lundi 30 mars 2015

évolutions

Quand une forme ou un montage plaît,
on a envie de renouveler.

Voilà qui est fait...

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Collier en pâte polymère
en forme de feuille
élégamment porté par Morgane

 ***

et, avec les restes, une broche :

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***

Les restes de quoi, me demanderez-vous ?

*** 

Et bien : les restes de la plaque mise en couleurs par Mathilde,
qui a des idées précises quant aux bijoux qu'elle veut mettre autour de ses poignets...
Ceux-ci, elle en a mené la construction de A à Z.
Elle s'en sort bien, je trouve
(même si, avec elle, il faut que ça aille vite !)

Vous reconnaissez aussi les bracelets en bois fabriqués par son Papou ?

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samedi 28 mars 2015

dernière lecture : La faim du tigre

de René Barjavel

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5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
L'homme se trouve devant deux destins possibles : périr dans son berceau, de sa propre main, de son propre génie, de sa propre stupidité, ou s'élancer, pour l'éternité du temps, vers l'infini de l'espace, et y répandre la vie délivrée de la nécessité de l'assassinat. Le choix est pour demain. Il est peut-être déjà fait.

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Je ne sais pas si cela n'a rien à voir ou justement tout à voir... J'écoutais (pour changer...) l'émission de Marie-Pierre Planchon, sur France Inter, qui avait ce jour-là invité Guillaume Néry (http://www.franceinter.fr/emission-partir-avec-guillaume-nery-un-mammifere-marin) (la suite : http://www.franceinter.fr/emission-partir-avec-guillaume-nery-un-homme-nouveau). Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'agit d'un champion français d'apnée, discipline qui le mène, la plupart du temps, aux frontières des limites humaines. Il est assez incroyable, de zénitude et de passion. Une des questions de Marie-Pierre l'a amené à parler de ce roman, "La faim du tigre", qui l'a profondément inspiré.

Moi qui suis depuis toujours fan de Barjavel, je me suis rapidement procuré ce roman, pour comprendre un peu ce qu'il avait de si spécial pour tant inspirer un homme tel que Guillaume Néry...
Alors, ça n'est pas bien compliqué : j'ai trouvé dans ces pages un de mes livres de chevet (qui n'est pas un roman mais plutôt un essai philosophique, très accessible). Je l'ai lu, cette fois volontairement, en prenant tout mon temps. Parce que chaque passage porte à réflexion et révolutionne les tripes (les émotions ?). Et la pensée.
Bon, pour les citations, comme quasiment chaque fois maintenant, j'ai abusé. Mais en les relisant, je ne vois pas laquelle supprimer. Choisissez-en une, au hasard ? Et laissez vous emporter...

 

Morceaux choisis :
"Jamais je ne m'habituerai au printemps. Année après année, il me surprend et m'émerveille. L'âge n'y peut rien, ni l'accumulation des doutes et des amertumes. Dès que le marronnier allume ses cierges et met ses oiseaux à chanter, mon coeur gonfle à l'image des bourgeons. Et me voilà de nouveau sûr que tout est juste et bien, que seule notre maladresse a provoqué l'hiver et que cette fois-ci nous ne laisserons pas fuir l'avril et le mai."

