samedi 15 avril 2017

Imagination

"L'imagination est si puissante
quand la raison ne l'enchaîne pas"

une citaiton de George Sand

2017-007-CollierMathildeLeBruitDesVagues

Création en pâte polymère

(technique en cours d'élaboration. 
Tuto à venir ? 
Dites moi...)


mardi 18 août 2015

la mer

"La mer 
est un espace
de rigueur et de liberté."

Victor Hugo

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Photo août 2015
Côtes d'Armor

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lundi 29 septembre 2014

dernière lecture : Peine perdue

d'Olivier Adam

Peine perdue

3,5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur: la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte. Avec Peine perdue, Olivier Adam signe un livre d'une densité romanesque inédite, aux allures de roman noir, et dresse le portrait d'une communauté désemparée, reflet d'un pays en crise.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'ai été bousculée par ce récit, qui m'a fait, d'une certaine façon, penser au roman "D'acier", de Sylvia Avallone. L'environnement où les individus évoluent laisse-t-il à ce point si peu d'envergure et de liberté à ceux qui y vivent ?
Ici, les personnages, tous plus attachants les uns que les autres (sauf ce gros c... de Pérez), et pourtant dévastés pour la plupart, sont constamment tourmentés et malmenés par la vie : par leur origine plus que modeste, leur lieu de vie "en périphérie" de la ville, leurs parents aux idées souvent obtuses, leur avenir, qu'il soit professionnel ou personnel : tout est obscurément limité.
Et puis l'environnement tout entier, la nature, la vie ! qui les malmènent sans arrêt, semblant même s'acharner contre eux...
Dès lors, comment s'en sortir ?
Cette référence à la nature déchaînée (la mer en furie, le vent, qui dévastent tout), m'a semblé paradoxalement apaisante. Un temps pour respirer, une parenthèse, un entre deux. Un gros ménage. Cela va-t-il mieux après ?
Une question que je me pose, après cette lecture : y a-t-il vraiment si peu de monde qui "s'en sort" dans ces milieux-là ? La drogue, le sexe, l'alcool, grands meneurs, sont-ils à ce point omniprésents. Cela me semble excessif. Les fréquentations que l'on a seraient-elles le véritable point d'équilibre ?
Enfin, tout ça pour dire : quel beau roman ! ...Puisqu'il ne nous laisse pas indemne.
 
Olivier Adam était l'invité de France Culture,dans l'émission "Les bonnes feuilles"

Il nous parle de son roman dont il lit quelques passages (un peu précipitamment, à mon goût. Le lire soi-même rend les choses beaucoup plus subtiles, moins précipitées...), et parle de son inspiration littéraire. C'est prenant. A l'image de sa manière d'écrire.

Parfois...    ;)

 
Morceaux choisis :
"C'est un long apprentissage, parfois, que de savoir rejoindre enfin la vie qui nous va".
"N'est-ce pas aux parents de veiller sur leurs enfants et non le contraire ? N'est-ce pas là le pacte ?"
"Les hommes sont risibles, elle ajoute. Dans leurs poses. Dans ce qu'ils cachent. Dans leur façon de se débattre avec leur virilité. Leur pudeur. C'est pour ça qu'ils sont si touchants. Et comiques. Il faut beaucoup les aimer pour les aimer, dit-elle. Il aime voir ses yeux briller quand elle parle comme ça."
"Il haussait les épaules. Si ça les amusait. Et se replongeait dans ses Fante, London, Bukowski, Carver, Brautigan, Kerouac, ou des trucs plus récents que lui conseillait le libraire près de la plage, ah si vous aimez ce genre de choses, lisez ça, Larry Brown, Donald Rey Pollock Craig Davidson, Brady Udall Cormae Mc Carthy."
"Parfois être là, à cet endroit précis, ça ressemble presque au bonheur. Il a l'impression de se fondre dans tout ça. L'étendue d'eau saline. Le sable constellé de coquillages et de grains de mica. La résine qui suinte des pins. Parfois il prend conscience d'à quel poit il appartient à tout ça. D'a quel point il y est lié. Parfois il se dit qu'atteindre une sorte de sagesse ce serait tellement facile."
"Ce n'est pas qu'il soit persuadé de sa propre importance mais parfois quand t'es rongé par la culpabilité tout semble te faire signe. Tu deviens sérieusement parano. Tu vois des indices, des présages et des punitions partout".
"Parfois la vie ressemble à un film. Rarement mais ça arrive. Et quand ça arrive, en général c'est juste un accident. Un truc éphémère, une épiphanie."

