mardi 27 mai 2008
Dernière lecture
Chagrin d'école
de Daniel Pennac
Résumé :
«
Chagrin d'école », dans la lignée de « Comme un roman », aborde la
question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du
mauvais élève. Daniel Pennac, ancien cancre lui-même, étudie cette
figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en
lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur. Le livre mêle
les souvenirs autobiographiques et les réflexions sur la pédagogie, sur
les dysfonctionnements de l'institution scolaire, sur le rôle des
parents et de la famille, sur le jeunisme dévastateur, sur le rôle de
la télévision et des modes de communication modernes, sur la soif de
savoir et d'apprendre qui, contrairement aux idées reçues, anime les
jeunes d'aujourd'hui comme ceux d'hier.
Citations :
« Le jeu est la respiration de l'effort l'autre
battement du coeur, il ne nuit pas au sérieux de l'apprentissage, il en
est le contrepoint ».
« Si je devais apprendre une leçon sur le Jura (...) : Jura, me disais-je, Jura ? Jura... Jura, jura, jus, rat, jus, ra, ju ra ju ra jurajurajura, jusqu'à ce que le mot devienne une masse sonore indéfinie, sans le plus petit reliquat de sens, un bruit pâteaux d'ivrogne dans une cervelle sopongieuse... C'est ainsi que l'on s'endort sur une leçon de géographie ».
Mon sentiment au sujet de ce livre :
Il faut
préciser que Daniel Pennac est un auteur que j'affectionne
particulièrement. Passer de cancre à (excellent) professeur de français
avec une telle aisance ne doit tout de même pas être à la portée tout
le monde...
Mais de bons profs de français, au collège, qui savent
donner envie de lire aux enfants, qui leur font la lecture en classe,
et les font progresser en orthographe en les faisant se tordre de rire,
il y en a ! Mes filles rentrent souvent le soir du collège, pressées de
nous raconter les dernières frasques de leur professeur de français,
qui vont de la prestation théâtrale aux mimes grostesques, de la joute
verbale, aux exercices presque ludiques de la grammaire. Il sait leur
donner le goût de la langue, un peu à l'image de ce que j'ai pu
découvrir de ce professeur "Pennacchioni". Je pense que c'est une
chance d'avoir affaire à ce genre de personnages passionnés,
professionnels, mais certainement aussi joueurs et respectueux de
l'enfant qu'ils ont en face d'eux...
lundi 28 avril 2008
Dernière lecture
Une question d'honneur
de Donna Leon
Résumé du roman :
Le
commissaire Brunetti reçoit un jour la visite de Claudia Leonardo, une
étudiante élève de sa femme. La requête de la jeune fille l'intrigue :
elle veut savoir si son grand-père, qui a commis un crime pendant la
Seconde Guerre mondiale, peut être réhabilité après sa mort. Mais elle
reste très évasive quant à la nature de ce crime. Brunetti mène
l'enquête et apprend qu'il pourrait bien s'agir d'un trafic d'oeuvres
d'art. Lorsque Claudia est retrouvée poignardée dans son appartement,
les choses se compliquent. Tandis que certains secrets du passé refont
surface. Brunetti doit déjouer les faux-semblants d'une affaire où
l'honneur de plusieurs personnes est en jeu. A Venise, les masques
dissimulent parfois d'inquiétants visages.
Juste une petite citation... :
« Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? »
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Je
connaissais déjà le commissaire Brunetti, pour avoir lu quelques unes
de ses aventures qui, toutes, se déroulent à Venise. Par hasard, je
suis tombée sur ce roman-ci, justement alors que nous préparions nos
valises pour ...Venise ! Cela m'a paru une évidence de me replonger
dans les aventures policières, toujours aussi finement écrites, d'un
commissaire bougon mais attachant, qui nous fait voir tous les visages
de cette ville mythique... J'aime.
jeudi 17 avril 2008
Dernière lecture
L'heure bleue
de Nathalie Kuperman
Résumé :
"L'heure bleue", c'est le
nom du parfum de la mère de Mary. Mais ce parfum n'embaume plus la
maison et pour cause : la mère de Mary est morte depuis trois ans déjà.
Et ce qui devait arriver arrive... Un jour une autre odeur de parfum
plane dans la maison, puis un foulard sur le fauteuil du canapé, enfin
un coup de fil et son père qui se réfugie dans une autre pièce pour y
répondre. L'heure d'Anne Sophie a sonné... Et le temps pour le père de
Mary de refaire sa vie, le temps pour Mary d'accepter cette nouvelle
blessure, aussi douloureuse soit elle. Le temps de comprendre
qu'accepter une autre femme n'est pas forcément trahir sa mère, le
temps d'accepter enfin la nécessité pour son père de continuer sa vie
avec une compagne.
