mercredi 30 juin 2010

plaisir enfantin

> Ce sont les enfants et les oiseaux
qu'il faut interroger sur le goût des cerises et des fraises.

[Johann Wolfgang von Goethe]

Griottes_2010

(une chance : il s'agissait-là de griottes...
consommées en compote : un délice !)
Photo juin 2010

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mardi 29 juin 2010

prendre le temps

"Le temps de lire,
comme le temps d'aimer,
dilatent le temps de vivre."

(Une citation de Daniel Pennac)

130Stylo_MarquePageKarine

Créations en pâte polymère et perles de verre

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lundi 28 juin 2010

dernière lecture : la plus que vive

de Christian Bobin

BobinChristianLaPlusQueVive

Présentation de l'éditeur :
Le décès prématuré de sa femme, alors à peine âgée de quarante-quatre ans, a laissé une cicatrice ouverte dans la vie de Christian Bobin. Véritable défouloir où il inscrit les traces qu'elle a laissées, comme pour les graver dans une roche que rien n'altère, les pages de ce livre sont autant d'hymnes à la vie, seuls véritables hommages que l'on puisse rendre à nos chers disparus.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Ben voilà, je continue juste ma petite cure de bien être, même si ce livre-ci n'a absolument rien de léger. Il est une porte ouverte, une réflexion, un soupir, un chagrin, un constat. Il est la vie que sait si bien décrire Christian Bobin. Décidément, j'aime...
Si vous décidez, vous aussi, de lire Christian Bobin (ce dont je vous encourage du fond du coeur), je vous conseille de démarrer avec un autre roman que celui-ci, mais venez-y un jour...

Morceaux choisis :
"On peut se laisser dépérir dans le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie".
"Le sang qui ne coule plus dans les veines des morts, ce sont les vivants alentour qui le perdent".
"Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours, des portes s'ouvrent que l'on ne soupçonnait pas, on entre et on ne reviendra plus en arrière."
"Il faut que je sois ce que l'on nous demande d'être à toutes : parfaite et en plus légère dans cette perfection, et non seulement légère mais disponible, et non seulement disponible mais parfumée, élégante, tous les soirs jouer à Cendrillon et toute la journée se demander comment diable transformer les citrouilles en carosses."
"La vie n'est pas chose raisonnable. (...) La vie n'est rien de prévisible ni d'arrangeant".
"Il y a quelque chose de puéril dans la mélancolie, on veut punir la vie parce qu'on estime qu'elle nous a punis, on est comme ces enfants qui boudent et bientôt ne savent plus sortir de leur bouderie".
"Dans les choses que nous voulons, il y a toujours plus que les choses elles-mêmes".
"Tous nos sentiments sont soupçonnables. La joie ne vient pas du dedans, elle surgit du dehors - une chose de rien, circulante, aérienne, volante. On lui accorde beaucoup moins de crédit qu'à la tristesse qui, elle, fait valoir ses antécédents, son poids, sa profondeur. La joie n'a aucun antécédent, aucun poids, aucune profondeur. Elle est toute en commencements, en envols, en vibrations d'alouette. C'est la chose la plus précieuse et la plus pauvre au monde. Il n'y a guère que les enfants pour la voir."
"Le malheur, comme la richesse, s'entasse sur plusieurs générations".
"Contempler suppose d'être en retrait".

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Un clic sur la jaquette du CD ?
(Juste histoire, de temps à autre,
de vous faire découvrir mes coups de coeur musicaux)

Ariane_Moffatt

Ariane Moffatt 
"Je veux tout"
(Dans tous les sens)

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dimanche 27 juin 2010

terre !

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Collier maritime en terre cuite émaillée

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samedi 26 juin 2010

j'avais promis...

J'avais promis une petite recette de saison, mais y'a plus d'saisons, ma p'tite dame ! Alors tant pis, ça sera une bonne grosse soupe pour se réchauffer au coin du feu, parce qu'on en a bien besoin, en ce moment, 494de se réchauffer un peu... (ben oui, c'était hier l'été, et le thermomètre affichait gaiement ses petits 11 degrés de bon matin...). velouté de pois cassés ou de lentilles à la saucisse de Morteau grillée. Ingrédients : 250 g de pois cassés ou de lentilles corail - 1 ou 2 carottes coupées en dés - 1 ou 2 oignons émincés - 50 g de jambon cru coupé en dés - 1 bouillon de volaille en cube - 1 saucisse de Morteau - 2 yaourts nature (type fjord pour perle de lait nature). faire tremper les pois cassés une nuit et les égoutter. Sinon, utiliser des lentilles - faire revenir la carotte, l'oignon et le jambon cru dans un peu de beurre - ajouter les pois cassés ou les lentilles - couvrir avec 1 litre de bouillon de volaille - faire cuire doucement à couvert pendant environ 45 mn - couper la saucisse de Morteau en dés - la faire revenir dans une poële antiadhésive (jeter le gras en fin de cuisson) - servir ce velouté chaud avec les dés de saucisse, une "quenelle" de yaourt nature, quelques croûtons de pain, et un peu de poivre.
"Mhhh, elle est bonne, ta soupe, Tatie" m'a dit Juliette samedi dernier.
...Voui, ma chérie, dit comme ça, je t'en refais quand tu veux !

