lundi 4 juillet 2011

dernière lecture : Les jours fragiles

de Philippe Besson

BessonPhilippeLes_jours_fragiles

Présentation :
23 juillet 1891 : Arthur Rimbaud revient à Charleville chez sa mère. Amputé d'une jambe, il est à l'agonie et c'est sa sœur Isabelle qui couche ses impressions dans un journal intime fictif, prétexte au roman de Philippe Besson.
Rimbaud revient à l'endroit qu'il a toujours voulu fuir, d'abord pour écrire puis pour faire fortune en Afrique.
Isabelle le soigne et se fait violence pour occulter les horreurs qu'Arthur ne cesse de lui raconter et que ses chastes oreilles de " vieille fille " ne sauraient entendre s'il n'était pas condamné. Leur mère est présente, mais impitoyable, indéchiffrable, alors qu'elle est probablement l'une des clés de l'existence brisée d'Arthur.
Au bout de trente jours, il redescend à Marseille avec l'idée de repartir en Afrique retrouver la vie et le dernier amour qu'il a laissé là-bas un jeune homme dénommé Djami. Il y mourra dans des souffrances inouïes, mais croyant encore embarquer le lendemain.
Dans ce huis-clos entre un frère et une sœur qui ne peuvent pas se comprendre tant la distance entre leurs vie est disproportionnée : Arthur est athée, homosexuel, drogué, Isabelle, pieuse, vierge, travailleuse, le courant passe pourtant. Car Isabelle pressent que son frère est un génie, mais qu'en même temps il ne peut " entrer souillé dans l'histoire ". De son côté Arthur sait confusément qu'il va mourir même s'il lutte jusqu'au bout pour fuir à nouveau.
Philippe Besson s'est glissé dans le personnage d'Isabelle pour affronter Rimbaud du côté de l'intime et non du poète. Il parle à peine de sa poésie puisqu'elle même n'en savait presque rien, mais ce qu'il en dit suffit à faire revivre le génie de Rimbaud avec la grâce et la retenue, qu'on lui connaissait dans ses précédents romans.
De la même façon qu'il éclaire, en ne parlant que des six derniers mois du poète, sa vie entière faite de mystères, relevant de l'indicible, car bien décidé à comprendre Arthur Rimbaud qui le fascine depuis toujours, il a réussi par petites touches, à travers des non-dits, des hypothèses à peine esquissées, à pressentir, avancer dans la connaissance du personnage. Donner un visage humain à un mythe adoré ou détesté dans un roman ayant la grâce.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
ça m'a fait plaisir, au travers de cette lecture, de découvrir la vie d'Arthur Rimbaud. De connaître l'Homme qu'il fût.
Mais voilà tout.
Et puis j'ai regardé, à la fin du roman : pas de poème non plus, dommage.. Le dormeur du val, Le bateau ivre, autant de textes que j'aurais aimé parcourir en parallèle de ma lecture.
Déception (douce), donc, pour moi.
Pourtant, une belle critique, sur le site evene.fr
Pourtant un auteur passionné, qui sait parler de son roman avec fougue.

Morceaux choisis :
Il faut arranger nos souvenirs. Sans ça, la vie n'est pas supportable.
Libre. Le tragique de ce seul mot.
Le mutisme n'exige pas d'effort. C'est parler qui est difficile.
Les lieux sont aussi des liens. Et ils sont notre mémoire.

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dimanche 3 juillet 2011

je suis de l'Atlantique

Encore toute une série de créas dans des tons bleutés...
serait-ce l'appel de la mer ?

(un peu en vrac,
dans des styles et formes différents...)

2011_094CollierLeBruitDesVagues 

2011_082CollierLeBruitDesVagues

2011_096CollierLeBruitDesVagues

2011_090BaretteLeBruitDesVagues

créations en pâte polymère
(vous pouvez cliquer sur la photo pour voir un peu plus grand)

vendredi 1 juillet 2011

si toutes les saisons

Et si toutes les saisons
étaient bleues ?

2011_091Collier_BouclesLeBruitDesVagues

2011_093CollierLeBruitDesVagues

Bijoux en pâte polymère,
(depuis la même cane, mais d'un style très différent !)

 

