mardi 17 mai 2016

dernière lecture : Le mystère Henri Pick

de David Foënkinos

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4,5 etoiles

 

Présentation de l'éditeur :
En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu'elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l'écrivain et apprend qu'il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n'a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses... Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n'était qu'une machination? 
Récit d'une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu'un roman peut bouleverser l'existence de ses lecteurs.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
David Foënkinos, il est trop fort !
Il le sait très bien, en implantant l'intrigue de son dernier roman à Crozon, qu'il va se mettre au moins la moitié des bretons dans la poche. 
Tous ceux, déjà, qui vivent loin de "leur terre".
Vous ne me croyez pas ? 
C'est Annie (morlaisienne de naissance, "expatriée", comme moi, du côté de Grenoble) qui m'a prêté ce roman. Il vient tout juste de sortir. Elle m'a dit "Bah, tu vas voir, il est pas mal, mais il ne parle même pas de la Bretagne !" (déception dans la voix).
Je confirme (déception dans la voix, bis).
Crozon, c'est plus grand que ça, si tu regardes un peu vers le large.
;)
Allez, je te pardonne, ami écrivain : ton roman, il est super. Jusqu'à la dernière ligne. Un bijou. 
Mais t'es quand même un sacré filou (d'ailleurs, ça se voit, sur les photos).   ;)
 
Morceaux choisis :
"Selon lui, la question n'était pas d'aimer ou de ne pas aimer lire, mais plutôt de savoir comment trouver le livre qui vous correspond. Chacun peut adorer la lecture, à condition d'avoir en main le bon roman, celui qui vous plaira, qui vous parlera, et dont on ne pourra plus se défaire".
"Toute réussite est le fruit d'un bon moment".
"Il était impossible de s'ennuyer dans un tel endroit ; la simple contemplation de la mer pouvait remplir une vie entière".
"Les lecteurs se retrouvent toujours d'une manière ou d'une autre dans un livre. Lire est une excitation totalement égotique. On cherche inconsciemment ce qui nous parle. Les auteurs peuvent écrire les histoires les plus farfelues ou les plus improbables, il se trouvera toujours des lecteurs pour leur dire : "C'est incroyable, vous avez écrit ma vie !".
"On vante davantage les qualités des taiseux et des souffreteux. Mais est-il impossible d'être à la fois génial et frivole ?"
"On se fait parfois d'un auteur une image uniquement à cause d'un titre".
"D'une manière générale, notre époque traque le vrai derrière toute chose, et surtout la fiction".
"Comment croire ceux qui disent écrire pour eux ? Les mots ont toujours une destination, aspirent à un autre regard. Ecrire pour soi serait comme faire sa valise pour ne pas partir".
"On peut se raisonner, mais c'est toujours le corps qui décide du temps nécessaire à la cicatrisation affective".

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lundi 16 mai 2016

un ton pastel

"J'aime ce moment particulier,
quand la planète semble suspendre sa course,

le temps pour elle de faire son choix entre la lumière du jour naissant
et le noir de la nuit qui se meurt.
Je me dis qu'un jour peut-être, la Terre ne va pas reprendre sa rotation
et s'immobilisera à jamais
tandis que la nuit et le jour camperont chacun sur leur position respective,
nous plongeant dans une aube permanente.
Je me dis alors que,
baignées de cette lueur crépusculaire
qui donne un ton pastel à toute chose,
les guerres seront peut être moins moches,
les famines moins insupportables,
les paix plus durables (...)"

Jean-Paul Didierlaurent dans "Le liseur du 06h27"

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Colliers en pâte polymère
(poncés et lustrés, techniques variées)

Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en boutique vous plaît ? 
N'hésitez pas à me contacter

 

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dimanche 15 mai 2016

jour de fête

“Les papillons ne sont que des fleurs
envolées un jour de fête
où la nature était en veine d'invention
et de fécondité.”

une citation de George Sand

 

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Photo mai 2016

Il s'agit de deux grands paons de nuit,
le plus grand papillon européen,
qui se sont posés hier dans notre grange.
(à mon avis, plus de 10 cm d'envergure pour ces deux-là !)
Ils sont impressionnants et beaux à voir !
et je ne pouvais pas ne pas vous les montrer...
 

