Le bruit des vagues

Sur une base de présentation de mes créations artisanales en pâte polymère, perles de rocailles, et divers matériaux de récupération ou naturels, je vous "parle" aussi de mes dernières lectures, de mon amour pour la nature, par le biais de montages photos

lundi 29 juin 2009

Dernière lecture

Les déferlantes
Gallay_Claudie_Les_d_ferlantes
de Claudie Gallay

Résumé :
La narratrice a souffert, son mari est mort, de maladie, et elle ne s'en remet pas. Elle était prof de biologie à l'université d'Avignon. Elle est venue s'installer à La Hague, dans le Cotentin, elle est employée par le centre ornithologique, et sillonne la lande à longueur de journée.
Un jour, Lambert arrive. Nan, une figure du village, le prend pour un certain Michel. Qui est Michel, qui est Lambert ? Commence une terrible quête : Lambert veut la vérité sur la disparition de son frère Paul, il ne croit pas réellement qu'il soit mort dans un naufrage avec ses parents. Une terrible chasse aux secrets débute, sur fond de terre sans pitié "On parlait de La Hague, de la lande, de cette terre rude et forte devant laquelle les hommes ne pouvaient que s'incliner."

Mon sentiment au sujet de ce roman.
Voilà je crois le meilleur roman que j’ai ouvert depuis des mois ! L’ambiance m’a immédiatement replongée dans " L’herbe d’or ", de Pierre Jakez-Helias, roman que j’avais tellement adoré…
De la douleur hurlée dans le silence, de la douceur puissamment boulversante, une mer qui emporte hommes, bateaux, sentiments, des paysages aussi rugueux que le sont les hommes, ici.
Un livre que l’on ne referme qu’à regret, mais uniquement parce que les yeux ne tiennent plus ouverts…
Et un seul désir : le relire, certainement, plus tard…

Quelques passages, que j’ai particulièrement aimés (mais en vérité, ce qu’il faudrait, c’est que je vous en fasse une lecture complète, de ce roman !) :
" Il y a eu ces quelques secondes fragiles où on aurait pu partir aussi, chacun de notre côté, on se serait croisés. Deux être inexistants l’un pour l’autre, c’est ce que nous aurions été ".
" On va quand même pas tuer le bonheur, hein, Max ? "
" On a sauté sur la plage (…). C’était un monde mouvant, plus vraiment le monde de l’eau mais pas celui de la terre. Un entre-deux. "
" Il y a toujours mille raisons pour s’enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile ".
" Il avait dans son regard un mélange de tendresse et de douleur, une lumière propre à ceux qui vivent la vie avec infiniment plus d’acuité que les autres ".
" Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérités. Les choses dites en décalé, celles dites seulement en partie et celles qui ne le seront jamais. Toutes les teintes du contre-jour ".
" Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux".
"Quand on ne se questionne plus, on meurt ".
" Vous savez, les sentiments amoureux… Qu’est-ce qui fait que l’on s’éprend, comme ça, au premier regard, sans jamais s’être vus avant ? Il y a des rencontres qui se font et d’autres, toutes les autres, qui nous échappent, nous sommes tellement inattentifs. Parfois, nous croisons quelqu’un, il suffit de quelques mots échangés, et nous savons que nous avons à vivre quelque chose d’essentiel ensemble. Mais il suffit d’un rien pour que ces choses-là ne se passent pas et que chacun poursuive sa route de son côté ".
" Les mots sont l’invention sentence des hommes ".
" La nature n’a pas d’état d’âme. C’est une grande différence entre elle et nous ".

