mardi 29 avril 2014

dernière lecture : La maison de l'été

de Patrick Cauvin

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4 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Depuis vingt-cinq ans, Patrick Cauvin passe tous ses étés dans une bâtisse de tuffeau et d'ardoise, en pays troglodytique, entre Angers et Saumur. Un parc, des grottes, des fantômes : l'achat de l'immense maison fut d'abord un grand moment de panique. Puis, au fil des étés, le lieu a vécu, les amis s'y sont succédés, sont revenus. On y a beaucoup mangé, bu, écouté, chanté, discuté... Patrick Cauvin nous raconte avec plaisir ses balades à vélo à travers le Maine-et-Loire, la douceur des matins, l'amitié des voisins, les vignobles de l'Anjou, les châteaux tout proches.
Patrick Cauvin écrit ici son récit le plus intime... Un livre pour transmettre la joie, les rires, l'amitié, les souvenirs du bonheur, imprégné de la fameuse douceur angevine.
La Maison de l'été poursuit le travail d'une collection qui, dès son premier titre, multiplie succès publics et succès d'estime. Traduisant ainsi un appétit croissant des lecteurs pour ces instants de vie, ces moments d'éternité qu'abritent les demeures de leurs écrivains.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
C'est un roman qui m'a fait un bien fou. 
Patrick Cauvin m'a invitée dans sa demeure, dans sa vie. Il a grand ouvert portes et fenêtres, mis un peu de musique (archi-démodée, pas grave, j'ai eu envie de tout écouter, pour savoir... c'est ce que j'aime, dans les romans, m'imprégner totalement de leur univers, comprendre une ambiance...), il m'a invitée à partager ses repas, rencontrer ses amis, à visiter son potager, son grenier. Sa maison d'été comme elle reçoit. 
J'adore ce genre de récits : Didier Decoin m'avait déjà enthousiasmée avec son roman "Avec vue sur la mer". Ici, aussi le ton est joyeux, la vie douce, coupée du monde agité de la capitale. Cet auteur est bourré d'humour et d'amour (bourru). Il regarde les gens autour de lui. Il regarde la terre. La vie. Il écrit comme on conte aux enfants une belle histoire pour l'endormir, le soir. Il me berce du doux bonheur de savoir que la vie est si simple, si belle, quand on veut...  

Morceaux choisis :
"Et si les maisons tenaient debout plus par la musique que l'on y entend que par le matériau qui les construit ?"
"S'il pleut on s'en fout. Il reste tant de chansons à déguster, tant de théories à échafauder, quelle importance peut bien avoir la présence ou l'absence du soleil."
"J'ai toujours pensé que les lieux où l'on lisait les livres n'étaient pas indifférents à l'atmosphère qui s'en dégageait. Il n'existe pas d'endroit neutre. Le décor interfère."
"Le seul moyen de faire sortir l'un de son bouquin, l'autre de sa musique, les deux autres de leur conversation, et les derniers de leurs chaises longues est de proférer : "Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?" C'est donc à ce propos que les intelligences convergent et se réunissent."
"La gare qui permet d'arriver à une maison qui est la vôtre n'est pas une gare comme les autres".

Un passage un peu plus long, pour ce plaisir que j'ai toujours de débusquer une petite histoire dans la grande...
"Nous avons, J.B. et moi, fondé une tradition. Une fois dans l'été,  nous enfourchons nos vélos et partons en balade dans le matin.
Il est huit heures, la rosée couvre les maïs, les tournesols et les champs de roses. Nous pédalons pépère. Mon compagnon porte la casquette, la salopette, et il a gardé ses pantoufles. Il souffle un peu dans les côtes, nous mettons alors pied à terre et continuons doucement. Il m'explique en marchant que ce morceau de terre appartenait autrefois à l'une des ses cousines aujourd'hui décédée. J'apprends qu'il y avait sur la gauche un sentier qui menait à un moulin, que, plus loin, sur la route qui va à La Bournée vivait un rebouteux, spécialiste du zona qu'il guérissait en trois séances. Moi qui croyais que tout, ici, était immuable, me voici bien désappointé : plus de rebouteux, plus de moulin, plus de cousine.
Décidément, il faut se méfier des impressions d'éternité.