"L'homme est comme logé en lui-même à la façon d'un passager incompétent. Il ignore tout de la conduite d'un organisme qui ne dépend pas de lui, et qu'il est tout juste capable de détraquer par son comportement".
"Mais si c'est Dieu qui l'a voulu ? Dieu ? Il faut se méfier des noms et des mots".
"L'homme n'est pas le seul à aimer le caviar. Lorsqu'une femelle de poisson saisie par le printemps pond les millions d'oeufs qui lui gonflent le ventre, elle traîne souvent derrière elle un groupe d'amateurs qui les avalent à mesure de leur sortie. Nous en faisons bien autant avec la poule. Cela nous paraît dans l'ordre, et pas le moins du monde inquiétant, car nous ne sommes ni poisson ni poule, et ne pondons pas nos oeufs."
"Je sais que le monde est un vide parcouru par un réseau de puissances en mouvement, que la matière inerte grouille et qu'il n'y a aucune différence essentielle entre une poignée de terre et la joue d'un enfant. Mais ce monde-là, je ne peux pas le connaître dans sa vérité, car cette vérité ne tombe pas sous mes sens, et ma raison, qui ne peut qu'en constater l'existence, est impuissante à se la représenter".
"Peut-être le chêne immobile pendant des siècles est-il au centre d'un univers insoupçonnable à l'esprit de l'homme mobile et bref. La journée est pour lui comme une inspiration, la nuit une expiration, le printemps et l'été sa journée, l'automne sa fatigue et l'hiver son repos nocturne. Il vit à une autre échelle du temps, de l'espace où il est figé, de la conscience, et de la connaissance."
"Nous ne connaîtrons jamais l'odeur d'une galaxie. Nous ne pourrons jamais écouter un atome. Nos sens sont non seulement limités dans leur nombre, mais aussi dans la dimension de leurs possibilités."
"Je n'y parviendrai peut-être jamais, mais jusqu'à mon dernier souffle, je chercherai à comprendre. Comprendre où je suis et ce que je suis et ce que j'y fais, et à quoi ça rime. Ce corps qui s'est construit sans moi, et qui vit sans mon intervention, cet esprit qu'il renferme dans un scaphandre qu'ont-ils à faire ensemble, vers quelle vase ou quel trésor s'enfoncent-ils dans l'océan de la matière ? Cette chair souffrante et jouissante qui me commande, et qui est faite de vide et qui saigne, qui a reçu du fond des âges une vie qui la laissera tomber et pourrir, cet esprit qui aura à peine le temps de naître avant de s'évanouir, je veux comprendre, comprendre, comprendre, pourquoi ils sont associés, si mal assortis, et s'ils ont un rôle à jouer, une place à tenir, exactement, quelque part entre la salade et la galaxie".
"Le hasard ne conçoit pas, n'ajuste pas, n'organise pas. Le hasard ne fait que de la bouillie."
"On ne quitte pas une maison qu'on trouve sale. On la nettoie."
"Quelque application qu'on y mette, il est difficile de croire que le monde n'est qu'un tas confus, un ramassis de matière assemblé fortuitement et battu comme blanc d'oeuf par le fouet des énergies du hasard. De l'infiniment grand à l'infiniment petit, l'examen des ensembles et des détails nous montre au contraire que tout est en ordre. Non seulement en ordre, mais organisé."
"Nous sommes entourés de miracles auxquels nous sommes habitués. Nous vivons par miracles, tout le vivant est miraculeux dans ses moindres détails, mais nous sommes si accoutumés au merveilleux quotidien qu'il a perdu tout pouvoir de nous émerveiller".
"Nul ne sait plus ce que signifie le nom de Dieu. L'adorer ou le haïr est pareillement infantile. On ne hait pas, on n'adore pas un je-ne-sais-quoi. Ce que je sais, c'est que notre univers, considéré dans ce que nous pouvons connaître ou deviner de son ensemble ou de ses plus infimes détails, ne peut être confondu avec un produit informe et inorganisé du hasard, fût-il éternel".
"Dieu n'est que l'image de Quelque Chose, Principe, Force, Idée, Esprit, Volonté, que nous ne pouvons concevoir ni nommer".
"Si Dieu avait eu besoin d'être adoré, il n'eût créé que des chiens. Le chien est bien plus apte que l'homme à l'amour. Un chien affamé, battu, jeté à l'eau par son maître, s'il en réchappe, reviendra gémir d'amour à ses pieds. Voilà bien le fidèle tel que le rêvent les Eglises".
"Toutes les religions du monde nous racontent, à des détails près, la même histoire, comme si l'humanité tout entière avait bénéficié, à un moment de son existence, de la même connaissance et des mêmes certitudes".
"Les racines de l'arbre mangent la terre et la matière inerte devient matière vivante, fleurs, sève, parfums".
"La bête mange la plante, mange la graine et la feuille de l'arbre, et la matière devient aile, sang, oeil. L'homme mange la plante et la chair de la bête, et la matière devient pensée. Quelle est la suite. Qui ? Qui se nourrit de l'homme ? Que deviennent nos joies, nos amours digérées ?"
"Il sait, il croit savoir, que cela qui est lui, cela qui jouit et qui souffre, cela au moins existe depuis son commencement jusqu'à sa fin. Alors il se met à croire en lui-même. Cela ne mène pas loin : jusqu'à sa mort."
"L'impasse peut devenir le début d'une voie".
"Un atome contient, autant qu'une galaxie, l'infini et ses lois. Dieu st entier dans chaque portion de sa création. IL est entier dans chaque créature. Attention ! Il est dans toi, tout entier ! Il est dans moi ! (...) Nous voilà bien avancés... Tu le sens, toi ? Zéro..."
"Je me dis que si, moi qui ne suis rien, j'ai pu faire au hasard de mes lectures ces rapprochements entre les textes anciens et la science nouvelle, que ne serait-on en droit d'attendre d'une assemblée d'hommes de bonne volonté ayant des connaissances et les confrontant dans le désir de tirer, de ces rapprochements, quelques lumières ?"
"C'est l'oeil qui fait la lumière".
***
"1er janvier 1966. Je vais terminer ce livre aujourd'hui, malgré tous les efforts de mes deux petites filles qui grattent à ma porte, m'appellent, courent dans le couloir après la queue du chien, pleurent, rient, vivent et ne se doutent de rien.
J'ai deux petits-fils aussi, au bord de la mer.
Quatre bourgeons qui portent déjà dans leurs cellules innocentes les ordres de la lignée, de l'espèce et de la vie. Et d'ici que ce livre paraisse, peut-être y en aura-t-il un ou deux autres en chemin.
La vie, l'amour, l'espèce ne sont pas chiches.
L'année finit l'année commence, la vieille la jeune terre tourne, tourne sur elle-même, tourne autour du soleil dans le grand espace vide, tourne comme le dernier valseur qui ne veut pas que le bal finisse."