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jeudi 25 juin 2009

Dernière lecture

La nostalgie de l'ange
Sebold_Alice_La_nostalgie_de_l_ange
Alice Sebold

Résumé :
Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l'âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. La plupart des jeunes filles disparues dans les années 1970 dont les journaux publiaient la photo me ressemblaient : de race blanche, le cheveu châtain terne. C'était avant que les avis de recherche d'enfants de toute race et de tout sexe n'ornent les cartons de lait ou les quotidiens. C'était encore à l'époque où les gens croyaient que ces choses-là n'existaient pas.
Dans l'album souvenir du lycée, j'avais cité Juan Ramon Jiménez, un poète espagnol que ma soeur aimait : "Si l'on vous donne du papier avec des lignes, écrivez du côté où il n'y en a pas. " J'avais choisi cette citation, à la fois parce qu'elle exprimait mon mépris pour tout environnement structuré, du genre salle de classe, et aussi parce que j'imaginais me voir ainsi conférer une aura littéraire, puisque ce n'était pas la citation débile d'un groupe de rock quelconque. J'étais membre du club d'échecs et du club de chimie, et je brûlais tout ce que j'essayais de faire cuire dans la classe d'arts ménagers de Mrs Delminico. Mon prof préféré était celui de sciences naturelles, Mr Botte, qui aimait faire danser les grenouilles et les écrevisses à disséquer dans leur bocal parafiné, comme pour leur rendre vie.
Ce n'est pas Mr Botte qui m'a tuée, au fait. Et ne vous imaginez pas que tous ceux que vous allez croiser ici sont suspects. C'est bien ça le problème. On n'est jamais sûr de rien. "

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Je ne sais pas trop ce qui m’a poussée à choisir ce roman, pas vraiment dans le style de ce qui m'attire habituellement. Sans doute la 4ème de couv’, qui regroupait l’avis de plusieurs " grands " de la littérature (...dont Yann Queffelec), et qui avaient tous adoré ? Alors j’ai tenté.
Et bien m’en a pris. Contrairement à ce que j’avais pu penser, ce livre parle surtout, à travers le regard de l’enfant, de la vie : évidemment, la souffrance, le deuil, mais par dessus tout cette capacité à vivre malgré tout, et l’espoir. L’ensemble raconté sans violence outrancière ni sentimentalisme. Je me suis aussi surprise à partager la douleur des proches de Susie, et à haïr son meurtrier...
Juste le premier chapitre, le plus éprouvant, mais indispensable, sans doute...
et la fin qui m’a beaucoup déçue, interminable et plutôt abracadabrante, Quel dommage...

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mardi 16 juin 2009

Dernière lecture

Clara et la pénombre
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de José Carlos Somoza

Résumé :
Dans ce futur dangereusement proche, la représentation des corps ne fait plus recette au sein du marché de l'art, qui cote désormais des toiles humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes.
Clara est modèle. Elle rêve d'être peinte par le dieu de l'art hyperdramatique : Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des bords d'Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une œuvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui officie suivant des rites affreusement artistiques.
À la manière de Rembrandt, Jose Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs : les déviances de l'art font écho aux dérives de nos sociétés et conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l'aune de la valeur du vivant.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Ouf ! Je suis enfin venue à bout de ce roman très perturbant, long à lire, mais que je n’ai jamais pu laisser tomber : j’aurais eu le sentiment d’abandonner l’héroïne à son incroyable sort, l’impression de ne pas regarder en face vers où l’art extrême peut dériver. J’aurais eu un véritable sentiment d’échec.
Une trame criminelle bien ficelée (pour peu que l’on ait le courage d’aller jusqu’au bout…) pour aborder les vraies questions : l’art peut-il tout se permettre, quelle valeur a un corps humain, et jusqu’où peut-on le soumettre.
Un roman qui frappe fort, que l’on trouve évidemment excessif, complètement délirant ! …Ah oui ???
Mais alors, comment ne pas faire le lien avec la réalité du monde artistique contemporain, où des scènes de science fiction sordides rejoignent le réel, par exemple avec cette terrible exposition « Our body » qui, heureusement, aura été sensurée en France.

Quelques passages qui m'ont plu :
Si tu te laisses vaincre dans les petites choses, tu perdras immédiatement dans les grandes.
Personne n'est coupable, nos rares fautes sont largement payées dans cette vie, il n'y a plus d'enfer. L'existence d'un ciel était une question de foi, mais l'enfer n'admettait pas de discussion possible. Personne ne pouvait être athée vis à vis de l'enfer, parce que l'enfer existait, il était là.
Le beau n'est que le commencement du terrible.

