Le bruit des vagues

Sur une base de présentation de mes créations artisanales en pâte polymère, perles de rocailles, et divers matériaux de récupération ou naturels, je vous "parle" aussi de mes dernières lectures, de mon amour pour la nature, par le biais de montages photos

dimanche 6 décembre 2009

Conversation

"La promenade
est essentiellement
une manière de converser avec soi."

(Chantal Thomas)

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Photo novembre 2009

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lundi 30 novembre 2009

Changement d'éclairage

"Les fêlures,
c'est par là que rentre la lumière"

Technique_baroque

samedi 28 novembre 2009

Dernière lecture

Geai
BobinChristian_Geai
de Christian Bobin

Présentation de l'éditeur :
"Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire."

Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'ai longtemps été persuadée que j'avais fait là un très beau rêve : l'endroit (un lac) était merveilleux, avec des couleurs incroyables, contrastées, dorées, surréalistes. Je tenais dans ma main une minuscule grenouille d'à peine 2 centimètres. J'avais alors une dizaine d'années.  Je savais que rien de tout cela n'avait pu exister que dans mon imaginaire d'enfant.
Et puis j'y suis retournée, une vingtaine d'années plus tard. J'ai tout de suite reconnu ce lieu incroyable, dont le nom lui-même semblait magique : Saint Sixte.
C'est ce mot qui m'a décidée à lire le roman de Christian Bobin. Son roman s'y déroule (il le décrit comme je l'avais vu alors... "C'est un pays de montagnes. En pays de montagnes, le bleu a une franchise absolue, un netteté blanche. Ce bleu, comment dire : il brûle et il lave").
Et j'ai plongé dans un magnifique univers. Ce roman est un véritable beaume au coeur, un cadeau superbe qui
nous offre, en quelques pages, un sublime voyage poétique.

Morceaux choisis
(décidément, je n'arrive pas bien à me limiter... C'est comme les dessins d'enfants que l'on emmène au bureau pour les coller au mur : on en rajoute régulièrement, mais impossible d'en supprimer, cela désiquilibrerait tout...) :
" Est-ce qu'un sourire peut changer le cours d'une vie ? Voilà une bonne question."
" Le vrai bonheur, c'est çà : un visage inconnu, et comment la parole peu à peu l'éclaire, le fait devenir familier, proche, magnifique, pur."
" Que deviennent les choses que personne ne voit ? Elles grandissent. Tout ce qui grandit grandit dans l’invisible et prend, avec le temps, de plus en plus de force, de plus en plus de place."
" Le chagrin est une soupe au sel."
" Dans le cœur de Prune, Albain est beau, drôle, gentil, héroïque : il est revêtu de cet habit de lumière que l’on prête à ceux que l’on aime, qui les métamorphose à leur insu. Le problème, car il y a un problème, est le suivant : puisque Albain est devenu tout pour Prune, Prune rêve de devenir tout pour Albain."
" A quoi penses-tu ? Lers amoureuses se veulent bienveillantes (c’est bien la moindre des choses), donc compréhensives, larges d’esprit. Mais si compréhensives se rêvent-elles, elles n’espèrent qu’une seule réponse à cette question, elles n’imaginenrt qu’une seule réponse juste : je pense à toi. Leurs amoureux, souvent, escamotent la difficulté. Ils répondent en fuyant : je ne pense à rien."
" On ne peut pas contempler les gens comme des peintures. On ne peut pas les dévisager très longtemps, sinon, on les affole et ils s’imaginent Dieu sait quoi ".
" On croit aimer des gens. En vérité, on aime des mondes."
" Quand on aime quelqu'un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu'à la fin des temps."

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vendredi 27 novembre 2009

Au sujet de mes petites expériences :

L'expérience,
dans la mesure où elle est autre chose qu'un constat,
mais un enrichissement de l'esprit,
implique la préexistence de la raison.

une citation de Julien Benda
dans " La Trahison des clercs " (1927)

Mmhhh ?
Ben voyons !
Y'en a vraiment qui savent pas quoi raconter pour faire leurs intéressants !
(ça, c'est de moi !!!)
Si certaines d'entre vous veulent se lâcher sur une petite explication de texte,
pendant que de mon côté je vous prépare un tuto pour cette technique
sortie tout droit de ma tortueuse cervelle...
(enfin seulement si vous voulez !)

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mercredi 25 novembre 2009

Fin de l'automne ?

Je fais un tableau, ensuite je le détruis.
Mais à la fin du compte rien n'est perdu.
Le rouge que j'ai enlevé d'une part
se trouve quelque part ailleurs.

