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Le bruit des vagues

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20 septembre 2010

ici et maintenant

" Une chose est belle
quand on la regarde au bon moment. "

Une citation d’Hermann Hesse

_a_tient___rien

Photo juillet 2010

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18 septembre 2010

dernière lecture : ker violette

de Karine Fougeray

FougerayKarineKerViolette

Présentation de l'éditeur :
"J'avais trente-cinq ans et je roulais en voiture. À vive allure, en rétrogradant sèchement dans les virages, en mordant la ligne blanche. Il faisait beau mais le temps qu'il faisait importait peu. Il fallait que j'avance.
La route longeait la côte, tournait dans tous les sens. Au deuxième village je suis descendue sur le port et je me suis garée là, dans les odeurs de casiers fraîchement débarqués. On m'a regardée. On m'a dévisagée par-dessous les casquettes, par-dessus les cols des cabans et des vestes de quart. Des hommes ont rivé leurs yeux sur moi parce que je leur étais inconnue et ces regards ne m'ont pas dérangée. Au contraire."
Karine Fougeray est née et vit à Saint-Malo. Son pre­mier recueil de nouvelles, Elle fait les galettes, c'est toute sa vie, est paru en 2005.
À propos des galettes, ils ont dit :
"Karine Fougeray est la petite soeur malouine d'Anna Gavalda. Fêtons-la."
Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur
"Naviguant avec subtilité au bord du drame ou de la nostalgie, Karine Fougeray, par touches délicates, sait dépeindre les petits riens de la vie qui lui donnent tous son sens."

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Que tous les amoureux des chevaux lisent ce livre ! C'est un vrai trésor, j'en suis sûre, pour les passionnés...
Et tous les autres, aussi...
Une magnifique histoire : un amour sans réserve pour les chevaux (qui empêche peut-être parfois d'aimer quiconque d'autre...), une enfance brisée, la présence de la mer, la vieillesse, la passion amoureuse, la peinture, la vie en famille, le mensonge, la liberté, des sentiments forts, des paysages sublimes. Bref : la vie !!!
Et puis, quelle belle écriture, aussi !
Certains ont comparé cet auteur à Ana Gavalda. Je ne trouve pas, il y a autre chose : c'est envoûtant. Et beau. Vite, il me faut maintenant trouver un autre roman de Karine Fougeray, histoire d'être sûre d'avoir trouvé là une vrai perle...

Morceaux choisis :
"On ne voit jamais que ce que l'on souhaite réellement voir".
"Les hommes ne passent-ils pas leur vie à chercher quelque chose ?"
"Dans un élan où tout mon être a chaviré vers autre chose, je me suis approchée de chaque tableau et je les ai observés religieusement, les uns après les autres. Je n'ai pensé qu'à une seule chose, une évidence qui m'a transpercée de part en part : cet homme peint des tableaux pour que les hommes nagent dedans."
"Elle va où bon lui semble, la mer. Peu importe du moment qu'elle nous revienne. Parce que tout nous revient. A longeur de temps tout recommence, comme les marées".
"ça veut dire quoi, créer ? ça veut rien dire, couillon, ça veut tout dire. ça signifie être vivant sur la terre. ça veut dire être capable d'extraire de soi des sentiments et de les représenter, ces émotions uniques, parce qu'elles n'appartiennent qu'à toi, mon vieux, et que rien ni personne n'aurait pu prendre ta main et l'exprimer à ta place."
"Il faut accepter le destin. Son destin. Accepter, accepter, voilà le secret d'une vie."

Un passage qui m'a fait rêver :
J'ai roulé pendant encore cinq kilomètres et j'ai atteint le village un peu avant onze heures, au milieu d'une flaque de soleil qui a duré le temps que dure ce genre de miracle ici. Assez longtemps pour qu'une chaumière marron vire dans l'instant au rose bonbon, pour que les collines sombres se muent en pommes vertes. Trop rapidement pour que ma mémoire enregistre les couleurs réelles de ce qui composait le paysage. Tout changeait, tout mouvait, les rayons solaires chutaient subitement du plafond et plantaient leurs étincelantes lames de couteaux au hasard des toitures, des champs, des rues".

16 septembre 2010

une fois n'est pas coutume.

Ce collier-ci porte un nom.
C'est exceptionnel, mettons-nous d'accord,
mais c'était aussi une évidence :
"Ondée"
ça vous plaît ?

57074466_p

collier en pâte polymère,
poncé, lustré, kliré puis patiné

15 septembre 2010

ah, ben c'est malin !

Je plains ceux qui ont l'air intelligent ;
c'est une promesse qu'on ne peut tenir...

une citation d'Emile-Auguste Chartier, dit Alain
dans Propos sur l'esthétique (1923)

...et juste parce que ça me fait rire.

(...Et allez, dites-le que vous venez de penser à quelqu'un en particulier !?)