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samedi 30 avril 2016

solidarité

Pour désirer laisser des traces dans le monde
il faut en être solidaire

Simone de Beauvoir

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Photo avril 2016

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mardi 26 avril 2016

dernière lecture : La compagnie des artistes

de Chris Womersley

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3 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Melbourne, 1986. À dix-huit ans, Tom Button a quitté sa campagne natale pour venir étudier à l’université, profitant de l’appartement dont ont hérité ses parents à la mort de sa tante Helen. Dans la résidence « Cairo », Tom fait la connaissance d’un musicien excentrique, de son épouse et de leur grand cercle d’amis artistes. Sous le charme de ces originaux dont le style de vie le fascine, totalement émerveillé par l'énergie qui fait vibrer la capitale culturelle et artistique de l’Australie, le jeune homme se laisse happer par cet univers de fêtes et de mondanités et perd progressivement pied avec la réalité…
À travers le regard d’un jeune garçon de 18 ans, Chris Womersley s’attache à questionner le vrai et le faux tout en évoquant avec émotion la jeunesse, ses illusions et ses tourments, ses rêves et ses déceptions. Dominé par un suspense psychologique entêtant, dans un milieu où il ne faut jamais se fier aux apparences, La compagnie des artistes est un superbe roman d’apprentissage où la beauté de l’écriture est aussi bouleversante que la justesse de ses personnages.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Il y a un blog sur lequel je suis tombée, un jour, vraiment par hasard. Même pas un blog de lecture.... ça s'appelle "Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça", écrit par Dorian. Si je me penche un peu sur sa manière d'aborder les choses, il s'agit, la plupart du temps, de décortiquer des émotions, des moments, plutôt que des ingrédients qui, mis bout à bout, font les bonnes recettes.
Et la lecture, pour moi, c'est ça, juste ça : des émotions. Avec l'impérieux besoin, ensuite, de partager. Pour que tout le monde puisse y accéder aussi. 
Peut-être... 
Si la curiosité a été suffisamment titillée.
Quel rapport avec ce roman, me direz-vous ? 
Bah, heu.. j'sais pas trop. L'envie de parler de comment j'en suis venue à ne plus pouvoir décrocher, sans doute, d'un roman qui, de prime abord, ne me branchait pas le moins du monde. Qui a pris tout son temps pour m'émouvoir (d'ailleurs, si mon engagement auprès de "Masse critique" ne m'avait pas tenue contrainte, je vous avoue que c'est un de ces livres que je n'aurais probablement jamais fini...).
Voilà. 
Alors ne comptez pas sur moi pour vous conter la quête de Tom (d'autres commentaires s'en chargent parfaitement bien), mais seulement pour vous dire qu'à un moment est apparue la grâce...
Au départ, avec cette femme : Sally,
puis avec la peinture,
les odeurs,
les musées,
les sentiments,
l'inquiétude.
Quelle belle aventure !

Je suis ravie que Babelio m'ait sélectionnée pour cette lecture, qui m'a très certainement fait sortir de mes habitudes de lectures et a titillé ma curiosité.
Je crois que c'est un vrai bon roman. Pour qui saura dépasser les 100 premières pages...

 

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Les "plus" de ma lecture (entre autres...) :

- La compagnie des artistes" est basé sur un fait réel, le vol du célèbre tableau "La femme qui pleure" de Pablo Picasso au musée d'art de Melbourne en 1986. Ce vol fut effectivement  revendiqué par un groupe appelé les Australian Cultural Terroristsn qui demanda la création d'un prix pour les jeunes artistes comme rançon. Ils restituèrent le tableau une semaine plus tard, dans une consigne de gare. 

