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Le bruit des vagues
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citations
21 avril 2011

dernière lecture : le baby sitter

de Jean-Philippe Blondel

Blondel__Jean_Philippe_Le_baby_sitter

Présentation de l'éditeur :
Depuis qu'il a choisi d'être baby-sitter pour payer son loyer, Alex croule sous les demandes. Le bouche à oreille fait merveille. Car le jeune étudiant est doué d'un talent rare : il a le chic pour bouleverser l'existence des gens qu'il croise, sans même s'en rendre compte. Un sourire, une parole, un geste, et la vie des parents qu'il dépanne repart dans le bon sens. Alex est précieux, mais il l'ignore. Il faut dire qu'à dix-neuf ans, on a d'autres soucis en tête, des questions sans réponses. L'étudiant aurait bien besoin qu'un Alex déboule dans sa vie...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est une lecture sympa. Simple. Trop ?
...Au moment où on se demande ce qui peut encore nous motiver à poursuivre cette lecture, arrive un second tempo, qui rend finalement ce roman plaisant jusqu'au bout. Ce serait vraiment dommage de passer à côté de la fin de l'histoire...

Morceaux choisis :
C'est ça, le truc, avec les mensonges. Sur le coup, c'est jouissif. C'est par la suite que ça se complique.
L'oubli est un facteur important. Il permet aux questions importantes de ne pas être posées.
Il ne faut jamais arrêter de se poser des questions.
Est-ce que c'est si important que ça de mettre un nom sur les sentiments, l'amitié, l'amour, tout se mélange tout le temps, non ?

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14 avril 2011

dernière lecture : Le choeur des femmes

de Martin Winckler

WincklerMartin_Le_choeur_des_femmes

Présentation de l'éditeur :
Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de " Médecine de La Femme ", dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.

Mon sentiment, au sujet de ce roman :
A la deuxième page, j'ai franchement éclaté de rire en m'exclamant tout haut : "Mais c'est horrible !", et puis, dans la foulée (outrée...) "Ah !!! là, je sens que ça va me plaire...".
Et je dois dire que je n'ai pas été déçue. J'ai même adoré. Peut-être parce que je suis une femme (combien d'hommes auront ouvert ce roman, sinon peut-être quelques médecins particulièrement concernés, et l'auront lu jusqu'au bout ?)
J'ai aimé parce que le mauvais caractère de Jean, parce que le docteur Karma, qui m'a d'emblée fait penser à un autre...
Même si, à mon avis, la vie de Jean (l'avis de Jean ?) change peut-être un peu trop vite et trop radicalement. "Mais", m'a dit Marie : "on est dans du roman !" (donc, et elle a raison, cela devient dès lors concevable...).
Un roman qui donne envie de connaître les autres écrits de Martin Winckler (La maladie de Sachs, paraît-il, est magnifique).
Celui-ci, je vous le conseille vraiment, si un pavé de 700 pages ne vous fait pas peur.

Morceaux choisis :
"Quand on pose des questions, on n'obtient que des réponses."
"Je ne veux pas être là. Je n'ai rien à y faire. Ces histoires de femmes m'agacent"
"Un corps humain n'a pas de boulons".

L'interview de l'auteur est aussi très intéressante !

9 avril 2011

dernière lecture : Point de côté

de Anne Percin

PERCIN_Anne_POINT_DE_COTE_

Présentation de l'éditeur :
Il court, Pierre, éperdument, à en perdre le souffle. On lui a dit qu'il est dangereux de courir à jeun, trop longtemps, sous le soleil.
Alors il court à jeun, longtemps, sous le soleil... pour mourir.
Mais il ne meurt pas, au contraire, son corps trop lourd s'affine, lui qui a un poids terrible à porter.
Malgré lui, la vie continue de battre comme son coeur qui refuse de lâcher pendant l'effort.
Un coeur qui fait ses choix et obéit à ses propres lois. Quand on ne croit plus à rien, tout peut arriver.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Difficile de parler de ce roman dont on ne peut sortir que bouleversé. Je l'ai lu très vite, quasi en apnée. Et je l'ai adoré. Pourtant, il est terrible. Mais juste. Voilà, c'est ça : il sonne juste. Mais il sonne.
"Par cette chaleur c'est suicidaire de courir. Alors j'ai commencé à courir. C'est facile quand on a de la volonté. Ça ne demande aucun matériel, aucun conseil, aucun partenaire. Deux mois plus tard, j'avais perdu cinq kilos. Maman a cru que j'avais fait ça pour perdre du poids. Elle n'a pas tort, mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que je compte perdre tout mon poids. "

Morceaux choisis :
" Il ne se passe jamais rien, quand on attend."
" Une seule personne me fera courir. Je sais qui."
" C'est insupportable de penser que cette rencontre n'aura servi à rien d'autre qu'à me secouer le coeur une bonne fois pour toutes".

