mardi 12 février 2013

dernière lecture : Kafka sur le rivage

De Haruki Murakami

Murakami_Kafka sur le rivage

¬¬¬¬¬

Présentation de l'éditeur :
Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction œdipienne proférée par son père. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre, tandis que sur le chemin, la réalité bruisse d'un murmure envoûtant.

Mon sentiment, au sujet de ce roman :
Bienvenue dans un monde surréaliste, et qui pourtant touche au réel avec tellement de finesse...
Un premier chapitre où il m'a été difficile de m'immerger. Ce garçon, "Kafka", totalement insaisissable, complexe, ne me plaisait pas du tout ! 
...Mais voilà : la suite ! 
Un régal absolu, tant dans le rythme que dans les thèmes abordés. Une ambiance très particulière, de celles que j'avais ressenties dans les premiers romans latinos que j'ai pu découvrir passionnément. Un vrai style, où le héros n'est jamais celui que l'on croit, où les personnages ont une incroyable profondeur, où le récit est au service d'un ouverture d'esprit, dans tous les sens, mais sans jamais manquer de cohérence. Inutile, sans doute, de vous dire à quel point je suis emballée. Pour moi : un empressement et un chagrin de finir si vite ce (très long...) roman.
Envie de dire merci pour la découverte de ce nouvel univers, magnifique d'imagination et de rebondissements,  pour cet autre monde à portée de main, pour la découverte d'une autre sensibilité artistique (si différente de celle des romans occidentaux...).
Et puis ces personnages que je n'oublierai pas, je le sens, avec, à la clé, une incroyable liste de morceaux choisis, tous plus succulents les uns que les autres (philosophiques ?). J'hésitais à tous vous les retranscrire, mais j'ai peur, en ne le faisant pas, de perdre des instants précieux...
Mon chien, que j'appellerais bien aujourd'hui Nakata, et mon chat, probablement lui aussi à la frontière des mondes.
Respect.

Morceaux choisis :
"Chaque fois que je saisis un volume et l'ouvre, il s'échappe d'entre les pages un parfum du temps passé."
"Ce que fait Dieu est généralement assez incompréhensible."
"Bien des choses ne peuvent être comprises qu'avec l'éclairage du temps."
"Il y a tant de choses que j'ignore."
"On oublie vite ce dont on n'a pas besoin."
"Les gens ont besoin de s'accrocher à quelque chose pour vivre. Comme disait Goethe, (...) la création tout entière est une métaphore.
"Ce que j'imagine a peut être beaucoup d'importance en ce monde."
"Tout est question d'IMAGINATION. La responsabilité commence avec le pouvoir de l'imagination. (...) La responsabilité commence dans les rêves."
"Un sens de l'imperfection, s'il est artistique, intense, stimule ta conscience, maintient ton esprit en alerte."
"Le silence, ça s'écoute."
"Il n'y a qu'une sorte de bonheur mais le malheur prend mille formes différentes."
"L'étroitesse d'esprit et l'intolérance sont des parasites qui changent d'hôte et de forme, et continuent éternellement à prospérer."
"C'est à force de s'impliquer dans de petites choses que tout prend sens naturellement. (...) Par le simple fait de vivre, on établit un lien avec les choses qui nous entourent, quelles qu'elles soient."
"Dès que tu commences à réfléchir par toi-même, tu déranges."
"Ce qu'on nomme l'univers du surnaturel n'est autre que les ténèbres de notre propre esprit."
"Si le talent est une sorte d'énergie naturelle, il devrait trouver un moyen ou un autre de s'exprimer, non ?"
"Le visage et la silhouette de celle que tu aimes te paraissent précieux et particuliers chaque fois que tu les vois."
"Quand on ne trouve pas ce qu'on cherche, on ne s'endort pas paisiblement."
"Sa silhouette et son visage me sont chaque jour plus précieux."
"Toute perception est déja mémoire. Nous ne percevons que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir."
"Que serait la vie sans les révélations divines ?"
" Même les rencontres de hasard sont dues à des liens noués dans des vies antérieures. "
"Tout en ce monde est constamment en mouvement. La terre, le temps, les idées, l'amour, la vie, la foi, la justice, le mal. Tout est fluide, tout est transitoire. Rien ne reste éternellement au même endroit, sous la même forme."
"Dans la vie il arrive un tas de choses auxquelles on ne s'attend pas."
"Par le simple fait de vivre, on établit un lien avec les choses qui nous entourent, quelles qu'elles soient. Et le sens émerge spontanément de tout ça. Le plus important, c'est de savoir si ça se passe spontanément ou pas. Ce n'est pas une question d'intelligence, il suffit juste de regarder les choses avec ses propres yeux."
"Il y a toujours un lien ente toi et les choses auxquelles tu t'intéresses."
"Posséder un objet qui symbolise sa liberté peut rendre un homme plus heureux que la liberté elle-même."
"Je recherche une force capable d'absorber les pressions de l'extérieur et qui me permette de les supporter."
"Tout le monde a besoin d'un lieu où revenir."
"C'est une perte de temps de réfléchir quand on n'en a pas les capacités."
"C'est un lieu commun, mais les choses n'existent pas tant qu'elles ne se sont pas produites."
"Tu voudrais te transformer en corbeau vigoureux et sauvage et t'en aller à tire d'aile, voler par-dessus les montagnes, te pencher devant la fenêtre de sa chambre et la regarder, sans fin."
"C'est vraiment effrayant, le hasard."
"Quand l'imagination s'emballe, l'illusion enfle, finit par prendre une forme concrète, cessant d'être une simple illusion."
"Les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur. Et qui vous déchirent violemment le coeur en même temps."
"Nous perdons tous, sans cesse, des choses qui nous sont précieuses (...). Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi, vivre."