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- Je termine ma lecture aujourd'hui, tandis qu'un Le Caravage (qui sera expertisé) est découvert dans un grenier... Il s'agit, justement, de "Judith tranchant le cou d'Holopherne", dont il est, je crois, question à un moment dans ce roman que je viens de refermer. Quelle belle synchroncité !

 

Morceaux choisis :
"Les bons artistes copient, les grands artistes volent" (pablo picasso)
"Revenir en arrière serait peut-être la plus belle chose au monde, mais sûrement aussi la pire".
"C'est venu subitement, ce coup de vieux, presque à mon insu et, certes, sans la moindre participation de ma part".
"Comme les tableaux, les gens sont jugés sur les apparences, mais ils renferment une foule de secrets pour ceux qui savent les débusquer".
"L'amour est une maladie dont le seul remède est l'amour lui-même - énigme à laquelle il n'y a pas d'échappatoire."
(Au sujet de l'art) "Le public veut du sensationnel, une oeuvre qui se marie  avec le divan et le tapis. Gertrude est la seule véritable artiste, mais personne ne s'intéresse à ce type de travail. Trop sérieux, trop subtil, trop profond. Le public aime ce qui lui donne l'impression d'être l'égal de l'artiste, pas son inférieur."
"Tout le monde a un passé. Sans cela, il n'y a rien, pas de vrai caractère. "
"Il y a des périodes dans la vie qui nous marquent à jamais, des saisons ou des journées qui déterminent notre personnalité si totalement que c'est à l'aune de ces moments-là que le reste de notre existence se mesure, tout comme il existe peut-être une seule photo de nous à avoir saisi notre véritable Moi."
"Ces mois sont si pleins de souvenirs heureux qu'il est difficile de les isoler comme on le ferait d'un visage dans la foule".
"Le premier amour est comme une nostalgie du présent : on sait, à une sorte de niveau moléculaire, que ça ne se reproduira pas."
"Quelle chose épouvantable que l'amour ; il est presque impossible d'être sûr des sentiments de quelqu'un, et pourtant on le sait instantanément quand l'amour n'est plus là. Presque comme si - tel l'oxygène - l’absence d'amour était plus notable que le contraire."
"Avec la lenteur d’un poison, cette nouvelle circula en moi, paralysant une partie de mon corps, puis une autre. Le choc, c’est l’absence de toute émotion – plutôt qu’une émotion elle-même -, qui fait que le monde semble avoir été aspiré dans une autre dimension."
"L'innocence, je l'ai depuis compris, est un état à chérir et à redouter tout à la fois."

 

Ah ! Et voilà mon histoire dans l'histoire (et pas la moindre...) :

"- Tu as étudié l'art, si j'ai bien compris ? dit-elle sans me regarder.
- Seulement au lycée.
- Et si tu me citais quelques noms de peintres célèbres ?
Je songeai à mon exemplaire écorné de L'Histoire de l'Art de Gombrich et ses modestes reproductions.
- Euh, Michel-Ange, je suppose. Titien. Tucker, Caravage, Rubens et Van Gogh.
(...) - Qu'ont-ils en commun, ces peintres ?
(...) Je haussai les épaules.
- Ce n'est pas ta faute, me rassura-t-elle avec un sourire pâle. C'est ainsi que s'écrit l'Histoire. Certaines personnes sont inévitablement oubliées. Tous les peintres que tu m'as cités sont des hommes. L'Art avec un grand A, c'est le domaine réservé des hommes. La figure de l'artiste romantique est presque exclusivement masculine. Ceux qui font l'Histoire, ceux qui comptent. Impensable qu'une femme puisse faire aussi bien. On ne t'a jamais parlé de Frida Kahlo ou de Georgia O'Keeffe, n'est ce pas ? Ni d'Elisabeth Durack ?
Je fis non de la tête.  Je n'avais jamais entendu leur nom".

