vendredi 6 mai 2011

ce qui compte

On peut chercher tout ce que l'on veut.
A la fin, ce qui compte, c'est seulement ce qu'on trouve !

(une citation de Michel Michaud,
dans "L'amour atomique") 

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Photos avril 2011
(les îles de Lérins : Sainte Marguerite)

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mardi 3 mai 2011

j'écoute...

"J'écoute la conversation du tilleul avec le vent.
Le fou rire des feuilles dans la petite brise du soir
est un bon remède contre la mélancolie."

(une citation de Christian Bobin
dans "Tout le monde est occupé")

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07307

photo avril 2011

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dimanche 1 mai 2011

le mouvement et l'instant qui passe

Ce que j’aime dans les papillons
c’est le mouvement
et l’instant qui passe
.

 

Une citation d'Emmanuelle Pagano,
dans "L’absence d’oiseaux d’eau"

 

2011_059BrocheLeBruitDesVaguesV1

Broche en pâte polymère

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samedi 30 avril 2011

dernière lecture : L'attrape-rêve

de Xavier-Laurent Petit

Petit_Xavier_Laurent_L_attrape_reves

Présentation de l'éditeur :
Louise vit au bout du monde, tout là-haut, dans une vallée belle et rude dont les rares habitants n'aiment pas se mélanger avec ceux " d'en bas ".
Alors, quand un nouvel élève déboule dans la classe en cours d'année, Louise, comme les autres, pense à une erreur. Non seulement Chems n'est pas de la vallée, mais il est différent, avec ses cheveux longs, la couleur de sa peau, la vieille caravane dans laquelle il vit avec sa mère au milieu des bois... C'est cette différence que Louise trouve attirante. Elle est bien la seule. Pour les autres, comme son père, un étranger n'a rien à faire dans la vallée où le travail manque, où la scierie du coin bat de l'aile.
Louise se sent coupée en deux. Mais Chems va prouver qu'il aime cet endroit comme s'il y était né. Quitte à le défendre au péril de sa vie."

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Encore une bonne surprise. Plutôt facile à lire, mais une ambiance très particulière. Une belle parenthèse.

Morceaux choisis :
"Parfois, ce serait bien de faire comme au cinéma, un seconde prise. Et de pouvoir rejouer les scènes de la vraie vie qu'on a un peu ratées".
"Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent, c'est qu'on vit infiniment plus en lisant".

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lundi 25 avril 2011

c'est pas bien compliqué

Les monosyllabes ont une étrange capacité d'immensité :
mer, nuit, jour, bien, mal, mort, oui, non, dieu.

[Victor Hugo]

 

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Photo avril 2011

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jeudi 21 avril 2011

dernière lecture : le baby sitter

de Jean-Philippe Blondel

Blondel__Jean_Philippe_Le_baby_sitter

Présentation de l'éditeur :
Depuis qu'il a choisi d'être baby-sitter pour payer son loyer, Alex croule sous les demandes. Le bouche à oreille fait merveille. Car le jeune étudiant est doué d'un talent rare : il a le chic pour bouleverser l'existence des gens qu'il croise, sans même s'en rendre compte. Un sourire, une parole, un geste, et la vie des parents qu'il dépanne repart dans le bon sens. Alex est précieux, mais il l'ignore. Il faut dire qu'à dix-neuf ans, on a d'autres soucis en tête, des questions sans réponses. L'étudiant aurait bien besoin qu'un Alex déboule dans sa vie...

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est une lecture sympa. Simple. Trop ?
...Au moment où on se demande ce qui peut encore nous motiver à poursuivre cette lecture, arrive un second tempo, qui rend finalement ce roman plaisant jusqu'au bout. Ce serait vraiment dommage de passer à côté de la fin de l'histoire...

Morceaux choisis :
C'est ça, le truc, avec les mensonges. Sur le coup, c'est jouissif. C'est par la suite que ça se complique.
L'oubli est un facteur important. Il permet aux questions importantes de ne pas être posées.
Il ne faut jamais arrêter de se poser des questions.
Est-ce que c'est si important que ça de mettre un nom sur les sentiments, l'amitié, l'amour, tout se mélange tout le temps, non ?

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jeudi 14 avril 2011

dernière lecture : Le choeur des femmes

de Martin Winckler

WincklerMartin_Le_choeur_des_femmes

Présentation de l'éditeur :
Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de " Médecine de La Femme ", dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.

Mon sentiment, au sujet de ce roman :
A la deuxième page, j'ai franchement éclaté de rire en m'exclamant tout haut : "Mais c'est horrible !", et puis, dans la foulée (outrée...) "Ah !!! là, je sens que ça va me plaire...".
Et je dois dire que je n'ai pas été déçue. J'ai même adoré. Peut-être parce que je suis une femme (combien d'hommes auront ouvert ce roman, sinon peut-être quelques médecins particulièrement concernés, et l'auront lu jusqu'au bout ?)
J'ai aimé parce que le mauvais caractère de Jean, parce que le docteur Karma, qui m'a d'emblée fait penser à un autre...
Même si, à mon avis, la vie de Jean (l'avis de Jean ?) change peut-être un peu trop vite et trop radicalement. "Mais", m'a dit Marie : "on est dans du roman !" (donc, et elle a raison, cela devient dès lors concevable...).
Un roman qui donne envie de connaître les autres écrits de Martin Winckler (La maladie de Sachs, paraît-il, est magnifique).
Celui-ci, je vous le conseille vraiment, si un pavé de 700 pages ne vous fait pas peur.