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lundi 8 juin 2009

Dernière lecture

Moi, Dora Maar
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Nicole Avril

La présentation du roman par l'éditeur :
On m'appelle Dora Maar. Auprès de mes amis, Georges Bataille, Paul Eluard, Man Ray, Brassaï, j'étais une photographe d'un certain renom. J'ai rencontré un homme. Il était le génie. Il était la vie. Il était la déchirure. Il m'a demandé de le suivre sans me retourner, et, si je me retourne aujourd'hui vers ce qui fut notre amour, c'est que cet homme-là vient de mourir. Il s'appelaït Pablo Picasso.
Ce fut un amour fou. Quand l'amour se retira, il ne resta que la folie. Picasso m'a dessinée avec une tendresse de dentellière et il m'a peinte dans tous mes états. Il a fait pleurer le siècle par mes yeux. Il m'a jetée dans Guernica. Il m'a amenée à tirer la langue devant toutes les horreurs de la guerre. Il m'a donné la beauté immortelle des icônes de nos musées. Il m'a apporté et le plaisir et la catastrophe. On prétend m'avoir entendue affirmer qu'il n'y avait plus que Dieu après Picasso. Je ne me souviens pas de l'avoir dit, mais je n'ai jamais cessé de le penser.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Dora Maar ne nous avait pas laissé de journal sur sa vie, et NIcole Avril y remédie avec une plume toujours aussi incisive, en donnant chair à la passion tragique de la compagne du Maître. Ce roman est bouleversant car la vie, l'oeuvre toute entière de Picasso est bouleversante. Il nous plonge au coeur d'un monde, d'une guerre, d'une passion amoureuse qui ne nous laissent pas indifférent, au contraire !
Il donne envie de mieux connaître l'oeuvre et l'époque.
Il est une porte ouverte.

Quelques passages qui m'ont interpellée :
Je crois au premier instant, à la première ligne, à la première note.
Dans mes rêves, tu es plus vivant depuis que tu es mort
Il m'arrive d'avoir envie de le toucher. On ne s'attendrait pas que ce lutteur halluciné ait la peau si douce. Le travail, par vagues successives et incessantes, a poli son corps sans l'user. On dirait un beau galet dont toutes les arêtes auraient été émoussées. Il ne reste que cette surface lisse et chaude qui appelle les caresses.
La femme qui pleure de Picasso n'est pas celle que vous croyez. La dynamite de la douleur a beau faire exploser son visage, elle est en vérité une femme qui aime, qui jouit et qui crée.
La mer, même la mer ne me manque plus. Comment ai-je pu être si agitée ? Aujourd'hui, l'immobilité me convient. Je me demande parfois si je ne vais pas oublier de respirer.
Il viendra, un jour, me chercher en enfer. C'est le genre de voyage que l'on oublie pas. (au sujet de Jacques Lacan)
Mourir de ne pas mourir, ultime volupté, nadir de la souffrance. La hache au bord de la blessure, écrivait Eluard :
(Je suis vivant sans vivre en moi
et si puissant est mon désir
que je meurs de ne pas mourir.)

Le portrait de Dora, par Picasso.
Il y en a bien d'autres, mais celui-ci est celui que je préfère.

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samedi 23 mai 2009

Dernière lecture

Manuella
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de Philippe Labro

Résumé :
Je n'écris que cela, des banalités.
En fait, je suis nulle. Toutes mes amies me disent que je suis géniale et belle et sympa et positive, et mes parents disent la même chose et tout le monde me croit formidablement sûre de moi, si seulement ils savaient à quel point je me trouve nulle. J'ai tout faux. Je suis encore vierge, 9/10 (ou plutôt 10/10) de mes amies ne le sont plus depuis longtemps, elles ont toutes plus ou moins un garçon dans leur vie, et moi rien.
Plaignez, plaignez la pauvre petite poule sans amour, la gentille fille de bon aloi qui ignore ce que l'amour physique veut dire, le bébé à l'enveloppe de femme qui a les chevilles trop épaisses, les hanches trop larges, un nez trop épaté, une oreille qui dit bonjour à l'autre, des fossettes trop hautes et un menton trop pointu, et qui marche en faisant des mouvements comme les bateaux qui tanguent dans le port lorsqu'il y a de la houle.

Mon avis au sujet de ce roman :
Philippe Labro serait-il juste un habile jongleur de mots, ce récit serait-il trop "facile" ? C'est un peu ce que l'on ressent au premier abord.
Pour moi, pourtant, "Manuella" est un beau roman, qui relate, un peu à la façon d'un conte moderne, cette difficile métamorphose qu'est le passage obligé au monde adulte.
Voilà une parfaite lecture d’été, à bouquiner au soleil...   

