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Le bruit des vagues
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citations
29 juin 2010

prendre le temps

"Le temps de lire,
comme le temps d'aimer,
dilatent le temps de vivre."

(Une citation de Daniel Pennac)

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Créations en pâte polymère et perles de verre

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28 juin 2010

dernière lecture : la plus que vive

de Christian Bobin

BobinChristianLaPlusQueVive

Présentation de l'éditeur :
Le décès prématuré de sa femme, alors à peine âgée de quarante-quatre ans, a laissé une cicatrice ouverte dans la vie de Christian Bobin. Véritable défouloir où il inscrit les traces qu'elle a laissées, comme pour les graver dans une roche que rien n'altère, les pages de ce livre sont autant d'hymnes à la vie, seuls véritables hommages que l'on puisse rendre à nos chers disparus.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Ben voilà, je continue juste ma petite cure de bien être, même si ce livre-ci n'a absolument rien de léger. Il est une porte ouverte, une réflexion, un soupir, un chagrin, un constat. Il est la vie que sait si bien décrire Christian Bobin. Décidément, j'aime...
Si vous décidez, vous aussi, de lire Christian Bobin (ce dont je vous encourage du fond du coeur), je vous conseille de démarrer avec un autre roman que celui-ci, mais venez-y un jour...

Morceaux choisis :
"On peut se laisser dépérir dans le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie".
"Le sang qui ne coule plus dans les veines des morts, ce sont les vivants alentour qui le perdent".
"Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours, des portes s'ouvrent que l'on ne soupçonnait pas, on entre et on ne reviendra plus en arrière."
"Il faut que je sois ce que l'on nous demande d'être à toutes : parfaite et en plus légère dans cette perfection, et non seulement légère mais disponible, et non seulement disponible mais parfumée, élégante, tous les soirs jouer à Cendrillon et toute la journée se demander comment diable transformer les citrouilles en carosses."
"La vie n'est pas chose raisonnable. (...) La vie n'est rien de prévisible ni d'arrangeant".
"Il y a quelque chose de puéril dans la mélancolie, on veut punir la vie parce qu'on estime qu'elle nous a punis, on est comme ces enfants qui boudent et bientôt ne savent plus sortir de leur bouderie".
"Dans les choses que nous voulons, il y a toujours plus que les choses elles-mêmes".
"Tous nos sentiments sont soupçonnables. La joie ne vient pas du dedans, elle surgit du dehors - une chose de rien, circulante, aérienne, volante. On lui accorde beaucoup moins de crédit qu'à la tristesse qui, elle, fait valoir ses antécédents, son poids, sa profondeur. La joie n'a aucun antécédent, aucun poids, aucune profondeur. Elle est toute en commencements, en envols, en vibrations d'alouette. C'est la chose la plus précieuse et la plus pauvre au monde. Il n'y a guère que les enfants pour la voir."
"Le malheur, comme la richesse, s'entasse sur plusieurs générations".
"Contempler suppose d'être en retrait".

24 juin 2010

grappes

C'est par grappes entières que notre rosier nous offre ses fleurs.
Un pur bonheur, tant visuel qu'ordorant !

> Au lieu de me plaindre de ce que la rose a des épines,
je me félicite de ce que l'épine est surmontée de roses.

[une citation de Joseph Joubert]

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photo juin 2010

22 juin 2010

dernière lecture : No et moi

de Delphine De Vigan

DeViganDelphineNoEtMoi

Présentation de l'éditeur :
Elle avait l'air si jeune.
En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur. Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde.
Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n'est à l'abri...
 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un roman super facile à lire ...et magnifique. Une amitié naissante, la vie des sdf sur lesquels notre regard glisse trop souvent, une enfant qui n'arrête jamais de penser, l'amour adolescent, les solitudes et les épreuves du quotidien. C'est beau, dérangeant, ça ressemble tellement à la vraie vie.
Un roman à laisser traîner entre toutes les mains !

Morceaux choisis :
"Dans les gares, c'est autre chose, l'émotion se devine dans les regards, les gestes, les mouvements, il y a les amoureaux qui se quittent, les amies qui repartent, les dames avec de grands manteaux qui abandonnent des hommes au col relevé, ou l'inverse, j'observe ces gens qui s'en vont on ne sait pas où, ni pourquoi,  ni pour combien de temps, ils se disent au revoir à travers la vitre, d'un petit signe, ou s'évertuent à crier alors qu'on ne les entend pas."
"Quand j'étais petite, je regardais ma mère se maquiller devant le miroir, je suivais ses gestes un à un, le crayon noir, le rimmel, le rouge sur les lèvres, je respirais son parfum, je ne savais pas que c'était si fragile, je ne savais pas que les choses peuvent s'arrêter, comme ça, et ne plus jamais revenir."
" Certains secrets sont comme des fossiles et la pierre est devenue trop lourde pour la retourner. Voilà tout "
"Et si c'était ça, le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant".
"Elle s'étonne, le temps passe si vite, déjà Noël, déjà l'hiver, déjà demain et rien ne bouge, voilà le problème, en effet, notre vie est immobile et la terre continue de tourner".
"Dans la vie, il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien : il est impossible d'arrêter de penser. (...) Penser à arrêter de penser, c'est encore penser. Et contre ça on ne peut rien".
"Moi j'aime bien ça, quand le temps glisse entre les mains, sans ennui, sans que rien de particulier se passe, juste la douceur d'être là".