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dimanche 10 février 2013

petite céramique ?

Au gré de mes pérégrinations sur le net,
j'ai découvert un tuto très bien fait et dont je trouvais le résultat séduisant
(pour le découvrir vous aussi, cliquez ici).
J'ai tout de suite tenté et, avec les chutes de ma plaque,
j'ai composé cette barrette dont je trouve l'effet intéressant.
Cela ne ressort sans doute pas sur la photo, mais on croirait une petite céramique,
dont seules les fleurs ont été laquées, tandis que les volutes sont restées mat.

2013-009BarretteLeBruitDesVagues

Barrette en pâte polymère


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vendredi 8 février 2013

sourire bienveillant

Une petite synthèse de mon travail en cours s'imposant,
après moult cafouillages et franches rigolades,
Mathilde et moi sommes enfin parvenues à "produire" un petit film présentable (...quoi que).

Le but étant de vous faire encore patienter quelques temps
(avec un sourire bienveillant, j'espère !)

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mardi 5 février 2013

vous commencez à me connaître

Après la confection des tesselles et de la barrette que je vous ai montrées dans mon post précédent,
il restait un tout petit bout de pâte "à sauver".
...Et vous commencez à me connaître :
c'est celui avec lequel je me suis le plus amusée !

2013-006CollierLeBruitDesVagues

Collier en pâte polymère


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samedi 2 février 2013

aucune frontière

Certains hommes ne créent aucune frontière à leurs rêves
... Cela s'appelle la liberté

une citation de Michel Bouthot

LeBruitDesVagues_DSC01418

Je dirai donc :
- faire les choses quand j'en ai envie,
- laisser partir mon imaginaire où il veut,
- mettre mes mains au service de ce qui se passera alors,
- ne rechercher ni rectitude, ni perfection :
aucune frontière !

2013-003BarretteLeBruitDesVagues

 

Barrette en pâte polymère


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mercredi 16 janvier 2013

philosophie de vie

Le mois de janvier est, paraît-il, celui des bonnes résolutions.

Le bruit des vaguesDSC01316_Peinture

Pour ma part, je préfère m'attacher à suivre une philosophie de vie plutôt que de faire de grands projets :
m'émerveiller d'un coucher de soleil, passer du temps avec mes outils pour sortir des choses de mes mains,
partager mes idées, mes envies, mes émotions sur ces pages, regarder et aimer les gens autour de moi,
progresser dans les domaines qui me tiennent à coeur, en y mettant toute ma passion et mon énergie.
C'est tout cela qui a du sens, pour moi, et me permet de rester pleinement vivante ! 