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mercredi 23 avril 2014

s'élancer

"Le bonheur tient dans le regard
que l'on porte sur les choses"

(William S. Churchill)

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Aujourd'hui, un essaim est parti de nos ruches,
immense vrombissement, nuage mouvant,
s'élançant dans le ciel.

Une chance, l'apiculteur n'était pas loin.
Il a suivi des yeux cette étonnante et impressionnante nuée,
qui est allée se déposer, sous la forme d'un bel essaim,
dans le griottier, pas bien loin.

Deux heures après, la jeune reine et toute sa cour
se trouvaient déjà dans une ruchette qui n'attendait qu'elles !

En ce moment, c''est une vraie aubaine
de pouvoir récupérer un ou deux essaims au printemps,
car ce qui se dit est vrai :
les abeilles ont un mal fou à surmonter l'hiver,
et, chaque année, la population est divisée par deux
(en tout cas chez nous...).

***

En attendant, les regarder s'élancer reste un spectacle assez incroyable,
de ceux que la nature sait si bien nous offrir
et qui me donne toujours un sentiment de bonheur :
cette impression de vivre quelque chose d'essentiel...

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Photos 23 avril 2014

(si vous observez un peu attentivement les photos,
vous verrez que les abeilles ramènent déjà des pelotes de pollen entre leurs pattes :
signe qu'elles ont adopté leur nouvelle maison,
et ne vont pas prendre, à nouveau, la poudre d'escampette !)

***

Des photos surprenantes sur la "polénisation" sans abeilles, ici (clic)

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dimanche 20 avril 2014

invitation au regard

  

" Il y a toujours quelque chose à voir,
partout.
Une feuille qui descend,
une fourmi qui grimpe,
un nuage qui se déchire. "

(une citation de Christian Bobin,
dans "La folle allure")

2014-045BoiteLeBruitDesVagues

Création en pâte polymère
(étui pour cartes de visite en inox, décor polymère)

Une autre vue ici (clic)

 



Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en b
outique vous plaît ? 
N'hésitez pas à 
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samedi 19 avril 2014

dernière lecture : Le roman du Café

de Pascal Mermet

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1,5 etoile

Présentation de l'éditeur :
Café, qui es-tu ? Drogue, business, médicament, plaisir, carburant, poison, ou un ami qui nous veut du bien ?
Dans les coulisses des légendes illustrant le grain sombre, au cœur d'un colossal commerce voué à l'écologie pour durer, ce récit romanesque se déguste à travers l'amitié d'un jeune aveugle passionné de cafés et de son extravagante amie d'enfance. 
Du Brésil au Costa Rica, du Vietnam à la Côte d'Ivoire, rien n'échappe aux regards croisés d'un torréfacteur éco responsable et d'une pimpante journaliste. 
L'essor de cet or brun est une véritable épopée gorgée de rebondissements, de faits d'armes parfois, plus souvent de passions partagées pour le divin breuvage, une histoire liée à l'esclavage, et tout simplement, à l'humanité.
Après la lecture de ces pages qui n'épargnent ni les consomateurs, ni les industriels, vous serez enclin à changer radicalement vos habitudes de café.
Attention ! Ce livre provoque une irrésistible envie de se précipiter chez un torréfacteur pour y déguster un p'tit noir d'excellence. 

