lundi 16 avril 2012

dernière lecture : Rien ne s'oppose à la nuit

de Delphine De Vigan

DeViganDelphineRien ne s'oppose à la nuit

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Présentation de l'éditeur :
« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »
Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Franchement, après avoir lu "No et moi", du même auteur, je m'attendais à autre chose. C'est drôle, dès lors que l'on part avec une idée préconçue, on a du mal à s'y faire. J'attendais un autre style de récit : un genre de fiction.
Et pourtant, quelle histoire !
Je n'aurais lâché pour rien au monde ce roman qui se lit très vite, avec étonnement. Lorsqu'on regarde l'auteur sourire, s'exprimer, on n'imagine pas un instant quelle a été sa vie, son enfance, sa mère. Comment, avec tout ça, elle a trouvé l'équilibre. On croit toujours que les autres nous ressemblent un peu. C'est faux. Leur histoire est unique, chacun dissimule une fêlure, sa propre fêlure, avec derrière tellement de choses à raconter !

Morceau choisi :
La coordination est à l'écriture ce que le montage est à l'image. Telles que j'écris ces phrases, telles que je les juxtapose, je donne à voir ma vérité. Elle n'appartient qu'à  moi.

Posté par anne_p à 10:07 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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