Canalblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le bruit des vagues
Publicité
citations
25 novembre 2013

dernière lecture : D'acier

de Sylvia Avallone

cvt_Dacier_1744

¬¬¬¬¬

Présentation de l'éditeur :
Anna et Francesca ont treize ans, presque quatorze. C’est l’été à Piombino, ville désolée de Toscane bien loin de l’image de carte postale que l’on peut s’en faire quand on n’est pas d’ici. Chez elles, pas de vignes et Florence et son art sont bien loin. Leur quotidien : des barres d’immeubles insalubres et surtout l’aciérie, personnage monstrueux qui engloutit jour et nuit tous les hommes du coin.
Les hommes, ils ne sont pas à l’honneur dans le roman de Silvia Avallone. Le père d’Anna est un fantôme, un voyou du dimanche qui réapparait quand ça lui chante. Celui de Francesca nous est présenté dès les premières lignes, puissantes, comme un homme qui épie sa fille aux jumelles pendant qu’elle joue sur la plage, obsédé par ce corps qui se transforme, irrémédiablement, malgré les coups qu’il lui porte, ce géant sans cervelle.
Mais Anna et Francesca, les reines de la cité, éclaboussent toute cette laideur de leur jeunesse insolente. Treize ans et demi mais déjà starlettes, elles jouent de cette aura qu’elles savent par instinct éphémère, avant que la réalité des autres ne les rattrapent. En attendant, elles rêvent. D’être écrivain ou femme politique pour l’une, de passer à la télé de Berlusconi pour l’autre, ou simplement d’aller ensemble, pour la première fois à l’île d’Elbe, inaccessible et pourtant à quelques brasses de leur cité plombée.
Autour d’elles, il y a aussi le grand-frère d’Anna, Alessio, Apollon échoué au royaume d’Hadès, amoureux abandonné, déjà usé à vingt ans par des années passées au haut fourneau, à faire couler l’acier et à se défoncer pendant les pauses. Sandra, leur mère, la militante d’extrême gauche, qui assure et qui se maudit d’aimer malgré tout son vaurien de mari. Rosa, enfin, la mère de Francesca, la petite calabraise arrachée à son village par Enrico, cet homme fruste qui les enferme dans sa folie et qu’elle ne quitte pas. Pour aller où ? C’est trop tard semblent-ils tous penser. Les parents, les vieux, les grands-frères, résignés, lassés, tous. Pas Anna et Francesca, pas si elles sont deux, toujours.
« D’acier » est un roman physique, qui vous happe dès la première page, pour vous relâcher, quatre cents pages plus tard, un peu sonné, avec le sentiment d’être face à un futur grand écrivain qui, à tout juste vingt cinq ans, fait preuve d’un sens de la narration assez exceptionnel et d’une capacité à saisir l’essence de l’adolescence, ces amitiés fusionnelles qui nous construisent et cette obsession de la beauté, cette fascination régressive qu’elle peut susciter chez ceux qui n’en sont plus.
D’acier pourrait n’être qu’un portrait social sombre d’une Italie de banlieue, de laissés pour compte sans envergure, pauvres humains tentant de se dépêtrer d’un monde qu’ils n’ont pas vu venir. Il est bien plus que cela. L’acier est constitué d’au moins deux éléments. D’acier aussi : d’une réalité désespérante et d’une petite poésie qui s’élève malgré tout, et l’ensemble, ça donne un sacré bon roman.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un entre-deux déroutant, désolant et sombre sous une apparente légèreté. Tout est en équilibre instable. Ici, les jeunes ont des tempéraments trempés dans l'acier et pourtant ils sont si fragiles. Et, tels qu'existant dans le récit, si proches de nous, aussi. L'auteur nous rend les personnages tangibles, réels, vivants. Elle montre du doigt la vie nuancée et mouvante. Allant parfois vers le meilleur, parfois vers le pire. Où il faut garder l'espoir, quel que soit l'endroit où l'on vit.

