mercredi 1 août 2012

dernière lecture : Journal d'un corps

de Daniel Pennac

Pennac Daniel Journal d'un corps

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Présentation de l'éditeur :
Le narrateur a commencé à tenir scrupuleusement le journal de son corps à l'âge de douze ans, en 1935.
Il l'a tenu jusqu'à sa mort, en 2010, à 87 ans.
Son projet était d'observer les innombrables surprises que notre corps réserve à notre esprit d'un bout à l'autre de notre vie. Ainsi a-t-il finalement décrit toute l'évolution de son organisme.
Le résultat est le roman d'un corps qui tient moins du précis anatomique que de l'univers malaussénien, car Daniel Pennac évite la froideur du constat médical en introduisant à chaque page des personnages, des situations, des dialogues et des réflexions qui font circuler le sang de l'intimité dans ce corps autopsié que le lecteur, souvent, reconnaîtra comme étant le sien.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'ai bien aimé A-DO-RÉ !!!
Des larmes, des rires, de la curiosité, de l'inquiétude, de la gêne, du plaisir. Cet homme a-t-il vraiment existé ? Comme on aimerait le croire ! Comme on y croit ! D'ailleurs, on le connaît !
Ce sera probablement là mon roman de l'été... et je vous le conseille chaudement.
LE roman de Daniel Pennac ?
Un régal !

Morceaux choisis :
"En pleurant, on se vide infiniment plus qu'en pissant, on se nettoie infiniment mieux qu'en plongeant dans le lac le plus pur, on dépose le fardeau de l'esprit sur le quai de l'arrivée. Une fois l'âme liquéfiée, on peut célébrer les retrouvailles avec le corps."
"Tu te déguiserais (...), je te reconnaîtrais à ton sourire. Et de s'interroger sur ces émanations du corps que sont la silhouette, la démarche, la voix, le sourire, l'écriture, la gestuelle, la mimique, seules traces laissées en nos mémoires par ceux que nous avons vraiment regardés".
"Parle, mon fils, parle. Crois-moi, c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux pour se faire comprendre".
"Personne ne vit dans un état de surprise permanente".
"C'est le bonheur du corps qui fait la beauté du paysage".
"(...) à la seconde où je vous ai pris dans mes bras, il m'a semblé que vous existiez depuis toujours ! Là est la stupeur : nos enfants datent de toute éternité ! A peine sont-ils nés que nous ne pouvons plus nous concevoir sans eux".
"Il n'y a pas d'autre ennemi que l'ennemi intérieur".
"Mesdames et messieurs, nous mourons parce que nous avons un corps".
" "Avoir l'esprit large", l'étroitesse de cette expression !"
" (...) Le principe d'accélération, tout est là, nous ne sommes pas des projectiles à chute molle, nous sommes des boules de conscience lancées sur la pente toujours plus raide de notre vie ! Que nos carcasses suivent ou pas, c'est leur affaire".
"La nature a horreur de la symétrie, elle ne commet jamais cette faute de goût".
"Pauvre médecin ! Passer sa vie à réparer un programme conçu pour merder"

Deux liens que je vous propose :
- l'auteur, qui présente son roman,
- et, dans un tout autre registre, la chanson d'Ariane Moffatt : "Mon corps", à laquelle, évidemment, je n'a pas pu m'enpêcher de penser tout au long de cette lecture !

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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