dimanche 8 novembre 2015

aujourd'hui

Aujourd'hui,
j'ai découvert où se trouve la paix :
dans le coeur des hommes.

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Photo prise cet après midi,
dans le Vercors,
au milieu de nulle part
(enfin pour être plus précise, au Col de la Machine).

(c'est tellement paumé que je ne trouve pas grand chose sur Google,
sinon des parcours de cyclistes semble-t-il un peu acharnés...
et, devinez un peu pourquoi nous sommes passés par là ?
mmmhhh ???
Mon mari voulait paramétrer son "Carmin connect"...
Ah, vous ne connaissiez pas ?
ben heu moi non plus...
"Et tu peux même partager sur le net tes parcours, tes perfomances...
c'est trop-top-génial ça, non ?")

Vouais-vouais.

Bref.
;)

Ce couple de personnes âgées, qui lézardait en pleine montagne au soleil, 
m'a gentiment autorisée à le photographier
pour ce que vous admettrez être une photo plutôt insolite !
Je ne me le suis pas fait dire deux fois...
;)
Et avec le sourire ! (y'avait de quoi...)
(un clic sur la photo pour voir en grand)

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lundi 2 novembre 2015

dernière lecture : Le coeur est un chasseur solitaire

de Carson Mc Cullers

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Présentation de l'ouvrage :
La difficulté de communiquer et d'aimer est la préoccupation majeure de Carson McCullers. Dans sa vie comme dans son oeuvre. Dans Le coeur est un chasseur solitaire, déjà, l'angoisse bat, palpite au rythme de la solitude désespérée des êtres. Celle de Singer, le muet, qui traîne son silence dans l'artère déserte de cette petite ville du Sud américain. Celle de tous les clients du "Café de New York". Car Biff Brannon, le propriétaire du café, aime les marginaux, les anormaux de toutes espèces. Celle de la petite Mick Kelly enfin, cette étrange gosse masculine, si semblable à l'auteur. Cette série de portraits sans reflets se cogne, se bouscule sous nos yeux et demeure à jamais dans notre esprit. Le Coeur est un chasseur solitaire est le premier roman de la jeune Carson qui n'a alors que vingt ans (1940). En quelques années, elle compose ses deux autres romans majeurs : Reflets dans un œil d'or magistralement porté à l'écran par John Huston et Frankie Addams (1946). Elle est également l'auteur d'un insolite recueil de nouvelles, La Ballade du Café Triste. 

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"Allons, Anne ! On ne choisit de lire un roman sous prétexte que la couverture est belle, ni parce que son titre est une véritable porte ouverte à toutes les rêveries !" Voilà ce que j'ai pensé. Pire, même : le nom de l'auteure m'étant parfaitement inconnu, je me projetais déjà plus ou moins dans un roman dans la lignée de "Les oiseaux se cachent pour mourir". Et puis quoi ! C'est ça, la lecture : la liberté de varier ses plaisirs.Un petit bonbon sucré m'attendait.
Ce roman n'a absolument rien à voir avec l'idée que je m'en étais faite. Je viens de découvrir un véritable bijou : un de ces livres, éveilleurs de conscience, en tout cas de curiosité.
Un livre comme je les adore qui, sous son apparente tranquillité, sa belle esthétique, vous propulse dans la féroce réalité.
Alors, plutôt que de vous en faire un résumé, je préfère vous parler des étranges synchronicités qui se sont produites, pendant ma lecture :
- Cristalline présentait, sur sa page Facebook, le tableau de Norman Rockwell (1963) : "The problem we all live with", me faisant découvrir cette belle personne qu'est Ruby Bridges, véritable symbole noir américain, 
dans le même temps, étaient évoqués les fameux jeux olympiques de Mexico,
(2 événements qui se déroulent une trentaine d'années après l'écriture de ce roman).
C'est de cette consternante inégalité raciale dont il s'agit, dans ce roman, dont nous sommes témoins impuissants, et qui donne froid dans le dos...
- une courte vidéo visionnée,  où il est question du libre port des armes à feu aux Etats-Unis, et l'actualité, en parallèle, toujours aussi tragique... 
- et puis d'autres thèmes, "tellement anodins"...
* le monde du dedans et le monde du dehors (la place de l'imaginaire, qui peut tout rééquilibrer),
* l'alcool,
* la difficile transition enfance / adolescence
* la difficulté des hommes à se parler. Juste entrer en contact. Faire attention à l'autre et communiquer vraiment. Vaste programme...