13 septembre 2010

l'immensité !

Est-ce que l'on peut faire plus grand que ça...

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photos août 2010
(Trégastel)

 

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12 septembre 2010

...c'est pas encourageant

La pâte fimo est de plus en plus difficile à travailler !
Soit elle est tellement molle et collante que l'on n'en tire rien,
soit elle est trop sèche et se transforme, comme ici, en paillettes dès qu'on la passe dans la machine.

DSC06152

Une heure pour préparer un pain de pâte translucide,
n'est-ce pas excessif ?

Enfin, j'aurai eu le dernier mot dans cette histoire (non mais !)
et pour faire quoi, vous croyez ?
Des (micro) tesselles, bien sûr !!!

DSC06156

La morale de cette histoire :
est que ce n'est plus de la motivation qu'il faut, ici,
mais bien de l'obstination !
(...et pas si sûre que cela m'amuse longtemps !!!)

11 septembre 2010

réveil

Si vous voulez vraiment rêver,
réveillez-vous...

une citation de Daniel Pennac
dans "Au bonheur des ogres"

DSC05675

photo août 2010 (Côtes d'armor)

10 septembre 2010

dernière lecture : tu es une rivière

de Chi Li

ChiLiTuEsUneRivi_re

Présentation de l'éditeur :
A trente ans, Lala devient veuve avec sept enfants à élever et un huitième bientôt à naître. Son obsession dorénavant va être de trouver de l’argent pour nourrir ses enfants. Elle accumule les petits boulots. Mais les temps sont difficiles dans la Chine des années soixante. Après le désastre économique du Grand Bond en avant, les chinois meurent de faim. Bientôt ils voient arriver la Révolution Culturelle. Lala vit dans une petite ville de la campagne et ne se sent pas trop concernée par tous ces bouleversements politiques. Elle n’a pas le temps, surtout qu’elle refuse de se remarier pour garder sa liberté. Et pourtant, les évènements politiques vont avoir une grande influence sur la vie de toute la famille.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Après "Balzac et la petite tailleuse chinoise", magnifique récit, je poursuis, quasi sonnée, la "découverte" d'une Chine pour ainsi dire contemporaine.
Ce récit, nettement moins poétique que celui de la petite tailleuse, se déroule lui aussi entre 1964 et 1989, dans un village rural, en Chine. Il y est à nouveau question de la Révolution culturelle, dans le monde brutal de la campagne profonde.
Et pourtant, des moments de bonheur, parfois.
J'ai beaucoup aimé l'écriture, le ton, l'histoire.
Et puis admettre que je découvre là un univers, une façon de vivre tellement méconnus...

...Parmi "mes" auteurs chinois, je vous encourage aussi à lire "la joueuse de go", un de mes romans préférés...

9 septembre 2010

ça va (re)venir...

Moza3_vue1

mon dernier jeu de construction en polymère
(encore en chantier...)

avec quelques tesselles plus en détail :

Moza3_vue2 Moza3_vue3 Moza3_vue4
Moza3_vue5 Moza3_vue6 Moza3_vue7
Moza3_vue8 Moza3_vue9 Moza3_vue10

Le miroir fini est visible ici.

 

Cette création est encore visible en boutique.
N'hésitez pas à
me contacter

7 septembre 2010

dernière lecture : la petite dame dans la grande maison

LondonJackLaPetiteDameDansLaGrandeMaison

de Jack London

Présentation de l'éditeur :
L'Amérique bien-pensante de 1916 hurla au scandale quand London publia "La Petite Dame dans la Grande Maison" : évocation d'un amour libéré des entraves ordinaires (un ménage à trois), mais surtout, entre les lignes, véritable manifeste en faveur du libre choix amoureux que la société si longtemps refusa à la femme. Un London étrangement féministe. Une histoire à la fois violente et touchante, qui n'est pas sans annoncer celle de Jules et Jim.
Le portrait de Paula, la "Petite Dame" est le plus beau portrait de femme que London nous ait donné à lire.  Le récit d'un amour libéré de la morale ordinaire, un ménage à trois, mais aussi un manifeste en faveur du libre choix amoureux si longtemps refusé aux femmes .

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un lien qui en parle mieux que je ne saurais le faire... Et qui colle assez bien avec mon sentiment : c'est par ici.
C'est véritablement là un beau roman, pourtant à mon avis assez difficile à mener à son terme. Mais quel dommage ce serait de ne pas aller jusqu'au bout, puisque la fin y est un véritable aboutissement.
Et puis, ce plaisir des descriptions avec les chevaux, qui m'a souvent fait penser à "mon amie Flicka",
beaucoup de liberté et de grands espaces : on y respire
...et pourtant l'on étouffe.

Morceau choisi :
Il n'est rien qu'on ne résolve. Tout est dans le mouvement. Ce qui ne bouge pas meurt, et nous ne sommes pas morts, n'est-ce pas ?

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