DSC05665

photo été 2010

mardi 28 juin 2011

dernière lecture : Un don

de Toni Morrison

Morrison_Toni_Un_don

Présentation de l'éditeur :
L'histoire prend place à la fin du XVIIe siècle : à cette époque, les colonies d'Amérique sont à peine nées, l'esclavage des Noirs venus d'Afrique est un fait nouveau et n'est pas encore la pierre angulaire de l'économie américaine. Dans ce nouveau monde, des Européens ont bâti des propriétés isolées au milieu de régions sauvages où la maladie et la mort sont une menace de chaque instant, où tous, à l'exception des Indiens, viennent d'ailleurs. Dans une petite ferme du Maryland, vit Jacob Vaark, un fermier et négociant anglo-néerlandais marié à Rebekka. Cette jeune Anglaise est l'aînée de sa famille. Ses parents, peu soucieux de son sort ont décidé de répondre à l'annonce de Jacob qui recherchait 'une femme en bonne santé, chaste et désireuse de voyager'. Quand on propose à Jacob de prendre à son service la très jeune Florens, en compensation d'un retard de paiement, il y voit la possibilité d'alléger la peine de sa femme dont aucun enfant n'a survécu. Florens est immédiatement prise en charge par Lina, une esclave indienne dont la tribu a été décimée par une épidémie. Cette dernière dirige la maisonnée avec Rebekka, menant la vie dure à l'autre esclave du couple, Sorrow la bien nommée, unique rescapée d'un bateau attaqué par des pirates. Florens n'a jamais compris pourquoi sa mère avait cherché à se séparer d'elle.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est un texte qui a été encensé par la presse et par les critiques littéraires, et c'est vrai qu'il s'agit là d'une histoire touchante et belle (troublante et magnifique, diront certains).
Mais combien cette lecture est difficile, à mon avis. J'avais déjà abandonné un roman, en cours de lecture ("Trésor d'amour", de Philippe Solers, tout à fait dans un autre registre, on va dire...), donc celui-ci, je ne voulais pas le lâcher...
On y ressent le "grand" roman littéraire : une densité symbolique, une période-clé de l'Histoire, le thème de l'esclavage, l'art de narrations entremêlées qui s'imbriquent subtilement et nous font avancer dans le récit. Oui, un grand roman. Mais pas reposant du tout ! De la souffrance, de la lutte pour la survie, de la soumission. Tout cela évoqué avec beaucoup de poésie.
...Mais sans doute trop douloureux pour moi.

Morceaux choisis :
Nous ne façonnons jamais le monde, c'est le monde qui nous façonne.
C'est le flétrissement à l'intérieur qui rend esclave et ouvre la porte à ce qui est sauvage.
Toutes les eaux, rivière ou mer, ont des requins sous la surface.
C'est une chose de vivre dans vos propres déchets ; c'en est une autre de vivre dans ceux des autres.

Toni Morrison (prix Nobel de littérature en 1993) a été interviewée sur France-Inter pour "Un don". Ecouter les explications qu'elle donne ici permet de mieux comprendre l'univers dans lequel elle nous plonge, dans son roman.


France Inter - Toni Morrison par franceinter

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lundi 27 juin 2011

association de matières

2011_086CollierLeBruitDesVaguesV2

Collier en pâte polymère
avec un coquillage (cette fois, l'oeil de Sainte Lucie)
(une autre vue ici)

Le motif est obtenu à partir du tuto "perles circus" de Skwizz's

***
**
*

Et puis, pour que vous voyiez comment il rend, porté :2011_086CollierLeBruitDesVaguesV3_3


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samedi 25 juin 2011

l'appétit de créer

 

"Tuer les nuances,
c'est tuer la liberté,
l'appétit de créer, l'amour, le bonheur
C'est déchirer la trame étincelante de la vie
et la changer en haillon." 

(Paul Guth)

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07971

photo juin 2011

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jeudi 23 juin 2011

clapotis de soleil

2011_089CollierLeBruitDesVaguesV2des papillons,


un éclat de lumière,


comme un clapotis de soleil,


me chatouillent délicatement la peau.

 

 2011_089CollierLeBruitDesVaguesV3

Collier en pâte polymère et laine
une autre vue ici

 

2011_089CollierLeBruitDesVaguesV4Cette création est disponible en boutique.
Pour tout renseignement,
n'hésitez pas à
me contacter

mercredi 22 juin 2011

qu'est-ce qu'on va faire avec ce monde

Fragile...

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_Photo2011_DSC07055

Photo février 2011

Quand l'homme n'aura plus de place pour la nature,
peut-être la nature
n'aura-t-elle plus de place pour l'homme

Une citation de Stefan Edberg

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mardi 21 juin 2011

défilé

Ces petits modèles ont beaucoup de succès :
tout-petits, ils "tombent" bien.
Et moi, j'adore les confectionner...
chacun différent, avec son petit "caractère"...
Je vous en propose aujourd'hui un véritable défilé !

 Méandres bleues :
2011_092CollierLeBruitDesVagues

Façon paysage :
2011_083CollierLeBruitDesVagues

 

Avec "trou-trous" et or :
2011_021Collier_Le_bruit_des_vagues

Un peu aquatique (des ronds dans l'eau):
2011_081CollierLeBruitDesVagues

Graphique (et boucles)
2011_080CollierLeBruitDesVagues

Façon "bord de mer" (avec des vagues...)
2011_085CollierLeBruitDesVagues

A rayures
2011_084CollierLeBruitDesVagues

Toutes ces créations sont confectionnées en pâte polymère,
chaque modèle est unique.

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lundi 20 juin 2011

promenade en forêt

la fraîcheur d'une fontaine,
la surprise d'une orchidée sauvage,
le parfum d'une fraise des bois,
la légèreté des fleurs de mousse,

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07959_1 AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07959_2
AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07959_3 AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07959_4
AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07953

AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07953_2 AnnePoncet_Le_bruit_des_vagues_DSC07313

Photos juin 2011

(vous pouvez cliquer sur les photos, pour voir "en grand".

Pour ma part, j'aime beaucoup celle-ci (clic),
même si elle est un peu floue...
Justement, il en ressort un côté mystérieux,
avec ces couleurs sombres et contrastées,
l'eau, en arrière plan, brumeuse,
et les minuscules fleurs blanches, pour adoucir l'ambiance un peu austère...
Elles étaient tombées d'un acacia, juste au-dessus de la fontaine.

Posté par anne_p à 17:28 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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