"Habitude : entrave à la liberté" une citation d'Ambrose Bierce
D'habitude, je n'utilise pas de rose. D'habitude, j'ai tendance à faire de gros cabochons. D'habitude, je ne refais pas deux fois la même chose. Et puis, je ne vous montre pas tout en une fois.
Et bien là, j'ai eu envie de changement. Et je vous avouerai que me suis éclatée. Et le plus drôle, c'est que ces tout-petits-petits pendentifs se sont drôlement fait remarquer !
Colliers en pâte polymère tout-petits-petits (les cabochons mesurent 1X4cm environ), mais aussi tout-mignons-mignons (j'en ai gardé un pour moi...) (et ma fille en voudrait bien un aussi, c'est bon signe !)
Et puis du coup, j'en ai préparé plein d'autres, dans le même esprit, qui attendent d'être finalisés dans un coin de l'atelier...
Présentation de l'éditeur : Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.
Mon sentiment au sujet de ce roman : C'est un roman que j'ai beaucoup aimé. Mais. J'ai mis un temps fou à le lire. Pourquoi ? J'essaie de comprendre, de mettre de l'ordre. Et là, beaucoup, beaucoup de "choses" à "digérer". Des tableaux, des scènes, des moments. Forts. Puissants. Magiques. Troublants. Un de ces livres qui m'aura marquée. Au fer rouge.
Il semblerait que je ne sois pas la seule à avoir apprécié ce roman. D'autres commentaires ici.
Morceaux choisis : "Qu'il était doux de s'aveugler un instant et de croire aux miracles !". "Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leurs longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable de la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu'ils paraissent s'éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots". "Des choses sacrées se murmurent dans l'ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d'épices, magie et recettes se côtoient. L'art culinaire des femmes regorge de mystère et de poésie". "Vous m'écoutez et je sais que j'existe".
Et puis, pour ceux qui seraient tentés par la lecture de ce roman, je vous propose d'écouteur l'interview de l'auteure, très intéressante.
"Tout le monde a rêvé d'habiter un jour sur une île"
une citation d'Hélène Fouchet
Photo : aujourd'hui, dans "mes îles", les bien-nommées Avec au loin : le massif de la Chartreuse
***
Et puis, pour (enfin !) vous souhaiter à tous et toutes une excellente année 2012 un petit festival de photos de ce fameux soleil d'hiver : qui, couchant, souligne les contrastes et sait si bien mettre en beauté la terre.
« Si un arc-en-ciel dure un quart d'heure, on ne le regarde plus. »
(une citation de Johann Wolfgang von Goethe)
***
Aujourd'hui, pourtant, vous devrez prendre votre temps : car voici une série un peu longuette d'arc-en-ciels, en souvenir des jolis dessins que composait une de mes filles quand elle était toute petite.
Colliers en pâte polymère, composés de une ou de trois tesselles associées (cliquez sur la photo pour voir en grand)
***
Et, vous avez de la chance : j'avais conservé un de ces fabuleux dessins d'enfant qui procure, chez moi, toujours autant d'émerveillement.