Mon sentiment au sujet de ce livre :
Voici un roman qui s'aborde, à mon avis, de deux manières :
- soit l'on est amateur de café, et curieux à son sujet au point de vouloir (presque!) tout savoir, depuis sa "naissance" jusqu'a sa dégustation. Dans ce cas, ce livre est une véritable mine d'or, un vrai trésor, Un documentaire avec un joli fil conducteur : l'histoire de Julien, sous forme de voyage initiatique.
- soit l'on est en quête d'un roman aux belles tournures, avec une belle intrigue et une écriture enlevée. Alors là : déception assurée.
Pour ma part, j'ai découvert ce roman dans le cadre d'une opération "Masse Critique" de Babelio, ce qui, pour moi, est aussi un engagement : lire l'ouvrage reçu jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. 
Je ne suis pas spécialement amateur de café. Autant dire que ce roman est très loin de m'avoir emballée. Un bon point, pourtant, pour l'auteur : voilà plus d'un an que nous remettions l'achat d'une cafetière digne de ce nom, à la maison. M'est venue, avec ma lecture, l'envie de boire un bon café... ;)
Mais un mauvais point pour lui : la première chose que je me suis dite, en ouvrant l'enveloppe rédigée de la main-même de l'auteur (pas de doute, c'était son adresse, au dos) et en découvrant le roman, dedans : "Oh, pas de dédicace ? Dommage..."

Morceau choisi :
"Nous sommes dans une société inadaptée à ceux qui ne sont pas valides à 100 %. Quand je pense aux deux seules institutions pour cent mille aveugles en France et aux deux ans d'attente pour une place, je suis en colère". 
(Tiens... cela me rappelle le discours d'Emmanuelle Laborit, dans "Le cri de la mouette"...)

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vendredi 18 avril 2014

bijou précieux

"Nous perdons tous, sans cesse, des choses qui nous sont précieuses (...).
Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments
qu'on ne pourra pas retrouver.
C'est cela aussi, vivre."

Une citation de Haruki Murakami,
dans Kafka sur le rivage

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2014-044CollierLeBruitDesVagues

Colliers en pâte polymère.



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qui ne serait pas encore visible en b
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***

Vous pouvez aussi voir le premier collier "porté"
sur ma nouvelle photo de profil !
;)

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dimanche 13 avril 2014

dernière lecture : Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler

de Luis Sepulveda

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4 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier œuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler. Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider à tenir ces promesses insolites.
A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et la poésie.

Mon sentiment au sujet de ce (très court !) roman :
Bienvenue dans un monde parallèle ! 
Ce livre est bourré de poésie. Il se laisse lire le temps d'une très courte soirée, en procurant un sentiment de paix et un vrai plaisir. Haruki Murakami fait, lui aussi, parler les chats. Cela serait-il donc possible ? Plus je regarde mon chat, et plus je me dis que oui, peut-être...
;)
(ah... il paraît que c'est un livre écrit pour les enfants. Aucune importance ! Sur les adultes aussi, la magie opère...)

Morceaux choisis :
"Respire. Sens la pluie. C'est de l'eau. Dans ta vie tu auras beaucoup de raisons d'être heureuse, et l'une d'elles s'appelle l'eau, une autre le vent, une autre le soleil qui arrive toujours comme une récompense après la pluie. Tu sens la pluie ? Ouvre les ailes."
"Au bord du vide, elle a compris le plus important. (...) : seul vole celui qui ose le faire."

Posté par anne_p à 22:05 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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mardi 8 avril 2014

explorations...

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Créations en pâte polymère




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samedi 5 avril 2014

dernière lecture : les pantoufles du samouraï

de Patrick Cauvin

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3,5 etoiles

Présentation de l'éditeur :
Depuis une bonne quarantaine d'années, il n'a plus écrit une ligne. Même pas pour les voeux de nouvel an. Il ne connaît plus personne. Il est seul dans la ville. Il a 84 ans. Et si ce matin-là il reprend la plume, c'est qu'il a une sacrée bonne raison. Tout démarre dans l'épicerie. Celle située derrière chez lui, celle où il n'était jamais entré. Ce qui s'est passé là, il n'est pas près de l'oublier. Vous non plus.

