mardi 5 juin 2018

possible

"Si tu agis avec l'idée que ce sera trop dur,
alors ça le sera.
Tu dois croire que c'est possible".

une citation de Joyce Maynard
dans "Long week-end"

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Photo été 2017

 

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mardi 15 mai 2018

où se cache la lumière

"La lumière est dans le livre.
Ouvrez le livre tout grand.
Laissez-le rayonner,
laissez-le faire."

(Victor Hugo)

2018-007 Jeune flle lisant sur la plage

 
"Jeune fille lisant sur la plage, à marée basse"

Dessin réalisé au feutre
d'après une photo prise l'été dernier, à Porspoder
(dimensions : 28,5 X 18 cm)

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vendredi 4 mai 2018

dernière lecture : Laver les ombres

de Jeanne Benameur

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5 étoiles

Présentation de l'éditeur :
Contraindre un corps qui se refuse au plaisir pour attirer le vide, pour suspendre l’équilibre du monde : c’est Lea quand elle danse, c’était sa mère quand elle devait « aimer » les hommes. Par une nuit d’orage en bord de mer, mère et fille acceptent enfin de briser les digues.
Elle est dans la quête de la beauté, la perfection du geste, la maîtrise absolue du moindre muscle de son corps. Jamais pourtant elle ne parvient à s’affranchir de cette grâce douloureuse qui bannit tout plaisir. Lea semble empêchée de danser par une force centrifuge qu’elle ne sait pas nommer, comme elle semble empêchée d’aimer Bruno, le peintre qu’elle laisse approcher au plus près sans jamais accepter le partage. A la faveur d’une nouvelle chorégraphie, qui place la mère au centre de son art, la danseuse est rattrapée par ses vieux démons qui demandent leur part de lumière. Et quand elle finit par céder à l’insistance de Bruno et pose pour lui, d’où lui vient cette sensation absurde de donner son corps en pâture ? Elle sait que les clés sont dans la maison de l’enfance, dans un secret qu’elle partage sans le connaître. A présent elle doit en avoir « le cœur net ». Par une nuit d’orage, d’apocalypse, elle gagne la petite ville côtière qui l’a vue naître. Mère et fille se retrouvent pour laver les ombres. En onze tableaux où alternent le présent et le passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates. Naples à l’époque de la guerre, le bistrot familial, un “bel ami” français qui promet le mariage à une jeune fille de 16 ans et pourtant vend son corps dans une maison close. Puis le départ pour la France, l’enfant inespérée, un semblant d’apaisement tout près du précipice. État des lieux après l’orage : recomposer autrement l’image mythifiée du père, intégrer le faux-pas à la danse. Léa peut aller vers la vie comme la mer revient à l’étale.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Ah !
Je viens de retrouver MA Jeanne, celle que j'avais découverte dans "Profanes", tandis que "Pas assez pour faire une femme" m'avait tellement déçue... Heureusement, j'ai poursuivi ma quête de beauté auprès de cette auteure qui m'avait tant touchée.
Ce roman-ci, ce n'est pas bien compliqué : je l'ai commencé hier soir et je ne l'ai plus lâché (fini, donc, aujourd'hui).
Et c'est un joyau.
Pour moi ? à placer entre "Les déferlantes" de Claudie Gallay, "Un territoire fragile" d'Eric Fottorino, "Ker violette", de Karine Fougerey ; des romans qui m'ont tous fait vibrer, respirer totalement, puis retenir ma respiration, m'arrêter pour comprendre (le monde), pleurer, m'arrêter pour (me) comprendre, regarder autour de moi, avoir envie de m'agrandir.
C'est juste inoubliable.
Précieux.
Résonnant.
Après ? Nous recevons chacun les mots, les récits, les rencontres comme notre vie nous a façonnés. Mais je crois qu'ici, voilà vraiment un roman extraordinaire.
A vous de le découvrir aussi... Je vous le souhaite !

Morceaux choisis :
"Laver les ombres, en photographie, signifie mettre en lumière un visage pour en faire le portrait".
"Aujourd'hui elle se demande Est-ce que tous les êtres humains sont des champs de bataille ignorants ?"
"La voix de sa mère, elle ne la reconnaît pas. Peut-être plus jamais Maman".
"Garder ? Jeter ? Les mains hésitent, retournent les objets, les palpent. On a l'air de soupeser leur utilité mais c'est leur histoire qu'on soupèse". 
"Les souvenirs c'est dans les vertèbres qu'ils s'installent. Ils vous courbent le dos."
"Ce que le monde offre est inépuisable et je le comprends. Il n'y a plus qu'à y donner toute mon attention et attendre que cela se déploie."

