mercredi 16 janvier 2013

philosophie de vie

Le mois de janvier est, paraît-il, celui des bonnes résolutions.

Le bruit des vaguesDSC01316_Peinture

Pour ma part, je préfère m'attacher à suivre une philosophie de vie plutôt que de faire de grands projets :
m'émerveiller d'un coucher de soleil, passer du temps avec mes outils pour sortir des choses de mes mains,
partager mes idées, mes envies, mes émotions sur ces pages, regarder et aimer les gens autour de moi,
progresser dans les domaines qui me tiennent à coeur, en y mettant toute ma passion et mon énergie.
C'est tout cela qui a du sens, pour moi, et me permet de rester pleinement vivante ! 

Aujourd'hui, c'est dans ma cuisine que j'ai trouvé un petit bonheur à partager avec les miens.

à la fois délicieux et léger, ce gâteau à la carotte et à la noix de coco (sans aucune matière grasse !) était expérimental, coloré, surprenant et surtout bienvenu (avec le froid qu'il fait, un goûter autour d'un gâteau était la meilleure chose qui puisse nous arriver aujourd'hui, et puis maintenant, la maison sent si bon...) ! Voilà certainement une recette qui me resservira. Du coup, je vous la propose aussi... Préparation : 10 min - Cuisson : 30 min -  Ingrédients : 300 g de carottes - 200 g de poudre de noix de coco - 130 g de sucre en poudre - 75 g de farine - 3 oeufs - 5 cl de jus de fruit de votre choix - beurre (si vous avez besoin de beurrer votre moule) - 1 sachet de levure chimique. préchauffer le four - râper les carottes - mélanger sucre et noix de coco - ajouter la farine puis la levure puis les carottes râpées - battre les oeufs avec le jus de fruit et les ajouter au mélange précédent - bien mélanger le tout - verser la préparation dans un moule (beurré ?) - faire cuire au four à 175°C (thermostat 6) pendant 30 min.

Illustration : le "fameux" gâteau, façon nature morte, depuis une photo (un clic sur le dessin pour voir en grand).

Posté par anne_p à 17:20 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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mardi 15 janvier 2013

univers éphémère

« Certains papillons ne vivent qu’une journée
et en général
il s’agit pour eux
du plus beau jour de leur vie... »

de Philippe Geluck

2013-002BrocheLeBruitDesVagues

broche en pâte polymère


Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en b
outique vous plaît ? 
N'hésitez pas à 
me contacter

Posté par anne_p à 16:41 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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mardi 8 janvier 2013

les mains à la pâte

Cela faisait pas mal de temps que j'avais délaissé mon atelier.
Pour me donner bonne conscience, on va dire que j'avais d'autres choses à faire,
(mais, si l'on veut être honnête, je vous avouerai que l'envie s'était un peu envolée).

Une pause, je crois, était nécessaire.
J'espère pour mieux repartir...

Bref, me revoilà avec les mains à la pâte,
avec comme première création de l'année,
une petite broche toute simple.

2013-001BrocheLeBruitDesVagues

Broche en pâte polymère

Une création récente 
qui ne serait pas encore visible en b
outique vous plaît ? 
N'hésitez pas à 
me contacter

Posté par anne_p à 16:34 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
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mardi 1 janvier 2013

dernière lecture : La vie rêvée d'Ernesto G.

de Jean-Michel Guenassia

La-vie-revee-d-ernesto-g-JMguenassia
¬¬¬¬¬

 

