mercredi 23 septembre 2015

le bruit des vagues : un océan vivant...

Je ne puis regarder ceci sans frémir
de bonheur,
de tristesse.
L'océan est en résonance avec chacun d'entre nous, 
l'océan est la vie.

Combien de temps encore ?

***

Chaque prise de vue est époustouflante
et ne vous laissera sans doute pas indemne...

 

 

Et puis,
parce je pense que certains endroits sont sacrés, 
parce que si, vous aussi, aimez la Bretagne,
aidez les Bretons dans leur mobilisation pour sauver la baie de Lannion
en partageant cette pétition (clic)
Mais surtout : signez...

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lundi 1 juin 2015

dernière lecture : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

de Stephan Zweig

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3 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Scandale dans une pension de famille "comme il faut", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un de ses clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...
Seul le narrateur tente de comprendre cette "créature sans moralité", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimé chez la fugitive.
Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'"Amok" et du "Joueur d'échecs", est une de ses plus incontestables réussites.

 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Sur cette lecture, j'ai fait une erreur : je l'ai commencée, en même temps que j'ai visionné le film qui en a été tiré, avec Agnès Jaoui (que j'adore) dans un des premiers rôles. Ce film est superbe. Avec une seconde histoire qui vient porter la première (celle du roman, très bien restituée), et qui tient parfaitement bien la route. Alors deux histoires pour le prix d'une, évidemment, la concurrence est rude !
Bon... mea culpa : j'aurais tout de même pu avoir la patience de finir ma lecture avant d'engager le visionnage du film, parce que ce roman est franchement plutôt passionnant, si l'on se projette au début du XXe siècle, avec cette délicatesse venue d'une autre époque, et surtout une écriture qui sait à merveille entrer dans l'intimité des sentiments et décrire l'irrépressible folie d'une passion amoureuse.
Désuet, certainement, mais aussi intense et torride !
Alors je vous laisse face à votre prochain dilemme : lire ou visionner le film ? Parce que oui, je vais être très vilaine : vous permettre de cliquer, là, en bas de l'article !  
;)
 
Morceaux choisis :
"La vérité à demi ne vaut rien, il la faut toujours entière."
"Il n'y a que la première parole qui coûte"
"Quelle importance si on a eu un moment de folie, un seul !" Mais on ne peut pas se débarrasser de ce que nous appelons, d'une expression très incertaine, la conscience".
 

Posté par anne_p à 17:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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mercredi 25 juin 2014

dernière lecture : La petite communiste qui ne souriait jamais

de Lola Lafon

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Présentation de l'éditeur :

Parce qu’elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux jo de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d’accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu’elle imagine de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ?
Mimétique de l’audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le roman-acrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des “dieux du stade”, rend l’hommage d’une fiction inspirée à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.

 

Mon sentiment au sujet de ce roman
En ouvrant mon blog, je n'avais nulle intention de raconter ma vie. Seulement voilà : il y a toutes ces lectures, qui me bousculent, qui me ramènent souvent à mon vécu, mes émotions les plus fortes. Alors comment ne pas en parler...
La gym ? J'ai passé jusqu'à 18 heures par semaine dans une salle de sport, spécialisée gym. Souvent, j'en rêve encore la nuit : de vrilles, d'enchaînements de flips au sol, de sauts enjambés les plus "envolés possibles" sur la poutre et encore mille autres acrobaties imaginables. Des sensations de liberté et d'envol. Pour moi ? Le bonheur absolu. Le risque. L'adrénaline. Et puis le partage de tout ça avec les plus petites (dès 5 ans !) qui rêvaient de faire pareil... Un jour, je suis devenue leur "monitrice". Elles progressaient à vue d'œil. Je les adorais. Elles m'aimaient.
C'était un autre monde. Mon monde : celui de la performance (évidemment !), du dépassement de soi, du partage, et du rêve. J'avais trouvé une deuxième famille, qui m'équilibrait. J'adorais mon entraîneur, qui pouvait tirer le meilleur de moi, mes "petites", l'odeur de la salle, les regards inquiets et admiratifs des autres gymnastes... même si je ne ressemblais pas exactement à la gymnaste modèle (cheveux courts et tâches de rousseur...). 
Un jour, j'avais vu Nadia à la télé. J'ai tout de suite eu envie de faire comme elle, de lui ressembler. C'est certainement pour ça que ce roman a si fortement résonné en moi. Avec lui, tout ce (long...) chapitre de ma vie est remonté, en bloc.
Même si, oui, le corps de femme qui ne colle plus (du tout !), les plus jeunes qui nous surpassent trop vite (c'est la loi : en gym, à 20 ans, tu peux ranger tes maniques...), la vie qui nous rattrape. L'exigence du geste parfait.
Mais dans ce roman, tout de même un choc (un électrochoc serait plus juste) : l'Est. J'en étais restée à l'image reçue, idéalisée : Nadia virevoltante et heureuse. Parfaite. Jamais je n'aurais imaginé la suite. Pourtant je savais, je crois, plus ou moins. J'ai préféré éluder encore. J'ai du mal, même maintenant, à me dire que cette histoire (je veux dire la suite de son histoire...) est vraie.
Aujourd'hui, Nadia Comaneci est devenue une cinquantenaire magnifique et sereine. Souriante ! Elle mérite tout cela, je crois.
Ce roman est un coup de pied dans la fourmilière. Il te réveille vite fait. La Roumanie des années 80 ? C'est pas juste un joli justaucorps immaculé et les pirouettes d'une jolie poupée montée sur ressorts, ma jolie ! ...Ni d'ailleurs les jolis roulements de "rrr" absolument inimitables et irrésistibles de ma copine Mihaela ;) : il y a les bonus. 
Et ils sont, je trouve, plutôt indigestes.

 

Morceaux choisis :
"Du jamais vu, la perfection est de ce monde".
"Les roumaines sont des chiots à qui on lance des épreuves, elles rapportent et servent l'Etat. On est dans la géométrie, le calcul."
"Chez nous, on n'avait rien à désirer. Et chez vous, on est constamment sommés de désirer."
"Aujourd'hui, on peut tout dire, félicitations, seulement personne ne nous entend".
"En 1989, ont-ils donné leur vie pour que nous ayons plus de Coca-Cola et de Mc Donald's ? Ont-ils donné leur vie pour que nous devenions esclaves du FMI ? Sont-ils morts pour que nous nous enfuyions toujours plus loin de cette Roumanie qui ne peut nous offrir une vie décente ? Morts pour que des milliers de personnes âgées dorment dehors et meurent de froid ? (...) En 1989, ils ont donné leur vie pour notre liberté. Ce fut leur cadeau de Noël."
"Le dernier qui quitte le pays éteint la lumière en sortant, dit-on à l'époque".
"Je ne vais pas tourner le dos à ce qui me fait peur. Je fais face, parce que la seule façon d'échapper à ma peur est de la piétiner".
"Je rêvais de liberté, j'arrive aux Etats-Unis et je me dis : c'est ça la liberté ? Je suis dans un pays libre et je ne suis pas libre ? Mais où, alors, pourrai-je être libre ?"

 

***

Il y a un film sur la vie de Nadia Comaneci, un peu "cucu", peut-être...
assez proche de la réalité, pourtant... :

Et puis les jeux olymiques qui ont fait de Nadia Comaneci un mythe vivant...

 

Enfin, ce petit clin d'oeil, parce que cela m'a tellement fait rire !
(...et en musique, s'il vous plaît...)

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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