Dernière lecture
La dégustation
de Yann Queffélec
Présentation de l'éditeur :
Bernard croit encore à l'amour et à son pouvoir de transfiguration quand, à cinquante ans, il épouse Muriel, vingt ans. Il a un secret, mais elle aussi. Il est éditeur, propriétaire d'un beau domaine viticole au-dessus de Nice. Elle est oenologue, romantique, et déguster à l'aveugle lui délie la langue. Mais l'art du vin, la beauté des mots qu'il fait naître ne suffisent pas à repousser la mémoire, et quiconque espère abolir son passé par l'amour est condamné à le revivre. Bernard a des amis qui ne sont pas prêts à lui laisser oublier ce passé. Dans sa splendide villa qui a déjà servi de cadre à des réunions sanglantes de nazis, la danse nuptiale tourne au duel...
Mon sentiment au sujet de ce roman :
A mon avis, tout y est dérangeant : les mensonges de Bernard, sa différence d'âge avec Muriel, l'attraction malsaine qu'ils ont tous les deux pour le vin.
Bah...
Je n'aime pas fermer un livre sans le finir, alors j'ai tenté jusqu'au bout de m'intéresser à celui-ci.
Mais l'étincelle n'était pas là.
...D'ailleurs, pas de citations non plus.
ça réchauffe !!!
Sortir se balader.
Glaner une ou deux photos, la saison s'y prête si bien...
Rentrer avec l'intérieur des joues saisi par le froid.
Et être accueillie dans sa propre cuisine par des odeurs alléchantes...
Quel bonheur !
Je n'idéalise pas, promis. C'est ce qui m'arrive quand je sors de mes placards
mon plat à tajine, qui cuisine presque tout seul. Une petite préparation (souvent très simple) s'impose, et puis il faut lui laisser faire le reste !
Notre tajine favori est le celui aux boulettes de boeuf aux pois chiches : pour 6 personnes : 1 kg de viande de boeuf hâchée - 1 grosse boîte de tomates pelées, ou 1 kg de tomates fraîches coupées en morceaux - 1 grosse boîte de pois chiches en conserve - 3 oeufs - 1 c. à soupe de farine - 2 à 5 gousses d'ail hâchées selon votre goût - 2 oignons émincés - 1 c à café de cumin moulu - 1 c à café de cannelle moulue - 1 pincée de piment - 2 c à soupe de coriandre ciselé - 4 c à soupe d'huile d'olive - sel et poivre. mélanger la viande avec les oeufs, l'ail, le cumin et la cannelle - saler et poivrer - mélanger intimement - former des boulettes et les rouler dans la farine - mettre 2 c à soupe d'huile dans un poêle - faire dorer les boulettes - disposer les oignons, les tomates, le piment, la coriandre, les boulettes et les pois chiches dans le tajine - saler et poivrer - arroser avec 2 c à soupe d'huile - mélanger le tout - cuire pendant 2 heures - servir avec de la semoule à couscous agrémentée de raisins secs.
Mon plat à tajine est un téfal (électrique), mais je pense qu'une bonne cocotte en fonte peut très bien faire l'affaire, en laissant mijoter à feu très bas, ou encore un "diable", au four.
Ouvrons les yeux !
Regarder au loin
"On s'assoit sur une dune de sable.
On ne voit rien. On n'entend rien.
Et cependant quelque chose rayonne en silence."
(Antoine de Saint-Exupéry)
Créations en pâte polymère
(Presque...) toutes les explications sont disponibles ici.
Dernière lecture
La lumière du monde
Présentation de l'éditeur :
Paroles réveillées et recueillies par Lydie Dattas.
Mon sentiment au sujet de ce recueil :
Un recueil facile à lire, avec des passages plus ou moins intéressants.
Certains pourtant essentiels, très beaux.
C'est spécial, apaisant, philosophique. Aucune action, pourtant. Pas d'histoire non plus. Juste un moment de réflexion.
Une fin beaucoup trop longue ! D''ailleurs, je n'ai pas fini, j'ai effeuillé, picoré. Et je me suis nourrie.
Se dire que ce n'est pas écrit par Christian Bobin lui-même. Peut-être aussi à consommer tout doucement (et non goulûment, comme je le fais en ce moment de ses romans...)
Et puis une référence constante au christ qui ne m'a pas plu.
Pourtant...
Morceaux choisis :
"Le poète est un autiste qui parle. L'autiste, c'est un homme nu dans une pièce viede. Il n'éclaire rien parce qu'il retient sa lumière, mais en écrivant, il retourne sa peau, et l'envers de cette peau est chamarrée de couleurs splendides. L'autisme est un soleil inversé : ses rayons sont dirigés vers l'intérieur".
