jeudi 7 juillet 2016

dernière lecture : Marie

de Marek Halter

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4 étoiles
 
Présentation de l'éditeur :
" Existe-t-il une personne au monde qui ignorerait le nom de Marie, mère de Jésus, celle qui engendra le plus grand bouleversement spirituel depuis la naissance du monothéisme ? Pourtant, ce que nous en disent les Evangiles se résume à quelques versets elliptiques et mystérieux.
Durant les années nécessaires à la rédaction de ce roman, dressant le portrait de " ma Marie ", je me suis efforcé d'imaginer qui avait pu être cette Miryem de Nazareth, née en Galilée dans le chaotique royaume d'Israël en butte à l'occupation romaine. Quels liens entretenait-elle avec la résistance et l'un de ses chefs les plus populaires, Barabbas ? Quels rapports avait-elle avec les esséniens de Damas, la secte des thérapeutes ? Et avec son lointain cousin jean le Baptiste ? Né en Pologne, où le culte de Marie domine l'Eglise catholique, j'ai été depuis mon enfance fasciné par le destin de cette jeune juive à l'origine du christianisme.
Un jour il fallait bien que je parte à sa recherche. Aujourd'hui, j'aimerais partager cette histoire passionnante avec vous. " Après la trilogie consacrée aux héroïnes de la Bible, Sarah, Tsippora et Lilah, immense succès en France, traduite dans vingt-deux pays, voici Marie. C'est le roman le plus surprenant de Marek Halter, depuis La Mémoire dAbraham.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Si vous voulez vous plonger dans un roman d'aventure, avec un A majuscule, ce roman est pour vous ! Quels rebondissements ! Quels caractères forgés ! Et quelle époque furieuse que celle d'Hérode !
J'ai trouvé ce roman passionnant, de la première à la dernière page, avec des personnages hauts en couleurs et, si ça rassure certains, sans orientation religieuse particulière. 
La vie d'une femme peu ordinaire à une époque où vivre était un véritable combat.
 
Morceaux choisis :
"Je ne comprends pas. Et l'on ne peut pas expliquer ce que l'on ne comprend pas. Néanmoins, ce que l'on ne comprend pas existe tout de même".
"Il y a autant de courage à subir l'injustice qu'à se battre en vain".

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mardi 28 juin 2016

un monde en soi

"Dès qu'on accorde une attention soutenue à la moindre chose,
même à un brin d'herbe,

cela devient alors un monde en soi,
mystérieux, impressionnant,

d'une splendeur indescriptible."

Henry Miller

 

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Photo juin 2016

 

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dimanche 26 juin 2016

dernière lecture : La femme au carnet rouge

d'Antoine Laurain

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Présentation de l'éditeur :
Un soir à Paris, une jeune femme se fait voler son sac à main.
Il est retrouvé par Laurent Lettelier, libraire de profession, qui ne trouve pour seuls indices sur sa propriétaire que quelques effets personnels (un ticket de pressing, un roman, une pince à cheveux, un carnet...). 
S'ensuit un jeu de piste romanesque.
Un matin à Paris, alors qu'il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné.
Curieux, il en fait l'inventaire et découvre, faute de papiers d'identité, une foule d'objets personnels : photos, parfum... et un carnet rouge rempli de notes. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s'improvise détective. À mesure qu'il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l'inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Quel bonheur de lire des romans comme celui-ci. Les mots glissent, l'histoire se déroule, dans une ambiance douce et paisible, malgré l'agression que subit Laure devant chez elle. Laurent serait-il un des derniers romantiques de ce monde ? Je voudrais croire que non.
Pfff..., j'ai lu ce roman beaucoup trop vite ! Il aura tout de même eu le temps de produire sur moi sa magie : m'extraire, le temps d'une lecture, de la réalité et m'accaparer toute entière.
 
Morceaux choisis :
"Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie" (une citation d'Alain Fournier, en prologue du roman)
"On ne maîtrise pas toujours ses peurs, et faire la part entre l'irrationnel et le possible n'est pas aisé à presque deux heures du matin".
"S'il y avait bien une chose qui définissait la parenthèse adolescente, c'était les fous rires. On ne rit plus jamais ainsi, après. La conscience brutale que le monde et la vie sont complètement absurdes déclenche ces hoquets de rire à en perdre la respiration, quand la même idée, vingt ans plus tard, n'entraînera qu'un soupir résigné."
"Peut-on éprouver la nostalgie de ce qui n'a pas eu lieu ? Ce que nous nommons "regrets" et qui concerne les séquences de nos vies où nous avons la quasi-certitude ne pas avoir pris la bonne décision comporterait une variante plus singulière, qui nous envelopperait dans une ivresse mystérieuse et douce : la nostalgie du possible."
 