Morceaux choisis :
"ça fait bizarre, dit Anna. Regarde la haie, c'est plein de ronces. Les endroits aussi, ça vieillit".
"Il y a toujours tellement d'attente dans la tête de chacun, à certaines fêtes. Logique que ça dégénère".
"Ce qu'il aimait, c'était observer. Le diable est dans les détails, comme il avait entendu dire ça lui avait bien plu cette phrase".
"C'est bizarre. Parfois il faut un tremblement de terre, un cataclysme. Comme dans les éclipses de soleil, quand tout est bouleversé et que les animaux se sauvent, que la nature s'affole. Les éléments étrangers se rapprochent."

Publicité
22 novembre 2013

...chercher toujours ailleurs ?

L'homme n'a pas besoin de voyager
pour s'agrandir ;
il porte avec lui l'immensité.

[François René de Chateaubriand] 

91720682

*** 

Alors j'ai cherché à voyager
au plus profond de moi-même

Ai-je trouvé ?
L'immensité est si vaste...
parfois, j'ai bien peur de m'y perdre.

Et vous ?
Où donc en êtes-vous de ces voyages intérieurs ?
Vous emmènent-ils, parfois, vers des contrées lointaines ?

2013-068BouclesLeBruitDesVagues

2013-071CollierLeBruitDesVagues

2013-070BraceletLeBruitDesVagues

2013-069BagueLeBruitDesVagues

 

 

créations un brin japonisantes (peut-être...)
en pâte polymère

(une paire de boucles d'oreilles, un collier, un bracelet et une bague,
tous issus de la plaque visible en tête de ce message,
composée avec l'aide de "ma coloriste" favorite...)

Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en b
outique vous plaît ? 
N'hésitez pas à 
me contacter
 

 

 

DSC01205

12 novembre 2013

le souffle coupé

"La vie ce n'est pas seulement respirer,
c'est aussi avoir le souffle coupé."

Alfred Hitchock

*** 

Il y a parfois des lieux
où je n'attends absolument pas l'instant magique.
Et pourtant... 
(pardon, amis marseillais :
c'est c'était là un de mes a priori de bretonne(-chauvine). 

IMG_20130917_153638

Photo septembre 2013
(Entrée du vieux port de Marseille, depuis le Pharo,
avec vue sur le Mucem, et sur la Major)

8 novembre 2013

dernière lecture : Toutes choses scintillant

de Véronique Ovaldé

419QM7X77BL

¬¬¬¬¬

Présentation de l'éditeur :
C'est la captivante histoire d'une liberté conquise en territoire hostile. Nikko, née sur une île polaire, s'imagine une autre vie loin des neiges et des glaces : elle pense avoir été échangée à sa naissance avec un autre bébé, suite à une grande confusion causée par de nombreuses naissances le même jour. Mais elle va trouver son salut par le mal qui la ronge et l'envahit.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est un roman que je n'ai plus pu poser. Je l'ai même dévoré. Envoûtée.
Pourtant il y fait froid : dehors comme dedans. Mais mon dieu, quelle belle écriture que celle de Véronique Ovaldé ! Elle nous embarque, avec le personnage principal, dans une lutte vers la vie et la liberté, quoi qu'il en coûtera (et il en coûte...).

Morceaux choisis :
"Je traine toujours du coté des gens qui parlent, c'est comme ça que j'apprends des choses, je les écoute, je les trouve un peu idiots, mais je me dis toujours qu'il y en aura bien un qui laissera échapper une parole pertinente ou magique."
"J'étais persuadée que les choses n'arrivaient jamais vraiment. Les choses ne faisaient qu'être dites."
6 novembre 2013

pensons, donc...

« Avec nos pensées,
nous créons le monde ».

 

IMG_20130917_064426

 

 

photo septembre 2013

Publicité
31 octobre 2013

être lié à la terre

  

"Etre lié à la terre ne signifie point que l'on ne puisse grandir
Au contraire, 
cela en est même une condition sine qua non.

Nul arbre noble et de haute futaie n'a jamais renoncé à ses racines obscures.
Non seulement il pousse vers le haut,
mais aussi vers le bas."

