vendredi 8 juillet 2011

quelqu'un m'appelle

Faire sa valise,
et mettre les voiles !!!

(c'est la saison qui veut ça...)

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC03310

photo été 2010

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EXCELLENTES VACANCES A VOUS TOUS !

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dernière lecture : Avec vue sur la mer

de Didier Decoin

DecoinDidier_Avec_vue_sur_la_mer

Présentation :
Lorsqu'il était enfant, Didier Decoin a passé des vacances dans la Hague, au Nord du Cotentin. Il est tombé amoureux de cette région et a passé des années à y rechercher une maison. Il nous raconte joliment ses mésaventures immobilières, les péripéties inévitables liées aux travaux, les tempêtes, son jardin, les petits bonheurs du voisinage et des nourritures terrestres qu'offre ce pays normand battu par la mer et le vent.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un vrai plaisir. Pourtant, ce n'est rien de spécial. Seulement l'achat d'une maison secondaire. Racontée par un véritable conteur, que dis-je, un véritable ensorceleur, avec quelques passages succulents (l'envolée du toit du voisin), d'autres où je me retrouve totalement (sortir par grand-mauvais-temps écouter la mer mugir en choeur avec le vent), d'autres encore qui me rappellent quelques bons moments (la lumière du phare, dans la chambre, la nuit, à Roscoff...).
J'adorerais tellement ça : une maison avec vue sur la mer, juste pour mettre le nez contre la vitre les jours de grosse tempête !

Morceaux choisis :
« Je soupçonne Dieu d'être de la famille des phares. »
« Comme l'amour, la vue sur la mer est quelque chose qui n'a rien en soi d'exceptionnel, qui est connu et partagé par des millions de gens. Pourtant, quand cela vous échoit, vous ne pouvez vous défendre de l'impression que rien au monde n'est comparable à votre amour ni à votre vue sur la mer. »
« En matière de jardinage, c'est l'oeil qui fait le plus gros du travail. »
« J’ai fait ce livre pour dire que je n’habite pas une maison mais que je suis habité par elle… »

Et puis, ce passage plus long, qui me plaît particulièrement :
«
Je n'ai jamais vu la mer Rouge, mais je sais bien qu'elle n'est pas rouge. Pas plus, d'ailleurs, que la mer Noire n'est noire. La mer n'est rouge, vraiment rouge, qu'à (...) une certaine heure, brièvement, quand le soleil couchant, comme un tube de peinture que l'artiste écrase, dégorge brusquement une coulée de sa pâte brillante et fluide, d'un incarnat si ardent, si dévorant que les plus vives couleurs de la palette semblent tout à coup d'une tristesse de suie.
La "rougie" de la mer se propage d'ouest en est, courant comme un incendie. Portée par les vagues, elle atteint le rivage, submerge l'ourlet de la plage, s'étale sur les galets en lave incandescente, embrase les lacets de la route, escalade les falaises où elle empourpre les bruyères, l'ocre brune des fougères, le nankin des ajoncs. Le rouge investit tout, faisant du moindre gravier un rubis, transformant les bouquets d'ombelles en forêts de petits érables qui flambent dans la gloire fugitive de quelques minutes d'été indien à l'échelle d'un talus ou d'un fossé.
J'ai même cru voir, perché sur un rocher où il faisait sécher ses ailes, un cormoran virer du noir à l'écarlate.
»

 

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mardi 5 juillet 2011

drôle de coquillage

 

"On dirait que le bruit de la mer
est l'enveloppe qui contient tout le reste
,
les couleurs, les odeurs.

Si tu regardes longuement le ciel et la mer,
tu finis par croire que ce bruit,
tu le vois."

une citation de Philippe Labro

2011_095BarretteLeBruitDesVagues

barrette en pâte polymère et rocailles

Une création récente
qui ne serait pas encore visible en boutique vous plaît ?
N'hésitez pas à
me contacter