Un passage un peu plus long... une de ces belles histoires dans l'histoire :
"Une étagère s'achevait sur plusieurs livres de Sophie Calle, dont l'un de ses chefs-d'oeuvre poétiques : Suite vénitienne. En 1980, celle-ci avait décidé dans une pure démarche artistique de suivre des hommes - au hasard, dans la rue et à leur insu. A la manière d'un détective privé, elle ramenait de ces longues promenades des photos noir et blanc d'hommes, de dos, dans des lieux divers. Des inconnus qu'elle avait pris en filature des après-midis entiers. Un jour qu'elle avait repéré une nouvelle proie, celle-ci lui échappa et disparut dans la foule. Le soir, l'homme lui était présenté dans un dîner en ville. Il lui dit qu'il allait bientôt partir pour Venise. Secrètement, Sophie Calle décida de reprendre sa filature - de le suivre incognito jusqu'aux ruelles et rii de Venise. De cette expédition, elle ramena un journal de bord de soixante-dix-neuf pages et cent-cinq photos noir et blanc, postfacé par Jean Baudrillard. La quête de Sophie avait pris fin lorsque l'homme s'était retourné, l'avait reconnue et lui avait adressé la parole. Enfin, pas tout à fait, puisqu'elle s'arrangea pour revenir à la gare de Paris quelques minutes avant lui pour prendre un dernier cliché. Toutefois, la tension de l'enquête et la magie s'étaient évaporées au moment de la rencontre. Le retour à la réalité avait sonné la fin de l'histoire."

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jeudi 9 juin 2016

j'ai des idées...

"Toute idée que tu nourris en ton cœur,
tend à se réaliser
d'autant plus énergiquement
qu'elle est accompagnée de sentiments
et qu'elle est nourrie avec persévérance."

une citation de Karl Otto Schmidt

 

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Colliers en pâte polymère
(hidden magique)

 

 

Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en boutique vous plaît ? 
N'hésitez pas à me contacter

 

 

 

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samedi 4 juin 2016

dernière lecture : Le dernier gardien d'Ellis Island

de Gaelle Josse

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5 etoiles

Présentation de l'éditeur :

New York, 3 novembre 1954. Dans cinq jours, le centre d'Ellis Island, passage obligé depuis 1892 pour les immigrants venus d'Europe, va fermer. John Mitchell, son directeur, officier du Bureau fédéral de l'immigration, resté seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l'épouse aimée, et Nella, l'immigrante sarde porteuse d'un étrange passé.
Un moment de vérité où il fait l'expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d'événements tragiques. Même s'il sait que l'homme n'est pas maître de son destin, il tente d'en saisir le sens jusqu'au vertige.
A travers ce récit résonne une histoire d'exil, de transgression, de passion amoureuse d'un homme face à ses choix les plus terribles.
Ce livre fait partie du tiercé final du prix des libraires 2015.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
La lecture agit souvent bizarrement pour m'ensorceler.
J'arrive là, tranquille et sereine, un livre à la main, je m'installe au fond d'un fauteuil confortable, et je commence à lire.
Je me laisse imprégner, docile, et soudain, impossible de me détacher des mots, des personnages, de cette histoire qui me happe littéralement.
Quand ce phénomène arrive, c'est que le roman est fabuleux. C'est le cas de celui-ci. 
Là, quelle heure est-il ? Ah, oui, c'est vrai : je suis dans mon salon, en 2016 et pas sur une île au début du siècle dernier.
Je crois que vais aller marcher 5 petites minutes pour me remettre, je viens de rencontrer de très belles personnes qu'il a aussi fallu que j'abandonne là, en même temps que je refermais ce livre.
Maintenant, j'ai besoin de revenir sur terre et de réfléchir à tout "ça"... (l'émigration, ce sujet qui brûle toujours autant l'actualité : des individus malmenés, des manières de faire n'ont pas changé...).

Je vous mets aussi le lien d'une synthèse de lecture que je trouve très bien renseignée sur un site qui s'appelle... Le bruit des livres (...ça m'a fait sourire), ainsi qu'une petite fiche sur Giorgy Kovacs, personnage que l'on retrouve brièvement dans ce roman. Voilà ce que j'aime le plus, dans la lecture : ces éléments qui, mis bout à bout, élargissent notre vision du monde...

Morceaux choisis :
"Que sais-je aujourd'hui de la vie des hommes ? La mienne est déjà suffisamment obscure à mes yeux, comme un livre que l'on croit familier et que l'on découvre un jour écrit dans une langue étrangère."
"Tous ne ressentent pas la peur de la même façon, l'angoisse se traduit autant en paroles qu'en silences".
"Il faut croire que les mots creusent parfois des galeries souterraines, mystérieuses, et que ce que l'on croit enfoui, oublié ou perdu à jamais ne demande qu'à ressurgir au moment le plus inattendu".
"L'exercice d'un pouvoir, d'une autorité, si minime et dérisoire soit-elle, s'accompagne de silence, de solitude et de réserve quant à l'expression des sentiments".
"(...) les martyrs sont toujours du côté de l'esprit, les coupables, du côté de la force, et (...) l'Histoire demeure le seul juge."