 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Les 3-4 premières pages passées (assez surprenantes/dérangeantes, je crois... j'ai d'ailleurs hésité à poursuivre ma lecture. Bien m'a pris de persévérer...), je me suis beaucoup amusée à cette lecture, même si le sujet est bien lourd : la vieillesse et la solitude. Le héros de l'histoire (enfin héros...) a, sous ses airs ronchons, beaucoup d'humour ! Et puis cette écriture fluide de Patrick Cauvin : décidément, je crois que je ne m'en lasse pas... 
Amateurs d'oeuvres littéraires, passez votre route. En revanche si vous aimez rire (bon ok, ici un peu au détriment d'autrui...) vous vous régalerez assurément !

 

Morceaux choisis :
"Je sortais faire ma promenade, le "petit tour", expression qui fleure son vieux monsieur. Les jeunes gens ne font pas de "petit tour", ils font des conneries, ce qui est beaucoup moins languissant et répétitif".
"A croire que les plus grandes querelles reposent et se nourrissent sur les bases les plus futiles qui soient".
"On me dira qu'on ne peut pas prétendre qu'une rue, si elle est déserte, soit plus déserte qu'une autre qui l'est également".
"Tant qu'il y a de la salive, il y a du ressentiment. N'oublions  jamais de cracher sur les gâcheurs d'enfance".
"La rue était toujours vide, la soirée toujours belle, mais j'ai compris en cet instant que je venais, par la plus grande inadvertance, de pénétrer dans un univers qui ne me lâcherait pas".
"L'inconscient a peur du ridicule. Dès qu'il sait qu'il y a du comique quelque part, il bloque."
"On a toujours tendance à penser que lorsque quelque chose arrive, ce quelque chose devait arriver".
"Comment fait-on pour devenir un ronchon chargé d'années, un barbon dont Molière, déjà, se moque, et qui finira seul en bout de décor ? C'est très simple, il suffit d'écarter les doigts et de laisser fuir une femme que l'on a aimée, et ça y est, c'est fini, on endosse le rôle, un peu attristant, beaucoup ridicule... Une perle de vie glisse sur le pont du navire et tombe dans la mer.
"Je me demande si cette lubie qui consiste à transcrire ce qui vous arrive n'est pas une belle preuve de sénilité. Pour résumer, je vieillis et c'est la première fois que ça m'arrive".
"Les existences sans aventures ne sont pas mornes pour autant".

 

Et, comme bientôt toujours, un passage un peu plus long, qui m'a fait penser à ma grand-mère qui, avec sa canne blanche, parcourait vaillamment ses 2-3 kilomètres chaque jour :
"Donc je me balade. A petits pas bien sûr. Comment pourrait-il en être autrement ? Je ne le fais pas exprès, on s'en doute. Qui s'amuserait à rétrécir ses enjambées ? ...Simplement, au fil de l'âge, la distance qui sépare un pas de l'autre se raccourcit. Pour compenser, on tente d'accélérer, ce qui doit me donner une allure pressée. Pas plus rapide qu'un vieillard. Les gens qui me regardent passer doivent penser que j'ai chaque soir un rendez-vous urgent ou le feu au cul. Ils se trompent dans les deux cas : je n'ai jamais rien à faire et si je me trempais en permanence les fesses dans la glace, elles ne seraient pas plus froides que dans leur état normal. Je trottine donc. Aucune raison à ma hâte, si ce n'est l'obéissance à un chronomètre invisible qui m'oblige à franchir depuis un demi-siècle la même distance durant le même temps."

Posté par anne_p à 22:09 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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vendredi 4 avril 2014

déclaration d'amour

Pêché avoué moitié pardonné,
non ?

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Création en pâte polymère
(une autre vue de ce collier, dont je suis complètement folle, ici)



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jeudi 3 avril 2014

fluidité

"Tout en ce monde est constamment en mouvement.
La terre, le temps, les idées, l'amour, la vie, la foi, la justice, le mal.
Tout est fluide, tout est transitoire.
Rien ne reste éternellement au même endroit, sous la même forme."

(Haruki Murakami dans Kafka sur le rivage) 

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photo 2013

Posté par anne_p à 19:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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