dimanche 5 janvier 2014

dernière lecture : La démesure

de Céline Raphaël

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¬¬¬¬¬

Présentation de l'éditeur :
« Céline est privée de nourriture, battue des années durant, enfermée. Elle craint chaque week-end pour sa vie, travaille, travaille encore, pour briller et jouer les pianistes prodiges en gardant le secret sur l’horreur de sa vie familiale. Et autour d’elle, un silence assourdissant. Comment suspecter l’horreur de la servitude sous les atours de l’excellence ? L’exigence absolue de la perfection qui devient justification de tous les excès et de tous les abus et qui mystifie l’entourage d’autant plus facilement que cette esclave n’est pas affectée à une tâche de souillon mais à une production artistique réservée aux élites ? »

Mon sentiment au sujet de ce récit :
Mon mari me demande pourquoi je lis ce genre de choses, si cela me révolte tant. Mais parce que voilà la réalité ! La triste réalité pour quelques uns seulement, mais quelques uns quand même, ce qui est déjà beaucoup trop, et parce que oui : on doit savoir cela.

Et puis aussi, cela m'a confortée dans ma décision : me séparer de mon piano...
L'étude du piano n'aura pas été une partie de plaisir pour ma fille Morgane, mais elle a "malgré tout" rempli son engagement : aller au bout de son premier cycle. A la prof de piano, je lui disais "oui-oui, elle travaille un peu", alors qu'en réalité, les quasi-seuls moments passés devant son clavier étaient ceux qu'elle passait en sa compagnie : à l'école de musique. Si elle révisait une fois dans la semaine ses partitions, j'étais contente, mais je ne la forçais pas beaucoup. Et pour le solfège ...c'était pire ! Pourtant, elle a progressé, mais le piano, à la maison, n'a pas souvent été ouvert (et d'ailleurs plus une fois depuis qu'elle a arrêté, c'est à dire voilà maintenant 5 ans !).
Aucune culpabilité de part et d'autre : c'était un loisir, avec un objectif qu'elle avait à atteindre quand bon lui semblerait. Contrat rempli : elle est vite passée à autre chose...

C'est drôle... on croit toujours que chez les autres, les choses se passent de la même façon que chez soi.
Et bien, il faut croire que non !

***

"J'espère que ce livre aura fait comprendre que le mal n'est pas toujours criant ou manifeste pour des regards étrangers ; Souvent les bourreaux paraissent respectables et les victimes se taisent ; à présent ,vous saurez mieux entendre la petite voix qui appelle au secours , la petite musique de la souffrance cachée "
C'est une des phrases du livre autobiographique de Céline Raphael ...qui le résume très bien.

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jeudi 2 janvier 2014

la pêche à la palourde

Ce que j'aime, lorsqu'on part à la pêche à la palourde,
c'est d'en trouver !
;)

et puis qu'un petit rayon de soleil vienne me réchauffer,
en même temps que j'entends le bruit de vagues aller et venir,
doucement, l'air de rien,
mais l'air iodé quand même...

J'aime bien aussi quand Cécile est là :
elle connaît les bons coins,
et elle part toujours à la pêche avec un sourire jusqu'aux oreilles !
(ceci dit, vu les lieux qu'elle fréquente alors, cela n'a rien d'étonnant...)

2013-101BrocheLeBruitDesVagues2013-112BagueLeBruitDesVagues

2013-103CollierLeBruitDesVagues

2013-102BouclesLeBruitDesVagues

 

Créations en pâte polymère

***

"La vie s'apparente à la mer.
Il y a le bruit des vagues, quand elles s'abattent sur la plage,
et puis le silence d'après, quand elles se retirent.
Deux mouvements qui se croisent et s'entrecoupent sans discontinuer.
L'un est rapide, violent, l'autre est lent. (...)
C'est ça la vie...
C'est le mouvement, c'est le rythme,
le fracas parfois, durant la tempête,
et le doux clapotis quand tout est calme.
Mais le clapotis quand même.
Un bord de mer n'est jamais silencieux, jamais.
La vie non plus,
ni la vôtre, ni la mienne."

***

Cecile a la peche tregastel

Très bon anniversaire à toi, Cécile,
la meilleure "pêcheuse" de palourdes que je connaisse !
;)

mercredi 1 janvier 2014

une vague qui court sur la plage

Je veux rester là.
Je veux être un château dans le sable.
Je veux être le sable.
Les mouettes.
La mer.
Les vagues.
Je veux être une vague qui court sur la plage.
Ou alors la plage,
et attendre la délicatesse des vagues
qui viennent me caresser doucement.