Quelques citations :
"J'aimerais avoir une oreille assez fine pour entendre le bruit que fait le pollen des marronniers lorsqu'il vient se poser sur le sol. Plus fine encore, pour entendre la neige tomber sur ce qui est déjà de la neige. Personne n'est capable d'entendre ce bruit-là, pourtant je sais que ce bruit existe. (...) Ce silence qui ressemble à une musique."
"Je crois que l'on peut deviner ou définir une partie de ce que sont les gens par les mots qu'ils emploient."
"Il ne faut jamais aller plus vite que sa vitesse."
"La Rentrée : rien à faire, tout le monde rentre à la fin de l'été. On dirait que la vie a été fabriquée, en France, au même rythme que nos enfances et nos adolescences."
"On dirait que le bruit de la mer est l'enveloppe qui contient tout le reste, les couleurs, les odeurs. Si tu regardes longuement le ciel et la mer, tu finis par croire que ce bruit, tu le vois."
"Il faut savoir se choisir des modèles inaccessibles, et pourtant, tout faire pour les égaler".
"
Relativiser, il paraît que cela fait partie d'un processus qui s'appelle vieillir."
"Le glauque, c'est la misère du coeur, la tristesse de ceux qui vivent sans amour".

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samedi 16 mai 2009

Dernière lecture

Un homme à distance
Pancol_Katherine_un_homme___distance
Katherine Pancol

« Ceci est l'histoire de Kay Bartholdi.
Kay est ma voisine, mon amie. Kay est plus que ça encore...
Un jour, Kay est entrée dans mon restaurant.
Elle a posé une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m'a dit : tu en fais ce que tu veux... Je ne veux plus les garder.
Je ne les ai pas lues tout de suite, mais dès que j'ai commencé, je n'ai pas pu m'arrêter...
Pourtant...
Pourtant, je connaissais son histoire...
L'histoire d'un amour haut comme une cathédrale, violent comme une bordée de pirates, avec des chants, des confessions, de l'encens, des abordages, des orages, des prises d'otages. Beaucoup de ferveur. Beaucoup de souffrance aussi.
On l'oublie trop maintenant. La souffrance peut être magnifique.
Magnifique. »

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Une belle histoire d'amour, peut-être pourtant un peu trop à "l'eau de rose" et mélodramatique sur la fin ?
L'idée d'un échange de lettres entre les deux protagonistes de ce roman permet une belle rencontre et rend le récit vivant : à la fois tonique et expectatif. L'histoire est surprenante, les tournures de phrases séduisantes.
Disons que j'ai bien aimé,
mais pas sûr que je m'en souvienne encore demain...

Quelques citations :
" J'y vois plus clair entre "innocent" et "impertinent". Il y a aussi effronté, désinvolte, hardi, audacieux, irrespectueux... avant de tomber dans l'arrogance, l'orgueil, la vantardise, la grossièreté, l'impudence. La frontière est mince, et que de mots pour frôler les limites, les effleurer, les caresser sans jamais les dépasser ! J'aime les gens hardis, impertinents, insolents, audacieux. Mais les arrogants, les orgueilleux, les désinvoltes, les grossiers, je ne suis pas si sûre ".
" La lecture n'est pas une activité innocente."
" Un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat. "

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lundi 11 mai 2009

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La jeune fille à la perle
Chevalier_Tracy_La_jeune_fille_a_la_perle
de Tracy Chevalier

Résumé :
La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au XVIIe siècle. Griet s'occupe du ménage en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives. Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...

Mon avis au sujet de ce roman
Amateur de romans historiques, j’ai été complètement subjuguée par celui-ci, que j’ai dévoré en deux jours…
Beaucoup d’intensité, de poésie, de douceur et de passion à travers le récit de Griet, la jeune fille à la perle. De ce roman, ressort une ambiance extraordinaire, une totale projection dans une autre époque, dans une autre vie, et dans l’univers pictural d’un autre siècle. Evidemment, avec l’envie (la nécessité ?) de découvrir désormais l’œuvre de Vermeer.

Un film a été réalisé depuis ce roman. Je languis désormais de le voir...