Jung ( L'Âme et la Vie )

IMG_20131029_154921

Photo octobre 2013

24 octobre 2013

le gris n'est pas une couleur triste

2013-050CollierLebruitdesvagues

 

Le gris n'est pas une couleur triste :
il est une valeur d'intensité lumineuse 
dont la perception par l'œil humain se situe entre le blanc et le noir.

La vie n'est pas une accumulation de moments sombres :
elle est une courbe douce, variable et mouvante,
dont les instants glissent subtilement entre ombres et lumière.

A nous de choisir ce que l'on préfère voir :
le côté sombre, ou le côté lumineux ?

IMG_20130714_092226 

Photo dans un port de pêche, en Bretagne, à la nuit tombante
(été 2013)

***

"La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair,
mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur."

Carl Gustav Jung

22 octobre 2013

dernière lecture : Les deux messieurs de Bruxelles

de Eric-Emmanuel Schmitt

schmitt-les-deux-messieurs-de-bruxelles-205x300

¬¬¬¬¬

 

Présentation de l'éditeur :
«En amour, on croit être deux alors qu’on est trois.»
Dans la lignée de Concerto à la mémoire d’un angeLa rêveuse d’Ostende et Odette Toulemonde, les nouvelles très romanesques d’Eric-Emmanuel Schmitt parlent de l’amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi amour de l’art ou amour de l’humanité. À travers un suspens subtil et ensorcelant, elles dépassent à chaque fois les apparences pour déjouer l’attendrissante complexité du cœur humain.
Un recueil de cinq nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Souvent, l'architecture d'une vie est composée de passions invisibles, qui ne se diront jamais, que personne ne devinera, inaccessibles parfois même à celui qui les éprouve. Et pourtant, quoiqu'obscurs, ces sentiments sont réels; mieux, ils construisent la réalité d'un destin.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'avais promis-juré-craché que l'on ne m'y prendrait plus. Ma dernière lecture d'Eric Emmanuel Schmitt m'avait déçue... Celle d'avant aussi. Trop "faciles", je trouvais... Là, c'est franchement différent. Je crois que cet auteur excelle à la rédaction de nouvelles. Et celles-ci sont étonnantes. En tout cas on a envie de savoir où nous mènera le récit. 
J'aurais découvert cet auteur avec ce recueil, j'aurais probablement été séduite. Je crois que je suis désormais à la recherche d'autre chose...
Tout de même un très bon moment de lecture.

Morceaux choisis :
"La mer leur jetait son haleine, une puissante odeur de sel et d’algues, une odeur qui se nourrissait de l’immensité."
"S’il ne pleuvait pas, les chaussées demeuraient mouillées, plus une menace qu’un souvenir…"
"Quand nous savons que le malheur ne s’avère pas un virus transmissible, ce n’est plus le malheur que nous craignons, mais nous face au malheur." 
"Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l’homme."
"Un héros, c’est un homme qui essaie d’être un homme toute sa vie, tantôt contre les autres, tantôt contre lui-même."

16 octobre 2013

même les petits gestes ont leur importance

Se souvenir que c'est dans les petites choses
que l'on reconnaît la valeur d'un homme.
Ainsi, même un acte en apparence sans importance
en dit long sur nous-mëme.

C'est là un extrait de "philosophie du matin", de Catherine Rambert.
J'aime bien, de temps en temps, rouvrir cet éphéméride à la page du jour,
qui distille des pensées positives.

***

Petit geste sans importance ?
...un "simple" regard, par exemple.

***

2013-058BraceletLebruitdesvagues


2013-057CollierLebruitdesvagues

Créations en pâte polymère
(transfert et peinture vitrail)


Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en b
outique vous plaît ? 
N'hésitez pas à 
me contacter
 

15 octobre 2013

réaliser un rêve

C’est la possibilité de réaliser un rêve
qui rend la vie intéressante.

(Paulo Coelho)

IMG_20130917_154020

Photo septembre 2013
(la fête des cerf-volants à Marseille)

Publicité
Le bruit des vagues
Publicité
Newsletter
Publicité
Mes livres sur Babelio.com
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 439 811
Publicité