Citation de Pablo Picasso
(Conversations avec Christian Zervos, 1935)

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Photos novembre 2009

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mardi 24 novembre 2009

Dernière lecture

Confidences à Allah
AzzeddineSaphiaConfidencesA_Allah

De Saphia Azzeddine

Présentation de l’éditeur :
A qui parler quand on est pauvre, perdue, rejetée de sa famille ? Jbara, petite bergère des montagnes du Maghreb, parle à Allah. Il est, dans un monde qui ne voulait pas d’elle, son seul confident. Elle lui raconte la vie, la misère, le mépris, son père ignorant et brutal qui la traite en servante, les hommes qui la traitent en objet, la découverte progressive du pouvoir de la beauté, la prostitution, la prison, le désir d’ailleurs : une vie semblable à tant de vies de femmes, aujourd’hui.
Monologue fiévreux, porté par une rage irrépressible, que la verve et l’humour rendent encore plus acérée, Confidence à Allah est un témoignage direct, cru, sur l’oppression des femmes, mais aussi, et d’abord, le portrait d’une jeune fille résolue à exister par elle-même, et qui ne se soumettra pas. 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Certainement un livre qui aura choqué beaucoup de monde : le langage est cru, le thème (la prostitution) difficile à aborder ...et pourtant ! comment ne pas conseiller cette lecture ?
Une grosse baffe, voilà ce que j'ai reçu.
Cela juste avec les mots (le talent, devrais-je dire) d'une romancière qui n'hésite à aucun moment, qui ne recule devant rien, qui raconte avec une grâce et un toupet incroyables, qui dénonce ou tout simplement relate. Qui émeut.
C'est beau et très laid à la fois. Comment expliquer cela ?
A ouvrir précautionneusement, et surtout sans préjugés !

Morceaux choisis :
" Il faut que je pense à l’avenir. ça vient vite, l’avenir. "
" Parfois, j’aimerais pouvoir faire un accident, mais ne pas mourir. Juste devenir amnésique. Et oublier tout ce qui est trop lourd. Ce qui ne me laisse jamais tranquille, ce qui m’empêche de respirer avec mes deux poumons et ce qui m’empêche de rire avec toutes mes dents. "

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dimanche 22 novembre 2009

Besoin de se poser

Un clou,
pour y suspendre ses pensées.

Une citation de Joseph Joubert

Mettre_au_clou_et_se_mettre_au_vert

Photo novembre 2009

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vendredi 20 novembre 2009

Le soleil de novembre

Le soleil froid
donnait un ton rose au grésil,
et le ciel de novembre
avait des airs d'avril.

Une citation de François Coppée

Rose_novembre_2009

Photo novembre 2009

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mardi 17 novembre 2009

Retour !

Alors je vous propose une reprise toute en douceur...

"La tendresse au quotidien
va se murmurer par mille signes infimes
que j’appelle les invitations de l’imprévu."

une citaton de Jacques Salomé

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photo novembre 2009

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vendredi 6 novembre 2009

Dernière lecture

Métaphysique des tubes
Nothomb_amelie_MetaphysiqueDesTubes
Amélie Nothomb

Résumé :
Jusqu'à deux ans et demi, Amélie se décrit comme un tube digestif, inerte et végétatif. Puis vient l'événement fondateur qui la fait chuter dans l'univers enfantin. Durant six mois s'ensuit la découverte du langage, des parents, des frères et soeurs, des nourrices japonaises, du jardin paradisiaque, des passions (le Japon et l'eau), des dégoûts (les carpes), des saisons, du temps. Tout ce qui, à partir de trois ans, constitue la personne humaine à jamais. Car à cet âge-là, tout est joué, le bonheur comme la tragédie.

Mon avis au sujet de ce roman :
Je l'ai lu en deux jours (je veux dire deux nuits...) c'est dire !
Passé le premier chapitre, assez étrange et troublant (...mais où donc veut-elle en venir ?), la merveilleuse conteuse qu'est Amélie Nothomb m'a totalement accaparée par son récit, qui m'a même parfois fait rire aux éclats (même si là n'était probablement pas son objectif...) !
J'ai franchement adoré ce récit, qui m'a définitivement réconciliée à cette plume incisive et percutante, celle qui m'avait également séduite dans "Mercure" (mais franchement déçue dans "Le sabotage amoureux" !).
Ecrivain, oh oui, comme cela sied parfaitement à Mademoiselle Nothomb !

Quelques passages choisis :
"Quelle est la différence entre les yeux qui ont un regard et les yeux qui n'en ont pas ? Cette différence a un nom : c'est la vie. La vie commence là où commence le regard".
"Le regard est un choix. Celui qui regarde décide de fixer sur telle ou telle chose et donc forcément d'exclure de son attention le reste de son champ de vision. C'est en quoi le regard, qui est l'essence de la vie, est d'abord un refus."
"Le plaisir est une merveille, qui m'apprend que je suis moi. Moi, c'est le siège du plaisir. Le plaisir, c'est moi : chaque fois qu'il y aura du plaisir, il y aura moi. Pas de plaisir sans moi, pas de moi sans plaisir !".
"
Le souvenir est l'un des alliés les plus indispensables de la volupté".
"Marcher était d'une utilité indéniable. Cela permettait d'avancer en voyant le paysage mieux qu'à quatre pattes. Et qui dit marcher dit courir : courir était cette trouvaille fabuleuse qui rendait possibles toutes les évasions".
"Dire les choses à haute voix est différent : cela confère au mot prononcé une valeur exceptionnelle."
"Parler pouvait aussi servir à assassiner".
"Pourquoi les dieux seraient-ils immortels ? En quoi l'immortalité rendrait-elle divin ? La pivoine est-elle moins sublime du fait qu'elle va faner ?"

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