Morceaux choisis :
"Quand on pose des questions, on n'obtient que des réponses."
"Je ne veux pas être là. Je n'ai rien à y faire. Ces histoires de femmes m'agacent"
"Un corps humain n'a pas de boulons".

L'interview de l'auteur est aussi très intéressante !

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samedi 9 avril 2011

dernière lecture : Point de côté

de Anne Percin

PERCIN_Anne_POINT_DE_COTE_

Présentation de l'éditeur :
Il court, Pierre, éperdument, à en perdre le souffle. On lui a dit qu'il est dangereux de courir à jeun, trop longtemps, sous le soleil.
Alors il court à jeun, longtemps, sous le soleil... pour mourir.
Mais il ne meurt pas, au contraire, son corps trop lourd s'affine, lui qui a un poids terrible à porter.
Malgré lui, la vie continue de battre comme son coeur qui refuse de lâcher pendant l'effort.
Un coeur qui fait ses choix et obéit à ses propres lois. Quand on ne croit plus à rien, tout peut arriver.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Difficile de parler de ce roman dont on ne peut sortir que bouleversé. Je l'ai lu très vite, quasi en apnée. Et je l'ai adoré. Pourtant, il est terrible. Mais juste. Voilà, c'est ça : il sonne juste. Mais il sonne.
"Par cette chaleur c'est suicidaire de courir. Alors j'ai commencé à courir. C'est facile quand on a de la volonté. Ça ne demande aucun matériel, aucun conseil, aucun partenaire. Deux mois plus tard, j'avais perdu cinq kilos. Maman a cru que j'avais fait ça pour perdre du poids. Elle n'a pas tort, mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que je compte perdre tout mon poids. "

Morceaux choisis :
" Il ne se passe jamais rien, quand on attend."
" Une seule personne me fera courir. Je sais qui."
" C'est insupportable de penser que cette rencontre n'aura servi à rien d'autre qu'à me secouer le coeur une bonne fois pour toutes".

L'interview d'Anne Percin, ici

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mardi 5 avril 2011

dernière lecture : L'enfant bleu

de Henry Bauchau

BauchauHenryL_enfantBleu

Présentation de l'éditeur :
A Paris, dans un hôpital de jour, Véronique, psychanalyste, prend en charge Orion, un jeune adolescent gravement perturbé. Malgré ses difficultés, elle discerne qu'il est doué d'une imagination puissante et entreprend de l'orienter vers le dessin et la sculpture. Les chemins de la création et ceux de la vie quotidienne sont semés d'incertitudes et d'échecs, mais dans ses "dictées d'angoisse", Orion parvient à s'ouvrir à la parole et à mettre en mots ce qui le hante. Au fil des années et suivant des voies inusitées, l'œuvre - l'œuvre intérieure et l'œuvre artistique - apparaît et s'affirme. Le délire, la confusion, les surprenants effets de l'art en actes, la patience des déliants qui partagent les efforts du "peuple du désastre" (les handicapés), le mystère indicible de la souffrance que combat l'opiniâtre espérance, tels sont les thèmes de ce livre où Henry Bauchau a versé beaucoup de son expérience de la psychose et de l'analyse pour atteindre, au-delà du vécu, à la vie du roman. Sous le signe de l'espoir, la présence fugitive de "l'enfant bleu" éclaire Orion et Véronique sur un chemin de compassion.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"On ne sait pas".
C'est l'une des phrases qui reviennent sans arrêt et rythment le récit. C'est ce que je ressens, juste là. Roman difficile, superbe, mais torturé. Facile à lire, mais difficile à terminer. Avec pourtant l'impossibilité de le lâcher, comme, au fil des pages, on ne voudrait surtout pas que Véronique lâche Orion. 
Troublant, à coup sûr. Les personnages nous deviennent indispensables, proches. ça fait du bien, ça fait du mal, ça secoue. Est-ce que c'est bon ? Est-ce que c'est mauvais ? ...On ne sait pas.

Morceaux choisis :
"Demain n'existe pas, hier non plus. iI n'y a plus rien qu'aujourd'hui et l'admirable, l'éphémère présent"
"Ecoute, écoute un peu vivre, respirer, se détendre le corps exténué qui te chérit, sans que ton esprit s'en aperçoive".
"Il a eu peur de perdre son territoire en moi, le plus important, celui de l'imagination. Pour se déployer son imagination a besoin de quelqu'un qui l'écoute, qui croit en lui et dont la confiance suscite l'énorme effort qu'il doit fournir pour aller de l'avant et se libérer du banal."
"On ne sait pas."

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jeudi 31 mars 2011

un si beau jardin

"Les maisons sont comme les gens,
elles ont leur âge, leurs fatigues, leurs folies. 
Ou plutôt non : ce sont les gens qui sont comme des maisons,
avec leur cave, leur grenier, leurs murs
et, parfois, de si claires fenêtres donnant sur de si beaux jardins."

(Christian Bobin)

Hier, j'ai passé deux heures au jardin.
J'avais oublié le bien fou que cela peut faire :
j'entendais les chevaux du harras hennir, à deux pas,
les buses crier au dessus de ma tête,
une toute petite ondée, un rayon de soleil.
Tout cela me rappelle simplement (simplement ???) combien je suis vivante...

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photo mars 2011

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