Présentation de l'éditeur :
« Quand Joseph repensait à Alger, la première impression qui venait à son esprit était cette lumière d’or en fusion quand il ouvrit la porte de la coursive [...]. Il se demanda s’il y avait le feu, il n’y avait aucune panique, à peine le ronronnement de la grue qui déchargeait les régimes sur le quai affairé. Il écarta lentement ses doigts pour s’accoutumer à cette incandescence, leva les yeux, aperçut un bleu de paradis originel comme il n’en avait jamais vu, ni à Prague, ni à Paris, balayé de toute impureté, chaleureux et chatoyant, un monument monochrome en suspension dont la seule fonction semblait de vous hypnotiser.
En cette fin de journée d’octobre 38, à l’âge de vingt-huit ans, il découvrit enfin le ciel et le soleil, regarda les docks en arcade montante comme une vague et, posé fièrement au-dessus, un jeu inextricable de cubes soudés par un architecte fou dévalant en cascade jusqu’aux immeubles éclatants qui défiaient la mer et comprit ce que voulait dire Alger la blanche. »
La traversée du siècle d’un héros malgré lui ! De 1910 à 2010 et de Prague à Alger en passant par Paris, la traversée du siècle de Joseph Kaplan, médecin juif praguois. De la Bohème et ses guinguettes à l’exil dans le djebel, de la peste d’Alger aux désillusions du communisme, voici la vie d’un héros malgré lui, pris dans les tourmentes de l’Histoire.
Une vie d’amours, d’amitiés et de rencontres, jusqu’à celle d’un certain Ernesto G.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Au départ, je me disais "non, non-non, vraiment pas si bien" (comprendre "pas si bien que les incorrigibles optimistes", du même auteur, que j'avais tellement aimé...)
Déception donc. Mais aussi la barre était haute. Sûr, comment faire aussi bien que ce premier roman inoubliable...
Et puis sont venus les "ah oui, mieux !",
et puis "oui-oui-oui, trop-trop excellent !". Quelle deuxième partie magistrale, terrible, magnifique.
Ouf (un coup dans les tripes). Un tas de choses sont remises à leur place. La chute du mur de Berlin prend un autre sens. Et tout cela si proche de nous dans le temps et dans l'espace ! 

J'ai été bluffée, manipulée, donc amenée bienheureuse et consentante au terme de ce très beau roman.

Morceaux choisis :
"Les bonnes résolutions sont conçues pour s'autodétruire. On ne change jamais".
"On peut classer les problèmes insolubles de la vie dans deux cercueils, ceux que l'on cache dans un coin obscur où on arrive à les oublier, ils finissent par ne plus vous embarrasser, abcès dormants peut être étouffés (peut-être pas) et ceux qui vous écorchent comme des hameçons, vous continuez à saigner sans vous en rendre compte et ce sont les pires car on s'habitue à vivre avec la souffrance".
"L'avantage des gens qui vous aiment, c'est qu'ils vous comprennent mieux que vous. Et s'ils ne vous comprennent pas vraiment, au moins ils vous aiment".
"On a tous un talon d'Achille. Même les plus forts ou ceux qui ne l'on pas encore trouvé".
"On croit avoir oublié parce qu'on n'y pense plus mais rien ne s'efface jamais des lieux de la jeunesse, ni les images, ni les couleurs."
"Comment sait-on que l'on vous aime ? Il (doit) y avoir un signe, une trace".
"On ne choisit pas ses souvenirs. On les étouffe ou on les chasse mais ils reviennent sans vous demander votre avis".
"Chacun a ses raisons de rester ou de partir".
"C'est ça l'amour, l'envahissement ?"
"Ce n'est pas l'amour qui est compliqué, c'est nous".
"On voudrait toujours rester le même mais ce n'est pas possible : la vie c'est l'évolution. L'homme que je suis aujourd'hui n'est pas celui d'il y a dix ans."
"Quand on se sépare, c'est avec l'espoir de se retrouver un jour, sinon c'est comme mourir chacun de son côté".
"La liberté ne se discute pas, elle ne se marchande pas et ne se divise pas. C'est tout ou rien".

Ah, ces romans qui me font rencontrer de beaux hommes : leurs héros, bien sûr, mais surtout leurs auteurs !
Jean-Michel Guenassia est certainement désormais un de mes chouchous...
Vous voulez aussi faire sa connaissance ?

Un libraire, aussi, qui touche de façon juste les futurs lecteurs
(j'aime beaucoup sa façon passionnée d'évoquer un roman, et celui-ci en particulier)

Posté par anne_p à 21:45 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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