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jeudi 26 mars 2015

l'éveil

"Jamais je ne m'habituerai au printemps.
Année après année, il me surprend et m'émerveille.
L'âge n'y peut rien, ni l'accumulation des doutes et des amertumes.
Dès que le marronnier allume ses cierges
et met ses oiseaux à chanter,
mon coeur gonfle à l'image des bourgeons.
Et me voilà de nouveau sûr que tout est juste et bien,
que seule notre maladresse a provoqué l'hiver
et que cette fois-ci nous ne laisserons pas fuir l'avril et le mai."

Une citation de René Barjavel
dans "La faim du tigre"

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Photo février 2015 :
la naissance du printemps

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mardi 24 mars 2015

la nature

"Contrairement à une illusion entretenue pour nous rassurer,
nous ne dominons pas la nature.
Comprendre et intégrer cette évidence
serait une preuve de réalisme, de lucidité et d'intelligence".

Pierre Rhabi

 

***

Bon...
ne pas la dominer est une chose,
s'en imprégner en est une autre !

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Broche en pâte polymère,
sertie de perles de rocailles

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samedi 14 mars 2015

dernière lecture : Clair de femme

de Romain Gary

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3 etoiles

 

Présentation de l'éditeur : 

Deux naufragés de l'existence se rencontrent par hasard et tentent l'impossible : s'unir "le temps d'une révolte, d'une brève lutte, d'un refus du malheur", faire coïncider deux fragments de vie pour continuer de faire semblant de vivre. Tout en restant lucides quant à l'audace, à l'insolence même, de l'entreprise. 
En quête d'oubli, Lydia et Michel font ce qu'ils peuvent pour surmonter la douleur d'une perte, imminente pour l'un, récente pour l'autre. Par un doux mouvement d'escarpolette, Romain Gary nous les montre tantôt proches, tantôt à mille lieues l'un de l'autre
Et pour accompagner cette danse, pleine de tristesse mais qui ne peut s'empêcher malgré tout d'espérer un peu, le temps du récit se fait l'esclave du souvenir capricieux.
>En toile de fond, certains personnages hauts en couleur, comme señor Galba et son caniche qui défient la mort en dansant le paso-doble ou Sonia, caricature à elle seule de tous les Russes blancs expatriés, viennent éclairer ce poignant va-et-vient. --Sana Tang-Léopold Wauters

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Pour moi, un roman très sombre et triste, même si le héros se débat pour rester vivant. Une ambiance assez cauchemardesque : j'ai souvent eu le sentiment d'être entrée dans la tête d'un rêveur très imaginatif (la rencontre des deux héros de l'histoire, le passage avec un caniche de cabaret, l'histoire d'un homme magnifique qui ne sait plus communiquer...)
Une quête. Perdue d'avance dans le roman. Celle de l'amour.

Et, me concernant, un sentiment de confusion et de regret.