Aujourd'hui, c'est dans ma cuisine que j'ai trouvé un petit bonheur à partager avec les miens.

à la fois délicieux et léger, ce gâteau à la carotte et à la noix de coco (sans aucune matière grasse !) était expérimental, coloré, surprenant et surtout bienvenu (avec le froid qu'il fait, un goûter autour d'un gâteau était la meilleure chose qui puisse nous arriver aujourd'hui, et puis maintenant, la maison sent si bon...) ! Voilà certainement une recette qui me resservira. Du coup, je vous la propose aussi... Préparation : 10 min - Cuisson : 30 min -  Ingrédients : 300 g de carottes - 200 g de poudre de noix de coco - 130 g de sucre en poudre - 75 g de farine - 3 oeufs - 5 cl de jus de fruit de votre choix - beurre (si vous avez besoin de beurrer votre moule) - 1 sachet de levure chimique. préchauffer le four - râper les carottes - mélanger sucre et noix de coco - ajouter la farine puis la levure puis les carottes râpées - battre les oeufs avec le jus de fruit et les ajouter au mélange précédent - bien mélanger le tout - verser la préparation dans un moule (beurré ?) - faire cuire au four à 175°C (thermostat 6) pendant 30 min.

Illustration : le "fameux" gâteau, façon nature morte, depuis une photo (un clic sur le dessin pour voir en grand).

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mardi 15 janvier 2013

univers éphémère

« Certains papillons ne vivent qu’une journée
et en général
il s’agit pour eux
du plus beau jour de leur vie... »

de Philippe Geluck

2013-002BrocheLeBruitDesVagues

broche en pâte polymère


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mardi 8 janvier 2013

les mains à la pâte

Cela faisait pas mal de temps que j'avais délaissé mon atelier.
Pour me donner bonne conscience, on va dire que j'avais d'autres choses à faire,
(mais, si l'on veut être honnête, je vous avouerai que l'envie s'était un peu envolée).

Une pause, je crois, était nécessaire.
J'espère pour mieux repartir...

Bref, me revoilà avec les mains à la pâte,
avec comme première création de l'année,
une petite broche toute simple.

2013-001BrocheLeBruitDesVagues

Broche en pâte polymère

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mardi 1 janvier 2013

dernière lecture : La vie rêvée d'Ernesto G.

de Jean-Michel Guenassia

La-vie-revee-d-ernesto-g-JMguenassia
¬¬¬¬¬

 

Présentation de l'éditeur :
« Quand Joseph repensait à Alger, la première impression qui venait à son esprit était cette lumière d’or en fusion quand il ouvrit la porte de la coursive [...]. Il se demanda s’il y avait le feu, il n’y avait aucune panique, à peine le ronronnement de la grue qui déchargeait les régimes sur le quai affairé. Il écarta lentement ses doigts pour s’accoutumer à cette incandescence, leva les yeux, aperçut un bleu de paradis originel comme il n’en avait jamais vu, ni à Prague, ni à Paris, balayé de toute impureté, chaleureux et chatoyant, un monument monochrome en suspension dont la seule fonction semblait de vous hypnotiser.
En cette fin de journée d’octobre 38, à l’âge de vingt-huit ans, il découvrit enfin le ciel et le soleil, regarda les docks en arcade montante comme une vague et, posé fièrement au-dessus, un jeu inextricable de cubes soudés par un architecte fou dévalant en cascade jusqu’aux immeubles éclatants qui défiaient la mer et comprit ce que voulait dire Alger la blanche. »
La traversée du siècle d’un héros malgré lui ! De 1910 à 2010 et de Prague à Alger en passant par Paris, la traversée du siècle de Joseph Kaplan, médecin juif praguois. De la Bohème et ses guinguettes à l’exil dans le djebel, de la peste d’Alger aux désillusions du communisme, voici la vie d’un héros malgré lui, pris dans les tourmentes de l’Histoire.
Une vie d’amours, d’amitiés et de rencontres, jusqu’à celle d’un certain Ernesto G.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Au départ, je me disais "non, non-non, vraiment pas si bien" (comprendre "pas si bien que les incorrigibles optimistes", du même auteur, que j'avais tellement aimé...)
Déception donc. Mais aussi la barre était haute. Sûr, comment faire aussi bien que ce premier roman inoubliable...
Et puis sont venus les "ah oui, mieux !",
et puis "oui-oui-oui, trop-trop excellent !". Quelle deuxième partie magistrale, terrible, magnifique.
Ouf (un coup dans les tripes). Un tas de choses sont remises à leur place. La chute du mur de Berlin prend un autre sens. Et tout cela si proche de nous dans le temps et dans l'espace ! 