Agnès Ledig,
dans "Juste avant le bonheur"

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Je vous souhaite à tous une excellente année 2014 !

Amour, paix, joie,
courage, action, intuition,
santé, persévérance, gratitude,
créativité, bonheur.

Ne choisissez pas :
prenez tout, en vrac !

:)

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mardi 31 décembre 2013

dernière lecture : juste avant le bonheur

d'Agnès Ledig

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¬¬¬¬¬

Présentation de l'éditeur :
Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l'attention d'un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire.
Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l'attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, c'est le tragique accident de voiture et Lulu meurt après un long coma. Une chaîne de soutien, d'affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance. La force des épreuves surmontées, l'espoir d'un nouvel amour, ainsi qu'une bonne dose d'intelligence et d'humour peuvent réussir ce miracle.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
J'ai vraiment apprécié ce roman, très vite lu, dévoré même..., à un moment où j'avais besoin d'une lecture fluide. Ce qui ne signifie pas paisible, loin de là ! 
J'ai rapidement pensé au génie d'écriture d'Anna Gavalda, auquel on se rapproche ici, et qui a le don de nous rendre les personnages de ses romans attachants, proches même. Vivants. 
Avec en prime ici le plaisir de voir évoquée la splendeur de la Bretagne. 
Enormément d'émotions aussi : de la joie, des rires, puis des larmes avec un retournement de situation auquel on n'est pas prêt, auquel on ne sera jamais prêt.
Une belle leçon de vie...
Si vous êtes en panne d'inspiration pour votre prochaine lecture, courez vous procurer ce roman d'Agnès Ledig, qui est un vrai cadeau.

Morceaux choisis :
"Le désespoir et la tristesse n'ont jamais aidé personne à combattre les épreuves".
"La vie s'apparente à la mer. Il y a le bruit des vagues, quand elles s'abattent sur la plage, et puis le silence d'après, quand elles se retirent. Deux mouvements qui se croisent et s'entrecoupent sans discontinuer. L'un est rapide, violent, l'autre est lent. (...) C'est ça la vie... C'est le mouvement, c'est le rythme, le fracas parfois, durant la tempête, et le doux clapotis quand tout est calme. Mais le clapotis quand même. Un bord de mer n'est jamais silencieux, jamais. La vie non plus, ni la vôtre, ni la mienne."
"L'intimité des gens n'est pas inscrite sur leur visage".
"Rien ne sert de s'opposer, le destin trace le chemin. On le suit pas à pas. Mais si on ne marche pas dans ses pas, on finit par se perdre".
"Ainsi va la vie, elle se nourrit d'impermanence, et c'est l'impermanence qui fait que la vie est vie".
"Ce n'est pas la vie qui est belle, c'est nous qui la voyons belle ou moins belle".
"Le silence a cette vertu de laisser parler le regard, miroir de l'âme. On entend mieux les profondeurs quand on se tait".
"Oui, si vous perdez une jambe, ça se voit, les gens sont conciliants. Et encore, pas tous Mais quand c'est un morceau de votre coeur qui est arraché, ça ne se voit pas de l'extérieur".
"Toutes les plaies cicatrisent, plus ou moins vite, plus ou moins bien, mais la peau se referme. On garde une trace, mais la vie est plus forte".
"L'apprivoisement se fait toujours à double sens".
"On ne se trompe jamais quand on aime".
"Un médecin doit aller bien. Un médecin ne flanche pas. Un médecin, c'est un socle sur lequel s'agrippent les patients fragile. Il se doit d'être solide comme un roc".
"L'évidence n'a pas besoin de beaucoup de temps pour sauter aux yeux. C'est généralement instantané".
"Le bonheur va vers ceux qui savent rire". 
"Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle".

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lundi 30 décembre 2013

oser...

 

« Oser vivre furieusement le calme
et vivre doucement ses envies. »

Régis Carlo

 

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Créations en pâte polymère

Pour la technique utilisée, je ne saurais pas trop dire...
Disons que je suis partie d'un transfert, et que j'ai laissé faire les choses !

 

Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en b
outique vous plaît ? 
N'hésitez pas à 
me contacter
 

Tous les modèles sont encore disponibles !


dimanche 29 décembre 2013

la vie est belle

 

Ce n'est pas la vie qui est belle,
c'est nous qui la voyons belle
ou moins belle.

Agnès Ledig, dans "Juste avant le bonheur"

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Photos hivers 2012 et 2013

***

En cette fin d'année
je vous souhaite à tous d'excellentes moments,
paisibles et doux,
comme cette magnifique nature qui nous entoure et que j'aime tant. 

