samedi 4 juillet 2009
Les clés...
> Les rêves
sont les clés
pour sortir de nous-mêmes.
[une citation de Georges Rodenbach]
Porte-clé en polymère
(assemblage de tesselles toutes techniques associées)
jeudi 2 juillet 2009
Méandres
Ne demande jamais ton chemin à celui qui sait.
Tu pourrais ne pas te perdre !
[une citation de Simone Bernard-Dupré]
Parure tout polymère,
(avec la technique de la cane kaléidoscopique,
et ses incroyables méandres...)
mercredi 1 juillet 2009
Amarrage
"Ce que j'aime dans les voyages,
c'est l'étonnement du retour."
[une citation de Stendhal]
Photo mai 2009
lundi 29 juin 2009
Dernière lecture
Les déferlantes
de Claudie Gallay
Résumé :
La narratrice a souffert, son mari est mort, de maladie, et elle ne s'en remet pas. Elle était prof de biologie à l'université d'Avignon. Elle est venue s'installer à La Hague, dans le Cotentin, elle est employée par le centre ornithologique, et sillonne la lande à longueur de journée.
Un jour, Lambert arrive. Nan, une figure du village, le prend pour un certain Michel. Qui est Michel, qui est Lambert ? Commence une terrible quête : Lambert veut la vérité sur la disparition de son frère Paul, il ne croit pas réellement qu'il soit mort dans un naufrage avec ses parents. Une terrible chasse aux secrets débute, sur fond de terre sans pitié "On parlait de La Hague, de la lande, de cette terre rude et forte devant laquelle les hommes ne pouvaient que s'incliner."
Mon sentiment au sujet de ce roman.
Voilà je crois le meilleur roman que j’ai ouvert depuis des mois ! L’ambiance m’a immédiatement replongée dans " L’herbe d’or ", de Pierre Jakez-Helias, roman que j’avais tellement adoré…
De la douleur hurlée dans le silence, de la douceur puissamment boulversante, une mer qui emporte hommes, bateaux, sentiments, des paysages aussi rugueux que le sont les hommes, ici.
Un livre que l’on ne referme qu’à regret, mais uniquement parce que les yeux ne tiennent plus ouverts…
Et un seul désir : le relire, certainement, plus tard…
Quelques passages, que j’ai particulièrement aimés (mais en vérité, ce qu’il faudrait, c’est que je vous en fasse une lecture complète, de ce roman !) :
" Il y a eu ces quelques secondes fragiles où on aurait pu partir aussi, chacun de notre côté, on se serait croisés. Deux être inexistants l’un pour l’autre, c’est ce que nous aurions été ".
" On va quand même pas tuer le bonheur, hein, Max ? "
" On a sauté sur la plage (…). C’était un monde mouvant, plus vraiment le monde de l’eau mais pas celui de la terre. Un entre-deux. "
" Il y a toujours mille raisons pour s’enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile ".
" Il avait dans son regard un mélange de tendresse et de douleur, une lumière propre à ceux qui vivent la vie avec infiniment plus d’acuité que les autres ".
" Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérités. Les choses dites en décalé, celles dites seulement en partie et celles qui ne le seront jamais. Toutes les teintes du contre-jour ".
" Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux".
"Quand on ne se questionne plus, on meurt ".
" Vous savez, les sentiments amoureux… Qu’est-ce qui fait que l’on s’éprend, comme ça, au premier regard, sans jamais s’être vus avant ? Il y a des rencontres qui se font et d’autres, toutes les autres, qui nous échappent, nous sommes tellement inattentifs. Parfois, nous croisons quelqu’un, il suffit de quelques mots échangés, et nous savons que nous avons à vivre quelque chose d’essentiel ensemble. Mais il suffit d’un rien pour que ces choses-là ne se passent pas et que chacun poursuive sa route de son côté ".
" Les mots sont l’invention sentence des hommes ".
" La nature n’a pas d’état d’âme. C’est une grande différence entre elle et nous ".
mercredi 24 juin 2009
Trop pudique ?
La pudeur est née Collier tout polymère,
avec l'invention du vêtement.
Une citation de Mark Twain dans "En suivant l'équateur"
"un peu à la façon de" Klimt, peut-être...
(Techniques utilisées : transfert d'images, empreintes, clay gun, résine)
lundi 22 juin 2009
Logique !
D'abord continuer,
ensuite commencer.
[une citation de William James]
Collier tout polymère.
(technique du hidden maggic, avec acrylique, puis vernis)
samedi 20 juin 2009
Heureux hasards...
Les hasards de notre vie
nous ressemblent.
Elsa Triolet
Photo printemps 2009
vendredi 19 juin 2009
Libre !
Le mot liberté n'admet,
par définition, aucune restriction.
[une citation de Jean Yanne]
Pendentif tout polymère, patiné à l'acrylique
ajout de strass et cordelette dorée
(technique du hidden maggic et empreintes)
mardi 16 juin 2009
Dernière lecture
Clara et la pénombre 
de José Carlos Somoza
Résumé :
Dans ce futur dangereusement proche, la représentation des corps ne fait plus recette au sein du marché de l'art, qui cote désormais des toiles humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes.
Clara est modèle. Elle rêve d'être peinte par le dieu de l'art hyperdramatique : Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des bords d'Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une œuvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui officie suivant des rites affreusement artistiques.
À la manière de Rembrandt, Jose Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs : les déviances de l'art font écho aux dérives de nos sociétés et conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l'aune de la valeur du vivant.
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Ouf ! Je suis enfin venue à bout de ce roman très perturbant, long à lire, mais que je n’ai jamais pu laisser tomber : j’aurais eu le sentiment d’abandonner l’héroïne à son incroyable sort, l’impression de ne pas regarder en face vers où l’art extrême peut dériver. J’aurais eu un véritable sentiment d’échec.
Une trame criminelle bien ficelée (pour peu que l’on ait le courage d’aller jusqu’au bout…) pour aborder les vraies questions : l’art peut-il tout se permettre, quelle valeur a un corps humain, et jusqu’où peut-on le soumettre.
Un roman qui frappe fort, que l’on trouve évidemment excessif, complètement délirant ! …Ah oui ???
Mais alors, comment ne pas faire le lien avec la réalité du monde artistique contemporain, où des scènes de science fiction sordides rejoignent le réel, par exemple avec cette terrible exposition « Our body » qui, heureusement, aura été sensurée en France.
Quelques passages qui m'ont plu :
Si tu te laisses vaincre dans les petites choses, tu perdras immédiatement dans les grandes.
Personne n'est coupable, nos rares fautes sont largement payées dans cette vie, il n'y a plus d'enfer. L'existence d'un ciel était une question de foi, mais l'enfer n'admettait pas de discussion possible. Personne ne pouvait être athée vis à vis de l'enfer, parce que l'enfer existait, il était là.
Le beau n'est que le commencement du terrible.
samedi 13 juin 2009
Laisse moi
"Laisse moi mes folies.
Une petite flamme de folie,
si on savait comme la vie s'en éclaire."
(une citation d'Henry de Montherlant)
Collier réalisé depuis une cane kaléidoscopique


























