dimanche 17 mai 2009
Regarder les choses autrement...
La vie, c'est comme une dent
D'abord on n'y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie
Boris Vian
Illustration :
"La dent",
de Robert Doisneau
samedi 28 mars 2009
Indiscrétions !
Lettre à celui
qui pourrait m'aimer
Un geste, un mouvement,
de vous,
et c'est fou,
le bonheur est là,
tout autour de nous.
Votre bouche rouge
(à la fraise, sans doute ?)
à vos cheveux, un accroche-coeur...
Le mien ?
Voilà,
le mal est sans espoir.
ouvrez grand vos bras
et emmenez-moi,
même si, pour cela,
deux ailes seraient mieux.
Un texte réalisé en atelier d'écriture (maison des écrits, ville d'échirolles),
que je dédie mon Laurent,
et que j'aurais pu nommer "ébauche d'une vie à deux"
Illustration : "Mirage", de Salvador Dali
vendredi 20 février 2009
S'entendre...
Entre ce que je pense
ce que je veux dire
ce que je crois dire
ce que je dis
ce que vous voulez entendre
ce que vous entendez
ce que vous croyez comprendre
ce que vous voulez comprendre
et ce que vous comprenez,
il y a au moins neuf possibilités
de ne pas s'entendre.
Auteur non connu
Illustration :
"L'arbre de vie", de Gustave Klimt
mardi 6 janvier 2009
Accrocher son étoile
Quel joli mot "merci".
Quand il est dit avec le coeur.
Car rien ne nous est dû. Il faut tout conquérir.
Et dans toute idée de conquête
il doit être compris
l'idée d'apporter quelque chose.
Semer pour conquérir ET conquérir pour semer.
La conquête doit être mutuelle, réciproque.
Elle n'est jamais définitive.
Elle est comme le feu sur lequel on veille
et que l'on doit nourrir.
Je me nourris de tout.
D'un simple coucou (oui, oui)
amical, bienveillant...
ou de remarques pertinentes,
de pensées exprimées
qui stimulent ma réflexion
et m'aident à aller de l'avant.
Je ne suis pas un intellectuel.
Je suis un instinctif qui a appris à s'exprimer
pour se libérer la cage thoracique.
J'ai beaucoup de respect pour les gens simples
qui ont un coeur
et ne savent pas toujours dire les choses.
Mieux que du respect. De l'amour.
J'aime les gens simples.
J'aime la poésie.
Pas celle qui compte ses pieds.
Celle qui naît dans un feu
et meurt dans un autre feu qui l'accueille.
Juste semer autre chose, regarder autrement,
accrocher son étoile...
Il suffit d'un déclic.
un texte d'Arawak
(son site vous surprendra !)
Illustration :
Sea serpents IV
de Gustav Klimt
lundi 29 décembre 2008
Grisaille ?
Ce petit texte s'est inspiré d'une phrase, que j’ai entendue à la radio, et qui m’a interpelée :
« La nature est fondamentalement bonne : elle nous donne, elle nous
donne, et nous ? On fait tout le contraire : on la pille, on la
détruit. On est des parasites. C’est une honte ».
Homo-parasitus
Et si réenchanter le monde
Ne devenait
qu’un simple divertissement
:
la futile illusion
d’un dépaysement
tout entier dévoué
à la recherche d’une liberté
utopique ?
Projets fous
Inventions avides
Renouveaux dévastateurs
Voyages
Ignorer les distances et le temps
Découper l’espace
Décrocher la lune
Partir
Car le bonheur serait ailleurs
Toujours
Mais courir égoïstement
après ces vaines illusions
mène à oublier
où se posent chaque jour nos yeux,
à négliger notre terre
dans sa si grande beauté.
Et à s’oublier soi-même.
Illustration :
"Scream" de Edvard Munch
vendredi 28 novembre 2008
Et ce monde
qui tourne rond...