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lundi 23 avril 2018

parcelles de grâce

« On trouvait partout
des petites parcelles de grâce

quand on savait regarder ».
Michael Connelly

Le bruit des vagues DSC08084

entre Plouguerneau et Brignogan (nord-Finistère)
promenade sur la dune : le phare de Pontusval

Avril 2018

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lundi 2 avril 2018

songer que la nature parle

"C'est une triste chose
de songer que la nature parle
et que le genre humain n'écoute pas"

Victor Hugo 

2018-005-sous bois V2_LeBruitDesVagues

dessin au feutre
d'après photo
dimensions : 30 X 41 cm

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dimanche 18 mars 2018

poésie

La poésie,
c'est le plus joli surnom
que l'on donne à la vie

Jacques Prévert

LeBruitDesVagues-DSC07802

photo prise en Bretagne, l'été dernier

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vendredi 16 mars 2018

mes mains

"N'oublions pas
que ce qui fait l'intelligence de l'homme

c'est pour beaucoup celle de ses mains"

Françoise Dolto

2018-003-BouclesLeBruitDesVagues

Boucles en pâte polymère,
serties de perles de rocaille

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mardi 13 février 2018

dernière lecture : La part manquante

de Christian Bobin

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Présentation de l'éditeur :
"C'est par incapacité de vivre que l'on écrit. C'est par nostalgie d'un Dieu que l'on aime. Un livre, c'est un échec. Un amour, c'est une fuite. Nous ne pouvons entreprendre que de biais, nous ne pouvons vivre que de profil. Nous ne sommes jamais où nous croyons être. Notre désir est voué à l'errance. Notre volonté est sans poids. Parfois quand même, on approche quelque chose. Parfois quand même on reçoit des nouvelles de l'éternel. Le battement des lumières sur un visage. La tombée de la foudre dans une encre."
 
Mon sentiment au sujet de ce livre :
Lorsque j'ouvre un roman de Christian Bobin, j'ai peur.
De son poids dans mon sac,
de son poids sur mon coeur.
Des mots essentiels
à mon existence
Une évidence
Que la vie
Est là
et tient dans ces toutes petites pages
précieuses et fragiles
mais qui pèsent pourtant une tonne dans ma vie.
Des racines et des ailes : Christian Bobin nous rappelle que nous sommes pouvus d'ailes,
mais aussi cloués au sol...
 
Morceaux choisis :
"Seulement voilà, on a trouvé autre chose, on a trouvé les livres, avec les livres on ne choisit plus, on reçoit tout. La lecture c'est la vie sans contraire, c'est la vie épargnée."
"Il en va de la lecture comme d'un amour ou du beau temps : personne ni vous n'y pouvez rien. On lit avec ce que l'on est. On lit ce que l'on est".
"Je vous aime". Sujet, verbe, complément. Ce qu'on apprend dans les livres, c'est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement de temps pour s'atteindre.
"Et il y a des livres que l'on ne sait pas dire".
"L'abondance des choses empêche de voir. La rumeur des pensées empêche d'entendre".
"Ce à quoi l'on donne de la valeur vous en donne en retour. Ce n'est qu'à vous, donc c'est vous."
"L'esprit est une partie du corps, un fragment plus subtil de la chair -comme on dit d'un vin qu'il est subtil, d'une absence qu'elle est longue".
"(...) Vous y avez trouvé votre formule du bonheur informulable. Elle tient en un mot, et ce mot se tient sur un souffle, au bord des lèvres : rien. Un rien vous enchante. Si un rien vous enchante, c'est aussi parce qu'un rien peut vous anéantir. La même lumière peut, selon les heures et la direction du songe, vous exalter ou vous ruiner. Sans nuances dans un cas comme dans l'autre. Il y a un creux sous votre nom. Il y a un trou dans le ciel. On a inventé le travail pour n'y plus songer".
"Dans la vie ordinaire, on peut toujours parler car on peut toujours mentir. Dans la vie éternelle -qui ne se distingue de la vie ordinaire que par l'éclat d'un regard- on ne peut pas aller contre son cœur, mentir. Alors on se tait".
"C'est quoi, réussir sa vie, sinon cela, cet entêtement d'une enfance, cette fidélité simple : ne jamais aller plus loin que ce qui vous enchante à ce jour, à cette heure".
"Derrière nous se tient un ange. Il est né avec notre naissance. Il grandit et s'épuise avec nous".

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samedi 10 février 2018

ce que l'on fait

"(...) œuvrer sauve de tout.
Se concentrer totalement.
Evacuer de sa tête de son coeur tout ce qui gêne.
Etre entièrement à ce qu'on fait.
Et c'est tout.
La belle expression.?
Oui, c'est vraiment "tout".
Alors quelque chose s'ouvre".

une citation de Jeanne Benameur dans "Profanes"

 

 

2018-001-CollierLeBruitDesVagues

Collier en pâte polymère
cabochon serti (brodé) en perles de rocailles

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mardi 10 octobre 2017

chez moi...

"Partout où s'étend le ciel, on est chez soi.
En tout lieu de cette terre on est chez soi,
lorsqu'on porte tout en soi."

Etty Hillesum

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Photo juillet 2017
(Porspoder, dans le Finistère)

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