mardi 1 décembre 2009
C'est une histoire...
C'est une histoire que je racontais à mes filles quand elles étaient petites.
Il était question de petites graines que l'on glissait au fond d'une poche,
...des graines de patience.
Voilà, je crois que la patience est l'ingrédient principal
pour la technique que je vais vous proposer aujourd'hui.
Description des étapes :
étape 1 - choisir plusieurs couleurs de pâte qui s'harmonisent bien, dont une plus sombre qui servira de base (ici la couleur rose foncée). Pour un projet un peu plus simple, on peut aussi partir avec seulement deux couleurs, s'harmonisant, mais bien contrastées - étape 2 - choisir un tampon qui peut laisser des empreintes bien profondes - étape 3 - sur une plaque de couleur uniforme, épaisseur maxi de votre machine à pâte, imprimer le plus profondément possible (sans percer la pâte !) une empreinte avec votre tampon (je vous conseille de poser votre plaque de fimo sur du papier sulfurisé, ça évitera que ça colle dès maintenant... et, une fois l'empreinte marquée, décoller délicatement la plaque du papier) - étape 4 - avec les couleurs choisies au départ, réaliser, avec des miettes de pâte, un colombin et le placer dans le clay gun (c'est là que vous pouvez choisir de ne mettre qu'une couleur. Dans ce cas, inutile, ensuite, de réaliser l'étape n° 9. Ce sera alors beaucoup plus facile, et le résultat ne rend pas mal non plus (voir un projet réalisé avec seulement deux couleurs de pâte (celle de la plaque et celle dans le clay-gun) ici) - étape 5 - avec une pastille avec trous assez fins du clay gun, étape 6 - réaliser des "spaghettis" - étape 7 - remplir l'empreinte avec ces boudins de pâte (pas la totalité, certains endroits peuvent être "réservés" pour y glisser plutôt des petites boules de pâte de couleur (voir étape 10). Sur ce projet-ci, j'ai laissé les feuilles vides pour ensuite les remplir de billes de couleur - étape 8 - faire adhérer délicatement les boudins à la plaque en utilisant le rouleau (surtout, n'écrasez pas tout !) - étape 9 - scalper avec une lame ondulée la surface des boudins. Attention à ne pas "trop" abimer le reste de la plaque. Cette étape-ci n'est pas non plus obligatoire : on peut laisser les spaghettis "lisses" (dans ce cas, une seule couleur dans le clay gun...) - étape 10 - disposer par ci par là des "microbilles" en pâte (j'utilise les chutes de la pâte scalpée, ou/et des morceaux unis de pâte pour réaliser des petites billes de toutes les couleurs) - étape 11 - utiliser de la cire à dorer pour patiner ces motifs en relief. Attention, cette manipulation est à réaliser vraiment du bout des doigts (il ne faut pas tout recouvrir, n'est-ce pas, sinon tout le travail de recherche de couleurs du départ n'aura servi à rien. Il y a des endroits que l'on peut ne pas recouvrir du tout) - étape 12 - avec le bouchon d'un stylo bic, marquer uniformément la plaque de ronds (attention à ne pas percer la plaque !) - étape 13 - remplir la totalité de la plaque. Pour celles qui le souhaitent, on peut passer directement à l'étape 15 - étape 14 - avec un outil à bout rond (...zut, je ne sais pas comment ça s'appelle, ce machin !), re-texturer la pâte en faisant un petit trou dans chacun des ronds (et, je sais, je me répète, attention encore à ne pas percer la plaque !) - étape 15 - mettre une couleur acrylique, mais pas de manière uniforme, pour que certains trous soient bouchés par la peinture, d'autres non, et que la plaque soit plus ou moins marquée de nuances plus ou moins sombres (ici, j'ai choisi la couleur "terre de sienne") - étape 16 - patiner le tout avec de la peinture acrylique dorée (pareil : pas partout, et du bout des doigts). Si besoin, remettre un peu de cire à dorer par endroits.
Ben voilà. Ne reste plus qu'à découper tout ça en petits bouts pour en composer des bijoux, des boîtes, des stylos et autres réalisations de votre invention. Désolée pour la qualité des photos, mais il faisait jour quand j'ai commencé, et il était bien tard quand j'ai fini.
Si cette technique vous inspire, ça serait sympa de mettre un petit lien avec vos créations, sur votre blog, pour dire d'où est venue l'idée...
Allez, je vous montre ce que, de mon côté, j'en ai fait !
mercredi 11 février 2009
Parlons un peu sérieusement !
Petite leçon (presque) appliquée :
Vous pouvez cliquer sur les photos pour "voir en grand"
(...ou pour une petite surprise !...)
Et allez, pour celles qui n'auraient pas bien écouté en cours,
j'vous le fais dans la version "pas à pas", en photos et en textes commentés !
Matériel :
Le matériel de base de la fimoteuse (présenté sur tous les bouquins!) avec, plus particulièrement ici :
- de la pâte beurk
- de la pâte propre (pour le cabochon)
- une jolie cane (pour le cabochon, mais on peut utiliser toute autre chose !),
- un bel objet qui fera office de tampon (ici une bague, mais on peut utiliser des boutons, des tampons...)
- de la cire à dorer, ou de la peinture acrylique (ou les deux ! ici, j'ai utilisé les deux, mais ça n'est pas indispensable...)
- des ciseaux,
- une lame,
- de la fimo liquide.