"L'insomnie est la face sombre de l'imagination".
(un passage du petit prince cité dans le roman) :
" Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Je suis pour toi un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde".
Peut-être qu'il n'y a que ça qui compte, peut-être qu'il suffit de trouver quelqu'un à apprivoiser.
"Dans les livres, il y a des chapitre pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois, des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie, il n'y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est tout seul avec son costume, même s'il est tout déchiré."

21 juin 2010

symbole de liberté

« Le cheval ne bouge pas.
Il attend.
Il attend une poignée d'herbes,
la fin du monde,
l'ouverture des barrières. »

(une citation de Christian Bobin
dans "la femme à venir")

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photo juin 2010

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17 juin 2010

dernière lecture : passage du gué

Jean-Philippe Blondel

BlondelJeanPhilippePassageDuGue

Présentation de l'éditeur :
Fred tombe amoureux de Myriam mais Myriam, quoique troublée par Fred, aime Thomas, dont elle est enceinte depuis peu. Quand il l'apprend, Fred s'efface. L'annonce de cet heureux événement les sépare - un drame va les réunir. Face à l'intolérable détresse de Myriam et Thomas, que peut Fred ? Les aider à surmonter ce moment d'une douleur extrême ; choisir de les accompagner, corps et âme, jusqu'à l'autre rive - celle où la vie pourra reprendre : devenir, parce que l'amour emprunte parfois d'étranges chemins, le passeur du gué.
Autour de Fred, s'articulent les voix de Myriam et de Thomas, faisant de ce roman non seulement une histoire d'amour, mais une histoire de maternité et de paternité - de fraternité, au fond. Trois monologues intérieurs qui se croisent, se répondent et se heurtent - se rejoignent au coeur du roman, autour du thème de la naissance et de la mort, pour dire que chaque deuil préfigure une nouvelle aube. Une histoire qui montre comment parfois, au cours d'une existence, un être humain peut en venir à s'oublier lui-même pour permettre aux autres d'aborder des lendemains plus légers.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Beaucoup d'émotion et de souffrance. Des passages bouleversants, d'autres dérangeants, quelques-uns paisibles, aussi.
Une belle histoire triste où se joue la complexité des sentiments, racontée à tour de rôle par les trois personnages. Ce roman est émouvant, humain, subtil.
Avec tout ce que la vie peut offrir de doux et de violent. Donner et prendre.

Morceaux choisis :
Si je l'ai dans la peau, je vais l'extirper - une écharde, on la retire avec une aiguille chauffée à blanc et un coton imbibé d'antiseptique.
ça doit être quelque chose dans ce genre là, l'amitié - accepter que l'autre s'égare sur des chemins loin de vous et accepter qu'il en revienne, sans rancoeur.

15 juin 2010

pivoines du jardin

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photo juin 2010

<< On ne possède pas un jardin.
On l'accompagne,
on le devient,
on l'abandonne. >>

Philippe delerm dans le portique

14 juin 2010

deviner qui tu es...

Rien ne reflète mieux l'âme des gens
que le cadre dans lequel ils vivent."

(Alice Parizeau)

DSC05210

Alors, pour moi, s'il vous plaît... :
un zeste de vert tendre
avec du bleu, pour le ciel,
des reflets, pour l'eau,
et puis un brin de vent pour gonfler la voile des bateaux.
Et du soleil.
Maintenant je voudrais bien un peu de soleil.

(photo juin 2010 : le lac de Charavines)

11 juin 2010

dernière lecture : Les hommes cruels ne courent pas les rues

Présentation de l'éditeur :
L'homme qu'elle aimait plus que tout l'a abandonnée. L'homme qui la faisait tant rêver, qui la réveillait la nuit pour l'emmener en échappée clandestine dans les meilleurs restaurants de la ville, ce don Juan impossible qui ne savait être fidèle à aucune autre qu'elle. Cet homme, c'était son père, et elle reste inconsolable depuis qu'il a été emporté par un cancer. Alors, elle décide de recommencer sa vie et s'envole pour New-York. Un soir, elle y fait la connaissance d'Allan, et dès le premier regard, une certitude l'assaille : l'homme de sa vie, c'est lui...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Une héroïne à la recherche d'elle-même, les rêves d'une petite fille avec une relation très ambigüe (et destructrice) avec son père.
Peut-être je deviens exigente. Mais je ne suis pas conquise. Du tout.
C'est surtout que j'avais lu "embrassez-moi", et là, tous les (mêmes) ingrédients y sont. Un genre de redite...
Pourtant, c'est un roman que j'ai lu vite et avec plaisir, parce que c'est très bien écrit, parce que j'avais envie de savoir la suite, parce qu'il y a tellement de jolies phrases. Mais voilà, quand même : je suis déçue. Enfin, si c'est votre premier "Pancol", sûrement y trouverez vous votre compte.
Je dirais : un très bon roman de plage...

Morceaux choisis :
Si je n'étais pas bien polie, bien éduquée par des années de "ça se fait pas, c'est pas correct", je me précipiterais contre lui. (...) En lui mangeant la bouche, les dents, le nez, les joues, en fouillant dans son cou, dans ses oreilles, me repaissant de cette évidence : c'est lui. (...) J'avais rendez-vous et je ne le savais pas.
Que j'aime quand il me regarde avec des yeux qui m'écoutent. Qui me disent que je suis unique.

de Katherine Pancol

Pancol_Katherine_LesHommmesCruelsNeCourentPasLesRues

10 juin 2010

j'irais bien voir là-bas...

"C'est toujours quand y'a pas de pont
qu'on veut aller de l'autre côté.
Toujours."

(Jean-Marie Gourio)

charavines01_juin_2010

Photo juin 2010
(le lac de Charavines)

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