mardi 8 décembre 2015

dernière lecture : Juliette dans son bain

de Metin Arditi

 

images

4 etoiles

 

Présentation de l'éditeur :
Kandiotis ! Kandiotis ! Kandiotis ! La France résonne du nom du richissime mécène Kandiotis, invité au journal télévisé de 20h pour annoncer le don à la France de deux tableaux, l’un de Picasso, l’autre de Braque, qui portent le même nom, Juliette dans son bain.
Est-il possible de bâtir une grande fortune sans se faire d'ennemis? Voilà la question à laquelle Ronald Kandiotis se voit confronté sitôt cette glorieuse annonce faite : sa fille Lara est enlevée ! Qui se cache derrière la mystérieuse « Association des Victimes » qui révèle au public par des messages successifs les turpitudes réelles ou supposées du milliardaire ?
En mêlant avec brio l'intrigue policière et la satire sociale, Metin Arditi dresse le portrait d'un homme ambigu, tiraillé entre le succès et l'isolement, le talent et l'ambition, le cynisme et l'humanité. Une grande vie, un grand personnage.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Je suis ravie d'avoir découvert Metin Arditi avec cette lecture car, visiblement, et selon l'avis de plusieurs lecteurs, ça n'est pas son meilleur roman. 
Or, pour ma part, j'attends désormais de lire ses autres écrits avec une fébrile impatience, car je vous avoue que "Juliette dans son bain" m'a littéralement envoûtée. Je l'ai lu en deux jours, passionnée, comme aimantée par cette histoire que j'ai trouvée tellement plausible. (Rien que le titre ! Quelle belle trouvaille !) 
Il en faut peu, diront certains, pour qu'une lecture me séduise... Et bien, je ne le crois pas. Disons qu'Arditi a probablement su toucher une de mes cordes sensibles. 
Ce qui va, d'ailleurs, dans le sens de sa démonstration : "La vérité a plus d'un visage". Celle que l'on perçoit. Chacun selon son vécu, son appréhension du monde qui l'entoure. La journée qu'il vient de passer, peut-être...
Pareil, donc, pour la lecture : deux lecteurs, deux avis.
Tant mieux !
Sinon la vie serait bien triste. Plus de débats, plus de passion, un monde lisse et plat. Lobotomie.

 

Morceaux choisis :
"Toute tâche accomplie à la perfection déclenchait un sentiment de grande confiance."
"Un artiste est un être imparfait. Mais au moment de son acte artistique, il se transcende. Il cesse de juger. Il entre en empathie avec le personnage et le dévoile dans toute sa vérité. Lorsque je regarde un tableau, quand je lis un roman, je m'identifie à ce personnage, et du coup j'accepte ma propre imperfection... Il faut aller au concert. Au théâtre. Au musée. Lire... Trois fois rien... Une fable de la Fontaine, Le Héron, ou Les Deux Coqs. On en ressort moins fanfaron."
"Braque et Picasso ont fait d’une même vérité deux représentations totalement différentes et parfaitement justes… Ensemble, elles portent un message universel… La vérité a plus d’un visage. Elle s’amuse à nous échapper. Elle joue avec nous."
"Devenir riche est une question de travail et de chance. Rester riche est infiniment plus difficile. L’argent rend vaniteux."
"C’est fichu d’avance, d’être généreux. On attend de la reconnaissance, c’est inévitable. Et le bien se transforme en mal."
"Il y a ceux qui croient avoir des amis, et les autres qui affrontent leur solitude avec plus d'honnêteté".
"Il faut quand même parler avec les gens, tu sais. Sans cela, ils t'en veulent".
"La justice des hommes avait ses règles, et la première d'entre elles disait que chacun doit faire comme les autres".
"Qu'avait-elle bien pu dire à Kandiotis, Miss K, lorsqu'il avait été la voir à Vevey ? Sans doute que l'humanité d'un homme était plus importante que son intelligence. Qu'il fallait s'approcher des autres. Prendre le temps de les apprivoiser."