DSC05963

(photo été 2010, dans les Côtes d'Armor)

lundi 4 juillet 2011

dernière lecture : Les jours fragiles

de Philippe Besson

BessonPhilippeLes_jours_fragiles

Présentation :
23 juillet 1891 : Arthur Rimbaud revient à Charleville chez sa mère. Amputé d'une jambe, il est à l'agonie et c'est sa sœur Isabelle qui couche ses impressions dans un journal intime fictif, prétexte au roman de Philippe Besson.
Rimbaud revient à l'endroit qu'il a toujours voulu fuir, d'abord pour écrire puis pour faire fortune en Afrique.
Isabelle le soigne et se fait violence pour occulter les horreurs qu'Arthur ne cesse de lui raconter et que ses chastes oreilles de " vieille fille " ne sauraient entendre s'il n'était pas condamné. Leur mère est présente, mais impitoyable, indéchiffrable, alors qu'elle est probablement l'une des clés de l'existence brisée d'Arthur.
Au bout de trente jours, il redescend à Marseille avec l'idée de repartir en Afrique retrouver la vie et le dernier amour qu'il a laissé là-bas un jeune homme dénommé Djami. Il y mourra dans des souffrances inouïes, mais croyant encore embarquer le lendemain.
Dans ce huis-clos entre un frère et une sœur qui ne peuvent pas se comprendre tant la distance entre leurs vie est disproportionnée : Arthur est athée, homosexuel, drogué, Isabelle, pieuse, vierge, travailleuse, le courant passe pourtant. Car Isabelle pressent que son frère est un génie, mais qu'en même temps il ne peut " entrer souillé dans l'histoire ". De son côté Arthur sait confusément qu'il va mourir même s'il lutte jusqu'au bout pour fuir à nouveau.
Philippe Besson s'est glissé dans le personnage d'Isabelle pour affronter Rimbaud du côté de l'intime et non du poète. Il parle à peine de sa poésie puisqu'elle même n'en savait presque rien, mais ce qu'il en dit suffit à faire revivre le génie de Rimbaud avec la grâce et la retenue, qu'on lui connaissait dans ses précédents romans.
De la même façon qu'il éclaire, en ne parlant que des six derniers mois du poète, sa vie entière faite de mystères, relevant de l'indicible, car bien décidé à comprendre Arthur Rimbaud qui le fascine depuis toujours, il a réussi par petites touches, à travers des non-dits, des hypothèses à peine esquissées, à pressentir, avancer dans la connaissance du personnage. Donner un visage humain à un mythe adoré ou détesté dans un roman ayant la grâce.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
ça m'a fait plaisir, au travers de cette lecture, de découvrir la vie d'Arthur Rimbaud. De connaître l'Homme qu'il fût.
Mais voilà tout.
Et puis j'ai regardé, à la fin du roman : pas de poème non plus, dommage.. Le dormeur du val, Le bateau ivre, autant de textes que j'aurais aimé parcourir en parallèle de ma lecture.
Déception (douce), donc, pour moi.
Pourtant, une belle critique, sur le site evene.fr
Pourtant un auteur passionné, qui sait parler de son roman avec fougue.

Morceaux choisis :
Il faut arranger nos souvenirs. Sans ça, la vie n'est pas supportable.
Libre. Le tragique de ce seul mot.
Le mutisme n'exige pas d'effort. C'est parler qui est difficile.
Les lieux sont aussi des liens. Et ils sont notre mémoire.

Posté par anne_p à 14:11 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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dimanche 3 juillet 2011

je suis de l'Atlantique

Encore toute une série de créas dans des tons bleutés...
serait-ce l'appel de la mer ?

(un peu en vrac,
dans des styles et formes différents...)

2011_094CollierLeBruitDesVagues 

2011_082CollierLeBruitDesVagues

2011_096CollierLeBruitDesVagues

2011_090BaretteLeBruitDesVagues

créations en pâte polymère
(vous pouvez cliquer sur la photo pour voir un peu plus grand)


vendredi 1 juillet 2011

si toutes les saisons

Et si toutes les saisons
étaient bleues ?

2011_091Collier_BouclesLeBruitDesVagues

2011_093CollierLeBruitDesVagues

Bijoux en pâte polymère,
(depuis la même cane, mais d'un style très différent !)

