la valse lente des tortues
(titre facile, puisque déjà imaginé par quelqu'un d'autre...
tss...
d'ailleurs, à ce sujet, j'hésite encore : le lirai-je ou non ?)
Bracelet tout polymère, à partir d'une cane complexe
(la cane visible ici)
(titre facile, puisque déjà imaginé par quelqu'un d'autre...
tss...
d'ailleurs, à ce sujet, j'hésite encore : le lirai-je ou non ?)
Bracelet tout polymère, à partir d'une cane complexe
(la cane visible ici)
de Delphine De Vigan
Présentation de l'éditeur :
Elle avait l'air si jeune.
En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur. Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde.
Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n'est à l'abri...
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un roman super facile à lire ...et magnifique. Une amitié naissante, la vie des sdf sur lesquels notre regard glisse trop souvent, une enfant qui n'arrête jamais de penser, l'amour adolescent, les solitudes et les épreuves du quotidien. C'est beau, dérangeant, ça ressemble tellement à la vraie vie.
Un roman à laisser traîner entre toutes les mains !
Morceaux choisis :
"Dans les gares, c'est autre chose, l'émotion se devine dans les regards, les gestes, les mouvements, il y a les amoureaux qui se quittent, les amies qui repartent, les dames avec de grands manteaux qui abandonnent des hommes au col relevé, ou l'inverse, j'observe ces gens qui s'en vont on ne sait pas où, ni pourquoi, ni pour combien de temps, ils se disent au revoir à travers la vitre, d'un petit signe, ou s'évertuent à crier alors qu'on ne les entend pas."
"Quand j'étais petite, je regardais ma mère se maquiller devant le miroir, je suivais ses gestes un à un, le crayon noir, le rimmel, le rouge sur les lèvres, je respirais son parfum, je ne savais pas que c'était si fragile, je ne savais pas que les choses peuvent s'arrêter, comme ça, et ne plus jamais revenir."
" Certains secrets sont comme des fossiles et la pierre est devenue trop lourde pour la retourner. Voilà tout "
"Et si c'était ça, le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant".
"Elle s'étonne, le temps passe si vite, déjà Noël, déjà l'hiver, déjà demain et rien ne bouge, voilà le problème, en effet, notre vie est immobile et la terre continue de tourner".
"Dans la vie, il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien : il est impossible d'arrêter de penser. (...) Penser à arrêter de penser, c'est encore penser. Et contre ça on ne peut rien".
"Moi j'aime bien ça, quand le temps glisse entre les mains, sans ennui, sans que rien de particulier se passe, juste la douceur d'être là".
"L'insomnie est la face sombre de l'imagination".
(un passage du petit prince cité dans le roman) :
" Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Je suis pour toi un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde".
Peut-être qu'il n'y a que ça qui compte, peut-être qu'il suffit de trouver quelqu'un à apprivoiser.
"Dans les livres, il y a des chapitre pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois, des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie, il n'y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est tout seul avec son costume, même s'il est tout déchiré."
depuis ta fenêtre
Volets fermés...
Tout a l'air paisible, ici.
Endormi, peut-être ?
Ou définitivement clos ?
Abandonné ?
Photo mai 2010 sur les îles de Lérins
Si vous aussi voulez participer à cette rubrique,
consultez la règle du " jeu"... C' est par ici !!!
Jean-Philippe Blondel
Présentation de l'éditeur :
Fred tombe amoureux de Myriam mais Myriam, quoique troublée par Fred, aime Thomas, dont elle est enceinte depuis peu. Quand il l'apprend, Fred s'efface. L'annonce de cet heureux événement les sépare - un drame va les réunir. Face à l'intolérable détresse de Myriam et Thomas, que peut Fred ? Les aider à surmonter ce moment d'une douleur extrême ; choisir de les accompagner, corps et âme, jusqu'à l'autre rive - celle où la vie pourra reprendre : devenir, parce que l'amour emprunte parfois d'étranges chemins, le passeur du gué.
Autour de Fred, s'articulent les voix de Myriam et de Thomas, faisant de ce roman non seulement une histoire d'amour, mais une histoire de maternité et de paternité - de fraternité, au fond. Trois monologues intérieurs qui se croisent, se répondent et se heurtent - se rejoignent au coeur du roman, autour du thème de la naissance et de la mort, pour dire que chaque deuil préfigure une nouvelle aube. Une histoire qui montre comment parfois, au cours d'une existence, un être humain peut en venir à s'oublier lui-même pour permettre aux autres d'aborder des lendemains plus légers.
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Beaucoup d'émotion et de souffrance. Des passages bouleversants, d'autres dérangeants, quelques-uns paisibles, aussi.
Une belle histoire triste où se joue la complexité des sentiments, racontée à tour de rôle par les trois personnages. Ce roman est émouvant, humain, subtil.
Avec tout ce que la vie peut offrir de doux et de violent. Donner et prendre.
Morceaux choisis :
Si je l'ai dans la peau, je vais l'extirper - une écharde, on la retire avec une aiguille chauffée à blanc et un coton imbibé d'antiseptique.
ça doit être quelque chose dans ce genre là, l'amitié - accepter que l'autre s'égare sur des chemins loin de vous et accepter qu'il en revienne, sans rancoeur.
Rien ne reflète mieux l'âme des gens
que le cadre dans lequel ils vivent."
(Alice Parizeau)
Alors, pour moi, s'il vous plaît... :
un zeste de vert tendre
avec du bleu, pour le ciel,
des reflets, pour l'eau,
et puis un brin de vent pour gonfler la voile des bateaux.
Et du soleil.
Maintenant je voudrais bien un peu de soleil.
(photo juin 2010 : le lac de Charavines)