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,


dimanche 6 décembre 2015

une autre échelle du temps

"Peut-être le chêne immobile pendant des siècles
est-il au centre d'un univers
insoupçonnable à l'esprit de l'homme mobile et bref.
La journée est pour lui comme une inspiration,
la nuit une expiration,
le printemps et l'été sa journée,
l'automne sa fatigue
et l'hiver son repos nocturne.
Il vit à une autre échelle du temps,
de l'espace où il est figé,
de la conscience, et de la connaissance."

René Barjavel, dans "La faim du tigre"

IMG_20151202_141633

photo décembre 2015
(graminées)

 

Une douce et tendre pensée pour toi,
ma belle Anne-Françoise,
qui dessines désormais du bout des doigts,
peut-être,
je l'espère,
cette autre échelle du temps.

Posté par anne_p à 18:42 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 30 novembre 2015

les énergies du hasard

"Quelque application qu'on y mette,
il est difficile de croire que le monde n'est qu'un tas confus,
un ramassis de matière assemblé fortuitement
et battu comme blanc d'oeuf par le fouet des énergies du hasard.
De l'infiniment grand à l'infiniment petit,
l'examen des ensembles et des détails
nous montre au contraire que tout est en ordre.
Non seulement en ordre, mais organisé."

René Barjavel,
dans "La faim du tigre"

IMG_20150809_115938

Photo été 2015
(Le lac de Guerlédan, avant sa remise en eau)

Posté par anne_p à 19:18 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 28 novembre 2015

dernière lecture : Le principe de Pauline

de Didier Van Cauwelaert

41fkg9uGs4L

0,5 etoile

Présentation de l'éditeur :
"Pauline avait un grand principe, dans la vie: l’amour ne sert qu’à construire une véritable amitié. Maxime et moi en sommes la démonstration vivante." A vingt ans, Quincy Farriol reçoit pour son premier roman le prix de la Maison d’arrêt de Saint-Pierre-des-Alpes. Dans la librairie déserte où il dédicace, ce grand dépressif rencontre Pauline, sublime étudiante qui s’est portée volontaire pour lui servir d’assistante. C’est la compagne de Maxime, président du jury des détenus, un voyou au grand cœur, pris dans un complot contre un politicien véreux, dont il est le garde du corps et qu’il ne trahira jamais. Condamné pour un crime qu’il n’a pas commis, Maxime veut que Pauline refasse sa vie. Et il charge « son » lauréat d’une mission de confiance : faire l’amour à Pauline pour qu’elle l’oublie. La réussite de cette mission sera le prélude à une amitié-passion qui, de séparations en retrouvailles, de catastrophes hilarantes en bonheurs fous, unira ces trois êtres pendant plus de vingt ans. Car, à sa sortie de prison, le bouillonnant Maxime hérite, en échange de sa loyauté, de dossiers politiques explosifs. Et il va mettre toute sa puissance nouvelle au service du romancier obscur dont il a décidé de faire un auteur de best-sellers.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"Vouais-vouais-vouais..." (*)
Comme aurait dit mon père, 
Qui lisait tellement plus que moi...
et ne se trompait pas beaucoup sur la qualité de ses lectures.
Enfin, je l'ai lu tout de même jusqu'au bout. Je me demande encore pourquoi...
Je vous mets le lien (clic) vers la page des critiques sur le site de Babelio : tous les lecteurs ne sont pas aussi catégoriques... Beaucoup sont même complètement séduits (comme quoi, tous les goût sont dans la nature...)
(*) Signifiant : allez, arrête un peu de moquer de moi, pour dire poliment...

Morceau choisi :
"Le manque de répartie à l'oral  est une des raisons qui m'ont conduit à la lillérature."

Posté par anne_p à 12:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 19 novembre 2015

vivre est une chance

"Respirer, marcher, parler
et regarder :
des actions ordinaires
dont on ne comprend la valeur
que lorsqu'on a failli les perdre
pour toujours.

Les rescapés d'accidents, de maladie
ou d'événements de vie graves

racontent tous les mêmes histoires
et partagent la même sensation
liée à cette prise de conscience :

vivre est un chance."