Un film a été réalisé depuis ce roman (avec Yves Montand et Romy Schneider). Je vous propose de visionner la bande annonce, que je trouve assez représentative de l'ambiance générale de cette étrange histoire.

Morceaux choisis :
"Ce qu'on appelle l'égoïsme, c'est aussi vivre pour quelqu'un d'autre, ce qui vous donne une raison de vivre".
"Les mots sont des espèces de ballons d'air qui te permettent de flotter à la surface".
"C'est merveilleux, pouvoir aider quelqu'un quand on a soi-même besoin de secours..."
"Parfois, tuer la sensibilité, c'est une question de survie".
"Il fait noir, mais non sans sollicitude, car la clarté est toujours plus belle dans cet écrin".
"Je ne sais pas ce que cela veut dire, espérer avec lucidité. Aimer est une aventure sans carte et sans compas où seule la prudence égare."
"Vous voyez que les choses ne sont pas du tout laissées au hasard, puisque nous nous sommes rencontrés".
"Il faut toujours reculer les limites d'endurance, le record du monde, ça n'existe pas, on peut toujours faire mieux. Ne pas ménager sa peine, tout est là."

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jeudi 12 mars 2015

la nuit, le jour, la terre, la mer

 

"Je me suis efforcé(e) de décrire le monde
non pas comme il est 
mais comme il est quand je m'y ajoute, 
ce qui, évidemment,  
ne le simplifie pas".

Une citation de Jean Giono

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Créations en pâte polymère

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mercredi 11 mars 2015

et vous, qu'en pensez-vous ?

La montagne c'est haut,
mais honnêtement, c'est tout.

En bas tu regardes en haut,
et en haut tu regardes en bas."

Une citation de Jean-Marie Gourio 
(Brèves de comptoir, 1988)

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Photo février 2015,
depuis une des fenêtres de ma maison.

La montagne, sur cette photo, est juste derrière les nuages.
Très haute.
Très loin.
Il n'y a plus qu'à l'imaginer,
sans se tordre le cou (ni l'esprit...)
Comme ça, on regarde où on veut !

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lundi 2 mars 2015

dernière lecture : L'amour et les forêts

d'Eric Reinhardt

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Présentation de l'éditeur :
À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte. 
Récit poignant d'une émancipation féminine, "L'amour et les forêts" est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement. 
Prix du roman France Télévisons 2014

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Souvent, je suis comme ça : je vois "L'amour et les forêts" dans le titre, et je me fais tout un film... J'imagine un roman dans les arbres, je sens déjà l'odeur de la terre et le vent qui fait frémir les feuilles. Evidemment, après, je suis déstabilisée pendant un petit moment. Là, en l'occurrence, ça n'est pas du tout ça.
Pas du tout bucolique, je veux dire...
Si vous voulez voir et sentir la souffrance morale et physique, allez-y. Moi, ça m'a mis une boule au ventre, et rien que d'y repenser, j'en ai encore la nausée. Les gens détraqués, qui arrivent à pourrir la vie des autres en les harcelant moralement me sont on ne peut plus insupportables, comme l'est la maltraitance des personnes en fin de vie. J'en suis verte de rage et de douleur.
Ce roman est un concentré de tout cet univers dont j'ai absolument horreur. Du coup, j'aurai du mal à vous parler : oui de l'histoire qui tient la route, oui de l'écriture qui est belle. 
Je ne me rappelle que du chagrin et de la douleur.

Morceaux choisis : 
"(...) accepter sa propre bizarrerie pour en faire sa joie, n'est-ce pas ce qu'on devrait tous faire dans nos vies ?"
"Je préfère le profond, ce qui peut se pénétrer, ce en quoi il est envisageable de s'engloutir, de se dissimuler : l'amour et les forêts, la nuit, l'automne".
"Malheureusement, la réalité n'est pas tellement généreuse avec ceux qui réclament d'être enchantés. Il ne se passe pas grand-chose d'excitant dans nos vies".
"Il suffit peut-être de surveiller la surface de son quotidien, d'avoir suffisamment de sensibilité pour détecter l'existence d'un passage, pour identifier la nécessité de s'y faire disparaître ?"
"Elle ne ferait aucun geste plus prononcé que la démonstration de ce bonheur au fond d'elle-même comme un lac au clair de lune : des scintillements dans ses yeux sombres. Ce regard fixe comme un pacte entre nous, avant les mots que nous allons échanger."

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