***

J'en profite aussi pour vous remercier
pour tous vos gentils mots égrainés sur mon blog au fil des jours,
pour votre présence parfois silencieuse, mais je le sais fidèle
qui à mes yeux n'est pas juste virtuelle,
et m'apporte beaucoup au quotidien.

Me donne envie de progresser.

Merci...

 

 

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vendredi 27 décembre 2013

dernière lecture : Le Montespan

de Jean Teulé

lemontespan

1,5 etoile

Présentation de l'éditeur :
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…
Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C
ôté écriture, je ne sais trop que dire. C'est un roman qui se lit (très !) facilement, Jean Teulé semblant être un véritable maître conteur, avec des scènes un brin paillardes, parfois absurdes, mais d'époque, semble-t-il (?). Souvent des moments loufoques, avec malgré tout un vrai plaisir de découvrir le côté sombre des courtisans corrompus, sales, débauchés. 
Côté historique, j'ai vraiment apprécié ! En me disant surtout que je suis décidément ravie de vivre à mon époque... 
Quant aux valeurs morales, ça n'avait pas l'air d'être la panacée au temps de Louis XIV (surtout à la cour du roi...). Tout ceci m'aura le plus souvent portée à sourire... Pourtant, ici, aucun passage n'a su m'émouvoir, vous n'aurez donc pas de "morceau choisi".

 

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mardi 24 décembre 2013

les pierres du chemin

« On peut aussi bâtir quelque chose de beau 
avec les pierres du chemin »

Goethe

***

C'était bien tristounet, au départ...
uniformément gris anthracite.

Parce que, pour tout vous dire,
j'ai utilisé là les restes des restes des restes de pâte-toute-sèche,
que j'ai malaxés ensemble,
histoire de voir si je pouvais encore en faire quelque chose,
et puis des paillettes ni rouges - ni roses
que j'ai failli jeter vingt fois.

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Créations en pâte polymère

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dimanche 22 décembre 2013

c'était pas fait exprès...

 

 

C'était pas fait exprès...
pourtant les couleurs sont bien les mêmes !

Il y a des moments, comme ça,
où les couleurs, les choses se synchronisent, tout naturellement.

Comme dans la vie 

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Photo décembre 2013

 

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samedi 21 décembre 2013

dernière lecture : La couleur pourpre

d'Alice Walker

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Présentation de l'éditeur :
Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire. Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre.
C'est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'un mari cruel qui lui cache toutes ces lettres venues d'Afrique - où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon dieu, qui, lui, sait tout... Pourquoi, entre elles, cette correspondance déchirante et sans fin, obstinée, presque immatérielle ?

Mon sentiment au sujet de ce roman :
"Et alors ? S'il (le bon Dieu) ouvrait ses oreilles toutes grandes pour écouter les femmes noires, le monde ça serait quand même autre chose, c'est moi que j'te l' dis" !
Elle parle mal, les hommes la font souffrir,  la vie la malmène mais en même temps la porte et la fait avancer. Pourtant, jamais elle ne perd espoir. Battue, humiliée, maltraitée, Célie supporte tout en silence, avec dans son cœur ces lettres adressées au bon dieu, et l'espoir insensé de revoir un jour sa sœur Nettie. Le tout sur un ton qui reste malgré tout enjoué, critique, intelligent.
C'est vraiment un très beau roman, écrit sous forme de lettres adressées au bon dieu, où la condition de la femme noire, au début du 20e siècle est crûment et durement décrite. 

Morceaux choisis :
"Shug a raison quand elle dit qu'il faut d'abord chasser l'homme de devant son oeil, pour y voir plus clair. 
L'homme il se met partout et il pourrit tout. Il est sur ta boîte de céréales, dans ta tête, sur toutes les radios Il veut te faire croire qu'y a que lui partout. Et quand tu le crois, alors tu penses que Dieu c'est lui. Mais c'est pas vrai Donc quand t'as envie de prier et que l'homme se met devant toi comme si c'était pour lui, envoie le balader. Pense aux petites fleurs, au vent, au l'eau, à un gros caillou. Mais c'est pas facile, laisse-moi te l'dire. ça fait si longtemps qu'il est là, il veut pas bouger. Et il menace le monde avec les éclairs, les inondations,les tremblements de terre."
"Tu sais, la méchanceté ça vous tue un homme"
"Tout le monde apprend quelque chose de la vie."

En 1985, Steven Spielberg a imaginé un film à partir de ce récit :

 

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