(auteur inconnu)

 

IMG_20151108_215135

IMG_20151108_215331

IMG_20151108_215454

photos novembre 2015
(Vercors)

 

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,


mardi 17 novembre 2015

dernière lecture : La ligne noire

de Jean-Christophe Grangé

10951_602461

3,5 etoiles


Présentation de l'éditeur :
Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l'équateur, une autre ligne.
Une ligne noire jalonnée de corps et d'effroi…
Source : 4ème de couverture du livre (ISBN 978-2-253-11659-2) imprimé en avr. 2006

Ancien champion de plongée en apnée, Jacques Reverdi est arrêté en Malaisie. Convaincu de meurtres sadiques - il saigne à mort ses victimes, des jeunes femmes -, il risque la pendaison. 
A Paris, Marc Dupeyrat, ancien paparazzi reconverti dans le fait divers sanglant, se prend de fascination pour lui. Afin d’obtenir ses confidences, il va inventer une femme, dont le criminel tombera amoureux du fond de sa prison, et à laquelle il prêtera les traits de Khadidja, le mannequin en herbe que déjà se disputent publicitaires et photographes. 
Commence alors, de Paris à l’Extrême-Orient, une longue odyssée au cœur de la violence et du mal, qui mènera le journaliste bien au-delà de ce qu’il pouvait imaginer? Et un suspense qui, après Les Rivières poupres et L’Empire des loups, confirme Jean-Christophe Grangé comme un maître du thriller. 
« À mi-chemin d’Arsène Lupin et de Hannibal Lecter, les personnages de Grangé sont pris dans une mécanique infernale » 
O.L.N., L’Express.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Jessica, elle est comme ça : quels que soient le temps, son humeur, ou l'état de santé de ses enfants, elle arrive au travail avec le sourire : elle est un vrai rayon de soleil (son sourire est beau et sincère, elle est douce, avec toujours un petit mot gentil pour chacun). Elle fait partie des personnes qui me sont devenues précieuses.
Tout ça pour dire : je ne comprends pas comment elle a pu me faire ça.
Me mettre ce roman-là dans les mains.
Un roman que je n'ai plus jamais pu poser.
Qui m'a empêchée de dormir,
Et qui me fait encore frissonner d'horreur.
Ah bon ? Il y a une suite ? (Le serment des limbes) (http://www.babelio.com/livres/Grange-Le-Serment-des-Limbes/4328)
Mais évidemment, que je veux la lire !!!
Même si j'en tremble déjà...
Bon, Jess, faudra qu'on parle, toutes les deux. Et que tu m'expliques : qui tu es vraiment...
;)

Ah, et au fait, j'ai vérifié : Jacques Reverdy existe bel et bien ! C'est un artiste peintre qui a bien du talent. Je me demandais juste si cela l'amuse ou l'inquiète de partager son patronyme avec l'étonnant et macabre héros de ce roman...

 

Morceaux choisis :
"Ce soir, dans votre chambre, observez le ventilateur. Les pales tournent si vite qu'on ne peut pas les distinguer. Le cerveau humain, pareil. Nos pensées vont trop vite. Impossible de les démêler.
Il ralentit son geste :
Mais arrêtez le ventilateur. Regardez chaque pale qui se précise, retrouve sa forme. Faites pareil avec l'esprit. Détachez chaque idée. Observez-la sous tous ses angles. Voilà le rôle de la méditation : transformer la pensée en objet fixe."
"Seule une blessure qu’on cache affaiblit."
"Il écoutait l'océan, dans une relation d'intimité complète. Une autre idée reçue : le silence de la mer. A cette profondeur, la masse sans limite des fonds compressait, cristallisait chaque son, au point de le transformer en un objet matériel, translucide, aux arêtes de verre."
"Passé un certain âge, vivre sans enfants, c'est devenir tout sec. Il y a beaucoup de tristesse à ne vivre que pour soi-même. Vous trouvez pas ?"
"La prison n'est pas fondée sur un système d'entraide ou de solidarité. C'est un monde où les intérêts personnels cohabitent, sans se mêler. A l'occasion, ils peuvent s'accorder sur un objectif commun, mais la règle est de ne jamais sortir de son propre cercle d'existence. Une logique de rats, où l'intelligence ne s'applique qu'à sa survie immédiate."
"Un rite a besoin d'un espace particulier. Un lieu sacré où chaque geste revêt un sens supérieur, où chaque mouvement est un symbole."
"Là où il y a de l'eau, je suis invincible."
"Souviens-toi toujours de cette règle : moins tu te caches, moins on te voit".
"Des centaines de touristes (...) grouillaient, comme des cafards, proliférant, saccageant la beauté qu'ils prétendaient admirer".
"Marc songea aux femmes à tiroirs des toiles de Dali, qui enfouissent leur secret dans les replis de leur corps".