 

DSC05665

photo été 2010

mardi 28 juin 2011

dernière lecture : Un don

de Toni Morrison

Morrison_Toni_Un_don

Présentation de l'éditeur :
L'histoire prend place à la fin du XVIIe siècle : à cette époque, les colonies d'Amérique sont à peine nées, l'esclavage des Noirs venus d'Afrique est un fait nouveau et n'est pas encore la pierre angulaire de l'économie américaine. Dans ce nouveau monde, des Européens ont bâti des propriétés isolées au milieu de régions sauvages où la maladie et la mort sont une menace de chaque instant, où tous, à l'exception des Indiens, viennent d'ailleurs. Dans une petite ferme du Maryland, vit Jacob Vaark, un fermier et négociant anglo-néerlandais marié à Rebekka. Cette jeune Anglaise est l'aînée de sa famille. Ses parents, peu soucieux de son sort ont décidé de répondre à l'annonce de Jacob qui recherchait 'une femme en bonne santé, chaste et désireuse de voyager'. Quand on propose à Jacob de prendre à son service la très jeune Florens, en compensation d'un retard de paiement, il y voit la possibilité d'alléger la peine de sa femme dont aucun enfant n'a survécu. Florens est immédiatement prise en charge par Lina, une esclave indienne dont la tribu a été décimée par une épidémie. Cette dernière dirige la maisonnée avec Rebekka, menant la vie dure à l'autre esclave du couple, Sorrow la bien nommée, unique rescapée d'un bateau attaqué par des pirates. Florens n'a jamais compris pourquoi sa mère avait cherché à se séparer d'elle.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est un texte qui a été encensé par la presse et par les critiques littéraires, et c'est vrai qu'il s'agit là d'une histoire touchante et belle (troublante et magnifique, diront certains).
Mais combien cette lecture est difficile, à mon avis. J'avais déjà abandonné un roman, en cours de lecture ("Trésor d'amour", de Philippe Solers, tout à fait dans un autre registre, on va dire...), donc celui-ci, je ne voulais pas le lâcher...
On y ressent le "grand" roman littéraire : une densité symbolique, une période-clé de l'Histoire, le thème de l'esclavage, l'art de narrations entremêlées qui s'imbriquent subtilement et nous font avancer dans le récit. Oui, un grand roman. Mais pas reposant du tout ! De la souffrance, de la lutte pour la survie, de la soumission. Tout cela évoqué avec beaucoup de poésie.
...Mais sans doute trop douloureux pour moi.

Morceaux choisis :
Nous ne façonnons jamais le monde, c'est le monde qui nous façonne.
C'est le flétrissement à l'intérieur qui rend esclave et ouvre la porte à ce qui est sauvage.
Toutes les eaux, rivière ou mer, ont des requins sous la surface.
C'est une chose de vivre dans vos propres déchets ; c'en est une autre de vivre dans ceux des autres.

Toni Morrison (prix Nobel de littérature en 1993) a été interviewée sur France-Inter pour "Un don". Ecouter les explications qu'elle donne ici permet de mieux comprendre l'univers dans lequel elle nous plonge, dans son roman.


France Inter - Toni Morrison par franceinter

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lundi 27 juin 2011

association de matières

2011_086CollierLeBruitDesVaguesV2

Collier en pâte polymère
avec un coquillage (cette fois, l'oeil de Sainte Lucie)
(une autre vue ici)

Le motif est obtenu à partir du tuto "perles circus" de Skwizz's

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Et puis, pour que vous voyiez comment il rend, porté :2011_086CollierLeBruitDesVaguesV3_3


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samedi 25 juin 2011

l'appétit de créer

 

"Tuer les nuances,
c'est tuer la liberté,
l'appétit de créer, l'amour, le bonheur
C'est déchirer la trame étincelante de la vie
et la changer en haillon." 

(Paul Guth)

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07971

photo juin 2011

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jeudi 23 juin 2011

clapotis de soleil

2011_089CollierLeBruitDesVaguesV2des papillons,


un éclat de lumière,


comme un clapotis de soleil,


me chatouillent délicatement la peau.

 

 2011_089CollierLeBruitDesVaguesV3

Collier en pâte polymère et laine
une autre vue ici

 

2011_089CollierLeBruitDesVaguesV4Cette création est disponible en boutique.
Pour tout renseignement,
n'hésitez pas à
me contacter