Il y a énormément à grapiller, dans ce (sombre...) roman, un peu de tous les côtés, chaque personnage étant tellement unique, beau et vrai.
Je vous laisse découvrir ?

 

Morceaux choisis :
"Avec lui, elle était absorbée par l'idée de tout enregistrer dans sa tête afin de le revivre plus tard et de ne rien oublier".
"Il avait connu ses amours, et elles étaient révolues. (...) Terminées. Le laissant meilleur ou pire. Lequel des deux ? Question de point de vue."
"Et comment les morts peuvent-ils être réellement morts alors qu'ils vivent dans les âmes de ceux qu'ils ont laissés ?"
"Ils sont tous très occupés. [...] Je ne veux pas dire qu'ils travaillent nuit et jour ; c'est leur esprit qui n'est jamais en repos."
"Ne me pose pas de questions et je ne te raconterai pas de mensonges. L'indiscrétion est toujours punie."

 

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samedi 31 octobre 2015

voir est une nourriture

"(...) et la splendeur ocre des rocailles
ouvre en moi un espace illimité.
Un aigle traverse et disparaît.
Un nuage immaculé se promène dans l'air tremblant.
Mon regard est avide de formes.
Je n'avais jamais réalisé à quel point voir est une nourriture"

Une citation de Denis Marquet,
dans "Colère"

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Photo été 2015

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jeudi 29 octobre 2015

d'ici, on voit la mer

Océan.
Masse d'eau
occupant à peu près les deux tiers d'un monde
destiné à l'homme -
lequel est dépourvu de branchies.

Ambroise Bierce

 

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Boucles d'oreilles en pâte polymère

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mardi 13 octobre 2015

dernière lecture : La ville orpheline

de Victoria Hislop

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2 etoiles


Présentation de l'éditeur :
Été 1972. La ville de Famagouste, à Chypre, héberge la station balnéaire la plus enviée de la Méditerranée, cité rayonnante et bénie des dieux. Un couple ambitieux ouvre l'hôtel le plus spectaculaire de l'île, Le Sunrise, ou Chypriotes grecs et turcs collaborent en parfaite harmonie.
Deux familles voisines, les Georgiou et les Özkan, sont de celles, nombreuses, venues s'installer à Famagouste pour fuir des années de troubles et de violences ethniques dans le reste de l'île, ou la tension monte.
Lorsqu'un putsch grec plonge l'île dans le chaos, celle-ci devient le théâtre d'un conflit désastreux. La Turquie envahit Chypre afin de protéger sa minorité sur place, et Famagouste est bombardée. Quarante mille personnes, n'emportant que leurs biens les plus précieux, fuient l'armée en marche.
Qu'adviendra-t-il du Sunrise et des deux familles restées dans la ville désertée ?

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Comme pas mal d'autres lecteurs, je suis plutôt mitigée sur cette lecture. 
Pourtant, j'étais complètement captivée ! Par des faits historiques extrêmement proches, à la fois géographiquement que dans le temps... et par l'histoire d'une île (Chypre) que je ne connaissais absolument pas ! Comment ne pas être effarée par la rapidité avec laquelle une ville comme Famagouste, station balnéaire plus que florissante, pillée, bombardée, a été complètement oubliée, rayée de la carte : elle n'est plus qu'une ville fantôme. Aujourd'hui encore, elle est effrayante ! 
Et l'île de Chypre, coupée en deux. J'ai du mal à imaginer cela... (je vous mets un lien, qui explique très bien tout ceci...).
Après, l'histoire "romanesque" n'est, à mon avis, pas à la hauteur de cette Histoire avec un grand "H" (par ailleurs très bien restituée). Très peu crédible, façon roman à l'eau de rose. Cette face-là du roman est franchement décevante.
Dommage...