Mon sentiment au sujet de ce roman
Très
court, super facile à lire (c'est un livre destiné ...à un public de 12 ans et plus ! J'aurais bien aimé que ma fille, 14 ans, le
lise aussi), traitant pourtant du délicat sujet du
deuil et de la difficulté, pour un enfant, d'accepter "l'autre". C'est
à la fois émouvant et plein d'humour. Vraiment une belle lecture.
dimanche 13 avril 2008
Dernière lecture
Résumé :
"Tout a commencé le soir de sa mort. Elle a attendu le dernier instant
pour me révéler son secret et me confier une mission : la venger. J'ai
accepté car l'on ne refuse rien à une mère mourante. Et j'ai plongé dans
un passé effroyable" .... Une enfance, une adolescence à huis clos dans l'ombre étouffante d'une mère rescapée
de la déportation et qui ressasse inlassablement ses souvenirs : la
dénonciation, l'horreur des camps de concentration, la disparition de
son époux...
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Heu... Là comme ça, tout de suite ?... Mais
où est donc passé le grand Cauvin que j'ai rencontré dans "Laura
Brahms", "Madame la présidente" ou, mieux encore dans " Hautepierre "? Evidemment,
que ce roman-ci est bien écrit, évidemment, que l'histoire est
troublante, et bien sûr, Patrick Cauvin reste mon
auteur-français-fétiche-préféré (je l'adore, je viens d'ailleurs
d'acheter son tout dernier : "La maison de l'été", après avoir lu d'une
traite "Belange", "Le silence de Clara". J'en ai repéré un de lui à la
médiathèque que je n'ai pas encore lu, est-ce possible ?...), mais là,
je suis un tantinet pas complètement emballée, voire même un peu déçue.
Peut-être suis-je comme les enfants : j'idéalise la première rencontre
(les 4 suivantes aussi, d'ailleurs...)
Enfin
cette réflexion concerne seulement toute la première partie du roman, parce
que lorsqu'on atteint la fin de la seconde partie... (enfin la fin du roman, quoi...) alors, là, oui, ça décoiffe
! Vous pouvez vous lancer dans cette lecture, et surtout la lire
jusqu'au bout : l'histoire reste, envers et contre tout, très bien
ficelée, rebondissante et est contée, comme toujours, avec justesse.
Une petite citation de l'auteur qui me plaît particulièrement :
« Il y a la vie qu'on rêve et la vie qu'on vit, c'est la première qui est la vraie.»
mardi 1 avril 2008
Dernière lecture
Résumé :
Quand
Harry Ricks se retrouve dans une chambre de bonne du Xe arrondissement
de Paris, lui qui quelques mois auparavant était encore professeur
d'université et père de famille tranquille aux Etats-Unis, il croit
avoir touché le fond. Mais voici que la mystérieuse et sensuelle Margit
vient bouleverser sa vie. D'où vient Margit ? Comment gagne-t-elle sa
vie ? Dépourvu de réponses, il se laisse envoûter. Jusqu'à ce que
d'étranges coïncidences viennent perturber son quotidien...
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Mes
amies m'avaient dit : "lis ça, tu vas voir, c'est génial...". Ben
non... ! le héros est un râté, avec une vie de râté, et le récit
traine, et traine encore... Quant à la fin, sûr, elle est
déstabilisante. Mais ça n'est pas du tout le style d'histoires que
j'aime. C'est brutal, noir.
Si vous hésitiez à vous plonger dans cette lecture, je vous encourage ...à investir dans un autre roman !
lundi 10 mars 2008
Dernière lecture
Le bal
Irène Némirovsky
(Hachette, 2005, 125 pages)
Résumé
1928, les Kampf
sont devenus riches, à la faveur de boursicotages. La mère, Rosine,
rêve de faire partie de la haute société, le père suit, personnage
effacé ayant épousé la secrétaire du patron chez qui il était petit
employé. Antoinette, 14 ans, étouffe sous le manque d'affection de sa
mère, ses remontrances permanentes. On décide de donner un grand bal,
d'en mettre plein les yeux, à la façon "nouveaux riches". Antoinette
est de corvée d'invitation, avec sa belle écriture, profitant ainsi du
bavardage de ses parents. Seulement voilà, elle n'aura pas le droit de
participer à ce bal, Rosine ne pouvant supporter d'afficher une fille
déjà si grande, une rivale potentielle. Alors Antoinette se vengera,
sans préméditation, d'une façon glaçante...
