oeil par ici)

4 février 2007

Mais ? Que se passe-t-il encore ici ???

Ahhh... toute cette effervescence m'épuise...

pac


Voyez un peu à quel projet titanesque s'est encore attellée ma petite maîtresse...
(ce n'est pas tant le ponçage, puis le coup de peinture qui lui aura pris du temps,
mais c'est plutôt tous ces découpages minutieux dont elle n'est pas encore venue à bout...)
Je crois qu'elle n'est décidément pas au bout de ses peines !!!

projet_bureau_1 projet_bureau_3 projet_bureau_2

projet_bureau_7 projet_bureau_8 projet_bureau_9

projet_bureau_5 projet_bureau_4 projet_bureau_6

"Relookage" complet d'un bureau
...de plus de 100 ans !!!

1 mars 2007

Ah mais !!! De qui se moque-t'on ici ?

Ce n'est pourtant pas le 1er avril ???... Et même si je sais que nous avons quelques problèmes avec les dates, il est aujourd'hui grand temps de remettre les calendriers à jour ...heu, je veux dire les pendules à l'heure !!!
Parce que là, autant vous le dire, aujourd'hui, ON SE MOQUE DE MOI  !!!
(et de ma fâcheuse manie de fabriquer un moblie par ci, une petite suspension par là... avec tout ce qui me tombe sous la main, bon bon..., là, passons...).
et qui plus est, avec une gourmandise qui devrait être idôlatrée, mais qui a, je le crains, été goulûment dévorée, et dont je retrouve les emballages férocement embrochés...
Bon, je dois reconnaitre que le résultat m'a bien fait rire, et que mes chenapans de mari et d'enfants étaient particulièrement ravis de leur farce...

Voici, donc
le mobile "after eight",

(monté sur pics à brochettes)
que si tu rentres après 20 heures, effectivement,  t'es pas déçue !!!!
(mais y'en a plus pour toi !...)

blague_afet_eight

28 février 2007

Dernière lecture

L'enfer à domicile
l_enfer___domicile
de Florence Juliard

Résumé
Un huit clos familial où l'horreur le dispute à l'absurde et la folie       à la cruauté mentale. décapant.

Mon avis
J'aurai essayé. Pas pour moi, ni ce style d'écriture, ni ce genre d'histoires sordides (o
n a l’impression de voir se dérouler un film où l’horreur quotidienne le dispute à l’absurde, et la folie à la cruauté mentale).

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Le bruit des vagues
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