lundi 8 août 2011

dernière lecture : Madame Seyerling

de Didier Decoin

Decoin Didier Mme-seyerling

Présentation de l'éditeur :
Antoine Dessangles a posé son stylo: c'est fini, il n'écrira plus. Mais personne ne le sait. Surtout pas sa femme et son éditeur auxquels il continue de jouer, non sans une certaine allégresse, la comédie du romancier.
Pour l'écrivain repenti, seuls comptent désormais les héros de la vraie vie: la jeune fille amoureuse, le boxeur de Valenciennes, l'hôtesse de l'air, le plagiste de Biarritz. Antoine les repère, les suit, entre en clandestinité pour observer ce qu'ils deviennent après la rupture, après le combat, après que l'avion s'est posé et que la plage s'est vidée en glissant dans l'arrière-saison.
C'est ce qu'il appelle collectionner les après.
Jusqu'au jour où il part pour New-York afin de s'offrir ce qu'il croit devoir être le chef d'oeuvre de sa collection, le plus poignant de tous les après: la douleur de madame Seyerling, une Noire dont la fille a été condamnée pour meurtre et exécutée.
Dans un New York encore inviolé, Antoine pénètre comme par effraction dans la vie de cette mère d'une force et d'une fragilité mystérieuses. Une vie qui cache un étonnant secret dont la découverte va faire passer l'écrivain voyeur du rôle de témoin intrigué à celui de l'acteur bouleversé.
Après Abraham de Brooklyn et John l' Enfer, Didier Decoin retourne à New York pour traquer la vérité de nos existences. Mais les tragédies de l'Histoire sont, elles aussi, du voyage.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Décidément, Didier Decoin aura été une des belles révélations de ces derniers mois : son écriture me ravit, avec des thèmes qui ne sont pas faciles. Je me laisse emporter par les récits d'un vrai conteur.
En fait, j'ai l'impression d'avoir avancé à tout-petits pas vers une rencontre presqu'essentielle.
Une de mes prochaines lectures sera très certainement "une anglaise à bicyclette", roman dont j'avais noté le titre un peu négligemment après avoir entendu une interview fort sympathique sur France info d'un auteur dont je n'avais jamais entendu parler !

Morceaux choisis :
« J'ai appris à rêver. C'est comme écrire, en plus égoïste, l'angoisse en moins. »
« Duc in altum : va vers le large, monte sur les hauteurs, dirige-toi avec audace vers les lointains. »
« La première phrase, c'est la plus importante. La locomotive. Elle entraîne tout le reste »

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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