Posté par anne_p à 20:47 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 16 novembre 2015

JE décide

J'ai décidé d'opter pour l'amour,
La haine est un fardeau trop lourd à porter

une citation de Martin Luther King

 

***
Mon coeur pleure,
ma vie sourit.
Je choisis le bonheur
une chape de plomb sur les épaules.

OUI
Je VEUX continuer à vivre normalement,
et à croire en la beauté de la vie.

Je REFUSE de vivre la peur au ventre,
et la haine dans le coeur.

***

 

2015-048CollierLeBruitDesVaguesV3

 

2015-048CollierLeBruitDesVaguesV1

Collier perlé (brodé),
cabochons selon le (magnfique !) tuto de Pinklily (clic)

 

Posté par anne_p à 14:26 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 2 novembre 2015

dernière lecture : Le coeur est un chasseur solitaire

de Carson Mc Cullers

37748625_p

4 etoiles


Présentation de l'ouvrage :
La difficulté de communiquer et d'aimer est la préoccupation majeure de Carson McCullers. Dans sa vie comme dans son oeuvre. Dans Le coeur est un chasseur solitaire, déjà, l'angoisse bat, palpite au rythme de la solitude désespérée des êtres. Celle de Singer, le muet, qui traîne son silence dans l'artère déserte de cette petite ville du Sud américain. Celle de tous les clients du "Café de New York". Car Biff Brannon, le propriétaire du café, aime les marginaux, les anormaux de toutes espèces. Celle de la petite Mick Kelly enfin, cette étrange gosse masculine, si semblable à l'auteur. Cette série de portraits sans reflets se cogne, se bouscule sous nos yeux et demeure à jamais dans notre esprit. Le Coeur est un chasseur solitaire est le premier roman de la jeune Carson qui n'a alors que vingt ans (1940). En quelques années, elle compose ses deux autres romans majeurs : Reflets dans un œil d'or magistralement porté à l'écran par John Huston et Frankie Addams (1946). Elle est également l'auteur d'un insolite recueil de nouvelles, La Ballade du Café Triste. 

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"Allons, Anne ! On ne choisit de lire un roman sous prétexte que la couverture est belle, ni parce que son titre est une véritable porte ouverte à toutes les rêveries !" Voilà ce que j'ai pensé. Pire, même : le nom de l'auteure m'étant parfaitement inconnu, je me projetais déjà plus ou moins dans un roman dans la lignée de "Les oiseaux se cachent pour mourir". Et puis quoi ! C'est ça, la lecture : la liberté de varier ses plaisirs.Un petit bonbon sucré m'attendait.
Ce roman n'a absolument rien à voir avec l'idée que je m'en étais faite. Je viens de découvrir un véritable bijou : un de ces livres, éveilleurs de conscience, en tout cas de curiosité.
Un livre comme je les adore qui, sous son apparente tranquillité, sa belle esthétique, vous propulse dans la féroce réalité.
Alors, plutôt que de vous en faire un résumé, je préfère vous parler des étranges synchronicités qui se sont produites, pendant ma lecture :
- Cristalline présentait, sur sa page Facebook, le tableau de Norman Rockwell (1963) : "The problem we all live with", me faisant découvrir cette belle personne qu'est Ruby Bridges, véritable symbole noir américain, 
dans le même temps, étaient évoqués les fameux jeux olympiques de Mexico,
(2 événements qui se déroulent une trentaine d'années après l'écriture de ce roman).
C'est de cette consternante inégalité raciale dont il s'agit, dans ce roman, dont nous sommes témoins impuissants, et qui donne froid dans le dos...
- une courte vidéo visionnée,  où il est question du libre port des armes à feu aux Etats-Unis, et l'actualité, en parallèle, toujours aussi tragique... 
- et puis d'autres thèmes, "tellement anodins"...
* le monde du dedans et le monde du dehors (la place de l'imaginaire, qui peut tout rééquilibrer),
* l'alcool,
* la difficile transition enfance / adolescence
* la difficulté des hommes à se parler. Juste entrer en contact. Faire attention à l'autre et communiquer vraiment. Vaste programme...