J'ai été bluffée, manipulée, donc amenée bienheureuse et consentante au terme de ce très beau roman.

Morceaux choisis :
"Les bonnes résolutions sont conçues pour s'autodétruire. On ne change jamais".
"On peut classer les problèmes insolubles de la vie dans deux cercueils, ceux que l'on cache dans un coin obscur où on arrive à les oublier, ils finissent par ne plus vous embarrasser, abcès dormants peut être étouffés (peut-être pas) et ceux qui vous écorchent comme des hameçons, vous continuez à saigner sans vous en rendre compte et ce sont les pires car on s'habitue à vivre avec la souffrance".
"L'avantage des gens qui vous aiment, c'est qu'ils vous comprennent mieux que vous. Et s'ils ne vous comprennent pas vraiment, au moins ils vous aiment".
"On a tous un talon d'Achille. Même les plus forts ou ceux qui ne l'on pas encore trouvé".
"On croit avoir oublié parce qu'on n'y pense plus mais rien ne s'efface jamais des lieux de la jeunesse, ni les images, ni les couleurs."
"Comment sait-on que l'on vous aime ? Il (doit) y avoir un signe, une trace".
"On ne choisit pas ses souvenirs. On les étouffe ou on les chasse mais ils reviennent sans vous demander votre avis".
"Chacun a ses raisons de rester ou de partir".
"C'est ça l'amour, l'envahissement ?"
"Ce n'est pas l'amour qui est compliqué, c'est nous".
"On voudrait toujours rester le même mais ce n'est pas possible : la vie c'est l'évolution. L'homme que je suis aujourd'hui n'est pas celui d'il y a dix ans."
"Quand on se sépare, c'est avec l'espoir de se retrouver un jour, sinon c'est comme mourir chacun de son côté".
"La liberté ne se discute pas, elle ne se marchande pas et ne se divise pas. C'est tout ou rien".

Ah, ces romans qui me font rencontrer de beaux hommes : leurs héros, bien sûr, mais surtout leurs auteurs !
Jean-Michel Guenassia est certainement désormais un de mes chouchous...
Vous voulez aussi faire sa connaissance ?

Un libraire, aussi, qui touche de façon juste les futurs lecteurs
(j'aime beaucoup sa façon passionnée d'évoquer un roman, et celui-ci en particulier)

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dimanche 30 décembre 2012

ce qui est important

- C'est quoi l'Important ?
- L'Important, c'est d'accrocher des rires 
aux branches sèches de la vie…

- C'est quoi la Vie ?
- La Vie, c'est chercher son étoile
dans le fouillis du ciel…

- C'est quoi le Ciel ?
- Le Ciel, c'est ce qu'on ne peut voir
qu'en fermant les yeux…

- C'est quoi les Yeux ?
- Les Yeux, ce sont des forges vives
où s'embrasent les rêves…

- C'est quoi les Rêves ?
- Les Rêves…
c'est ce qui est important.

Robert Gélis

Le bruit des vagues-DSC01144

Photo fin décembre 2012
(depuis la Chartreuse, vue sur le Vercors)

***

En vous souhaitant à tous,
du fond du coeur,
une excellente année 2013 !

Posté par anne_p à 17:28 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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