mercredi 10 mai 2017

dernière lecture : L'amie prodigieuse

d'Elena Ferrante

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Présentation de l'éditeur :
"Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. C'était la vie, un point c'est tout: et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile." 
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. 
Lila abandonne l'école pour travailler dans l'échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s'éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. 
Formidable voyage dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Immersion totale, comment pourrait-il en être autrement ?
L'histoire a pris quelques temps avant de complètement me happer, parce que tellement vivante... Une époque pas si lointaine de la notre, des personnages attachants et puissants, des vies combatives.
Et puis, comment ne pas faire le parallèle avec le roman de Sylvia Avallone, "D'acier", qui montre aussi, à une époque beaucoup plus proche de nous, ces jeunes italiens vivant dans des milieux défavorisés et qui se débattent comme ils peuvent pour sortir d'un monde verrouillé.
Un véritable combat pour eux. Mais le temps a beau passer, les mauvais plis restent...
 
Morceaux choisis :
"Je ne crois pas avoir jamais pensé que la vie qui nous était échue fût particulièrement mauvaise. C'était la vie, un point c'est tout."
"Si on n'essaie pas, rien ne change jamais."
"Ce que c'était, la plèbe, je le sus à ce moment-là, beaucoup plus clairement que quand Mme Oliviero me l'avait demandé des années auparavant. La plèbe , c'était nous. La plèbe, c'étaient ces disputes pour la nourriture et le vin, cet énervement contre ceux qui étaient mieux servis et en premier, ce sol crasseux sur lequel les serveurs passaient et repassaient et ces toasts de plus en plus vulgaires."

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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dimanche 7 mai 2017

prendre l'air

"Je suis seulement l'ouvreur de fenêtres,
le vent entrera après tout seul"

Jean Giono

2017-018-PlaqueLeBruitDesVagues

Expérimentation de techniques mixtes libres