(un clic sur le texte pour lire en grand)
photo1 : spirale d'escargot, par Mathilde - photo2 : spirale en polymère, par Anne - photo3 : spirale de chou, par Anne - photo4 : spirale d'un doigt d'enfant dans de la pâte à gâteau au chocolat, par Anne - photo5 : spirale de la queue d'un gros lézard, par David Thyberg - photo6 : spirale de fougère, par Mathilde - photo7 : spirale de coquillage, internet - photo8 : spirale alpha-bêtisante, par Anne.
vendredi 31 octobre 2008
Patrimoine naturel
Les dunes de Kerlouan
S'écroulent sous le poids
De l'enfant qui s'amuse
A s'élancer d'en haut
Nul ne songe que chaque saut
Pèse plus de cent kilos
Du sable qui descend
Mais jamais ne remonte…
Pendant que l'enfant joue,
Maman des bleus chardons
Fait pleine collection
Mais, puisque les feuilles piquent
Mieux vaut tout arracher
Car les racines, elles,
Ne sont point agressives
Aux mains manucurées…
Mais, ainsi l'an prochain,
Adieu les fleurs nouvelles
Car l'élément "chardon"
De la bande littorale
Appartiendra au passé
De notre patrimoine…
un texte de Gérard JEZEQUEL
pour illustrer son tableau "Les dunes de Kerlouan"
(un clic sur la photo pour atteindre son site)
mardi 21 octobre 2008
Je me reconnais là !

"[...] j'éprouvais le bonheur
d'exister.
La joie simple
d'être au milieu d'un monde
si beau.
N'être pas grand-chose
et beaucoup à la fois :
une fenêtre ouverte
sur l'univers
qui me dépasse,
le cadre dans lequel
l'espace devient un tableau,
une goutte dans l'océan,
une goutte lucide
qui se rend compte qu'elle existe
et que, par elle, l'océan existe.
Minuscule et grande.
Intense et misérable."
(un texte d'Eric-Emmanuel Schmitt)
Je vous laisse deviner laquelle des deux je suis,
puisqu'alors, de toutes façons,
nous allions toujours par deux...
(Photo prise en 1970 :
Cécile et moi avions à peine deux ans...)
vendredi 17 octobre 2008
Emerveillement
Un jour, il y a bien longtemps,
alors que
l'écriture en était encore
à ses premières esquisses,
un homme a
dessiné des mots
sur le parchemin d'une aile de papillon
(Il n'y avait
pas de papier à cette époque là).
C'était les premiers signes écrits
du début d'un langage...
Et peut-être que pour cet homme,
ces mots étaient très importants...
Il s'est tant appliqué.
On y voit même les pleins et les déliés
du tracé de la plume taillée
dans un morceau de bois...
C'était après la Préhistoire,
mais juste avant l'Histoire...
On n'écrivait pas encore
pour raconter des Epopées
ou des guerres,
ni des conflits entre les Hommes et les Dieux...
On inventait une écriture
pour dessiner qu'on s'aime...
ou juste qu'on est heureux...
Peut-être que ces signes,
il les avait tracés pour elle...
Et peut-être qu'elle n'a pas su les lire...
Parce qu'on allait pas à l'école à cette époque là...
Surtout les filles... ;-)
Alors le papillon parchemin
continue à transmettre le message qu'on lui a confié ...
Il y a des mots comme ça qui continuent leur voyage...
Au hasard d'un nuage, d'un caillou,
d'une feuille ou d'une aile de papillon...
Et qui attendent d'être lus...
Anna
Si vous ne le connaissez pas encore,
courez sur le blog d'Anna
Vous en serez, à coup sûr émerveillés,
peut-être même éblouis...
Ces magnifiques créations (texte et photos)
sont sa propriété, et ont été publiés ici
avec son aimable autorisation.
mercredi 8 octobre 2008
Positive attitude
Je vais mettre mes talons hauts :
ça me remonte le moral...
ça fait sourire les fesses,
et même que des fois
le sourire, il prend l'ascenseur
le long de la colonne vertébrale.
Il remonte jusqu'à la bouche.
C'est incroyable..
Texte de "Les elles" (chant)
Illustration :
"Portrait de Louis XIV"
par Hyacinthe RIGAUD, 1702



