Il y a énormément à grapiller, dans ce (sombre...) roman, un peu de tous les côtés, chaque personnage étant tellement unique, beau et vrai.
Je vous laisse découvrir ?

 

Morceaux choisis :
"Avec lui, elle était absorbée par l'idée de tout enregistrer dans sa tête afin de le revivre plus tard et de ne rien oublier".
"Il avait connu ses amours, et elles étaient révolues. (...) Terminées. Le laissant meilleur ou pire. Lequel des deux ? Question de point de vue."
"Et comment les morts peuvent-ils être réellement morts alors qu'ils vivent dans les âmes de ceux qu'ils ont laissés ?"
"Ils sont tous très occupés. [...] Je ne veux pas dire qu'ils travaillent nuit et jour ; c'est leur esprit qui n'est jamais en repos."
"Ne me pose pas de questions et je ne te raconterai pas de mensonges. L'indiscrétion est toujours punie."

 

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 31 octobre 2015

voir est une nourriture

"(...) et la splendeur ocre des rocailles
ouvre en moi un espace illimité.
Un aigle traverse et disparaît.
Un nuage immaculé se promène dans l'air tremblant.
Mon regard est avide de formes.
Je n'avais jamais réalisé à quel point voir est une nourriture"

Une citation de Denis Marquet,
dans "Colère"

IMG_20150809_160240

Photo été 2015

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 13 octobre 2015

dernière lecture : La ville orpheline

de Victoria Hislop

CVT_VILLE-ORPHELINE_1157

2 etoiles


Présentation de l'éditeur :
Été 1972. La ville de Famagouste, à Chypre, héberge la station balnéaire la plus enviée de la Méditerranée, cité rayonnante et bénie des dieux. Un couple ambitieux ouvre l'hôtel le plus spectaculaire de l'île, Le Sunrise, ou Chypriotes grecs et turcs collaborent en parfaite harmonie.
Deux familles voisines, les Georgiou et les Özkan, sont de celles, nombreuses, venues s'installer à Famagouste pour fuir des années de troubles et de violences ethniques dans le reste de l'île, ou la tension monte.
Lorsqu'un putsch grec plonge l'île dans le chaos, celle-ci devient le théâtre d'un conflit désastreux. La Turquie envahit Chypre afin de protéger sa minorité sur place, et Famagouste est bombardée. Quarante mille personnes, n'emportant que leurs biens les plus précieux, fuient l'armée en marche.
Qu'adviendra-t-il du Sunrise et des deux familles restées dans la ville désertée ?

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Comme pas mal d'autres lecteurs, je suis plutôt mitigée sur cette lecture. 
Pourtant, j'étais complètement captivée ! Par des faits historiques extrêmement proches, à la fois géographiquement que dans le temps... et par l'histoire d'une île (Chypre) que je ne connaissais absolument pas ! Comment ne pas être effarée par la rapidité avec laquelle une ville comme Famagouste, station balnéaire plus que florissante, pillée, bombardée, a été complètement oubliée, rayée de la carte : elle n'est plus qu'une ville fantôme. Aujourd'hui encore, elle est effrayante ! 
Et l'île de Chypre, coupée en deux. J'ai du mal à imaginer cela... (je vous mets un lien, qui explique très bien tout ceci...).
Après, l'histoire "romanesque" n'est, à mon avis, pas à la hauteur de cette Histoire avec un grand "H" (par ailleurs très bien restituée). Très peu crédible, façon roman à l'eau de rose. Cette face-là du roman est franchement décevante.
Dommage...

 

Morceaux choisis :
"La différence entre ce qu'ils étaient encore il y a peu et ce qu'ils étaient devenus était considérable. À présent,  ils étaient égaux dans leur dépouillement."
"Ce qui est arrivé est arrivé, rien n’y changera rien."

Posté par anne_p à 19:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,