120 pages pures
comme un diamant, une plongée parfaite dans la tête d'une jeune fille
rejetée, une claque incroyable pour l'époque. Irène Némirovsky écrit
ici un soufflet terrible pour sa mère, petit roman écrit d'un jet entre
deux chapitres d'un autre, largement puisé dans sa propre vie...
Commentaires :
Ce texte, écrit avec humour,
se moque des classes bourgeoises et décrit à merveille les tourments de
l'adolescence. Antoinette, jeune fille de 14 ans, a le coeur plein de
rage et elle se venge de sa mère d’une façon éclatante, mais aussi
cruelle et déraisonnée…
« Le bal", tableau moqueur de ces nouveaux riches de l’entre-deux-guerres, se lit en un rien de temps…
lundi 25 février 2008
C'est son côté "nature"
qui m'a tout de suite attirée...
Elizart crée de très beaux bijoux ethniques
Comment dès lors
résister à son livre
qui nous donne quelques explications
sur son "tour de main" ?
Je ne peux que vous encourager 
à vous le procurer :
il est magnifique.
mercredi 16 janvier 2008
Dernière lecture
L'abyssin
de Jean-Christophe Rufin
Résumé :
Sous
Louis XIV, Jean-Baptiste Poncet (personnage qui aurait réellement
existé !), apothicaire et aventurier est envoyé en ambassade en
Abyssinie pour soigner le Negus (Empereur d’Ethiopie, un territoire qui
suscite la convoitise de nombreux pays). On suit les aventures de
Poncet, bien décidé à réussir pour pouvoir épouser la fille du Consul
du Caire.
Mon sentiment :
Voici
un écrit tout à fait dans le style « romanesque échevelé ». On se
demande d’ailleurs parfois où s’arrêteront les (més)aventeures des
héros de ce rocambolesque et passonnant roman d'aventures
L’on
assiste, entre autres, à une première rencontre entre des civilisations
différentes, des mondes antagonistes, à «cet instant de la découverte
qui contient en germe toutes les passions et tous les malentendus à
naître», à la naissance d’un amour passionné, à des intrigues
politiques et autres manigances. Tout cela ne prenant un terme qu’à la
fin du roman, qui sait très bien tenir son lecteur en haleine.
Au sujet de l'auteur :
Jean-Christophe
Rufin, né à Bourges en France le 28 juin 1952 est docteur en médecin et
romancier. Il a également fait Sciences Po. Au début des années 1970,
il se rend "incognito" en Ethiopie, pays alors ravagé par la guerre, et
rejoint les bataillons humanitaires. Ancien vice-président de "Médecins
sans frontières" et d'ailleurs pionnier des mouvements "sans
frontières", directeur de l'ONG "Action internationale contre la faim",
il a mené de nombreuses missions en Afrique et en Amérique Latine. Il a
obtenu le Prix Interallié pour son roman Les causes perdues en 1999 et
le Prix Goncourt en 2001 pour Rouge-Brésil.
mercredi 5 décembre 2007
Je me demande
si ceci est bien raisonnable...

Je ne sais pas si j'ose vous le dire :
voilà la pile de livres qui m'attend sur ma table de nuit...
Heu... les copines, pas d'inquiétudes,
je sais lequel est à qui...
jeudi 4 octobre 2007
Dernière lecture
Résumé
Mariée à seize ans,
Rachel a découvert Nathan le jour même de ses noces. Depuis, elle
s'émerveille chaque jour de leur amour, en écoutant grandir en elle
l'inquiétude : en dix ans, aucun enfant n'est venu consacrer leur
union. Selon la loi hassadique, Nathan est en droit de répudier sa
femme, qu'elle soit ou non en cause...
Citation
« Je ne pense pas que Dieu soit un surhomme, c’est autre chose »
Mon sentiment
Un très beau roman, où l’on
sent que la place de la femme dans la société (ici un milieu
extrêmiste) n’est pas toujours la plus facile. Le texte est magnifique et triste et la société dans laquelle vit cette femme incompréhensible. Il
semble que l’auteur fasse de ce thème (la place de la femme dans la
société) l’un des points-phares de ses écrits. Elle dit d’ailleurs que
« Pour libérer la femme, il ne faut pas essayer de copier l’homme ni de
le voir comme un adversaire. Libérons la femme par sa féminité, sinon
l’homme restera le grand gagnant du féminisme… »
Voilà encore un auteur dont je lirai d’autres romans !



