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jeudi 2 juin 2016

instants magiques

 

"Lorsque vous lui ouvrez la porte,
la magie est partout."

une citation d'Olivier Lockert

 

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Photo juin 2016 (hier)

***

Pour la petite histoire :
je voulais repeindre la table de jardin, en bois un peu brut,
que j'ai brossée à la paille de fer.
En enlevant la poussière qui s'était déposée,
J'ai découvert un incroyable personnage
(promis : je n'ai pas retouché la photo, et il s'agit bien là d'une photo !)

Dites-moi que vous la voyez, vous aussi, cette silhouette de femme ?

Il y a des moments où le côté extraordinaire de la vie, 
avec ses petits clins d'oeil absolument magiques, m'épate...

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mercredi 1 juin 2016

l'esprit joueur...

 

"L'art
est un jeu d'enfant"

une citation de Marx Ernst
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Les tangrams,
vous connaissez ?

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Tangram3ok  Tangram4okTangram5ok Tangram6ok

Tangram7ok Tangram8okTangram9ok Tangram10ok

:)

 

Bon,
et plus sérieusement...
(enfin peut-être ?)
les bijoux issus de cette même plaque

 

2016-061CollierLeBruitDesVagues 

2016-066BouclesLeBruitDesVagues

 

2016-064CollierLeBruitDesVagues

 

 

 

2016-067CollierLeBruitDesVagues

 

2016-068CollierLeBruitDesVaguesV1

 

Créations en pâte polymère

 

 

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(le tangram et le dernier collier ne sont pas disponibles à la vente) 

 

mardi 31 mai 2016

dernière lecture : Les rêves sont faites pour ça

par Cynthia Swanson

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3 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Une nuit, Kitty rêve qu’elle se réveille dans une chambre inconnue. Auprès d’elle, un homme qu’elle ne connaît absolument pas mais qui l’appelle Katharyn, et deux petits enfants qui l’appellent maman mais dont elle ne peut être la mère. Puis la scène s’estompe, Kitty ouvre les yeux et reprend sa vie de célibataire amoureuse des livres et libraire à Denver. Mais le rêve revient. De plus en plus souvent. De plus en plus puissant…
Face au miroir de cette autre vie imaginaire, Cynthia Swanson fait douter le lecteur. Qui est vraiment son personnage ? Kitty, la jeune femme qui a fait le choix de se consacrer à sa passion des livres et n’a pas eu d’enfant, ou bien Katharyn, l’épouse comblée, son double onirique ? Au fil des pages, les frontières se brouillent. La résolution, en réorganisant les morceaux du miroir, laisse troublé, stupéfait et ému.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
En ouvrant ce roman, j'ai littéralement été happée par son histoire étrange : les deux vies de Kitty, sa "vraie vie" (libraire) et "sa vie rêvée" (mère au foyer). Je plongeais dans une époque : celle de la jeunesse de mes parents (les années 60), avec, à la clé, les excellents conseils de Kitty, libraire, qui m'orientait vers de très bons romans ("La nef de fous, de Katherine Anne Porter), et me faisait découvrir en parallèle de la bonne musique (Patsy Cline, qui est devenue, après son tragique accident d'avion, une véritable icône de la musique country).
Bref : j'étais séduite,  
Bon, ça, c'est le premier tiers du roman.
Parce qu'après, qu'est-ce que c'est loooooonnnnng !
Quel dommage, cette manière de tourner en rond pour dire au moins deux fois la même chose... L'idée de départ était excellente, le thème (le déni) bien trouvé, et le style vraiment plaisant. 
C'est malgré tout une belle histoire, avec un tas de sujets parallèles très intéressants, une fin qui m'a bien plu, et, même si l'auteur est encore sans doute un peu "jeune" (c'est son tout premier roman !), sa plume, son imaginaire et son style sont franchement prometteurs... 
Ficelé un peu plus serré, le contenu sonnerait bien plus juste.   ;)
Encore une fois, un grand merci à "Masse Critique" et aux éditions Mosaïc, pour ce cadeau reçu dans ma boîte aux lettres qui aura tout de même été pour moi une très belle découverte.
 
Morceaux choisis :
"Mes périples nocturnes tendent plutôt vers le fantastique, avec des rêves qui bouleversent toute notion conventionnelle d'espace et de temps. Je pense que c'est à cause de tous ces livres que je lis."
"Je pense brusquement à ce que signifie le fait de vieillir. Cela signifie que les êtres aimés de votre jeunesse se transforment en photos sur un mur, en mots dans une histoire, en souvenir dans un coeur."

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lundi 30 mai 2016

faire plaisir

"Le plaisir le plus délicat
est celui de faire celui d'autrui"

Jean de la Bruyère

 

2016-062&63ParureLeBruitDesVagues

 

Créations en pâte polymère

Technique "imitation bois",
expliquée avec tant de délicatesse par Sonya,
pour mon plus grand plaisir,
et technique improvisée par moi-même,
que je ne sais pas si je saurais refaire la même chose (quoi que...)

;)

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samedi 28 mai 2016

comme un vitrail

"La beauté
est dans l'âme
de celui qui regarde."

une citation de Audur Ava Olafsdottir, dans "Rosa Candida"

2016-065BrocheLeBruitDesVagues

Broche en pâte polymère

Posté par anne_p à 15:05 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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