 

Morceaux choisis :
"La différence entre ce qu'ils étaient encore il y a peu et ce qu'ils étaient devenus était considérable. À présent,  ils étaient égaux dans leur dépouillement."
"Ce qui est arrivé est arrivé, rien n’y changera rien."

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samedi 10 octobre 2015

sur cette planète

"J'ajouterais enfin que depuis quelques temps,
j'ai découvert qu'il existait
sur cette planète

un être
qui avait le pouvoir de faire paraître les couleurs plus vives,
les choses moins graves,
l'hiver moins rude,
l'insupportable plus supportable,
le beau plus beau,
le laid moins laid,
bref,
de me rendre l'existence plus belle."

Jean-Paul Didierlaurent dans "Le liseur du 6h27"

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Photo juillet 2015
(Côtes d'armor)

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jeudi 8 octobre 2015

quelque chose en soi

 

"Toute rencontre véritable
modifie quelque chose en soi.

S'il n'y a pas un changement,
aussi ténu soit-il en apparence,

un glissement délicat,
il n'y a pas eu de rencontre"

Christiane Singer

 

2015-044CollierLeBruitDesVagues

Collier en pâte polymère,
Technique du serti directement appliqué sur la pâte
(explications ici)

 

***

Et voici deux versions sans serti,
qui donnent une meilleure idée des couleurs de ma plaque d'origine

2015-045CollierLeBruitDesVagues

 

2015-046CollierLeBruitDesVagues



Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en boutique vous plaît ? 
N'hésitez pas à me contacter 
 

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dimanche 4 octobre 2015

dernière lecture : J'étais là avant

de Catherine Pancol

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Présentation de l'éditeur :
Elle est libre. Elle offre son corps sans façons. Et pourtant, à chaque histoire d’amour, elle s’affole et s’enfuit toujours la première. Il est ardent, entier, généreux. Mais les femmes qu’il célèbre s’étiolent les unes après les autres.
Ces deux-là vont s’aimer. Il y a des jours, il y a des nuits. Le bonheur suffocant. Le plaisir. Le doute. L’attente. Mais en eux, invisibles et pesantes, des ombres se lèvent et murmurent : « J’étais là avant. »
Des mères qui les ont aimés ou trahis, qui ont rêvé, souffert, espéré. Des mères qui vivent encore en eux et les empêchent d’aimer. On n’est jamais tout seul dans une histoire d’amour.
On est tous les autres et toutes les autres qui ont aimé avant nous.
J’étais là avant est le roman d’une femme qui se libère de ses démons. Qui nous libère de nos démons…

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'avais promis, juré, craché que l'on ne m'y reprendrait plus.
Mais alors, il faudrait que je ne lise pas, "juste pour voir..." la toute première page. Parce que l'écriture de Catherine Pancol, j'ai un mal fou à y résister. ça me fait exactement pareil avec une tablette de chocolat (au lait). Juste un carré. Et puis, finalement, la tablette entière y passe, et je suis écoeurée.
C'est tellement dommage... Je suis, encore une fois, terriblement déçue. Par l'histoire. Alors que la plume est divine... (comme en témoigne la longue liste de morceaux choisis...) Mais qu'est-ce que l'on peut tourner en rond, pour même se retrouver au point de départ (et puis, j'avoue, j'ai "sauté" plein - plein de pages).
Et je ne comprends pas, vraiment, ce qui ne fonctionne pas dans les récits de Catherine Pancol, mais à chaque lecture, cela se confirme : il manque un ingrédient.
Ou alors j'aurais du m'arrêter après la première page : elle était tellement prometteuse...