Citation :
"Ce silence, je le savais, c'était lui"

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vendredi 8 mai 2009

Dernière lecture

Eldorado
Gaud__Laurent_Eldorado
de Laurent Gaudé

Résumé
Gardien de la Citadelle Europe, le commandant Piracci navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les embarcations des émigrants clandestins. Mais plusieurs événements viennent ébranler sa foi en sa mission. Dans le même temps, au Soudan, deux frères (bientôt séparés par le destin) s'apprêtent à entreprendre le dangereux voyage vers le continent de leurs rêves, l'Eldorado européen...

Commentaire :
Décidément, comme j'aime cet auteur !
Son récit est d'actualité, poignant, douloureux, sauvage. Le héros progresse vers l'humanisme, et parallèlement vers sa fin. Terrible et bouleversant ce roman est beau, tout simplement.
Bref, du "grand" Laurent Gaudé... vivement de dévorer le prochain !

Quelques extraits :
"Combien de fois dans ta vie as-tu demandé quelque chose à quelqu'un ? Nous n'osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas, mais qu'il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide."
"La volonté rend beau et, devant la beauté, l'homme, heureusement, a encore le réflexe, parfois, de se mettre à genoux".
"Les hommes ne sont décidément beaux que des décisions qu'ils prennent".

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mercredi 29 avril 2009

Dernière lecture

Mes évangiles
Schmitt_Mes_evangiles
Eric-Emmanuel Schmitt

Résumé :
Sur la colline des oliviers, quelques heures avant son arrestation, Jésus se demande comment il en est là... Est-il bien le Messie ? Trois jours plus tard, de son palais, Ponce Pilate mène l'enquête sur le cadavre qui a disparu de son tombeau. Même quand celui-ci réapparaît, vivant, Pilate tient à trouver une explication rationnelle des événements. Deux héros saisis par le doute. Deux héros dépassés par ce qui leur arrive.

Mon avis au sujet de ce roman :
Peut-être enfin la vérité sur la vie de Jésus ? En tout cas, une approche vraiment intéressante, bourrée d’interrogations. Mais l'auteur ne demande qu’à croire avec, dans son récit, deux regards posés sur une même vie : celle de Jésus. L’un est sceptique, l’autre doute...
C’en est rassurant.

Citation :
"- Je ne serai jamais chrétien, car je n'ai rien vu, j'ai tout raté, je suis arrivé trop tard. Si je voulais croire, je devrais d'abord croire le témoignage des autres.
- Alors peut-être est-ce toi, le premier chrétien ?"

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mercredi 15 avril 2009

Dernière lecture

La rêveuse d'Ostende
Schmitt_EE_La_reveuse_d_ostende
d'Eric Emmanuel Schmitt

Résumé :
Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, la solitaire Anna Van A ., va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Superbe mystificatrice ou femme unique ?

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Il s'agit en fait d'un recueil, avec 5 nouvelles toutes plus succulentes les unes que les autres, où la frontière entre le réel et l'imaginaire est infime. J'aime décidément énormément cet auteur : l'enchaînement de ses phrases, ses mots simples pourtant utilisés pour nous surprendre, son humour, la tournure de ses histoires.
Demain, j'en démarre un autre de lui, me voilà tombée sous son charme.

Quelques citations :
"d'ordinaire, la vie est une tueuse d'histoires : certains matins, on sent que quelque chose va commencer, de plein, de pur, d'exclusif, puis le téléphone sonne, c'est fini.
"comme j'aurais désiré pouvoir pénétrer derrière ces fronts, pour les connaître mieux. Et cependant, comme j'appréciais que l'on ne fende pas le mien ! Il est si douloureux, ce crâne, cette enceinte de paroles non prononcées, ce sanctuaire sombre encadré par mes tempes !"
"le fascinant, ce n'est pas qu'il y ait des imbéciles pour lire ça, mais qu'il y ait un malheureux pour l'écrire"
"comme elle était la seule personne qu'il aimait, il avait décidé de l'aimer bien, c'est-à-dire telle qu'elle était"
"d'un amour essentiel, on ne se remet pas..."
"ce qui constitue la séduction d'un homme, ce n'est pas qu'il soit beau, mais qu'il convainque une femme qu'elle est belle auprès de lui".

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