"L'empathie c'est, à la vitesse de l'éclair, sentir ce que l'autre sent et savoir qu'on ne se trompe pas, comme si le coeur bondissait de la poitrine pour se loger dans la poitrine de l'autre".
"La bonté, c'est simple : par définition on n'en a pas. Elle n'a pas de place dans le monde. Donc, quand elle est là c'est toujours un miracle."
"La vie des livres et des gens est très personnelle. On ne peut pas amener quelqu'un à une lecture en lui disant : "Lis, tu verras, c'est magnifique", ni à un amitié en lui disant "tu devrais fréquenter untel, c'et quelqu'un de formidable". ça ne marche jamais comme ça. Il faut trouver soi-même."
"Il y aura toujours quelque chose qui me manquera parce que je sais lire : je ne verrai plus jamais le monde comme le verrait un illettré."
L'improvisation, c'est beau. C'est comme attraper l'éternel par les cheveux. On prend le ciel et on le coud à la terre."
"Ce qui est bouleversant, c'est qu'un enfant va demander du secours à un ours en peluche, qu'un milliardaire va emporter avec lui à l'hôpital pour mourir un objet misérable qui lui apportera un réconfort, parce qu'il lui a été offert par quelqu'un de cher. Dans les moments critiques, les valeurs se renversent"
"Le coeur, c'est une intelligence qui peut venir même aux imbéciles"
Un bel extrait :
Aimer quelqu'un, c'est le lire. C'est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le coeur de l'autre, et en lisant le délivrer. C'est déplier son coeur comme un parchemin et le lire à haute voix, comme si chacun était à lui-même un livre écrit dans une langue étrangère. Il y a plus de texte écrit sur un visage que dans un volume de la Pléïade et, quand je regarde un visage, j'essaie de tout lire, même les notes en bas de page. Je pénètre dans les visages comme on s'enfonce dans un brouillard, jusqu'à ce que le paysage s'éclaire dans ses moindres détails. Nos propres actes nous restent indéchiffrables; C'est peut-être pourquoi les enfants aiment tant qu'on leur raconte sans fin tel épisode de leur enfance. Lire ainsi l'autre, c'est favoriser sa respiration, c'est-à-dire le faire exister. Peut-être que les fous sont des gens que personne n'a jamais lus, rendus furieux de contenir des phrases qu'aucun regard n'a jamais parcourues. Ils sont comme des livres fermés. Une mère lit dans les yeux de son enfant avant même qu'il sache s'exprimer. Il suffit d'avoir été regardé par un nouveau-né pour savoir que le petit d'homme sait tout de suite lire. Il est même comme les grands lecteurs : il dévore le visage de l'autre. On lit en quelqu'un comme dans un livre, et ce livre s'éclaire d'être lu et vient nous éclairer en retour, comme ce que fait pour un lecteur une très belle page d'un livre rare. Quand un livre n'est pas lu, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Ce qui peut se passer de plus terrible entre deux personnes qui s'aiment, c'est que l'une des deux pense qu'elle a tout lu de l'autre et s'éloigne, d'autant qu'en lisant on écrit au fur et à mesure et dont les phrases peuvent s'enrichir avec le temps. Le coeur n'est achevé et fait que quand il est fracturé par la mort. Jusqu'au dernier moment le contenu du livre peut être changé. On n'a pas la pleine lecture de ce qu'on lit tant que l'autre est vivant. Dieu serait le seul lecteur parfait, celui qui donne à cette lecture tout son sens. Mais la plupart du temps, la lecture de l'autre reste très superficielle et on ne se parle pas vraiment. Peut-être que chacun de nous est comme une maison avec beaucoup de fenêtres. On peut appeler de l'extérieur et une fenêtre ou deux vont s'éclairer mais pas toutes. Et parfois, exceptionnellement, on va frapper partout et ça va s'éclairer partout, mais ça, c'est extrêmement rare. Quand la vérité éclaire partout, c'est l'amour.
C'est moi qui l'ai fait !
...un peu d'auto-satisfaction ne nuit pas !
J'ai tout fait comme écrit sur la recette,
et puis, surtout, j'ai largement été encouragée par ma copine Carol,
qui m'a aussi fourni les petites décos (faites "maison") !
...et nous nous sommes régalés !
Si vous aussi voulez vous lancer dans la confection de ce délicieux crémeux à la chataigne
(...tout à fait réalisable, puisque j'y suis arrivée,
et déclinable dans une version "verrine")
c'est sur le blog de Mercotte !