 

Morceaux choisis :
"Aimer, c’est prendre l’autre dans sa totalité".
"Je me souviens : la première fois que je t’ai rencontré, je ne t’ai pas vu…
Je ne t’ai pas vu.
Tu étais là, pourtant. Je t’ai serré la main, je t’ai dit « bonjour » très gentiment sans doute, avec mon grand sourire, celui que j’ai quand je fais connaissance, un sourire en préfabriqué, une forme de politesse anonyme. Un laissez-passer pour que passent les gens et qu’ils me laissent dans mon indifférence. Nice to meet you et du balai.".
"On est responsable de ces mots-là. Il ne faut pas se plaindre, après, de les avoir prononcés. On est responsable de ses mots. Il faut apprendre à être vigilant. C’est de ta bouche que sortent ces mots ennemis, ces mots qui te défigurent. Ne reproche rien aux mots. Ils sont là parce que tu les as laissés être là et, petit à petit, ils prennent toute la place. Je vais te dire, ils prennent même ta place et parlent en ton nom…"
"Soudain, tu t’es levé. Tu as regardé ta montre et tu es parti.
Je me suis dit il a une copine, une femme dans sa vie, elle l’attend et il va la rejoindre. Ils ont rendez-vous. Il est venu pour tuer le temps avant de la retrouver. Une seconde, j’ai envié cette femme d’avoir un homme si ardent, si entier, si vrai, une seconde, j’ai regretté que cet homme-là ne soit pas pour moi, pour moi qui l’avais eu si entier, si ardent, si vrai pendant quelques instants, et puis j’ai pensé c’est la vie, c’est comme ça.
Je t’ai regardé partir".

"La vérité se niche toujours dans les détails".
"Le désir nous dilate, nous permet d’occuper un espace plus grand que celui qui nous est alloué".
"L’amour la rendait aimante. L’amour est un fluide qui circule d’un être à l’autre en faisant des détours."
"L’apparence est la forme qu’empruntent les gens pour que les autres ne les voient pas. Ne devinent pas leur malaise intérieur."
"La vie des autres est un champ d’observation infini où les détails engrangés vous permettent d’avancer en vous-même comme dans une enquête criminelle. On ne s’ennuie jamais à contempler l’heur ou le malheur d’autrui tant il vous renseigne plus efficacement que n’importe quel docteur de l’âme sur vos propres désordres. Tant il est vrai aussi que ce qui vous saute aux yeux, vous irrite ou vous tord les entrailles est le reflet exact de vos propres manques, défauts ou souffrances que vous vous obstinez à nier, à mettre de côté."
"Ce doit être ça, l’amour : quand le regard de l’autre voit en vous ce que vous ne voyez pas vous-même, l’extrait comme une pépite dorée et vous l’offre."
"De l’enfermement naissent souvent de nouveaux talents pourvu que l’âme soit astreinte à des travaux humbles et précis." 
"Une voiture ne vrombit pas. L’orage ne gronde pas. L’hiver ne dépose pas son blanc manteau de neige, l’angoisse n’étreint pas les cœurs. Interdit, interdit, interdit ! Montrez-moi la sécheresse en me décrivant les ornières de la route, la pluie en me faisant patauger dans la gadoue, le trac en faisant bégayer le narrateur, la soumission dans l’inclinaison d’une nuque, la convoitise dans des yeux allumés et rétrécis. Des attitudes, des images, des sons et des odeurs ! Et l’émotion débordera. Elle jaillira des détails que vous aurez extirpés de votre mémoire, du regard que vous portez sur ce qui se passe autour de vous. Votre regard !"

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jeudi 1 octobre 2015

traces

"Pour désirer laisser une trace dans le monde,
il faut en être solidaire".

Simone de Beauvoir

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Photos été 2015
(un clic sur la photo pour voir en grand)

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samedi 26 septembre 2015

En tout cas, j'essaie...

J’entends... et j’oublie,
Je vois... et je me rappelle,
Je fais... et je comprends.

Confucius 

 

2015-036CollerLeBruitDesVagues

Collier en pâte polymère

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