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vendredi 25 juin 2010

dernière lecture : le mec de la tombe d'à côté

de Katharina Mazetti

MazettiKatarinaLeMecDeLaTombeDaCote

Présentation de l'éditeur :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l' oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la 'Crevette' qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre.

Mon avis au sujet de ce roman :
Un bon livre se bichonnerait, se dégusterait du bout des lèvres, se savourerait posément ?
Et bien, permettez-moi de vous dire que non (hélas...) : c'est une douceur qui s'engloutit juste le temps de dire "ouf", et alors viennent les regrets : que cela soit déjà fini, que l'on soit aussi gourmand, aussi vorace...
Je me suis goulûment jetée sur cet excellent roman, j'aurais voulu qu'il dure encore.
Je voudrais vraiment qu'il dure encore.

Pour cette fois, pas de citations. ...Juste pas eu le temps !

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jeudi 24 juin 2010

grappes

C'est par grappes entières que notre rosier nous offre ses fleurs.
Un pur bonheur, tant visuel qu'ordorant !

> Au lieu de me plaindre de ce que la rose a des épines,
je me félicite de ce que l'épine est surmontée de roses.

[une citation de Joseph Joubert]

DSC05302

photo juin 2010

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mercredi 23 juin 2010

la valse lente des tortues

(titre facile, puisque déjà imaginé par quelqu'un d'autre...
tss...
d'ailleurs, à ce sujet, j'hésite encore : le lirai-je ou non ?)

129_Le_bracelet_pour_la_valse_de_tortues

Bracelet tout polymère, à partir d'une cane complexe
(la cane visible ici)

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mardi 22 juin 2010

dernière lecture : No et moi

de Delphine De Vigan

DeViganDelphineNoEtMoi

Présentation de l'éditeur :
Elle avait l'air si jeune.
En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur. Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde.
Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n'est à l'abri...
 

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Un roman super facile à lire ...et magnifique. Une amitié naissante, la vie des sdf sur lesquels notre regard glisse trop souvent, une enfant qui n'arrête jamais de penser, l'amour adolescent, les solitudes et les épreuves du quotidien. C'est beau, dérangeant, ça ressemble tellement à la vraie vie.
Un roman à laisser traîner entre toutes les mains !

Morceaux choisis :
"Dans les gares, c'est autre chose, l'émotion se devine dans les regards, les gestes, les mouvements, il y a les amoureaux qui se quittent, les amies qui repartent, les dames avec de grands manteaux qui abandonnent des hommes au col relevé, ou l'inverse, j'observe ces gens qui s'en vont on ne sait pas où, ni pourquoi,  ni pour combien de temps, ils se disent au revoir à travers la vitre, d'un petit signe, ou s'évertuent à crier alors qu'on ne les entend pas."
"Quand j'étais petite, je regardais ma mère se maquiller devant le miroir, je suivais ses gestes un à un, le crayon noir, le rimmel, le rouge sur les lèvres, je respirais son parfum, je ne savais pas que c'était si fragile, je ne savais pas que les choses peuvent s'arrêter, comme ça, et ne plus jamais revenir."
" Certains secrets sont comme des fossiles et la pierre est devenue trop lourde pour la retourner. Voilà tout "
"Et si c'était ça, le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant".
"Elle s'étonne, le temps passe si vite, déjà Noël, déjà l'hiver, déjà demain et rien ne bouge, voilà le problème, en effet, notre vie est immobile et la terre continue de tourner".
"Dans la vie, il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien : il est impossible d'arrêter de penser. (...) Penser à arrêter de penser, c'est encore penser. Et contre ça on ne peut rien".
"Moi j'aime bien ça, quand le temps glisse entre les mains, sans ennui, sans que rien de particulier se passe, juste la douceur d'être là".

"L'insomnie est la face sombre de l'imagination".
(un passage du petit prince cité dans le roman) :
" Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Je suis pour toi un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde".
Peut-être qu'il n'y a que ça qui compte, peut-être qu'il suffit de trouver quelqu'un à apprivoiser.
"Dans les livres, il y a des chapitre pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois, des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie, il n'y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est tout seul avec son costume, même s'il est tout déchiré."

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