L'interview d'Anne Percin, ici

5 avril 2011

dernière lecture : L'enfant bleu

de Henry Bauchau

BauchauHenryL_enfantBleu

Présentation de l'éditeur :
A Paris, dans un hôpital de jour, Véronique, psychanalyste, prend en charge Orion, un jeune adolescent gravement perturbé. Malgré ses difficultés, elle discerne qu'il est doué d'une imagination puissante et entreprend de l'orienter vers le dessin et la sculpture. Les chemins de la création et ceux de la vie quotidienne sont semés d'incertitudes et d'échecs, mais dans ses "dictées d'angoisse", Orion parvient à s'ouvrir à la parole et à mettre en mots ce qui le hante. Au fil des années et suivant des voies inusitées, l'œuvre - l'œuvre intérieure et l'œuvre artistique - apparaît et s'affirme. Le délire, la confusion, les surprenants effets de l'art en actes, la patience des déliants qui partagent les efforts du "peuple du désastre" (les handicapés), le mystère indicible de la souffrance que combat l'opiniâtre espérance, tels sont les thèmes de ce livre où Henry Bauchau a versé beaucoup de son expérience de la psychose et de l'analyse pour atteindre, au-delà du vécu, à la vie du roman. Sous le signe de l'espoir, la présence fugitive de "l'enfant bleu" éclaire Orion et Véronique sur un chemin de compassion.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"On ne sait pas".
C'est l'une des phrases qui reviennent sans arrêt et rythment le récit. C'est ce que je ressens, juste là. Roman difficile, superbe, mais torturé. Facile à lire, mais difficile à terminer. Avec pourtant l'impossibilité de le lâcher, comme, au fil des pages, on ne voudrait surtout pas que Véronique lâche Orion. 
Troublant, à coup sûr. Les personnages nous deviennent indispensables, proches. ça fait du bien, ça fait du mal, ça secoue. Est-ce que c'est bon ? Est-ce que c'est mauvais ? ...On ne sait pas.

Morceaux choisis :
"Demain n'existe pas, hier non plus. iI n'y a plus rien qu'aujourd'hui et l'admirable, l'éphémère présent"
"Ecoute, écoute un peu vivre, respirer, se détendre le corps exténué qui te chérit, sans que ton esprit s'en aperçoive".
"Il a eu peur de perdre son territoire en moi, le plus important, celui de l'imagination. Pour se déployer son imagination a besoin de quelqu'un qui l'écoute, qui croit en lui et dont la confiance suscite l'énorme effort qu'il doit fournir pour aller de l'avant et se libérer du banal."
"On ne sait pas."

31 mars 2011

un si beau jardin

"Les maisons sont comme les gens,
elles ont leur âge, leurs fatigues, leurs folies. 
Ou plutôt non : ce sont les gens qui sont comme des maisons,
avec leur cave, leur grenier, leurs murs
et, parfois, de si claires fenêtres donnant sur de si beaux jardins."

(Christian Bobin)

Hier, j'ai passé deux heures au jardin.
J'avais oublié le bien fou que cela peut faire :
j'entendais les chevaux du harras hennir, à deux pas,
les buses crier au dessus de ma tête,
une toute petite ondée, un rayon de soleil.
Tout cela me rappelle simplement (simplement ???) combien je suis vivante...

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photo mars 2011

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30 mars 2011

dernière lecture : Des cornichons au chocolat

de Philippe Labro

Labro_Philippe_Des_Cornichons_au_chocolat

Présentation de l'éditeur ;
Stéphanie a 13 ans, un chat confident nommé Garfunkel, du culot, des problèmes - parmi lesquels ses mauvaises notes à la Ferme (le lycée) et la mésentente de ses parents - un goût discutable pour les sandwiches aux cornichons et au chocolat, une vision dérangeante sur les adultes et un style et une verve inimitables...
En 1983, Philippe Labro avait préféré s'effacer derrière ce texte que lui avait inspiré une personne très proche et présenter 'Des cornichons au chocolat' comme le journal d'une jeune écolière, Stéphanie. Mais aujourd'hui pour que les lecteurs comprennent mieux son cheminement romanesque et l'importance de ce texte qui forme avec 'Manuela' et 'Franz et Clara', une sorte de trilogie féminine sur l'adolescence et la naissance du sentiment amoureux, Philippe Labro a eu à coeur de se dévoiler en rééditant ce texte qui lui est si cher.

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Bah... Ras, je dirais (donc rien à dire...). Je suis trop loin de tout ça, sans doute... 
(si vous devez ne lire qu'un roman de Philippe Labro : "Franz et Clara" est magnifique !)

 

Morceaux choisis :
« 
Pleurer s’il n’y a personne qui vous console, ça ne vaut pas la peine ».
« 
ça n’arrive pas souvent de dire merci à quelqu’un pour quelque chose qu’il vous a donné quand il s’agit d’une chose qu’on peut même pas toucher de ses deux mains ».
« L’amour, ça prend du temps ».

27 mars 2011

être heureux, si cela suffit

"Il ne restera rien de nous,
à peine le souvenir que nous laisserons un moment
à ceux qui nous ont connus.
Et c'est pourquoi il nous faut simplement et intensément vivre
pendant le temps qui nous est imparti.
Faire quelque chose, si c'est ce dont nous avons besoin.
Etre heureux si cela nous suffit.
Et aimer."

Une citation d'Alice Fernay,
dans "la conversation amoureuse"

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_Photo2011_DSC07052

photo mars 2011

25 mars 2011

est-ce que ?

" Est-ce que quand ils dorment
les oiseaux rêvent qu'ils volent ? "

C'était dans un roman de Claudie Gallay
("L'amour est une île")

Il y a des questions que je me pose aussi, comme ça, parfois...
Je voudrais savoir,
Et puis...

Pas vous ?

2011_049CollierLeBruitDesVagues

Création en pâte polymère
(technique du Hidden maggic)

(disponible en boutique)
Pour tout renseignement, n'hésitez pas à me contacter

24 mars 2011

où tu vas...

« Ce n’est pas où tu prends les choses (qui compte),
c’est où tu les emmènes »

 

Jean-Luc Godard

 

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_Photo2011_DSC07054

Photo mars 2011
(graminées, sur le chemin)

23 mars 2011

l'imagination de l'autre

Nous sommes chacun
la voix de l'imagination de l'autre"

(Daniel Glattaueur
dans "Quand souffle le vent du nord")

2011_048CollierLeBruitDesVagues

Création en pâte polymère
(technique du Hidden maggic)

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