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dimanche 24 avril 2016

créer d'autres bonheurs

Vivre,
c'est aider à vivre.
Il faut créer d'autres bonheurs pour être heureux !

Une citation de Raoul Follereau

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Photo avril 2016

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vendredi 22 avril 2016

évolution

C'est la surprise,
l'étonnement
qui nous oblige à évoluer

Edgar Morin

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Collier en pâte polymère
(technique du serti de perles qui avance...)

mercredi 20 avril 2016

dernière lecture : Un assassin blanc comme neige

de Christian Bobin

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5 etoiles

Présentation de l'éditeur
«L'encre fraîche de Rimbaud tache mes doigts. Ses proses font trembler l'air au-dessus de la page comme sur une route fondue au soleil d'été. 
Je vais chercher mon pain, mes nuages et mes étoiles dans l'unique librairie du Creusot. L'acacia au bas de la rue du Guide surgit comme un donateur fou. Son haleine sent le miel et l'or. 
Toutes les fleurs se ruent vers nous en nous léguant de leur vivant leur couleur et leur innocence. Les contempler mène à la vie parfaite. 
Les anémones sont si crédules que même l'enfer leur donne raison.»

Mon sentiment au sujet de ce texte ET morceaux choisis

Quand je lis Christian Bobin, je pourrais me mettre à pleurer.
Ou à rire.
Ou les deux à la fois.
D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi j'ai écrit cela : "je pourrais".
Je pleure et je ris, au fond de moi. Mon coeur est encore une fois, à cette lecture, balloté à droite et à gauche, malmené, mais pleinement vivant et connecté. à ce que Bobin nommerait probablement l'invisible.
Il me fait toucher de près cet invisible tellement puissant, à la fois violent et apaisant.
Tel un assassin blanc comme neige, il me relie en force et en douceur (comment est-ce possible...) au divin en moi et en ce monde.
(il le dit lui-même : "écrire comme on commet un crime à froid, en conduisant d'une main ferme le couteau jusqu'au coeur non prévenu")
---
Une réflexion me revient souvent, les lundis et les jours de pluie : ces jérémiades des uns et des autres, qui me deviennent de plus en plus insupportables. Ils ne savent (ne veulent ?) plus être heureux que les vendredis ("ce soir, c'est week-end !) ou quand il fait soleil.
Christian Bobin, lui, me réconforte. A chaque fois que je le lis.
"Il y aura toujours une pluie pour jouer du clavecin ou un merle pour composer une fugue" 
Voilà.
Ce seront là les deux seules citations que j'extrairai aujourd'hui de cet encore extraordinaire "Bobin", parce que sinon, il faudrait que je vous en fasse une intégrale lecture, la voix brisée d'émotion.
Et avec quel ravissement !
 
Oh ! une découverte : Sei SHÔNAGON, et ses notes de chevet. Je crois que je vais chercher plus loin...

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lundi 18 avril 2016

un parfum de maison sans murs

 

"Nous avons au fond de l'âme, quelque chose,
une nostalgie, un souvenir d'inexistence, un parfum de maison sans murs,
un pressentiment de présence, d'amour simple auprès d'un berceau,
au temps où nous n'étions pas né, même pas logé dans un ventre.
On peut ressentir ces bontés,
mais rien ne sait vraiment les dire,
sauf la musique,
et quelquefois cette lumière jamais vue
qui naît au dernier mot d'un conte,
et qui nous laisse bouche bée."

Henri Gougaud

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Photo 2016

 

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samedi 16 avril 2016

créer (ou comment entrer dans un univers empreint de magie...)

" Pouvoir secret de l'attention.
Elle change le regard,
l'objet,
et la palpitation des sens
."

Henri Gougaud

2016-045BrocheLeBruitDesVagues

Création en pâte polymère
(broche)