Description des étapes :
photo 1 -
prendre l'empreinte d'un bijou dans de la pâte beurk (pour moi, une
bague. Petite note pour les observatrices, j'avais enlevé le cabochon
pour faire une empreinte dont je me suis servie pour le tuto, puis très
bien recollé. L'empreinte ne correspond donc pas exactement...) - photo 2 - faire cuire - photo 3 - tremper
l'empreinte dans de l'eau, non pas pour accélérer le refroidissement,
mais pour éviter que la pâte ne colle lors de l'étape suivante - photo 4 -
avec de la pâte beurk que vous avez passée dans la plus grande
épaisseur de votre machine, puis pliée en 2 (là encore, la photo ne
correspond pas exactement : je l'avais fait trop épais, ça n'allait
pas. Donc : une plaque de 2 épaisseurs de fimo, c'est top) prendre
l'envers de l'empreinte. Bien appuyer pour faire ressortir les motifs - photos 5 et 6 - voilà la base de votre travail - photo 7 - découper la forme joliment (avec des ciseaux, c'est génial !) - photo 8 - dorer le tour avec soin (ici, de la cire à dorer, mais on peut appliquer d'autres produits : peinture, perlex...) - photo 9 - remodeler comme il faut la forme, et le dos du bijou - photos 10 et 11 -
apporter quelques finitions avec par exemple de la peinture dorée
acrylique, mais ça peut être autre chose (des strass...) - Faire cuire
- Profiter de la cuisson de la base pour
préparer un cabochon (ici : une perle ronde décorée avec une tranche de
cane. La perle est coupée en deux pour s'adapter au mieux au support - photo 12 - peaufiner cette perle, qui sera le cabochon du bijou - photo 13 - ici : j'ai appliqué de la peinture dorée pour un effet patiné - photo 14 - quand le support est cuit, mettre un peu de fimo liquide pour pouvoir coller le cabochon - photo 15 - fixer le cabochon, en lui donnant la forme qui convient. Faire cuire.
Ne reste qu'à imaginer un montage original, pour un bijou baroque (une idée de réalisation ici) !
Et demain ?
...interro !
PS :
cette rencontre, ici purement
virtuelle, n'est que le fruit d'une imagination un peu débordante,
surtout certains soirs de pleine lune...
Toute ressemblance avec ...enfin, vous savez ce que l'on dit...
dimanche 12 octobre 2008
Toutes petites
toutes petites tesselles
à suspendre autour du cou,
façon grigri
pas gris
surtout par les temps qui courent...
ou, plus simplement :
comment aborder les techniques de la polymère
sans prendre de très grands risques...
ci-dessus, collier turquoise à trou-trous : tests de textures et de peintures associées, vernis
(futur...) collier or bleu à vagues : résine, textures et association de peintures
collier turquoise fleuri : hidden et strass, poncé et lustré
collier ocre, ci-dessous : technique aladomi, en aplat, avec peinture or très lègère
et comme dirait quelqu'un, voili, voilou, c'est tout !
lundi 19 mai 2008
Très certainement
y a t'il d'autres manières
d'aborder la chose.
Après de nombreuses expériences, plus ou moins réussies,
voici de
quelle façon je procède désormais
pour faire mes marque-pages
Sur le modèle proposé, j'ai choisi d'utiliser la méthode "aladomi",
qui permet d'obtenir de jolis effets de matières,
en utilisant pas mal de restes pâtes pour un effet surprenant.
N'hésitez
pas tester de nouvelles techniques
pour réaliser vos plaques :
le hidden magic est génial,
le transfert d'image rend bien aussi,
la
réalisation de plaques depuis des canes peut avoir un bel effet.
Il n'a
pas de limites...
L'objet fini est visible ici
(avec ses "vraies" couleurs,
et non pas celles du tuto qui, j'en conviens,
laissent à désirer...)
Profitez-en pour visionner l'ensemble de l'album,
qui pourra peut-être vous donner quelques idées...
Montrez-moi vos réalisations
(un petit lien dans les coms, par exemple...),
cela me "motivera" pour un prochain tuto !
mardi 13 mai 2008
Tout ça...
...pour ça
Joli projet de cane :
une petite fille m'a réclamé son marque-page
avec un cheval dessus.
Le challenge est intéressant : j'me lance
Voilà... La "réduction" de la cane a déformé ce satané canasson,
dont la tête ressemble maintenant à une espèce de girafe
ou alors à une biquette sans corne,
ou je ne sais trop quoi comme animal,
mais PAS à un cheval !
Déception.
Mon projet était sans doute un peu ambitieux,
et, avec du recul, j'aurais dû être bien plus humble
(je les connais bien, pourtant, mes limites, bon sang !!!...)
Bon, ben, j'vais quand même pas le jeter, ce machin.
Alors je me remets à tripatouiller,
en me disant qu'il faudra bien y voir un cheval, que diable !!!
(sans conviction)
Ah, tiens...
Voilà qu'apparaissent des espèces de médaillons,
que je colle sur une plaque,
Et là, finalement, je me dis que ça pourra peut-être "le faire" :
Une 'tite plume par ci, une perle par là,
et tout ça, d'un coup, me rappelle les westerns que je regardais, petite, à la télé...
Or le meilleur ami de l'indien reste,
(ah, ça je m'en souviens bien !) :
son cheval.
Du coup, pas de doute, voilà bien un cheval !!!
Hein oui ???

attrape-rêve en pâte polymère, plumes et perles

Marque-page et stylo assorti en pâte polymère, plumes et perles




































