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samedi 2 novembre 2013

dernière lecture : Le dos crawlé

d'Eric Fottorino

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Présentation de l'éditeur :
Eté 1976, sur la côte atlantique, dans la région de Royan. C'est Marin, treize ans, qui raconte : son amitié amoureuse avec Lisa, dix ans ; son oncle Abel, brocanteur, chez qui il passe les vacances tandis que ses parents travaillent aux champs, en Corrèze ; Plouff le chien et Grizzly le chat ; les premières cigarettes, les premiers baisers ; madame Contini, la mère de Lisa, une drôle de bourgeoise aux moeurs très libres... Ce nouveau roman d'Eric Fottorino décrit le monde des adultes vu par le regard d'un enfant, à la fois naïf et curieux. L'auteur compose une espèce de huis clos entre deux gosses liés par un amour très pur, face à une réalité pas toujours drôle ni intelligible...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Etrange... (je ne sais pas si je ne suis pas même un peu déçue...)
C'est un roman facile à lire, plutôt agréable, qui nous emmène (qui dérive ?), tranquillement vers l'inacceptable... Beaucoup de souffrance et de malveillance dissimulée... derrière une apparente légèreté et la douceur de vivre d'un bel été. 
Ne jamais se fier aux apparences...

 

Morceau choisi :
"Je mourais de peur et je mourais d'envie en tout cas je mourais".

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samedi 20 juillet 2013

dernière lecture : la tendresse des loups

De Stef Penny

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Présentation de l'éditeur :
Au Canada, à la fin du XIXe siècle. 
1867. Alors qu'un terrible hiver a pris en tenaille le petit village de Dove River, un trappeur est retrouvé mort dans sa cabane, égorgé et scalpé. Dans cette communauté d'origine écossaise qui s'accroche désespérément aux convenances de la mère patrie, le choc est terrible. Surtout pour Madame Ross, qui a découvert le corps et constaté dans la foulée la disparition de Francis, son fils adoptif. Doit-elle le signaler à Donald Moody, le naïf envoyé de la Compagnie de la Baie d'Hudson, chargé de retrouver le coupable au plus vite ? Et a-t-elle raison de se méfier de ce mystérieux Sturrock, un aventurier qui compte bien récupérer un os gravé soi-disant légué par le défunt ?Incapable de croire que Francis soit l'auteur d'un crime aussi monstrueux,
Madame Ross, accompagnée de Parker, un trappeur métis, se lance dans une course poursuite éperdue...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Alain comme Mathilde (deux excellents lecteurs, avec des approches très différentes de la lecture) auraient presque pu me décourager en me disant tous deux que c'était là un roman traînant en longueur...Heureusement, je n'ai écouté ni l'un ni l'autre ! Quel récit, quelle aventure !
Je me suis retrouvée propulsée dans le grand Nord canadien, à la fin du 19e siècle, dans une aventure digne des plus  grands westerns hollywoodiens... Avec certes quelques lenteurs, mais de celles comparables au temps arrêté en pleine tempête de neige, à une époque où les heures se déroulaient probablement à une autre vitesse que les nôtres, en tout cas la vitesse qu'il me fallait justement pour me synchroniser avec un récit tel que celui-ci.
Ok, on n'est pas ici dans du grand roman littéraire. Mais plutôt invités à partager une grande et belle aventure...

Morceaux choisis :
Il arrive qu'on soit déçu du rôle qu'on joue.
On veut toujours être le héros- pas vrai ?
Si un parent choisit d'espérer, rien de ce que dira quelqu'un d'autre ne pourra l'en empêcher.
C'est ainsi que les choses se passent : le besoin mutuel, voilà ce qui pousse les gens à collaborer ; ça n'a rien à voir avec la confiance, la gentillesse ou d'autres notions sentimentales analogues.
Ça pourrait être pire. Ça peut toujours être pire.
Comment peut-on être heureux quand on est entouré de laideur ?
Ce que nous cherchons vraiment nous échappe.

Un passage un peu plus long : Je n'ai pas beaucoup pleuré au cours de ma vie, tout compte fait. Chaque vie a sa part d'épreuves (...) et pourtant j'ai toujours pensé qu'il était inutile de verser des larmes, comme si en pleurant nous supposions que quelqu'un nous verrait et aurait pitié de nous, ce qui implique également  que ce quelqu'un puisse quelque chose pour nous. Or, j'ai découvert très tôt que personne ne peut rien pour nous.

Posté par anne_p à 22:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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